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Vendredi 12 Mars 2010
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archives sciences écologie 2004-2008
Environnement, Mondialisation et GénocideL’environnement est la ligne directe entre mondialisation et génocide. Les politiques et pratiques des institutions de mondialisation (tels que le FMI et la Banque Mondiale) et les pratiques des nations qui se transforment pour une « participation » au sein d’une économie capitaliste du libre marché mondialisé, ont pour conséquences la destruction de l’environnement et la destruction des peuples qui y vivent. Que ce soit le réchauffement mondial induit par la «modernisation » détruisant l’Arctique et les Inuits qui vivent là bas, ou les Touaregs et Fulanis du Niger, ou la destruction qui se propage en Afrique, les pratiques et conséquences de la mondialisation moderne sont destructrices.
Pénurie d'Eau
Environnement, Mondialisation et Génocide
Michael Fay un défenseur des ressources naturelles s’est exprimé de manière plutôt directe sur ces relations lors d’une interview accordée à Sadia Lafti du National Geographic sponsorisée par Megaflyover d’Afrique pour documenter les effets des «Empreintes Humaines »
Fay a dit qu’il croyait que l’aide internationale à l’Afrique devait être transformée pour préserver les ressources de base du continent au lieu de les extraire pour les nations riches. Les ressources naturelles et la gestion de leur conservation devraient faire partie du psyché des gouvernements africains et des peuples dans le monde entier pour aider les pays africains a devenir plus auto suffisants, de sorte que le monde ne continue pas à les voir comme des endroits en crise constante, a-t-il dit. Fay a dit qu’il avait vu des charniers en Afrique du Sud dévastée par le SIDA de même que des hippos désydratés dans le parc national de KATAVI en Tanzanie, résultat a-t-il dit des efforts de développement de la culture du riz par la Banque Mondiale, qui a rapporté de l’argent mais a détourné l’eau pour la vie sauvage… «Le Darfour, selon mon opinion, c’est quelque chose que nous aurions pu voir il y a 30 ans» a dit Fay, se référant à une région au Soudan où plus de 100 000 personnes sont mortes et des millions ont été déplacées pendant les deux années de combat entre les tribus d’africains noirs et les milices arabes. Fay a pointé les signes d’alerte écologiques : un espace d’habitat limité, peu de productivité de biens et une «empreinte» humaine lourde. La «famine» au Niger est provoquée par le refus de donner aux gens de la nourriture gratuite, à la fois par le gouvernement nigérien et l’ONU, dans la crainte de perturber son nouveau capitalisme de libre marché. Le sort des Touaregs et des Fulanis est lié à cela et à la sécheresse (influencée par le réchauffement planétaire ?) qui ont pour conséquences que ces tribus sont obligées de parcourir des kilomètres pour trouver suffisamment de nourriture pour leurs cheptels. Cette situation a provoqué la mort de 70% de leurs cheptels comme noté dans la revue Médical News aujourd’hui : «Pour ces peuples, perdre leurs animaux c’est comme perdre leurs économies. Sans leurs animaux ils n’ont aucun moyen de survivre. 12 siècles de culture nomade sont menacés d’extinction si ces peuples n’obtiennent pas une aide à long terme pour garder leurs moyens de subsistance» a dit Natasha Koforworola Quist, la directrice régionale d’Oxfam pour l’Afrique de l’ouest. S’il y a refus de nourrir des gens quand il y a à disposition de la nourriture, par crainte de « perturber » l’économie capitaliste, alors qu’elle chance il y a-t-il d’obtenir de la nourriture pour les cheptels de ces tribus ? Aucune. Donc, la catastrophe environnementale influencée par l’humain est aggravée par l’influence de la mondialisation, ayant pour résultat le génocide de peuples. Eliminer la base de survie des peuples est l’une des «primes d’encouragement » pour «rallier» la «communauté mondiale». La réalité de la modernisation est terriblement destructrice de l’environnement. Les exigences de la mondialisation imposant aux nations de transformer leur économie