archives informations 1

Genève, Conférence sur le Désarmement : l'Iran accuse le Régime Sioniste et son Arsenal Nucléaire d'être une Menace pour la Paix Régionale et Internationale.

Lors d'une réunion de travail de la Conférence sur le désarmement à l'ONUG (Office des Nations Unies à Genève) dans son intervention, le ministre des affaires étrangères iranien Mr Mottaki, a souligné le deux poids deux mesures des puissances nucléaires qui maintiennent des milliers d'ogives nucléaires, projettent de moderniser leur arsenal et menacent d'utiliser ces armes nucléaires contre des pays non armés, en flagrante violation du TNP. Il a également reproché l'inaction des organisations internationales vis-à-vis du régime sioniste et de son armement nucléaire.



Genève, Conférence sur le Désarmement : l'Iran accuse le Régime Sioniste et son Arsenal Nucléaire d'être une Menace pour la Paix Régionale et Internationale.

Extraits du communiqué de presse (13/03/07) de l'ONUG portant sur la Conférence sur le Désarmement

« L'Iran est disposé à offrir les garanties de non détournement de son programme nucléaire si la question iranienne est transférée du Conseil de sécurité vers l'AIEA

La Conférence du désarmement a entendu, ce matin, des déclarations de personnalités de haut rang de la Colombie, de la Lettonie, de l'Iran, du Japon, de la Pologne, du Vietnam et de l'Italie, ainsi que des déclarations de l'Autriche et de la République populaire démocratique de Corée.

Le Ministre iranien des affaires étrangères a souligné que le maintien de milliers d'ogives nucléaires dans les arsenaux des États dotés d'armes nucléaires, leurs programmes de développement de nouveaux types d'armes nucléaires, ainsi que la menace d'utilisation de ces armes prouvent l'absence de sincérité des politiques déclarées de ces États. Après que le «régime sioniste» ait admis, le 11 décembre dernier, sa possession d'armes nucléaires, les membres de l'Union européenne, au lieu de prendre des mesures contre ce régime, ont levé les sanctions imposées depuis dix ans par les banques européennes à tout investissement dans les projets de ce régime, a-t-il dénoncé. Il s'est étonné qu'alors qu'aucune mesure pratique n'est prise pour contenir la véritable source de danger nucléaire au Moyen-Orient, l'Iran soit soumis à une pression énorme pour renoncer à son droit inaliénable à l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire, a déclaré le Ministre iranien. Il a ajouté que si la question nucléaire iranienne est transférée du Conseil de sécurité vers l'AIEA, l'Iran sera disposé à offrir les garanties nécessaires afin d'instaurer la confiance en ce qui concerne le non détournement de son programme nucléaire. »…


Déclarations ( Extraits)

"M. MANOUCHEHR MOTTAKI, Ministre des affaires étrangères de l'Iran, a fait part de son souhait de voir la Conférence reprendre son travail de fond et avancer sur la voie d'un désarmement complet et global, en particulier en matière de désarmement nucléaire, par le biais d'un programme de travail global et équilibré qui réponde aux priorités et aux préoccupations de tous les États Membres. Le maintien de milliers d'ogives nucléaires – 27 000 selon les estimations – dans les arsenaux des États dotés d'armes nucléaires, leurs programmes de développement de nouveaux types d'armes nucléaires, ainsi que la menace d'utilisation de ces armes prouvent l'absence de sincérité des politiques déclarées de ces États. L'absence de progrès en matière de désarmement nucléaire et le manquement de certains États dotés d'armes nucléaires de s'acquitter de leurs obligations internationales continuent de constituer une source de menace pour la communauté internationale, a déclaré le Ministre iranien des affaires étrangères. Il a rappelé que le seul pays à avoir utilisé les armes nucléaires dispose toujours d'un arsenal considérable de milliers d'ogives nucléaires, dont bon nombre sont opérationnelles et le reste en réserve ou dans des stocks. Le déploiement de centaines d'armes nucléaires tactiques – des missiles de croisière d'attaque terrestre Tomahawk et des bombes B-61 dans plusieurs pays d'Europe – ainsi que la construction de nouveaux sites de production d'ogives nucléaires constituent une claire contravention aux dispositions du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), a souligné M. Mottaki. En outre, a-t-il ajouté, le transfert de technologies et de matières nucléaires vers des pays non membres du TNP (1)* dont les installations nucléaires fonctionnent en dehors des garanties de l'Agence internationale de l'énergie atomique contribue à la prolifération des armes nucléaires. Tout cela ne peut qu'affaiblir et saper la crédibilité et l'intégrité du régime de non-prolifération, a fait observer le Ministre. Aussi, a-t-il insisté sur l'urgence qu'il y a, selon lui, à redoubler d'efforts afin de parvenir à l'objectif d'un monde exempt d'armes nucléaires.

