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Iran

En 2003 L’Iran a fait une proposition secrète aux Etats-Unis pour résoudre leurs différents. Les néo cons l’ont bloquée.

Alors qu’un des thèmes majeurs de propagande de l’Administration Bush (et des gouvernements israéliens) a été et reste la menace iranienne de destruction de l’état sioniste, l’Iran avait proposé en 2003 des concessions importantes dont celle d’une paix avec Israël, contre une reconnaissance américaine de ses besoins en matière de sécurité et de son rôle comme puissance régionale



En 2003 L’Iran a fait une proposition secrète aux Etats-Unis pour résoudre leurs différents. Les néo cons l’ont bloquée.

En 2003 L’Iran a fait une proposition secrète aux Etats-Unis pour résoudre leurs différents. Les néo cons l’ont bloquée.

L’Iran a offert en 2003 de faire la paix avec Israël, de couper toute aide matérielle aux groupes armés palestiniens et de faire pression sur eux pour qu’ils cessent toutes les attaques dans les frontières israéliennes de 1967, selon une proposition secrète iranienne faite aux Etats-Unis.

La proposition de deux pages pour un accord élargi entre l’USA et l’Iran couvrant tous les problèmes séparant ces deux pays, dont une copie a été obtenue par IPS (International Press Service), a été transmise au gouvernement américain fin avril ou début mai 2003. Trita Parsi, un spécialiste de la politique étrangère iranienne à l’Université Johns Hopkins d’Etudes Supérieures Internationales qui a fourni le document à IPS, dit qu’il l’a obtenu d’un fonctionnaire iranien en début d’année, mais ne peut pas en révéler la source.

Le document de deux pages contredit la politique officielle de l’Administration Bush comme quoi l’Iran est engagée à la destruction d’Israël et sponsorise le terrorisme dans la région.

Parsi dit que le document est une synthèse d’une proposition de négociation beaucoup plus détaillée, dont il a eu connaissance en 2003, par l’intermédiaire américain qui l’a délivré au département d’état fin avril début mai 2003. L’intermédiaire n’a pas encore accepté d’être identifié selon Parsi.

La proposition de négociation iranienne indiquait clairement que l’Iran était prêt à mettre fin à son rôle de sponsor des groupes armés dans la région en échange d’un accord plus étendu avec les Etats Unis. Ce que les iraniens voulaient en retour, comme suggéré dans le document lui-même, de même que par des experts qui observent la politique iranienne, c’était une fin de l’hostilité des USA et la reconnaissance de l’Iran comme une puissance légitime dans la région.

Avant la proposition de 2003, l’Iran avait attaqué les gouvernements arabes qui soutenaient le processus de paix israélo palestinien. Le document portant proposition de négociation lui cependant offrait « l’acceptation de la déclaration de la ligue arabe de Beyrouth » qui est aussi mentionnée sous le nom de « l’initiative saoudienne, une approche pour deux états.

En mars 2002 la déclaration de Beyrouth représentait pour la Ligue arabe la première acceptation du principe de la terre contre la paix de même qu’une paix compréhensible avec Israël en échange d’un retrait israélien des territoires occupés en 1967. L’Iran, par ces concessions, se serait alignée sur la politique de l’Egypte et de l’Arabie Saoudite, parmi ceux des pays qui bénéficient de relations proches avec les américains.

Une autre concession dans le document c’était « l’arrêt de tout soutien matériel aux groupes d’opposition palestiniens (Hamas, Jihad…) à partir du territoire iranien, en même temps qu’une « pression sur ces organisations pour qu’elles arrêtent leurs actions violentes contre des civils à l’intérieur des frontières d’avant la guerre des six jours de 1967. »

Encore plus surprenant, étant donné la relation extrêmement proche entre l’Iran et l’organisation chi’ite libanaise du Hezbollah, la proposition se proposait « d’agir pour que le Hezbollah devienne une organisation exclusivement politique au sein du Liban. »

La proposition iranienne offrait également la possibilité d’accepter des contrôles plus stricts de l’AIEA en échange d‘un « accès total à la technologie nucléaire à des fins pacifiques ». Elle offrait « une coopération totale avec l’AIEA, basée sur l’adoption par l’Iran de tous les instruments adéquats (93+2 et tous les protocoles additionnels de l’AIEA) ».

Ceci faisait référence aux protocoles qui exigeait de l’Iran que les inspecteurs de l’AIEA puissent avoir accès à tout endroit qu’il demanderait à voir, qu’il ait été déclaré par l’Iran ou non. Cela aurait rendu plus difficile pour l’Iran de conduire en secret des activités nucléaires sans être repéré.

En contrepartie de ces concessions qui contredisaient la rhétorique publique de l’Iran sur Israël et les forces anti Israël, la proposition d’accord secret iranien cherchait à obtenir l’accord des Etats-Unis sur une liste d’objectifs iraniens. La liste comprenait une demande que « les Etats-Unis mettent fin à leur attitude hostile et rectifient le statut de l’Iran dans ce pays » de même que « l’abolition de toutes les sanctions ».

Etait aussi inclue dans les objectifs de l’Iran « la reconnaissance des intérêts légitimes sécuritaires de l’Iran dans la région en matière de capacité de défense. » Selon un certain nombre de spécialistes de l’Iran, les objectifs de sécurité et la reconnaissance officielle du statut de l’Iran comme pouvoir régional étaient au centre des intérêts iraniens dans le cadre d’un accord large avec les Etats-Unis.

