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Falsifier le Fascisme pour Diaboliser l’Iran

Les néo conservateurs, champions de la guerre et du militarisme, utilisent souvent des noms et adjectifs tel que fasciste ou Hitler pour caractériser les opposants à la politique US-Israélienne au Moyen Orient, afin de justifier leur agenda de «changement de régime» dans la région.



Falsifier le Fascisme pour Diaboliser l’Iran

Falsifier le Fascisme pour Diaboliser l’Iran

Dans leur course effrénée pour paver le chemin d’une frappe militaire contre l’Iran, des personnalités connues du lobby néo conservateur pro Israel se sont embarqués dans une campagne vicieuse en comparant ce pays avec les premières années de l’Allemagne Nazie et son président, Mahmoud Ahmadinejad, à Hitler.

Ces champions de la guerre et du militarisme sont les mêmes personnages, prompts à appuyer sur la gâchette, qui ont aidé à orchestrer la guerre criminelle contre l’Irak, à partir d’horribles mensonges et de fabrications criminelles de preuves. Au lieu d’être tenus pour responsables pour tous les macabres mensonges et la fabrication de preuves, on les laisse libres une nouvelle fois de battre les tambours de guerre – cette fois contre l’Iran.

Parmi ces militaristes civils, les plus virulents sont Norman Podhoretz, conseiller de haut rang en matière de politique étrangère auprès du candidat (ex ndlt) républicain Rudy Giuliani, le sénateur du Connecticut Joseph Lieberman, et le dirigeant du parti Likoud d’Israël, Benjamin Netanyahu. Ceux-ci font partie de la direction du « parti de la guerre » qui comprend entre autres, le Vice Président Dick Cheney à la Maison Blanche, et Elliot Abrams au Département d’Etat.

Les accusation sauvages de Fascisme de Podhoretz contre Ahmadinejad, l’Iran et l’Islam – parfois à la limite du délire et de l’auto parodie – sont énumérées sans complexe dans son récent livre « World Word IV : The Long Struggle Against Islamfascisme » - Quatrième Guerre Mondiale : Le Long Combat Contre l’Islamofascisme. Bien que ce soit Elliot Cohen qui soit à l’origine du concept de Quatrième Guerre Mondiale, Norman Podhoretz a été celui qui a popularisé le concept. Décrivant la Guerre Froide comme étant la Troisième Guerre Mondiale, il a entrepris d’expliquer à la fois le raisonnement de projection de la Quatrième Guerre Mondiale et les stratégies pour la gagner.

Pour expliquer la « conflagration mondiale en gestation » qu’il prédit comme soit disant liée à l’Islam militant, il commence par poser l’hypothèse que « cette force maligne de l’islamisme radical » a comme objectif de «conquérir notre terre» et de détruire «tout ce à quoi l’Amérique est attachée ». Après un long discours détaillé expliquant comment et pourquoi l’Islam est incompatible avec le progrès et la modernisation, et comment par conséquent il représente une menace sérieuse pour les valeurs occidentales, il affirme alors que «pour repousser la menace de l’Islam militant », les Etats-Unis ont besoin de s’engager résolument dans une longue guerre à l’extérieur, dans le monde musulman, qu’on peut appeler la « Quatrième Guerre Mondiale. » (1)

Benjamin Netanyahou (un grand ami de Nicolas Sarkozy ndlt) a aussi fréquemment appelé l’administration Bush a lancer une attaque contre l’Iran, justifiant cela par le fait que «comme l’Allemagne Nazie », l’Iran est une menace pour la paix mondiale. « C’est 1938 et l’Iran est l’Allemagne. Et l’Iran mène une course pour s’armer de bombes atomiques…… Croyez le (Ahmadinejad) et stoppez le…..C’est ce que nous devons faire. Tout le reste est dérisoire. » Tandis que le président iranien « nie l’Holocauste » (il ne le nie pas, il a simplement dit qu’il fallait laisser aux historiens la possibilité de l’étudier sans à priori, notamment chiffré ndlt), Netanyahou a dit : « il prépare une autre Holocauste pour l’état juif ».

