Ajmal Amir Kasab, qui a attaqué avec sont coéquipier la gare de train de Chhatrapati Shivaji de Bombay, faisant plusieurs dizaines de morts, et dont la photo a fait le tour du monde, est un attaquant survivant dont l'attitude est douteuse.
Jusqu'à présent il a été impossible d'établir avec certitude ses origines ansi que son âge (21 ou 24 ans ?). Alors que son coéquipier a été abattu, il s'en ai sorti avec quelques blessures superficielles aux mains et au cou, et selon la presse a plaidé pour qu'on ne le tue pas ce qui est en parfaite contradiction avec l'attitude générale jusqu'auboutiste adoptée par les autres attaquants. Les enquêteurs parlent d'avoir recours au "serum de vérité" (une technique dangereuse qui peut laisser des séquelles durables physiques et psychologiques) pour s'assurer de la véracité de ses "confessions" qui restent pour l'instant sujettes à extrème caution ne faisant que confirmer des informations générales connues sur le LET, soit disant à l'origine de ces attaques alors que ce groupe dés le départ a nié toute implication.
Mais ce qui est le plus troublant concernant Kasab c'est cette photo ci dessus (après vérification, les photos disponibles en ligne montrent toutes ce cordon orange ndlr) affichés sur tous les écrans TV du monde entier. Si on regarde attentivement cette photo il porte au bras droit un bracelet orange *. Attacher un cordon ou une ficelle orange au poignet est une pratique hindoue et il est peu probable qu'un musulman, spécialement endoctriné pour mener de telles attaques, puisse porter un tel cordon orange.
Certains ont dit de cette opération que c'était une opération sous faux pavillon -
Lire l'article en anglais de Michel Chossudovsky sur Mondialisation ca, ou, pour d'autres, une attaque par un groupe non musulman, des extrémistes indous (c'est déjà arrivé par le passé).
D'autre part, selon une dépêche d'Aijaz Hussain (AP 06/12/08) dans le cadre de l'enquête sur les attaques, la police indienne a arrêté deux indiens accusés d'acheter illégalement des cartes SIM de téléphones portables et de les avoir revendues aux attaquants. L'un de ces deux indiens est un officier de police d'une unité de contre insurrection qui pourrait avoir été en mission clandestine, assigné auprès du groupe, autrement dit avoir infiltré le groupe.
Des officiers de haut rang dans le Cachemire indien, centre de tensions entre l'Inde et le Pakistan, ont demandé que l'officier, Mukhtar Ahmed, soit relaché, affirmant qu'il était l'un d'entre eux et qu'il était en mission d'infiltration de groupes militants du Cachemire. Ces cartes SIM ont été achetées en utilisant des faux documents dont des papiers d'identité de personnes décédées. Ces cartes permettent à leurs utilisateurs d'utiliser les services téléphoniques sans dévoiler leur véritables identités.
C'est Tauseef Rahman, le deuxième indien arrêté, qui a vendu les cartes à Ahmed qui les a fourni au groupe d'attaquants de Bombay. C'est la police de Srinigar, la principale ville du Cachemire indien, qui a prévenu la police de Calcutta qu'Ahmed était un de "leurs hommes". Selon un haut gradé de la police de Calcutta, Rajeev Kumar, Ahmed est un officier des forces spéciales de police, apparternant pour partie à un réseau de contre insurrection dont les membres sont en général d'anciens militants. Ces forces spéciales sont financées par un fond spécial du ministère fédéral des affaires intérieures.
"Parfois nous utilisons nos hommes engagés dans des opérations de contre insurrection pour fournir des cartes SIM aux militants pour que nous puissions suivre leur trace" a dit l'officier. Ahmed a été recruté il y a cinq ans après la mort de son frère tué par le groupe Lashkar -e-Taiba, qui avait découvert que ce dernier était un informateur.
Par conséquent, logiquement, les services de contre insurrection indiens pouvaient, grâce à ces cartes SIM, savoir ce que ce groupe tramait.
Pourquoi ne sont-ils pas intervenus avant pour prévenir les attaques ?
* Sur la signification du bracelet orange (l'orange étant une couleur centrale dans l'Hindouisme) : lors de la fête hindoue de Rakshabandham qui a lieu en Août et qui symbolise l'amour que porte une sœur à son frère ( le mot Raksha signifie "protection" et Bandham signifie "liens"), à cette occasion, et après un échange de bonbons, les femmes hindoues offrent des bracelet en corde (le rakhi) à leurs frères ou à un homme qu'elles considèrent comme leur frère. En retour, les hommes promettent de les protéger.
Synthèse Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org