La mauvaise utilisation du principe de non-prolifération comme outil politique ne peut en aucune manière nous mener à l'élimination des armes nucléaires, a poursuivi le Ministre iranien des affaires étrangères. La récente intervention militaire des États-Unis contre l'Iraq atteste clairement de l'échec d'une telle politique, a-t-il souligné. On peut aisément juger s'il y a plus ou, au contraire, moins de sécurité ou d'insécurité dans la région suite à cette énorme opération militaire, a insisté M. Mottaki. Ceux qui ont créé cette situation en Iraq ne peuvent se dérober à leur responsabilité, a-t-il déclaré. M. Mottaki a exprimé l'espoir que la première session du Comité préparatoire de la Septième Conférence d'examen du TNP prendra des mesures pratiques permettant d'ouvrir la voie à une Conférence d'examen fructueuse. Le Ministre iranien des affaires étrangères a souligné que son pays attachait également une grande importance aux trois autres questions fondamentales que sont les garanties négatives de sécurité, la prévention d'une course aux armements dans l'espace et un traité d'interdiction des matières fissiles. L'établissement d'une zone exempte d'armes nucléaires au Moyen-Orient reste à réaliser, a poursuivi M. Mottaki. En dépit des graves préoccupations internationales, le «régime sioniste» continue d'être le seul dans la région à refuser d'accéder au TNP, à rejeter l'inspection internationale de ses installations nucléaires et à refuser de placer lesdites installations sous le régime de garanties de l'AIEA, a rappelé le Ministre iranien. Il ne fait aucun doute que les armes nucléaires aux mains du «régime sioniste» - régime qui possède un long et sombre palmarès en matière de crimes et d'atrocités tels que l'occupation, l'agression, le militarisme, le terrorisme d'État, les crimes contre l'humanité et l'apartheid, sans parler des violations des résolutions du Conseil de Sécurité – constituent une menace grave pour la paix et la sécurité régionales et internationales, qui doit être traitée sérieusement par la communauté internationale par le biais de mesures concrètes, a insisté M. Mottaki.

Malheureusement, a-t-il fait observer, après que le «régime sioniste» ait, le 11 décembre dernier, admis sa possession d'armes nucléaires (2)*, au lieu de condamner cette reconnaissance et de prendre des mesures contre ce régime, les membres de l'Union européenne ont levé les sanctions imposées depuis dix ans par les banques européennes à tout investissement dans les projets de ce régime. «Il est surprenant de constater qu'alors qu'aucune mesure pratique n'est prise pour contenir la véritable source de danger nucléaire au Moyen-Orient, l'Iran est soumise à une pression énorme pour renoncer à son droit inaliénable à l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire en vertu du TNP», a fait observer M. Mottaki.

