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Femmes musulmanes en Europe : elles exigent le respect de leurs droits tout en maintenant leurs pratiques religieuses.

Elles ne se considèrent pas comme féministes, elles font partie d’une révolution tranquille qui se propage parmi les jeunes européennes musulmanes, une génération qui revendique les mêmes droits que leurs collègues occidentales sans renoncer aux valeurs de l’Islam. L’éducation est leur passeport pour la liberté. Les femmes musulmanes sont la clé de l’intégration de ces familles d’émigrés.



Femmes musulmanes en Europe : elles exigent le respect de leurs droits tout en maintenant leurs pratiques religieuses.

Femmes musulmanes en Europe : elles exigent le respect de leurs droits tout en maintenant leurs pratiques religieuses.

Hanife Karafus, fille d’émigrés turcs à la voix douce, est à fond une européenne musulmane. Elle couvre sa chevelure d’un foulard mais elle est aussi diplômée en droit, et a épousé l’homme de son choix. Le couple s’est rencontré sur internet et les marieuses n’ont exercé aucune pression.

Ceci en dira plus : cette année Mrs Karakus est devenue la première femme à diriger l’un des 25 conseils régionaux du culte musulman en France.

"D’abord les hommes ne me parlaient pas" dit-elle, " ils étaient mal à l’aise, ils ignoraient comment travailler avec une femme."

Mrs Karakus, 24 ans, ne se considère pas comme féministe, elle dit tout simplement qu'elle est une avocate française. Mais elle fait partie d’une révolution tranquille qui se propage parmi les jeunes européennes musulmanes, une génération qui revendique les mêmes droits que leurs collègues occidentales sans renoncer aux valeurs de l’Islam.

Pour beaucoup, la clé de la différence c’est l’éducation, une option souvent refusée à leurs pauvres grands mères et mères émigrées. Ces jeunes femmes étudient le droit, la médecine et l’anthropologie, et actuellement sont majoritaires dans beaucoup de cours sur l’islam, traditionnellement le monde des hommes. Elles obtiennent des emplois dans le domaine social, des affaires et des médias, et sont plus enclines à utiliser leur nouvelle indépendance pour divorcer. Le français, l’anglais, l’allemand ou le néerlandais peuvent être leur langue maternelle.

"Nous ne sommes pas complètement accepté en France, mais nous avons commencé à être présentes partout " selon Sihem Habchi, 30 ans, née en Algérie, élevée en France et qui travaille comme consultante multimédia.

Contrairement à leurs aînées confinées à la maison, ces femmes musulmanes émancipées utilisent l’internet et passent des heures dans les chats rooms musulmans nombreux sur internet. Les sites internet sont maintenant des endroits de rencontres galantes, une chance d’obtenir un rendez vous "halal", sans risque de rentrer en contact avec des hommes, de façon à ne pas transgresser les codes sociaux religieux.

Dans les banlieues peuplées d’émigrés de la périphérie de Paris, scènes de révoltes récentes menées pour la plupart par de jeunes musulmans, les professeurs des lycées disent que les jeunes filles sont les plus motivées parce que se sont elles qui ont le plus à gagner.

Au cours d’interviews menés en France, Belgique, Allemagne et Hollande, les jeunes femmes ont répété cette croyance tel un mantra : les études offrent un échappatoire à l’environnement pesant des HLM, du contrôle par les jeunes musulmans radicaux, et des codes de conduites sociales stricts imposés par les pères et les frères.

"Nous avons toutes comprises que l’éducation c’est notre passeport pour la liberté" dit Soria Makti, 30 ans, fille d’un ouvrier d’usine algérien qui a quitté son HLM de Marseille et est conservatrice de musée dans la ville.

L’émancipation des femmes musulmanes, comme celles des femmes occidentales avant elles, est souvent lente et parfois profondément douloureuse quand les femmes sentent le besoin de rompre avec leurs familles. Mais c’est sans conteste dans la sphère de la religion, domaine réservé des hommes depuis des siècles, que cette révolution tranquille du féminisme musulman est le plus évident.

Les jeunes femmes s’engagent de plus en plus dans des études islamiques, un domaine en plein expansion à travers l’Europe et qui offre une combinaison d’études : théologie, loi coranique, éthiques et langue arabe. Les diplômes obtenus après deux ans d’études permettent aux femmes d’enseigner dans les mosquées et les écoles musulmanes, ou d’agir comme conseillères religieuses.

"C’est un grand changement" selon Amel Boubekeur chercheuse en sciences sociales à l’école des hautes études en sciences sociales, qui prépare sa thèse de doctorat sur "les nouvelles élites musulmanes en Europe". "Au lieu de devoir rester passives, les femmes deviennent professeurs dit-elle "c’était tabou de réciter le Coran pour les femmes" mais maintenant ajoute-elle "cela leur offre plus de prestige, de nouveaux emplois, et la possibilité, non des moindres d’être écoutées par leurs parents, leurs frères et leurs maris".

