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Vendredi 08 Août 2008
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Guantanamo, Abu Ghraib : Participation De Psychologues Américains à la Torture - L'Association Américaine de Psychologues (APA) Refuse d'Interdire la Participation aux InterrogatoiresPsychologues, Psychiatres et les Techniques du SERE à GuantanamoLe Département de la Défense (DoD) vient juste de déclassifier un rapport de son Inspection Générale analysant les différentes enquêtes qu'il a mené concernant des affirmations répétées d'abus commis à l'encontre de détenus - - torture et traitements cruels, inhumains ou dégradants - - L'information la plus importante dans ce rapport c'est sans doute qu'il fournit plus de preuves que des psychologues ont été au centre du développement de ces méthodes d'interrogatoire abusives à Guantanamo, celles-ci migrant à Abu Graib, et dans d'autres prisons irakiennes.
Participation De Psychologues Américains à la Torture à Guantanamo, Abu Graib
Le Département de la Défense (DoD) vient juste de déclassifier un rapport de son Inspection Générale (OIG) analysant les différentes enquêtes que le Département a mené concernant des affirmations répétées d'abus commis à l'encontre de détenus - - torture et traitements cruels, inhumains ou dégradants - - interdits par le droit international et la loi des Etats-Unis. Le rapport décrit le fait que les différentes enquêtes menées par le DoD ont été, individuellement ou dans l'ensemble, insuffisantes :
« Des accusations d'abus sur des détenus n'ont pas été constamment rapportées, enquêtées, ou gérées de manière efficace, systématique et à temps. Différents canaux pour les rapporter étaient disponibles et, une fois rapportées, c'était à la discrétion du Commandement de déterminer l'action à mener concernant l'accusation rapportée. Nous n'avons identifié aucune accusation n'ayant pas été rapportée ou rapportée et non enquêtée. Néanmoins, à chaque niveau de commande, aucune entité n'était consciente de l'envergure et de l'étendue des abus commis sur les détenus.» SERE Cependant, l'information la plus importante dans ce rapport c'est sans doute qu'il fournit plus de preuves que des psychologues ont été au centre du développement de ces méthodes d'interrogatoire abusives à Guantanamo, celles-ci migrant à Abu Graib, et dans d'autres prisons irakiennes. En particulier, l'OIG fournit des preuves concrètes que les techniques développées par le programme SERE (Survival, Evasion, Resistance and Escape - - Survie, Evasion, Résistance et Fuite) de l'armée US pour aider les troupes US courant un haut risque d'être fait prisonniers de guerre à échapper à la capture, à résister et ne pas craquer lors d'interrogatoires abusifs, ont été systématiquement importées à Guantanamo et, moins systématiquement, en Irak et en Afghanistan. Le rapport le décrit ainsi : « l'entraînement au SERE du DoD, auquel on se réfère parfois comme étant un entraînement à un code de conduite, prépare du personnel militaire sélectionné à des techniques de survie et d'évasion au cas ou il serait isolé des forces amies. Les écoles enseignent également des techniques de résistance conçues pour fournir aux membres de l'armée US qui pourraient être capturés ou détenus, les outils physiques et mentaux pour survivre à un interrogatoire hostile et ne pas dévoiler à l'ennemi les informations que celui-ci cherche à obtenir. L'entraînement du SERE comprend des pressions physiques et psychologiques, qui agissent comme techniques de contre résistance, pour reproduire des conditions dures que les membres du Service pourraient rencontrer s'ils étaient aux mains de forces qui ne respectent pas les Conventions de Genève. » (P.23) Ceux qui s'entraînent qui font partie du programme SERE, sont sujet à des abus, dont la privation de sommeil, l'humiliation sexuelle et culturelle, et dans certains cas, l'immersion, décrit par un diplômé de SERE comme : « Vous êtes attaché à une planche un chiffon ou autre objet vous couvre le visage et on verse continuellement de l'eau, vous privant d'air, et vous suffocant jusqu'à ce qu'il soit enlevé et ou que cela provoque une ingestion d'eau. On était surveillé avec précaution (bien que je ne comprenne pas comment ils déterminaient les limites) mais c'était l'expérience la plus désagréable et rien que sa menace était suffisante pour vous obliger à obéir, sauf si quelqu'un