Le Ministre iranien des affaires étrangères a déclaré que, pour ce qui est d'instaurer la confiance autour de ses activités nucléaires, l'Iran n'a ménagé aucun effort, a-t-il déclaré. Le pays a même accepté les inspections de l'AIEA au-delà de ce que ses obligations légales lui demandaient. Le pays a même suspendu ses activités pendant plus de deux ans afin de trouver une solution à long terme avec l' «EU-3». Nous avons malheureusement pu voir que la suspension était devenue un instrument pour imposer une cessation permanente arbitraire de notre programme pacifique, a expliqué le Ministre iranien. «Nos interlocuteurs, au lieu d'œuvrer à une approche constructive pour résoudre la question, ont renvoyé l'affaire devant le Conseil de Sécurité, faisant dérailler la question de son cadre légal», a affirmé M. Mottaki. «Ils ont fait de la suspension la clef de la résolution de l'ensemble de la question nucléaire iranienne mais il convient de se demander: quel a été le résultat de la précédente suspension de trois ans des activités nucléaires pacifiques de mon pays ? », a demandé le Ministre des affaires étrangères de l'Iran. Une telle question ne saurait être résolue par le biais de pressions ou de résolutions du Conseil de Sécurité, a-t-il affirmé. La solution durable consiste à suivre les lois et règles internationales logiques et l'Iran estime que cette question peut être résolue par le biais de négociations sans aucune condition préalable. «Si les pays 5+1 renvoient la question nucléaire iranienne du Conseil de Sécurité vers l'AIEA, mon pays sera disposé à offrir les garanties nécessaires afin d'instaurer la confiance en ce qui concerne le non détournement de son programme nucléaire», a indiqué M. Mottaki en guise de témoignage de la disposition de l'Iran à résoudre cette question. Si nous parvenons à une compréhension politique des aspects de la solution, le Gouvernement iranien sera disposé à tracer la voie du lancement des négociations…."


Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

Source:http://www.unog.ch/80256EDD006B9C2E/(httpNewsByYear_en)/
BF8D0C856C215279C125729D005178C8?OpenDocument&cntxt=C29DC&cookielang=fr


(1) *Israël, Pakistan, Inde, Corée du Nord ( ?)

(2) * En décembre dernier, lors d'une interview à la TV allemande, le premier ministre israélien Ehud Olmert a effectivement admis qu'Israël avait la bombe atomique, bien que, par la suite, les services de propagande israélienne (Hasbara) aient tout fait pour faire passer cela comme un lapsus. Dans cette interview il disait : « l'Iran menace de « balayer Israël de la carte (lire notre article sur cette rumeur véhiculée en boucle dans les medias) ouvertement et explicitement. Pouvez vous dire que c'est du même niveau quand vous aspirez à avoir des armes nucléaires comme l'Amérique, la France, Israël, la Russie ? »

Sur la bombe nucléaire d'Israël, le chef du département de la défense US Robert Gates, juste avant d'entrer en fonction, en avait lui aussi parlé ouvertement peu de temps avant Olmert, lors de son passage devant le Comité du Sénat US « Ils (les iraniens) sont entourés de puissances ayant des armes nucléaires – le Pakistan à l'est, les russes au nord, les israéliens à l'ouest et nous (les US) dans le Golfe Persique. »

Aujourd'hui même (13 mars 2007) présent à Tokyo pour une rencontre le 14 entre israéliens palestiniens et jordaniens pour discuter d'un projet « économique et environnemental » financé par les japonais dénommé « Corridor pour la Paix et la Prospérité » (dont installation d'une vaste zone agro industrielle en Cisjordanie occupée), le vice président Shimon Pères, le père de la bombe atomique israélienne, après avoir entonné son mantra habituel «Israël ne sera pas le premier à introduire des armes nucléaires au Moyen Orient » puis a ajouté : « nous ne sommes pas comme d'autres pays, nous ne menaçons pas de les utiliser ». (?!) (Sources presse électronique israélienne : jpost et ynet)

Informations sur la Conférence sur le désarmement (Extraits de communiqués de l'ONUG 18/03/07)

« La Conférence du désarmement, unique instance multilatérale pour les négociations sur le désarmement, ouvre, le lundi 22 janvier à 10 heures, les travaux de sa session de 2007 au Palais des Nations à Genève.

