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Election en Iran : Obama Lance Les "Revolutions Twitter"

Avec l'Administration Bush, les US interféraient dans la politique intérieure d'autres pays pour placer à leur tête leurs marionnettes soit par la force militaire (guerres d'Afghanistan, Irak...) soit par ce que l'on a appelé les "Révolutions Colorées". L'Administration Obama est plus "tendance" et lance les "Revolutions Twitter" comme on peut le constater au lendemain de l'élection présidentielle en Iran.



Election en Iran : Obama Lance Les "Revolutions Twitter"

Les pions américains sur l'échiquier intérieur de l'Iran De Bush à Obama

Dans un article publié le 7 Juin 2008 dans le New Yorker, intitulé " Preparing the battlefield : the Bush administration steps up its secret moves against Iran ( préparer le champ de bataille, l'Administration Bush intensifie ses actions secrètes contre l'Iran)" le célèbre journaliste d'investigation américain, Seymour .M. Hersh avait déjà averti de ce qui est entrain de se dérouler actuellement en Iran.

"L'année dernière( 2007 ndlt) le Congrés a accepté la demande du Président Bush de financement d'une importante escalade des opérations clandestines contre l'Iran selon des sources militaires et du renseignement en poste et à la retraite, et des sources au sein du Congrès. Ces opérations, pour lesquelles le président a demandé jusqu'à 400 millions de $ ont été décrites dans une Synthèse Présidentielle signée de Bush comme ayant pour objectif de déstabiliser la direction religieuse du pays. Les activités clandestines comprennent le soutien aux minorités arabes Ahwazi et aux groupes Baluchi ainsi qu'à d'autres groupes dissidents....

" Mais l'ampleur et l'étendue des opérations en Iran, qui impliquent la CIA et le JSOC ( Joint Special Opérations Command) ont été significativement développées selon ces sources. Une grande partie de ces activités ne sont pas spécifiées dans cette nouvelle Synthèse et certains dirigeants au Congrès se posent des questions quant à leur nature....

"D'après la loi fédérale, une Synthèse Présidentielle, document classé hyper top secret, doit être promulguée lorsqu'une opération clandestine des services secrets est activée et au minimum, les dirigeants Démocrate et Républicain au Sénat et au Congrès doivent être mis au courant ainsi que les membres de haut rang de leurs comités respectifs sur les services secrets - le Gang des Huit ainsi appelé..."


Ainsi donc, il est clair que lorsqu' Obama a pris ses fonctions à la Maison Blanche en Janvier 2009 il a été mis au courant de ces opérations clandestines et comme il n'a pas annulé cette Synthèse ni n'en a promulgué de nouvelle, cela veut dire qu'il l'a faite sienne. Quand il feint de ne pas vouloir interférer dans les affaires intérieures de l'Iran c'est pur mensonge. Elu comme candidat Démocrate, il se trouve que la majorité au Congrès est depuis 2006 celle de son parti et que par conséquent les Démocrates ont donné leur feu vert secrètement à ces opérations, alors même que leur candidat à la présidentielle, Barak Obama, avait dit qu'il favorisait les discussions directes et la diplomatie. De plus ce sont eux qui donnent actuellement leur accord pour continuer à financer ce genre d'opérations clandestines de déstabilisation à l'intérieur de l'Iran.

En d'autres termes Obama prône cyniquement le dialogue tout en essayant de renverser le régime de Téhéran par le biais d'opérations clandestines financées par le Congrès à majorité Démocrate, et pousse l'arrogance jusqu'à condamner toute attitude hostile de l'Iran vis à vis des US. L'objectif derrière tout cela apparaît de plus en plus clair : faire échouer les discussions en accusant l'Iran d'en être responsable afin d'avoir recours à une opération militaire qui ne sera pas contestée ni par l'opinion publique américaine, ni par l'opinion publique mondiale après une vaste campagne de délégitimisation du régime de Téhéran. Et il semble pour le moment que les anti guerre et ceux qui se revendiquent de la "gôche" aux US et ailleurs soient tombés dans le piège à voir les réactions sur les sites d'infos alternatifs et le monde de la blogosphère qui applaudissent à la "révolution Twitter" en Iran et y prête main forte faisant ainsi le jeu de la CIA et autres bureaux à l'intérieur de l'administration Obama qui travaillent d' arrache-pied pour déstabiliser l'Iran.