était dans un tel manque d'eau que c'était un moyen non voulu pour se nourrir. » Un ex officier de l'armée de l'air et actuellement psycho analyste, Eric Anders, a décrit brièvement son expérience d'entraînement au SERE comme suit : « Je me souviens d'une variété d'abus sadiques, souvent sous la forme de jeux mentaux et d'humiliation. C'était une expérience horrible, mais j'imagine que cela pouvait me préparer à être dans une situation dans laquelle les prisonniers irakiens se sont trouvés. » Au centre du SERE il y a le rôle des psychologues. Un psychologue doit être présent pendant certains aspects du processus, comme l'immersion comme « un officier de sécurité » pour arrêter l'entraînement s'il (elle) perçoit que le stagiaire est entrain d'être sur traumatisé. En 2005, Jane Mayer du New Yorker a rapporté la preuve que les interrogateurs à Guantanamo étaient formés aux techniques du SERE ; ils utilisaient les techniques de résistance à l'envers pour concevoir comment faire craquer les détenus. Tandis que Mayer a rapporté des soupçons, on a manqué pendant un an de preuve directe de l'utilisation de SERE à Guantanamo, jusqu'en juillet 2006, lorsque Mark Benjamin de Salon a rapporté dans «Professeurs de Torture » des preuves documentées que le SERE était effectivement enseigné à Guantanamo. En plus de ces preuves documentées que des techniques du SERE étaient effectivement enseignées à Guantanamo, Benjamin a fait remarqué les similitudes entre ce qui était fait aux troupes US pendant l'entraînement du SERE, et ce qui était fait aux détenus aux mains des américains : « Il y a des similitudes frappantes entre les abus commis sur des détenus rapportés à la fois à Guantanamo et Abu Graib, et les techniques utilisées sur les soldats qui vont à l'école de SERE, dont la nudité forcée, des positions stressantes, l'isolement, la privation de sommeil, l'humiliation sexuelle et l'épuisement par le biais d'exercices. » Michael Otterman, dans son nouveau livre étonnant et très perturbant, « American Torture » rassemble et étend les preuves de la conception à l'envers du SERE. Bien qu'on ne pouvait plus douter de l'utilisation des techniques SERE dans les prisons US après le reportage de Mayer, Benjamin, et Otterman, cela n'était pas clair, jusqu'à la parution du rapport de l'OIG, si ces techniques étaient utilisées sciemment ou par inadvertance, résultat d'une large exposition à ces techniques par le personnel US pendant l'entraînement. Le nouveau rapport de l'OIG résout la question, puisqu'il contient effectivement l'aveu que le SERE a été, en fait systématiquement enseigné à Guantanamo et en Irak. « Les techniques de contre résistance enseignées par l'Agence de Récupération Conjointe du Personnel (l'Agence responsable pour la formation au SERE) a contribué au développement de la politique d'interrogatoire au Commandement Sud US. Selon les interviewés, à un certain moment en 2002, le commandement Sud US a commencé à douter de l'efficacité du Joint Task Force (Corps Expéditionnaire Conjoint) 170 (JTF-170), l'organisation qui à Guantanamo était responsable de la collecte de renseignements auprès d'un groupe de détenus appartenant au noyau dur d'al Qaeda et des Talibans. » Des techniques de contre résistance ont été introduites parce que le personnel croyait que les méthodes utilisées n'étaient plus efficaces pour obtenir de certains détenus des informations utiles. Le 17 juin 2002, le commandant en charge du Commandement Sud a demandé que le Président de l'ensemble des chefs du personnel (CJCS) fournisse à son Commandement une analyse externe des opérations en cours de collecte de renseignements auprès des détenus à Guantanamo Bay, qui comprenait un examen des plans d'opérations d'information et psychologiques. L'analyse du CJCS a recommandé que l'Unité de Science Comportementale du Bureau Fédéral d'Investigation ( FBI), l'Equipe de Consultation en Science du Comportement de l'Armée, l'Unité de Soutien des Opérations Psychologiques du Commandement Sud, et le psychologue clinicien du JTF-170 développent un plan pour exploiter les vulnérabilités des détenus. Le commandant, le JTF-170, sont allés au-delà des recommandations du CJCS et ont décidé de prendre également en compte les techniques d'entraînement du SERE et d'autres méthodes d'interrogatoires externes comme méthodes possibles alternatives d'interrogatoires du DoD »]i (pp.24-25) Suite à cette