La façon dont le Sénateur Lieberman caractèrise Ahmadinejad comme étant un autre Hitler, est plus subtile et indirecte : « je suis fier d’avoir co-sponsorisé une résolution bipartisane appelant à un changement de régime en Iran, parce qu’il y a certains dirigeants avec lesquels vous ne pouvez pas négocier. Regardez ce qu’Ahmadinejad a dit. L’Histoire nous rappelle dans le cas d’Hitler et d’Osama BenLaden qu’ils ont dit exactement ce qu’ils ont finalement fait… Nous devons travailler avec des gens en Iran, qui haïssent ce gouvernement, pour les aider à le renverser. » (3)

Quiconque un temps soit peu familiarisé avec les caractéristiques socio économiques et historiques du Fascisme réfutera ces accusations sauvages et ces caractérisations de l’Iran comme étant bidon. Ahmadinejad diffère d’Hitler sur des points essentiels.

D’abord pour commencer, Ahmadinejad est un dirigeant issu de la base, un combattant, et non un agent ou collaborateur du monde des affaires, comme cela a été et serait le cas des personnalités fascistes ou fascisantes. En fait, il est arrivé au pouvoir en défiant et en se présentant contre le candidat du monde des affaires à la présidence, alors que des dirigeants fascistes comme Hitler ou Mussolini ont été promu par le monde des affaires.

Deuxièmement, Hitler représentait un pouvoir expansionniste impérial. Par contraste, Ahmadinejad (et le gouvernement iranien en général) représente un défi ou une force anti capitaliste au Moyen Orient, qui n’a aucune ambition expansionniste ou des revendications territoriales.

Troisièmement, Hitler était un dictateur sans rival ni opposant. Il avait le monopole complet du pouvoir, non seulement il commandait les forces armées allemandes, mais il contrôlait aussi toutes les branches du gouvernement et, en fait, la société allemande entière. Par contraste, Ahmadinejad n’est pas un dictateur, c’est un président élu, avec peu de pouvoir. Le vrai pouvoir se trouve entre les mains du dirigeant « Suprême » l’Ayatollah Ali Khamenei qui est le commandant en chef de toutes les forces armées iraniennes. Khamenei a le dernier mot sur toutes les questions de politique étrangère.

Ahamdinejad est aussi constamment défié sans répit à la fois par le parlement et l’appareil judiciaire. Par exemple, la législature a rejeté plus des 2/3 de ses recommandations pour la nomination des ministres, ce qui veut dire que cela a pris presque un an avant que son gouvernement soit au complet.

En tant qu’individus intelligents et éduqués, Lieberman, Podhoretz, Netanyahou et leur cohorte de néocons, doivent certainement connaître toutes ces différences frappantes entre Hitler et Ahmadinejad, ou entre l’Iran d’aujourd’hui et l’Allemagne Nazie de la fin des années 30.

Alors pourquoi ignorent-ils de telles différences et falsifient-ils délibérément les caractéristiques historiques du Fascisme ?

La réponse est claire : ils veulent justifier une autre guerre d’agression, une frappe militaire contre l’Iran.

La question la plus fondamentale cependant c’est pourquoi veulent-ils attaquer l’Iran ?

La réponse, en bref, c’est que l e lobby pro Israël est déterminé à éliminer tout obstacle à l’occupation continuelle de la terre palestinienne. Et comme l e Lobby considère l’Iran comme l’un des obstacles, il est donc amené à diaboliser ce pays pour en faire la prochaine cible d’une frappe militaire. Toutes les autres raisons invoquées publiquement ou sous entendues, comme les intérêts nationaux, les idéaux démocratiques, la technologie nucléaire de l’Iran, et d’autres encore, sont simplement des prétextes farfelus pour accomplir cet objectif essentiel.