En fait, selon Melle Boubekeur, les femmes ont trouvé les textes religieux plus efficaces que les arguments séculiers. Aujourd’hui, des cours d’études islamiques, souvent suivis le week-end et accessibles aux lycéennes, se développent en France, en Grande Bretagne, en Allemagne, en Hollande et en Espagne. Dans les six instituts d’études musulmanes en France, presque 60% des étudiants cette année sont des femmes.

La Grande Mosquée de Paris, un vaste bâtiment blanc des années 20 avec un minaret finement sculpté et des étudiants se répandant sous les arcades, est l’institution la plus prestigieuse en France. Elle a sa propre école théologique, largement financée par l’Algérie. Abdelkrim Bekri, le directeur, a dit que l’école a démarré un cours en 2002, introuvable ailleurs, pour former des jeunes femmes pour devenir aumônières d’hôpitaux et de prison, le même type d’activité que les aumôniers chrétiens. 20 femmes ont été diplômées et d’autres sont en formation, dit-il. "Il y a des grands besoins dans ce domaine ici" ajoute-il.


Bien que les femmes ne soient pas autorisées à participer aux rituels les plus prestigieux de la prière du vendredi, Melle Boubekeur dit que les femmes font pression pour faire entendre leur voix et participer aux débats. "Ce qui est nouveau, c’est qu’elles veulent avoir un accès direct à la religion, sans dépendre des vues rigides des responsables religieux" dit-elle.

Les changements peuvent aussi se voir dans d’autres petites améliorations. A l’université musulmane de Rotterdam, un petit groupe d’étudiantes en théologie, la plupart parlant hollandais, mais toutes strictement voilées, bavardaient après les cours sur le besoin de mettre fin à la ségrégation sociale entre femmes et hommes. "En cours, nous nous asseyons où nous voulons" dit une étudiante qui a dit s’appeler Aisha. "Dans les mosquées, nous ne voulons pas nous asseoir dans des endroits séparés ou dissimulés."

Ertegul Gokcekuyu, le greffier de l’université, dit que 60% de ses étudiants sont des femmes. "La motivation des filles est vraiment remarquable" dit-il.

Mrs Karakus, qui dirige le conseil musulman de Limoges n’a pas étudié la théologie, mais ses tâches, longtemps le travail des hommes, ont également trait à la religion. Elle a dû négocier avec les autorités locales pour obtenir des concessions pour les sépultures musulmanes dans le cimetière local, et a réservé des lieux pour l’abattage des moutons pour l’Aid el Kebir, principale fête musulmane. Elle a aussi aidé à organiser des cours pour des imams qui arrivent avec très peu de connaissance du français et des traditions françaises.

Comme les femmes musulmanes éduquées le revendiquent elles mêmes, elles semblent vouloir établir un courant euro musulman, courant hybride qui essaie de réconcilier les principes posés dans le Coran et la vie dans une Europe démocratique et séculière.

"Je dis aux femmes, nous pouvons honorer le Coran selon notre perspective et l’appliquer à notre expérience d’aujourd’hui" dit Dounia Bouzar, une anthropologiste qui est à la fois algérienne et française. "Nous devons retrouver les textes religieux et les libérer d’une interprétation exclusivement masculine qui appartient au Moyen Âge. Le plus important actuellement c’est que les femmes aient accès aux universités."

Les conséquences de cette précipitation des femmes vers les études islamiques perturbent certains, qui y voient un potentiel de radicalisation pour elles. Tokia Saifi ancienne secrétaire d’état au développement qui est l’une des seules femmes d’origine arabe à avoir accéder à un haut rang dans un gouvernement français, dit qu’elle est inquiète de voir que beaucoup de jeunes étudient la religion par que c’est accepté socialement et non parce qu’elles l’ont choisi en toute connaissance de cause. "Je le vois comme une régression," dit-elle. "Il semble que nous ayons besoin de moins de discrimination, plus de moyens de promouvoir l’intégration."

Ces discussions sont loin des préoccupations des jeunes filles musulmanes qui sont harcelées et punies pour être trop occidentales. Latifa Ahmed, 25 ans, est arrivée en Hollande venant du Maroc à 8 ans. Grandissant dans les environs d’Amsterdam, sa famille est devenue hostile à son encontre parce qu’elle préférait être avec ses camarades de classe hollandais.