analyse, le SERE a été introduit à Guantanamo. Notons que le rôle des psychologues était un élément clé de ce processus : « Le 16 septembre 2002, le commandement des Opérations Spéciales de l'Armée et l'Agence Conjointe de Récupération du Personnel ont été ensemble les hôtes d'une conférence psychologique du SERE à Fort Bragg pour les interrogateurs du JTF-170 (partie militaire responsable des interrogatoires de Guantanamo). L'équipe de Consultation en Science du Comportement de l'Armée à Guantanamo Bay a aussi participé à la conférence. Le personnel de l'Agence a transmis des informations aux représentants du JTF-170 sur les techniques d'exploration et les méthodes utilisées dans l'entraînement à la résistance (aux interrogatoires) enseignés dans les écoles du SERE. Le personnel du JTF-170 a compris qu'il devait se familiariser avec l'entraînement du SERE et être capables de déterminer quelles informations et techniques du SERE pourraient être utiles dans les interrogatoires à Guantanamo. Le personnel de l'Equipe de Consultation en Science Comportementale de Guantanamo a compris qu'il devait consulter la documentation et les procédures standard d'opérations d'entraînement du SERE afin de développer une procédure standard pour les opérations du JTF -170, si le commandement approuvait ces pratiques. Le commandement pour les Opérations Spéciales de l'Armée a examiné le rôle du support d'interrogatoire comme étant « une zone de compétence psychologique du SERE » (p.25) Pour ceux qui s'opposent à la participation de psychologues à des interrogatoires abusifs, ce document contient la preuve irréfutable que l'Equipe de Consultation en Science Comportementale (BSCTs) qui comprend là des psychologues et des psychiatres (plus tard l‘armée a annoncé qu'elle préférait des psychologues pour ce rôle) ont été délibérément formés aux techniques d'abus du SERE. Selon le rapport d'OIG, les psychologues du SERE n'ont apparemment pas été directement impliqués dans les interrogatoires individuels. Leur rôle consistait plutôt à former ceux qui conduisaient ou supervisaient les interrogatoires. « Le 24 septembre 2002, un représentant de l'Agence de Récupération Conjointe du Personnel a recommandé à son commandant à la conférence du SERE dans un note de synthèse de la conférence que leur organisation « ne soit pas directement impliquée dans les opérations actuelles ». La note stipulait que l'Agence n'avait « pas d'expérience actuelle du monde réel de la prise en charge du prisonnier », développait des concepts basés sur nos anciens ennemis, » et assurait que « les procédures que nous utilisons pour exploiter notre personnel seront efficaces contre les actuels détenus. » Plus tard, lors d'une interview, le Commandant de l'Agence de Récupération Conjointe du Personnel a déclaré que le soutien de l'Agence pour former et enseigner « était tellement habituel qu'il recevait probablement 15 notes identiques par semaine « (p25). Effectivement, le rapport documente le fait que des instructeurs du SERE sont allés à Guantanamo et ont fourni une formation « Au moins à deux occasions, le JTF-170 a demandé que des instructeurs de l'Agence pour la Récupération Conjointe du Personnel soient envoyés à Guantanamo pour enseigner aux interrogateurs les techniques d'interrogatoire de contre résistance du SERE. Des instructeurs de Fort Bragg ont répondu à la demande de Guantanamo pour des instructeurs formés à l'utilisation de technique de résistance aux interrogatoires. » (p26) Ces efforts ont conduit à un mémo du 11 octobre 2002 et une note légale demandant l'approbation de la sélection des techniques du SERE. Cette demande a conduit à l'approbation le 2 décembre 2002 d'un grand nombre de techniques basées sur le SERE par le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld. De toute évidence, ces techniques ont continué à être utilisées, avec la participation active des psychologues du BTS. Par exemple, c'est très documenté (voir le carnet d'interrogatoire) que le président de l'équipe BSCT de Guantanamo, le Major John Leso, psychologue, a participé a un interrogatoire abusif (équivalent torture) du prisonnier 063, Mohamed al-Qahtani. Un mémo du 14 juillet 2004 du FBI au Commandement dans le cadre de l'enquête criminelle de l'armée documente les effets de cet interrogatoire sur al-Qahtani. « En Septembre ou Octobre 2002, des agents du FBI ont observé qu'un chien était utilisé