Il y a bien sûr des facteurs et des forces qui s’y ajoutent derrière cet élan pour attaquer l’Iran. Par exemple, le président Bush et les néo conservateurs en poste dans son administration, espèrent qu’en accusant l’Iran d’armer les résistants irakiens, ils peuvent accuser l’Iran d’être responsable de leur échec désastreux en Irak. Ils espèrent aussi qu’en étendant la guerre à l’Iran ils pourront éviter ou empêcher les appels pour que ceux responsables de la guerre illégale en Irak aient des comptes à rendre et/ou soient traduits en justice.

Une autre force qui anime ce plan d’attaque de l’Iran, c’est le lobby de l’armement et les puissants contractuels du Pentagone qui voient l’extension de la guerre à l’Iran comme une expansion indéniable de leurs fortunes économiques. La politique néo con du président Bush de guerre et de militarisme profite à l’industrie de l’armement et au monde des affaires qui profite de la guerre.

Alors c’est évident que les forces principales derrière le Juggernaut de la guerre contre l’Iran sont conduites non pas par les intérêts du peuple américain, ou les « intérêts nationaux » comme l’affirment les champions de la guerre et du militarisme, mais par des intérêts spéciaux puissants qui convergent vers la guerre et des convulsions politiques au Moyen Orient : les intérêts économiques du lobby de l’armement et les intérêts géopolitiques du lobby pro Israël.

Puisque les intérêts de ces deux forces ayant chacune une grande influence convergent vers la guerre et les conflits internationaux au Moyen Orient, souvent elles se soutiennent dans leur poursuite de la guerre et du militarisme dans la région. De même, ce qui est plus important, elles coordonnent leur politique et /ou leur agenda politique pour influence la politique étrangère US dans cette zone. (4)

Bien qu’il n’y ait aucune alliance formelle entre ces deux puissantes forces, leur collaboration peut souvent être constatée dans leurs points de vue identiques sur la politique étrangère US au Moyen Orient. Institutionnellement, cette collaboration est de facto pratiquée via un certain nombre de boîtes à penser militaristes telles : Project for the New American Century, the American Enterprise Institute, Jewish Institute for National Security Affairs, Center for Security Policy, Middle East Media Research Institute, Middle East Forum, Washington Institute for Near East Policy, and National Institute for Public Policy.

Un examen rapproché des dossiers de ces boîtes à penser montre qu’elles sont établies principalement pour servir comme fronts institutionnels pour dissimuler les relations douteuses entre le Pentagone, et ses principaux contractuels, et le lobby israélien, d’un côté, et les politiciens néo conservateurs va t-en guerre de l’autre. Les principaux points de la politique étrangère de l’administration Bush, dont la guerre en Irak et les plans pour frapper l’Iran, ont été principalement conçus dans ces boîtes à penser. (5)

C’est ironique- en fait tragique – que les dirigeants sionistes durs, qui nous rappellent constamment (et à juste titre d’ailleurs) de ne pas oublier les atrocités du Fascisme, falsifient de manière aussi cynique les caractéristiques socio –économiques et historiques du Fascisme pour l’utiliser au service de leur agenda, à courte vue et peu judicieux, pour le Moyen Orient. Ils espèrent – en vain – pouvoir maintenir l’occupation de la terre palestinienne par la force, et qu’en détruisant l’Iran et/ou d’autres opposants à l’occupation, la question palestinienne en quelque sorte disparaîtra. Pourtant comme l’a dit feu Albert Einstein, on ne peut faire la paix que par la compréhension pas par la force.

Qualifier Ahmadinejad et ou l’Iran de fasciste c’est encore plus ironique (c’est un cas parfait de chutzpah – culot) compte tenue du fait que les politiques expansionnistes et l’agression unilatérale promues par les personnalités dirigeantes du néo-conservatisme sont plus comparables aux politiques d’Hitler d’invasion d’autres pays qui ne l’avaient pas provoqué, que la politique étrangère de l’Iran qui respecte la souveraineté de ses voisins et n’affiche aucune ambition territoriale ou plan d’agression militaire contre un quelconque pays.