Seymour Hersh continue en précisant ce que contenait cette synthèse.

"La Synthèse se concentrait sur le fait de saper les ambitions nucléaires de l'Iran, et d'essayer de saper le gouvernement par le biais d'un "changement de régime" selon ce qu'a révélé une personnes familière de son contenu et comprenait " travailler avec des groupes d'opposition et faire passer de l'argent". La synthèse fournissait toute une série de nouvelles activités dans le Sud de l'Iran, et dans des zones à l'Est ou l'opposition politique Baluchi est forte, a dit cette personne.

"Ces opérations se font en parallèle à celles du JSOC, qui se concentre sur des opérations clandestines essentiellement à caractère militaire. Mais la CIA et les agents locaux ont les moyens de communication adéquats pour entrer en contact avec les agents du JSOC et travaillent avec eux pour faire passer des agents, de l'argent, du matériel en Iran à partir d'une base obscure située dans l'Ouest de l'Afghanistan. Le JSOC a quant à lui après les attaques du 11 Septembre reçu carte blanche pour ses opérations dont celles d'assassinats ciblés, car G.W. Bush a signé à l'époque un Ordre Exécutif l'y autorisant sans avoir à en référer au Congrés américain...

"Une grande partie de ces activités peuvent être menées par des dissidents en Iran, et non pas par des Américains sur le terrain. L'un des problèmes avec " passer de l'argent" (pour utiliser le terme de la personne familière avec la Synthèse) lors d'une activité clandestine c'est que c'est difficile de contrôler où va l'argent et à qui il profite. Malgré cela, l'ancien officier des renseignements a dit : " nous nous exposons à cause du transfert de nos armes et de nos équipements de communication. Les Iraniens pourrons avancer l'argument que l'opposition a été inspirée par les Américains. Combien de fois avons nous essayé cela sans poser les bonnes questions ? Le risque pris en vaut-il la peine ? " L'une des conséquences possibles de ces opérations serait une répression violence iranienne contre l'un de ces groupes dissidents, qui pourrait fournir une raison à Bush pour intervenir"


Actuellement, ce peut être effectivement la raison recherchée par l'Administration Obama pour intervenir militairement ce qui expliquerait la retenue des autorités iraniennes face à l'agitation post élection menée par le groupe dissident de Mousavi parrainé par Rafsanjani pour ne pas tomber dans le piège américain, et la recherche d'appuis extérieurs notamment auprès de la Russie et de la Chine, qui viennent d'apporter leur soutien au président iranien ré élu, Mahmoud Ahmadinejad, ces deux pays ayant l'habitude de ce genre d'opération de déstabilisation menée contre eux par les US.

La partie d'échec Obama Ahmadinejad a commencé.


Obama lance les "Révolutions Twitter"

Selon une dépêche AP intitulée " Washington intervient auprès de Twitter pour les Iraniens", Le département d'Etat américain est intervenu auprès de la direction de Twitter pour qu'ils reportent une opération de maintenance prévue lundi et qui aurait privé certains jeunes iraniens de l'un de leurs moyens de communication privilégiés après les résultats de l'élection donnant Mousavi battu. Twitter a fait savoir sur son site Web qu'il annulait cette opération de maintenance en raison du "rôle d'important outil de communication que joue actuellement Twitter en Iran". Une décision politique qui aura de graves conséquences dans le futur et qui signale une volonté de l'Administration Obama de contrôler tous les nouveaux moyens de communication dont Twitter pour défendre ses propres intérêts politiques. Demain, Obama pourra demandé à Twitter de fermer son activité pour des raisons de "sécurité intérieure" par exemple en cas de forts mouvements de protestation liés à la dégradation des conditions de vie de nombreux Américains. C'est le signe flagrant d'une collusion sans précédent entre pouvoir politique et pouvoir médiatique qui renvoie aux pratiques de régimes dictatoriaux.

Mais la "Révolution Twitter" en Iran a commencé bien avant l'élection présidentielle sous les auspices du réseau d'universités privées de Rafsanjani, Azad. Un article du New York Times du 10/06/09, intitulé " dans l'élection en Iran, l'ex dirigeant travaille à chasser le président" détaille la campagne de communication via le net de Mousavi le poulain de Rafsanjani. Le New York Times est à l'administration Obama ce qu'était en son temps la Pravda à la direction de l'ex Union Soviétique.

