Alors que la situation est des plus tendues en Guadeloupe après 23 jours de grève mais aussi en Martinique après 8 jours de grève, le Nabot joue les VRP pour ses amis du complexe militaro industriel dans les pays du Golfe marquant ainsi son mépris pour nos concitoyens d'Outre Mer durement touchés par la vie chère.
Son valet, le secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer, Yves Jégo, est arrivé dans la nuit à Fort-de-France, tandis que les deux médiateurs qui l'avaient accompagnés lors de son voyage précédent, étaient restés négocier en Guadeloupe avec le patronat et le comité gréviste LKP. Ils jouent les prolongations, car la principale revendication des syndicats, la revalorisation des bas salaires, reste pour l'instant en suspens. Les patrons ont exigé du gouvernement qu'il finance indirectement par une exonération de charge sociale la revalorisation de 200 euros, Fillon a répondu Non. En attendant Jégo et Cie font semblant de négocier, le maître mot manipulateur étant "on est à l'écoute". Mais en fait ils espèrent tous un pourrissement de la grève, pour permettre aux renforts de gardes mobiles de débarquer, de s'acclimater, avant de charger.
La grève, déclenchée pour protester contre la vie chère, a déjà fait tache d'huile en Martinique et il est possible qu'elle s'étende également à la Réunion. Nos concitoyens des Dom Tom expriment le ras le bol de la majorité des citoyens face à une politique brutale anti sociale qui plonge les plus pauvres dans la misère et tire les classes moyennes vers le bas alors que la minorité de riches, banquiers, actionnaires, patrons de multinationales et autres parasites du système capitaliste mafieux, continuent de s'en mettre plein les poches, aidés en cela par un des leurs, le Nabot du parti de l'étranger qui squatte l'Elysée.
Ce n'est pas par hasard si le mouvement de grogne contre la vie chère a démarré aux Dom Tom, là ou les disparités sociales sont les plus exacerbées, sur fond de post colonialisme à caractère raciste, qui oppose des dynasties de propriétaires fonciers blancs, aux ouvriers" esclaves" majoritairement noirs, même si une minorité de blancs prennent fait et cause pour l'abolition de telles disparités d'un autre âge. Selon la députée de Guyane (PRG): "il y a des dynasties dans ces sociétés, en Guadeloupe et en Martinique notamment, des dynasties qui restent propriétaires foncières". Elle appelle à une "réforme foncière" en Martinique et en Guadeloupe, et a déclaré que "l'Etat doit prendre acte du fait que l'accès à la propriété foncière est pratiquement impossible pour les personnes qui généalogiquement justement, descendent des esclaves."
Difficile de croire que sa demande sera satisfaite alors même que le pouvoir est entre les mains d'une droite dure, mentalement héritière d'un colonialisme français qui depuis quelques années renaît de ses cendres, soutenu au plus haut niveau de l'Etat, parallèlement à une exacerbation des communautarismes, ethniques, religieux, qui accroissent la profonde instabilité sociale à laquelle est sérieusement confrontée la société républicaine laïque française.
Si une issue n'est pas rapidement trouvée au conflit, la situation risque de se détériorer avec un durcissement des positions et des revendications. Face à cette grogne justifiée, le Nabot fera-t-il donner la troupe ?
Le climat en France métropolitaine est également à la grogne. Là aussi l'expression de mécontentement populaire croissant va continuer de se manifester dans la rue, comme le laisse entendre les prochaines manifestations déjà programmées. Pour montrer " à la France d'en bas, ici et là bas " qui est le "maître", le Hongrois fils de légionnaire, pourrait faire donner la troupe comme au bon vieux temps des colonies et des régimes français réactionnaires. Tous les signes précurseurs sont là : envoi de renfort de gardes mobiles qui ne feront que chauffer les esprits au lieu de les calmer.
On connaît les talents de Sarkozy pour la provocation - souvenez vous de la révolte dans les banlieues en 2005, et de la réponse plus que musclée, déploiement de centaines de gardes mobiles avec état de siège dans certaines banlieues, et état d'urgence sur le territoire national. Il n'est pas dit qu'il ne se serve pas de cette grogne pour un coup de force anti social, puisque sous son régime dictatorial la criminalisation des mouvements sociaux n'a jamais été aussi poussée. Un rien peut les faire chavirer dans la classification d'acte " de terrorisme" le cadre répressif, juridique, policier, est déjà en place on l'a vu avec le cas des pseudo attentats contre la SNCF.
Ce qui va se passer dans les jours qui viennent aux Dom Tom nous concerne TOUS.
Au lieu d'aller discuter inutilement le 18 février, conviés par le "maître" qui cherche à gagner du temps et casser le mouvement social de contestation, les syndicats feraient bien dès maintenant d'agir en solidarité avec nos concitoyens des Dom Tom, et mobiliser pour les soutenir car leurs revendications sont les NOTRES.
Français d'Outre Mer et De Métropole TOUS UNIS contre l'esclavage moderne post colonial de Sarkoléon et sa bande de Néocons.