Les champions néo conservateurs de la guerre et du militarisme utilisent souvent des noms et adjectifs tels que fasciste ou Hitler pour caractériser des opposants à la politique US-israélienne au Moyen Orient pour justifier leur agenda de « changement de régime » dans la région.
Une telle utilisation délibérée ou opportuniste d’une rhétorique politique à des fins politiques néfastes représente une interprétation totalement erronée des structures sociales et développements historiques.

Le Fascisme ne peut pas être défini ou caractérisé de façon capricieuse. C’est une catégorie historique spécifique qui est né de circonstances ou structures socio économiques particulières. On ne peut l’appliquer de manière hasardeuse à n’importe quel système socio économique ou dirigeant politique qui est en conflit avec l’agenda néo conservateur de changement de régime au Moyen Orient.

On ne peut pas non plus réduire le Fascisme aux « péchés » de personnalités politiques et de dirigeants de l’Allemagne Nazie, ou aux problèmes pathologiques de l’esprit d’Hitler. Tandis que cette sorte de jugement simpliste et obscurcissant peut réussir à faire endosser l’uniforme d’Hitler à des actes horribles que le système capitaliste peut occasionnellement engendrer, de telles réductions de jugement ne seraient pas très utiles si les objectifs étaient d’éviter les conditions sociales pouvant conduire à une résurgence du Fascisme.

Hitler n’était pas plus responsable de la montée du Fascisme en Europe que le président George W. Bush l’est de la montée des militaristes néo conservateurs aux Etats-Unis, ou pour le contrôle de la politique étrangère US au Moyen Orient par ceux qui représentent les intérêts militaires- industriels- Likoud.

Certaines critiques amicales attribuent les politiques militaristes agressives du Sionisme militant aux souvenirs traumatisants du Fascisme et des brutalités associées commises à l’encontre de personnes juives. Ainsi, le commentateur politique Jim Lobe écrit, par exemple, « l’horrible expérience de la communauté juive au XXème siècle, qui a ainsi culminé avec l’Holocauste Nazi, est essentiel pour comprendre la façon de penser néo conservatrice. » (6)

Tandis que cela peut expliquer la « façon de penser » des Sionistes radicaux, et leur politique de militarisme unilatéral, cela ne justifie pas leurs plans de guerre et de « changement de régime » aux Moyen Orient. Les Palestiniens et d’autres peuples Arabes/Musulmans, n’avaient rien à voir avec l’Holocauste Nazi. Que ces peuples aient été soumis à des punitions horribles pour les crimes commis par d’autres, défie simplement toute logique – sans parler du sens de la justice.

Des idéologues sionistes à tendance dure comme Lieberman, Podhoretz , Netanyahou et leur cohorte malavisée du lobby pro Israël, qui utilisent une terminologie douteuse tel qu’Hitler ou Fascisme en référence aux opposants à leurs politiques d’agression, donnent une mauvaise représentation du Fascisme, en tirant des leçons erronées, et punissant à tort des peuples pour les crimes de ce dernier. Avec des amis comme ces Sionistes fanatiques, le peuple juif n’a pas besoin d’ennemis.

Ismael Hossein Zadeh – 27/11/07 Middle East Online

References

(1) Norman Podhoretz, “World War IV: How It Started, What It Means, and Why We Have to Win,” Commentary (September 2004), .
(2 ) Evan Derkacz, “Netanyahu cries: "Hitler! Hitler! Hitler!" alternet.org (Posted on November 17, 2006), .
(3) Joseph Lieberman in Connecticut 2006 Senate general campaign Debate, .
(4) Ismael Hossein-zadeh, The Political Economy of U.S. Militarism (Palgrave-Macmillan 2007).
(5) Ibid.
(6) Jim Lobe, “New Book Attacks Neo-Cons from the Right,” commondreams.org (August 5, 2004), .

Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

Ismael Hossein-zadeh est professeur d’économie à l’Université Drake et l’auteur de The Political Economy of U.S. Militarism (Palgrave-Macmillan 2007).

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Jeudi 1 Mai 2008
Mireille Delamarre



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