"Dans une salle transformée pour l'occasion en pc de guerre pour la campagne, dans le Nord de Téhéran, deux douzaines de jeunes femmes, foulards sur la tête, et Tchadors noirs, entrent des données sur l'élection dans des ordinateurs 24h sur 24, tandis que des hommes se précipitent autour d'elles leur apportant des sondages d'électeurs et des cartes des districts.

"Ce centre nerveux dans la campagne pour déloger Mahmoud Ahmadinejad, le président de l'Iran avec une ligne politique dure, n'est pas dirigé par l'un des trois candidats qui s'opposent à lui dans l'élection trés contestée vendredi.

"Au lieu de cela, cela fait partie d'une rivalité amère qui se passe dans les coulisses et qui a aidé à définir la campagne opposant Mr Ahmadinejad à l'homme qu'il a battu à l'élection précédente, Ali Akbar Hashemi Rafsanjani, ancien président qui a occupé deux fois les fonctions et qui est l'homme le plus riche et le plus puissant d'Iran."


L'article du New York Times précise que ce pc de campagne est dirigé par le fils de Rafsanjani, Medhi Hashemi Rafsanjani, 39 ans, et est basé à l'université islamique Azad, que son père a crée. C'est là, selon le NYT, que des jeunes femmes sont payées 20 à 30 $ par jour pour travailler en se relayant 24h sur 24 pour collecter et regrouper les données portant sur l'élection.

"Cela fonctionne en parallèle avec le système du ministère de l'intérieur" qui supervise l'élection, a dit le jeune Rafsanjani avec un sourire. "Mais le notre est secret", selon ce le NYT qui reprend les propos du fils Rafsanjani.

"L'équipe universitaire de campagne a développé son propre logiciel pour mener des sondages électoraux, et a fourni 1000 téléphones équipés de ce logiciel à des agents participant à la campagne, qui sillonnent le pays pour remplir des questionnaires en face à face. Ils tapent les réponses directement sur les téléphones, et puis les transmettent au pc de Téhéran par texto, a dit Mr Rafsanjani. Les sondages sont effectués presque en continu, et le dernier montre Mr Mousavi obtenant au moins 56% des votes comparé à 42 % pour Ahmadinejad, a-t-il dit."

On peut raisonnablement faire remarquer que ces sondages "à la Rafsanjani" sont enveloppés d'un "secret" glauque quant aux méthodes scientifiques utilisées pour les réaliser, et sur l'origine de ce "logiciel providentiel" utilisé pour mener cette campagne intensive de sondages. La suite des évènements en Iran risque bien de nous en révéler tôt ou tard la provenance et le financement (en référence aux opérations clandestines US).Le fils Rafsanjani n'a-t-il pas lui-même évoqué le côté "secret" de sa technologie?!

Il est également fort possible que les médias occidentaux ce soient appuyés sur les données transmises par le pc de campagne du fils Rafsanjani pour accuser le président Ahmadinejad de fraude. Cela vaut également pour le président du parti de l'étranger qui squatte l'Elysée. Nous les mettons au défit de citer la provenance de leurs informations.

L'indulgence du NYT pour les Rafsanjani est également significative. On sait tout de suite de quel côté de la balance penche l'Administration Obama dans cette élection, quelque soit les mensonges que ce dernier a pu et continuera de déverser.

L'utilisation de techniques de campagne électorale hypersophistiquées dans un pays où les réseaux de communication ne sont pas des plus performants, et ou le secteur de la Haute Technologie dépend encore massivement de l'extérieur contrairement à celui de la défense qui fonctionne de plus en plus en autarcie, reste sujet à caution.

Qui a fourni ce matériel et l'argent pour une campagne d'une telle ampleur ? Le clan Rafsanjani a été accusé de corruption et peut être facilement soudoyé.

La campagne de délégitimisation post élection en Iran ne peut se faire qu'avec des appuis extérieurs comme on l'a vu avec l'intervention du Département d'état US auprès de Twitter.

Une interférence américaine de plus dans cette révolution "tendance" fomentée par Obama,
la première "Révolution Twitter".


A lire aussi :" De Mossadegh à Ahmadinejad, La CIA et le laboratoire iranien par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire

Jeudi 18 Juin 2009
Mireille Delamarre

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