de manière agressive pour intimider le détenu – après qu'il ait été soumis à un isolement intensif de plus de 3 mois. Pendant cette période _ a été maintenu en isolement total (à l'exception de quelques interrogatoires occasionnels) dans une cellule continuellement envahie par la lumière. Dés fin novembre, le détenu manifestait un comportement lié à un traumatisme psychologique extrême (parler à des personnes non existantes, rapporter qu'il entend des voix, s'accroupir dans un coin de la cellule recouvert d'un drap des heures d'affilée). Le FBI ne sait pas si un tel isolement prolongé était approuvé par les autorités du DoD. » SERE en Irak et en Afghanistan Selon le rapport, ces techniques SERE ont « migré » en Afghanistan et en Irak. « Les techniques d'interrogatoire de contre résistance dans la zone d'Opération du Commandement Central des US provenaient de sources multiples incluant la migration de documents et de personnel, l'Equipe d'Estimation du JTF-Guantanamo, et l'Agence de Récupération Conjointe du Personnel « ( p.26) Le rapport fournit également une preuve directe que les techniques du SERE ont été délibérément apportées en Irak. « L'Agence de Récupération Conjointe du Personnel était également responsable pour la migration des techniques d'interrogatoire de contre résistance dans la zone du Commandement Central de Responsabilité. En septembre 2003, à la demande du Commandant, TF-20, l'Agence de Récupération Conjointe du Personnel a envoyé une équipe d'évaluation en interrogatoire en Irak pour fournir conseil et assistance à la mission d'interrogatoire du Corps Expéditionnaire. Le T-20 était l'unité de mission spéciale qui opérait dans la zone d'opérations du CJTF-7 « (p.28) En fait, le TF-20 était une unité constituée de 40 personnes des Forces Spéciales, avec sa « propre flotte d'avions privés » dont la mission était de capturer ou de tuer d'anciens dirigeants du parti Baath irakien et des chefs de la résistance (« des cibles de hautes valeurs »). TF-20 a été accusé d'être « prompt sur la gâchette » conduisant à la mort de civils innocents. Ceux capturés par TF-20 étaient selon le rapport d'OIG, soumis aux techniques du SERE. En Irak il apparaît aussi que le personnel du SERE a participé directement aux interrogatoires. « Le Commandant de l'Agence pour la Récupération Conjointe du Personnel (JPRA) a expliqué qu'il avait compris qu'il avait été décidé que les détenus entre les mains du TF-20 seraient désignés comme des Combattants Illégaux (DUCs) et non comme des Prisonniers de Guerre Ennemis (EPW ) protégés par la Convention de Genève et que les techniques d'interrogatoire étaient autorisées et que les membres de l'équipe de la JPRA ne devaient pas dépassé les normes utilisées dans l'entraînement au SERE sur nos propres membres de service. Il a également confirmé que le Commandement des Forces Conjointes US J-3 et l'Officier Commandant du TF-20, ont donné leur accord verbal à l'équipe du SERE pour participer activement à « une ou deux démonstrations d'interrogatoires » (p.28) Il apparaît que les TF-20 étaient tellement brutaux dans l'application des techniques du SERE qu'il y a eu des désaccords entre le personnel du SERE et de TF-20 concernant l'a propos de l'utilisation des techniques basées sur le SERE. « Les membres de l'équipe du SERE et le personnel de TF-20 n'étaient pas d'accord sur le fait que les techniques du SERE respectaient les Conventions de Genève. Quand c'est devenu apparent que des frictions se développaient, la décision a été prise de retirer l'équipe avant qu'il y ait plus de dommage causé à la relation entre les deux organisations. Les membres de l'équipe du SERE ont préparé des Rapports Apres Actions détaillant la confusion et les accusations d'abus ayant eu lieu au cours de leur déploiement. » (p.28) Réponse de l'Association Psychologique Américaine. Avec la publication du rapport de l'OIG c'est maintenant irréfutable qu'à la fois les psychologues du SERE et ceux du BSCT de Guantanamo ont été impliqués dans le développement de ces formes d'interrogatoires abusifs, formes d'interrogatoires qui constituent clairement une torture psychologique et sont illégales dans le cadre de la Convention des Nations Unies contre la Torture et Autres Punitions et Traitements Cruels, Inhumains ou Dégradants, et différentes lois américaines jusqu'à la loi de la Commission Militaire de 2006 accordant l'immunité à ceux