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Grande Solde de l’Elysée par Sarkozy - Séance de Photos à Caractère Commercial de Carla Bruni

Sarkozy a donné l’autorisation pour que le Palais de l’Elysée, l’un des symboles de la République, soit utilisé à des fins commerciales pour une séance de photos de Carla Bruni à paraître en Septembre dans le Magazine Vanity Fair.



Grande Solde de l’Elysée par Sarkozy - Séance de Photos à Caractère Commercial de Carla Bruni

Grande Solde de l’Elysée par Sarkozy - Séance de Photos à Caractère Commercial de Carla Bruni
Carla Bruni est une professionnelle. La couverture du Vanity Fair de Septembre le prouve une nouvelle fois. « La Première Dame Fatale » comme elle est présentée, peut tout faire : séductrice, dans une pose languissante en pyjamas face à son mari sur un lit royal, la cavalière, ses longues jambes chaussées de bottes pendant élégamment d’une banquette grand siècle, la Lady du soir, dans une robe de soirée rouge sur le toit du palais présidentiel, la femme fatale en imperméable, seule dans le magnifique parc du palais de l’Elysée, et la gamine en jeans et ballerines caressant les touches d’un piano à queue pour enfant. Tout au long de ses poses, son demi -sourire faussement modeste dissimule un objectif inflexible, celui de la promotion de son dernier album.

La photographe, Annie Leibovitz est également une professionnelle. Ses clichés montrent un souci du détail et une dévotion dans sa tâche, celle de construire une légende que les publicitaires veulent désespéremment faire accepter par les français et le monde entier. Carla, la nouvelle Jackie – bien que cela ne soit pas exprimé clairement s’il s’agit de l’incarnation de Kennedy ou d’Onassis. Le portait d’accompagnement de Vanity Fair repose sur 12 sources : deux anonymes, son agent, deux couturiers pour lesquels elle a servi de modèle, et sept amis proches du Président Sarkozy. Mais peut être qu’un peu de « traitement de faveur « (en français dans le texte) était « de rigueur » (idem) car Nicolas Sarkozy, pour la première fois dans l’histoire de la République, a donné l’autorisation pour que le Palais de l’Elysée soit utilisé pour une séance commerciale de photos.

Le Président fait preuve de manque de professionnalisme. De nouveau, ses conseillers n’ont pas réussi à le brider. On attend mieux de Sarkozy que de louer le Palais de l’Elysée, et les symboles nationaux de la France. Il est peut être autorisé à vivre à l’Elysée, mais il n’en est pas propriétaire. Sarkozy aurait du demander à ses propriétaires, les français, leur autorisation pour utiliser le cœur politique de la France comme toile de fond pour accroître les ventes des CD de son épouse, sa nana rock . Imaginez Mick Jagger, un ancien petit ami de la sœur de la Reine, photographié avec les joyaux de la couronne sur la tête, à moitié allongé sur le trône à Windsor, avec à ses côtés la Reine l’admirative. Tout cela pour faire la promotion de son dernier album.

Plus important, ce que ce nouvel épisode frivole montre c’est comment petit à petit Sarkozy privatise le pouvoir démocratique à son profit. Voyez le dernier scandale : l’entrepreneur flamboyant et ancien homme politique Bernard Tapie, un ami proche de Sarkozy , a mené une bataille juridique contre la Banque du Crédit Lyonnais depuis plus d’une décennie, et il a finalement gagné le mois dernier après qu’un tribunal ait annulé une décision de la haute cour. Dans ce cas spécial, du jamais vu en France, trois juges privés nommés ont décidé que l’Etat devrait verser à l’ami du Président 285 millions d’euros. Quelqu’un pourrait-il dire à la ministre des finances, qui vient juste de signer le chèque, qu’elle ne peut pas disposer à sa guise du porte monnaie des français ?

Il y a plein d’exemples de la privatisation du pouvoir par Sarkozy. Cela va bien au-delà de l’économie et des entreprises publiques – la liquidation de la poste est déjà en cours. Il y a un processus plus insidieux, souterrain, en cours : le flou crée entre le domaine public et le privé, l’émergence d’une culture dans laquelle des ingrédients irréconciliables sont fondus dans un grand milk shake anti démocratique. Cette nouvelle culture semble avoir pris complètement par surprise les français qui ont habituellement de la jugeote.

Quand Sarkozy a annoncé qu’il nommerait personnellement le nouveau directeur de la télévision publique, de même que le nouveau directeur des réseaux de radios publiques, il n’y a pas eu de protestation. Au lieu de cela, sa femme a distribué son album à chacun des 38 membres de son gouvernement, dédicacés avec « 1000 baisers », alors qu’ils quittaient leur dernière réunion hebdomadaire au Palais de l’Elysée avant de partie en vacances, et les ministres ont dit aux journalistes « allez l’acheter il est fantastique. »

Quand les symboles nationaux deviennent des biens de consommation, que les ministres deviennent des courtisans et les journalistes des laquais, ce n’est pas le moment d’agir « comme si rien ne s’était passé », comme Bruni continue de nous le murmurer à l’oreille. Il est temps de regarder la réalité en face :

Au revoir la Démocratie,

Bonjour l’Ancien Régime.

Agnès Poirier 7/08/08 The Guardian – www.guardian.co.uk

Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

Jeudi 7 Août 2008
Mireille Delamarre

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