La négociation d’un accord avec les Etats-Unis qui ferait progresser les intérêts sécuritaires et géopolitiques fondamentaux de l’Iran dans la région du Golfe Persique en échange de la reconnaissance de l’existence d’Israël et d’autres concessions iraniennes ont été discutés depuis longtemps parmi les fonctionnaires iraniens de la sécurité nationale aux échelons le plus élevés, selon Parsi et d’autres analystes de la politique nationale iranienne de sécurité.

Une menace iranienne de détruire Israël a été un thème majeur de la propagande de l’Administration Bush depuis des mois. Le 10 mars, Bush a dit « le président iranien a annoncé son désir de détruire notre allié, Israël. Ainsi quand on commence à entendre ce qui est dit et son désir de développer l’arme nucléaire, alors vous commencer à y voir un problème de sécurité nationale grave. »

Mais en 2003, Bush a refusé qu’il soit fait une quelconque réponse à l’offre iranienne de négocier un accord qui aurait accepté l’existence d’Israël. Flynt Leverett, alors le plus ancien spécialiste sur le Moyen Orient au Conseil National de Sécurité s’est souvenu au cours d’un interview avec IPS que « seulement quelques jours » s’étaient écoulés entre la réception de la proposition iranienne et un message transmis à l’ambassadeur suisse exprimant le mécontentement qu’il ait transmis cette proposition à Washington.

L’intérêt pour un tel accord est encore très vivant à Téhéran malgré le refus des Etats-Unis de répondre à la proposition de 2003. Le professeur turc de relations internationales Mustafa Kibaroglu de l’Université de Bilkent écrit dans le dernier bulletin du Middle East journal que des « analystes hauts placés » d’Iran lui ont dit en juillet 2005 que « la reconnaissance formelle d’Israël par l’Iran pourrait également être possible si une « bonne affaire » pouvait être conclue entre les Etats-Unis et l’Iran. »

La proposition d’offrir de renoncer au principal aiguillon (antiaméricanisme ndt) de la République islamique et à sa politique anti israélienne risquait de rencontrer une forte opposition des conservateurs extrémistes parmi les mullahs qui ont organisé la répression contre le mouvement réformiste en 2004, et qui ont soutenu le président Mahmoud Ahmadinejad lors de l’élection de l’année dernière.

Cependant, beaucoup d’opposants conservateurs au mouvement de réforme en Iran ont aussi soutenu un accord négocié avec les Etats-Unis qui profiterait à l’Iran, selon Paul Pillar, l’ancien fonctionnaire des renseignements nationaux sur l’Iran. « Certains des durs acceptent l’idée même que si on peut faire une affaire avec le diable, il faut la faire » a – t- il dit dans une interview accordée à IPS le mois dernier.

Parsi dit que le chef suprême de l’Iran l’Ayatollah Ali Khameni qui détient l’autorité suprême en matière de politique étrangère était « directement impliqué » dans la proposition iranienne, selon des fonctionnaires hauts placés de la sécurité nationale iranienne qu’il a interviewé en 2004. Khameni s’est lui –même aligné sur les conservateurs en s’opposant au mouvement pro démocratique. »

Source un article de Gareth Porter / IPS intitulé « Iran proposal to US offered peace with Israel « publié le 25 mai sur www.antiwar.com
Copyright IPS traduction bénévole pour information à caractère non commercial par MD pour Planete Non Violence.

Note

Le Dc Haggai Ram* de l'Université Ben Gourion dans le Negev (Israel), auteur d'un livre intitulé " Reading Iran in Israel. The Self and The Other, Religion and Modernity" (Appréhender l'Iran en Israel. Soi et l'Autre, Religion et Modernité) note que durant la présidence de Mohammed Khatami en Iran, il y avait des appels plus fréquents pour une solution juste et pacifique au conflit israélo palestinien. Selon Ram, apres les attentats du 11 septembre et tout particulièrement aprés l'invasion de l'Afghanistan par les américains, il existait une possibilité de rapprochement entre les Etats Unis et l'Iran. Ram attribue l'échec des contacts pour favoriser ce rapprochement aux efforts israéliens pour présenter l'Iran comme source alimentant le conflit, internationaliser celui ci de façon à ce qu'il devienne partie intégrante de " la guerre contre le terrorisme".

Remarques

L'objectif premier des israéliens (manoeuvres diplomatiques et celles de leurs agents d'influence aux USA) était de manipuler les différents USA Iran pour faire passer leur guerre d'occupation colonisation contre le peuple palestinien comme faisant partie de " la guerre contre le terrorisme" tout en rajoutant de l'huile sur le feu des relations américano iraniennes et ce afin de conserver leur rôle dominateur au Moyen Orient. De même, l'affaiblissement de la première puissance mondiale (enlisement en Afghanisatan et surtout en Irak) fait le jeu des sionistes, qui peuvent ainsi imposer leur dicktat dans cette région.

Bref les soldats américains font le sale boulot contre les pays que les sionistes considérent comme menaçant leur hégémonie régionale, et qu'ils n'ont de cesse de voir démantelés, divisés et en proie à des conflits interethniques.

Les GIs morts depuis le début de la guerre en Irak sont-ils morts pour l'état sioniste ?

Jusqu'où l'administration américaine ira-t-elle au service des interêts sionistes, qui sont contraire aux interêts américains à long terme dans la région, comme certains dans le camp des "réalistes" aux Etats Unis l'ont déjà fait remarqué ?

* Source haaretz.com



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Mercredi 31 Mai 2006
Mireille Delamarre

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