qui avaient précédemment violé ces lois pendant la « Guerre Mondiale Contre le Terrorisme ». Comme les psychologues ont pris conscience que leur profession était utilisée pour enseigner et mener des interrogatoires abusifs, il y a eu un mouvement en leur sein pour interdire la participation aux interrogatoires abusifs. En réponse, l'Association Américaine de Psychologie (APA) les principales organisations professionnelles de psychologues ont adopté une résolution condamnant la torture et les traitements cruels inhumains et interdisant à leurs membres de participer à des traitements abusifs. Cependant, comme l'Administration Bush, l'APA est toujours contre la torture et les traitements abusifs mais ne les voit jamais. Ainsi l'APA n'a jamais exprimé son inquiétude alors que des rapports déferlaient suggérant que des traitements abusifs (qu'ils soient effectivement de la torture ou simplement des traitements cruels inhumains ou dégradants, ou des punitions) étaient courant dans les prisons US détenant des soi disant Combattants Ennemis. L'APA n'a pas non plus exprimé d'inquiétude concernant les rapports répétés faisant état de la participation de psychologues à des interrogatoires abusifs. Ils ont plutôt attaqué ceux qui ont critiqué les abus des psychologues. Dans un communiqué qu'il regrette probablement maintenant, pour avoir manifesté ouvertement son mépris pour ceux qui mettaient en lumière le rôle des psychologues dans des interrogatoires abusifs, le Président d'APA en 2006, Gérard Koocher, a écrit : « un certain nombre de commentateurs opportunistes se faisant passer pour des spécialistes ont continuer à rapporter que des professionnels de santé mentale participaient à de soi disant abus. »…. …Si l'APA était vraiment préoccupée par l'éthique et la décence, elle se joindrait à l'appel des médecins pour les droits de l'homme et du spécialiste en bio éthique Steven Miles qui ont demandé une enquête du Congres (ou sponsorisée par le Congres) concernant les abus des détenus et le rôle des psychologues et autres professionnels de santé dans ces abus. Car seule une enquête complète peut répondre à la question de savoir quels types d'abus ont été commis dans les centres de détentions US et quel rôle exact les psychologues et autres professionnels de santé ont joué dans ces abus… Stephen Soldz ICH – 29/05/07 Larges Extraits Article dans son intégralité : www.uruknet.info?p=33248 Stephen Soldz est psychoanalyste et psychologue, chercheur en santé publique et membre de la faculté de l'Ecole de Psychanalyse de Boston. Il s'occupe du site Psychoanalysts for Peace and Justice et du blog Psyche, Science, and Society Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org L'APA refuse d'interdire la participation de psychologues aux interrogatoires
L'Association américaine de psychologie (APA), la plus importante association de psychologues du pays (148 000 membres) s'est réunie ce weekend à San Francisco pour son Congrés annuel. A l'ordre du jour la position à adopter concernant l'implication de psychologues américains dans des interrogatoires/torture à Guantanamo et Abou Ghraib, confirmée par un rapport du ministère de la défense rendu public. Certains de ces psychologues sont notamment accusés d'avoir aidé les interrogateurs militaires à développer de nouvelles techniques afin de soutirer des informations aux prisonniers.
L'APA a décidé dimanche de ne pas interdire à ses membres de participer aux interrogatoires de détenus à Guantanamo et dans d'autres centres de détention militaires américains. Certains membres pourtant réclamaient une interdiction sous peine d'expulsion, l'APA s'est simplement se contenter de réaffirmer son opposition à la torture. L'APA n'a donc pas suivi l'exemple de l'Association médicale américaine et de l'Association américaine de psychiatrie, qui ont décidé que leurs membres ne pouvaient jouer aucun rôle dans les interrogatoires menés dans des prisons telles que Guantanamo. L'APA s'est simplement contentée d'adopter une résolution réaffirmant son opposition à la torture et interdisant à ses membres de se livrer ou d'être partie prenante à plus d'une dizaine de pratiques spécifiques, incluant la nudité forcée ou la privation de sommeil. Source des infos AP 20/08/07 - Guerre et Etat Policier Complicité du Peuple Américain Les Etats Unis de Barbarie Lundi 20 Août 2007
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