La tournure prise par la guerre illégale en Irak que George Bush a ordonnée en mentant sciemment à son peuple et au monde entier, comme cela a été ultérieurement prouvé (pas d’ADM, programmation de cette guerre avant le 11 septembre, avec la complicité du premier ministre britannique Blair, manipulation des informations des services secrets américains) peut s’expliquer à l’échelon individuel par le narcissisme de G.W. Bush. Le journaliste réputé et ancien fonctionnaire américain Hersh citant des sources administratives et militaires, en fait un portrait d’un président tellement pris dans sa propre conviction qu’il a une mission historique et religieuse, qu’il est pratiquement insensible à tout argument raisonné ou tout simplement de bon sens ce qui le rend extrêmement dangereux eu égard bien sûr aux fonctions qu’il occupe, notamment en tant que chef des armées américaines, et investit du pouvoir de déclencher une guerre, éventuellement nucléaire, contre l’Iran par exemple, qu’il a dans son collimateur messianique.
Hersh le présente ainsi : "Le président est plus déterminé que jamais a "maintenir le cap". Il ne ressent aucune souffrance, Bush croit en l’adage "les gens peuvent souffrir et mourir mais l’Eglise avance". Il continue en disant que le président Bush est de plus en plus détaché, laissant son vice président Dick Cheney, et son conseiller Karl Rove en charge de solutionner les problèmes. Ces derniers le maintiennent dans cette zone d’ombre d’idéalisme religieux, là où il veut être de toute façon. "Les apparitions publiques de Bush sont organisées, par exemple, devant des audiences qui le soutiennent, le plus souvent sur des bases militaires. Il y a quatre décennies, le président Lyndon Johnson qui devait faire face à une guerre de plus en plus impopulaire (la guerre du Vietnam) était lui aussi limité à faire des apparitions publiques devant de telles audiences. Johnson savait qu’il était prisonnier de la Maison Blanche, Bush ne s’en rend même pas compte".
Bush est prisonnier de ses propres démons et les américains qui vivent sous "démocratie impériale" en sont prisonniers, même si sa cote de popularité a énormément chuté, alors qu’il conduit le pays à sa propre ruine. L’idée que cet homme est dangereux, se confinant mentalement dans sa bulle mortifère apocalyptique, qu’il est, en bref, un individu profondément perturbé et dangereux est particulièrement effrayante. Les américains sont passés de la figure paternaliste d’un président tel Eisenhower, à celle d’un dirigeant brutal, semant la destruction, la terreur, sur la planète. Aveugle à la réalité d’une situation humainement et écologiquement catastrophique en Irak qu’il a provoqué lui, son armée et ses supplétifs que sont les britanniques les australiens les polonais et autres vassaux, emprisonné dans un délire alimenté par une ferveur moitié idéologique (apporter la démocratie, libérer les peuples) moitié religieuse (sa "croisade"), cet homme doit être rapidement neutralisé avant qu’il ne soit trop tard.
Les destructions en Irak, le nombre d’irakiens tués que ce soit directement par les forces américaines et leurs supplétifs militaires d’autres pays et mercenaires, il faudra certainement des années pour les évaluer. L’armée américaine compte ses morts et blessés, mais ne se soucie pas de compter ses victimes directes ou indirectes. Les bombardements sont tenus secrets, peu font la une des médias serviles qui se contentent de "couvrir" cette guerre de leur chambre dans la zone verte forteresse de Bagdad. Pendant la guerre du Vietnam, l’armée américaine annonçait le nombre de sorties aériennes effectuées, il n’en est rien avec la guerre d’Irak. Les corps des soldats américains sont rapatriés en secret, sur des vols commerciaux comme une vulgaire "marchandise" au grand dam des familles américaines qui ont protesté.
Enfermé dans sa tour d’ivoire, imperméable à la souffrance des irakiens mais aussi à celle des siens, Bush continue de parachever sa "vision" apocalyptique jusqu’à la "victoire" comme il l’a annoncé. Les bombardements sur l’Irak se sont intensifiés, ceux autour de lui qui le conforte dans son délire, les marchands de canon américains, les rois du pétrole et autres boursicoteurs de tous poils, le lobby pro israélien insensible aux irakiens et soldats américains qui meurent en nombre, pourvu que les "intérêts sionistes" soient préservés, se frottent les mains.
Derrière cette "vision" se cache le programme d’un dictateur qui comme tous les dictateurs s’appuie sur l’idée que son pays, les Etats-Unis, doit diriger le monde, que c’est "pour son bien" évidemment, comme c’est pour le "bien des peuples libérés" qu’il ordonne les tueries, les massacres, les destructions.
Ce conquérant oublie (ou, inculte, ignore) les leçons de l’histoire : cela finit toujours par un désastre pour lui et ceux qui l’ont incité et/ou l’ont suivi, et pour les peuples qui n’ont pas réagi.
Qui va arrêter ce fou ?
Source : antiwar.com
Note
Cet homme est un criminel de guerre. Les atrocités commises sous le commandement de Bush il est necessaire de les montrer. La guerre donne lieu à d'atroces souffrances et les medias serviles l'ont aseptisé. Ci dessous un lien vers des photos de la guerre d'Irak et autres atrocités commises dans ce contexte. Nul ne pourra revendiquer ne pas avoir su, chacun en son âme et conscience doit prendre position et agir pour mettre fin à ces massacres.
Photos d'Irak -Copyright AfterDowningStreet.org
Stratégie politique israélienne au Moyen Orient, son influence sur la politique étrangère des USA