La session s'ouvrira sous la présidence de l'Ambassadrice Glaudine Mtshali d'Afrique du Sud, qui assumera ces fonctions pour une période de quatre semaines. La présidence est assurée à tour de rôle par un pays membre de la Conférence pour une période de quatre semaines de travail, conformément au principe de la rotation selon l'ordre alphabétique anglais. À l'Afrique du Sud succéderont donc l'Espagne, Sri Lanka, la Suède, la Suisse et la Syrie. La session annuelle est divisée en trois parties: la première partie, d'une durée de dix semaines, s'ouvrira le 22 janvier pour s'achever le 30 mars; la deuxième partie, de sept semaines, se déroulera du 14 mai au 29 juin; enfin la troisième et dernière partie, également d'une durée de sept semaines, se déroulera du 30 juillet au 14 septembre...

La Conférence du désarmement doit adopter son ordre du jour au début de la session en tenant compte des recommandations qui lui sont faites par l'Assemblée générale des Nations Unies, des propositions de ses membres et des décisions de la Conférence. Elle devrait adopter, pour sa session de 2007, un ordre du jour inchangé depuis plusieurs années et qui prévoit l'examen des questions suivantes: cessation de la course aux armements nucléaires et désarmement nucléaire; prévention de la guerre nucléaire, y compris toutes les questions qui y sont liées; prévention d'une course aux armements dans l'espace extra ,atmosphérique; arrangements internationaux efficaces pour garantir les États non dotés d'armes nucléaires contre l'emploi ou la menace d'utilisation de ces armes; nouveaux types et systèmes d'armes de destruction massive (armes radiologiques); programme global de désarmement; transparence dans le domaine des armements; et examen et adoption du rapport annuel et de tout autre rapport approprié à l'Assemblée générale des Nations Unies.
Membres de la Conférence du désarmement

La Conférence du désarmement compte soixante-cinq États membres: Afrique du Sud, Algérie, Allemagne, Argentine, Australie, Autriche, Bangladesh, Bélarus, Belgique, Brésil, Bulgarie, Cameroun, Canada, Chili, Chine, Colombie, Cuba, Égypte, Équateur, Espagne, États-Unis, Éthiopie, Fédération de Russie, Finlande, France, Hongrie, Inde, Indonésie, Iraq, Irlande, Israël, Italie, Japon, Kazakhstan, Kenya, Malaisie, Maroc, Mexique, Mongolie, Myanmar, Nigeria, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pakistan, Pays-Bas, Pérou, Pologne, République arabe syrienne, République de Corée, République démocratique du Congo, République populaire démocratique de Corée, République islamique d'Iran, Roumanie, Royaume-Uni, Sénégal, Slovaquie, Sri Lanka, Suède, Suisse, Tunisie, Turquie, Ukraine, Venezuela, Viet Nam et Zimbabwe."


Depuis l'accord sur le traité bannissant les tests nucléaires en 1996, les réunions de la conférence sur le désarmement n'ont été suivies d'aucune autre décision d'envergure. Les divergences entre les pays participants, qui s'accompagnent de la mauvaise foi et de l'hypocrisie des puissances nucléaires bien souvent aussi principaux pays exportateurs d'armements (Etats-Unis, Russie, Grande Bretagne, France, Israël, Allemagne….) dont des armes extrêmement létales et ou invalidantes pour les populations civiles qui se trouvent dans les zones de conflits (armes à l'uranium appauvri, au phosphore, à sous munitions…), sont des freins à toute avancée en matière de désarmement.

Introduction et Synthèse Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org


La rumeur du siècle : " rayer Israel de la carte"

Armes nucléaires US en europe

Moyen Orient: Israel premier pays a y introduire la bombe nucléaire




Mardi 13 Mars 2007

Accueil | Envoyer à un ami | Version imprimable | Augmenter la taille du texte | Diminuer la taille du texte



Dans la même rubrique :

Sarkozie | Le Gaulois La Gauloise Qui Fument | Impérialisme Américain | Colonialisme Sioniste | AméricanoSionisme Collaborations | Monde Arabe | Iran | Asie | Europe - OTAN | Armements Stratégies Militaires | Droit International ONU | société | économie | Medias Propagande | sciences écologie | histoire traditions | archives culture | archives ressources educatives | archives humour | archives informations 1 | archives informations 2


Derniers Articles

inscription à la newletter