en économie exportatrice (détourner et détruire la terre et les ressources au nom du «développement») sapent directement la capacité de survie en dehors du «système», pour une grande partie du monde luttant pour survivre en son sein. Dans des groupes très isolés comme ceux des Inuits au nord, cela veut dire que le réchauffement climatique détruit l’environnement dont ils dépendent eux et leur culture. Pour ceux comme les Touaregs et les Fulanis, cela veut dire la mort à cause d’un désastre fabriqué. Je pense que la destruction est intentionnelle ou au moins connue comme «le prix» du processus de mondialisation. La destruction de la base de survie des peuples est un processus historique de conquête. Un exemple c’est la destruction délibérée des bisons par le gouvernement US pour éliminer les tribus des plaines. Alors, «l’industrie» est entrée en action. Le cuir des bisons a été utilisé pour les courroies des machines de la révolution industrielle. De telles pratiques retirent aux peuples leurs capacités de survie, et les cultures qu’ils ont. Quand les moyens de subsistance sont enlevés, et qu’en conséquence une grande partie de la population meurt, alors les peuples sont obligés de se déplacer dans le paradigme dominant pour survivre. Les peuples tribaux des Etats-Unis ont été forcés de vivre dans des réserves et de dépendre du gouvernement pour de «l’aide» (qui était fréquemment refusée et est toujours refusée). Il en sera certainement ainsi avec les Touaregs et les Fulanis alors que leur mode de vie est ébranlé. Une fois les troupeaux morts ainsi que de nombreuses personnes, les survivants rejoindront les masses de pauvres du Niger. L’idéologie qui prévaut c’est qu’à la fois le «développement» et la «modernisation» sont les directions à prendre. Pour les Etats-Unis, et j’imagine pour la plupart des grandes nations jouant le jeu de la mondialisation, ces peuples vivent une vie arriérée et archaïque et doivent entrer dans le XXIème siècle «pour leur bien». Finalement (s’ils font partie du petit nombre sélectionnés) ce qu’il restera, c’est un mémorial à la culture dominante idéalisée pour un peuple décimé – une voiture ou une arme qui porteront leur nom. Les Touaregs ont atteint un tel statut avec VW qui explique le nom de son 4x4 comme «honorant» un peuple farouche et fier. La décimation des peuples indigènes comme le reste de la « nature » (la culture « occidentale » les classe dans la catégorie nature) constitue juste le coût de la modernisation. Les transformer en ce qu’il y a « d’utile » et de « profitable ». C’est « mieux » pour eux, et mieux pour « nous ». Il y a moins de préoccupation pour le génocide que pour l’écocide – même si les deux sont inextricablement liés. Cependant, les peuples «modernes» devraient voir un signe d’alerte dans l’extinction de peuples entiers et de modes de vie. Ceux qui vivent le plus prêts de la terre sont les premiers à ressentir les effets de sa destruction, car la base de la vie pour tous est entrain d ‘être détruite – cela prendra juste un peu plus de temps pour frapper ceux qui contrôlent les ressources. Il y a une triste ironie dans le fait que la voie qui a conduit le monde là où il est n’est pas reconnue comme un paradigme qui a échoué. Alors que le monde grogne et que des peuples et des cultures meurent, la décision c’est de foncer de l’avant à toute vitesse. On peut espérer que les peuples se lèveront à temps pour changer la voie sur laquelle nous sommes, mais ce changement est déjà trop tardif pour des milliers de cultures. En espérant que des peuples comme les Touaregs et les Fulanis puissent vivre suffisamment longtemps pour voir ce changement. Rowan Wolf – 24/04/07 Axis of Logic - Site http://www.uncommonthought.com/mtblog/archives/ 2005/08/21/environment_globalization_and_genocide.php Traduction bénévole Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org Afrique: l'industrie du diamant continue de financer des conflits sanglants Rallye Paris Dakar : assassiner des enfants n'est pas un sport Banque Mondiale: sexe, argent et néocons Dimanche 13 Mai 2007
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