"Ils sont mauvais, ce sont des infidèles" m’a-t-on dit, rapporte-elle. " Mes parents et mes frères ont commencé à me frapper". Melle Ahmed qui a vécu à la maison jusqu’à l’âge de 23 ans, dit : "je devenait folle à cause de tous ces mensonges et ces disputes, mais j’avais peur de m’enfuir et de perdre ma famille."

Un soir qu’elle rentrait d’un concert avec un ami hollandais, son père s’est mis a crier "prenons un couteau et qu’on en finisse avec elle" dit-elle. "Il ne m’a pas tué, il m’a jeté un sort, c’était très effrayant" rajoute-elle.

Elle s’est enfuie, et bien qu’elle vive dans une autre ville, elle dit qu’elle continue d’avoir peur de ses frères qui ont juré de se venger. Elle a suivi des cours au collège et a eu des petits boulots et ne se sent pas concernée par la religion. "Je ne me sens pas discriminée ici, les jeunes filles marocaines peuvent trouver du travail plus facilement que les garçons qui ont mauvaise réputation" selon elle.

Les changements dans la vie des femmes musulmanes en Europe sont inégaux. Beaucoup sont encore forcées de faire des mariages arrangés, alors que d’autres trouvent leur indépendance. Les changements sont difficiles à mesurer en France ou la loi interdit de recueillir des données basées sur l’origine ethnique ou la religion. Mais en Hollande, un signe parlant c’est le nombre croissant des divorces parmi les émigrés. Selon les statistiques du gouvernement hollandais, les divorces dans les familles d’émigrés ont augmenté de 46% depuis 2000, et dans les familles turques de 42 % sur la même période, dont la majorité à l’instigation des femmes semble –t-il.

Les femmes sont aussi à l’avant-garde des tendances libérales chez les musulmans, publiant des critiques et des études sur les obstacles et abus auxquels elles sont confrontées. En Allemagne, Seyran Ates, une avocate allemande d’origine turque, et Necla Kelk, une sociologiste d’origine turque, ont publié récemment des livres qui ont largement été lus, sur l’oppression des jeunes filles musulmanes par leurs familles. Le livre de Melle Kelek "la fiancée étrangère" un best seller, dénonce la détresse de ses jeunes filles souvent illettrées amenées de la campagne turque comme "esclaves modernes" pour leurs maris et leurs belles familles.

D’autres femmes se battent pour obtenir des changements en utilisant la loi. Mimount Bousakla, dont la famille est du Maroc, est membre du parlement belge. Ayaan Hirsi Ali, née en Somalie, est député hollandaise. Elles ont été élevées comme musulmanes, et ont fait pression pour obtenir des lois pour aider les femmes, inclus d’élever l’âge légal de mariage pour protéger les fiancées "importées" et imposer des sanctions plus sévères aux hommes qui tuent les femmes pour sauver l’honneur de la famille. En France, un mouvement appelé
"ni putes ni soumises" s’est développé en 2003, qui a aidé des femmes musulmanes abusées à obtenir l’aide d’avocats, de docteurs et de psychologues. (Les associations d’aide aux femmes en France n’ont pas attendu ce mouvement pour aider les femmes musulmanes en détresse ndlt).

Comme les femmes musulmanes tirent avantage de la démocratie et des libertés civiques en Europe, la question reste de savoir si l’impact d’une minorité éduquée ne sera pas continuellement remis en question par l’arrivée de jeunes fiancées souvent peu éduquées venant d’Afrique du Nord, du Pakistan, de Turquie, et du Moyen Orient. Et comme l’Europe est entrain de revoir sa politique d’intégration défaillante, la place des femmes musulmanes est à nouveau dans le champ de mire. Des voix critiques se sont élevées, parmi elles celles d’émigrées, pour dire qu’au nom du respect de la diversité culturelle, les européens ont autorisé l’oppression de femmes musulmanes en leur sein. De plus en plus de femmes musulmanes disent que les politiques d’intégration ont trop souvent été orientées vers les hommes et doivent plus se concentrer sur les femmes.

Senay Ozdemir, une citoyenne hollandaise d’origine turque, éditrice de Sen un nouveau magazine pour les femmes émigrantes, est parmi celles-ci. Sen veut dire VOUS en turc. "Manifestement, les femmes sont la clé de l’intégration", dit –elle. "Si une femme ne peut pas ou ne veut pas s’intégrer dans un nouveau pays, cela a une incidence sur toute la famille. Elle isolera ses enfants"

Maryse Simons – Paris 28 décembre. Paru le 29 décembre 2005 New York Time électronique copyright NYT - Site du NYT

Traduction bénévole pour information à caractère non commercial par MD pour Planète Non Violence.

L'Aid El Kebir et l'Islam

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Jeudi 5 Janvier 2006
Mireille Delamarre

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