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Echec de la Blitzkrieg Aérienne Sioniste au Liban – La Sixième Guerre : Israel a déjà Perdu la Guerre de Ghayth Armanazi

Alors que l’armée israélienne en lançant des attaques aériennes illégales, cruelles, vengeresses sur des infrastructures civiles au Liban croyait gagner sa blitzkrieg en quelques jours, force est de constater que c’est actuellement militairement un fiasco. Les erreurs et faiblesses de « Tsahal », malgré les ballets incessants et mortifères des F16 décollant des aéroports et bases militaires cibles des roquettes du Hezbollah, change la donne au Moyen Orient. La Sixième Guerre, comme elle est appelée dans les pays arabes, qu’elle qu’en soit l’issue, a libéré un sentiment de puissance libératrice chez les peuples arabes et musulmans, qui aura un effet à long terme, sur un « Nouveau Moyen Orient », ce rejeton qui risque de réserver bien des surprises aux conquérants américano sionistes



hélicoptères d'attaque israéliens
hélicoptères d'attaque israéliens

L’armée israélienne surprise par l’échec de sa guerre aérienne

Le nouveau chef d’état major israélien, ex chef d’état major de l’armée de l’air, croyait que la plupart des opérations militaires futures conduites par l’armée israélienne seraient de nature aérienne. Les dirigeants de l’armée étaient convaincu que grâce à la supériorité en matière de communications et leur supériorité aérienne, ils n’auraient même pas besoin des nouvelles bombes américaines « bunker buster » ( bombes à pénétration souterraine à l’UA) pour déloger les dirigeants du Hezbollah de leurs cachettes souterraines.

Actuellement, cette vision de la force aérienne comme la panacée a été fortement ébranlée. Le lieutenant général Dan Halutz et ses conseillers ont été sidérés par l’échec de la guerre aérienne d’Israël contre le Hezbollah, l’armée de l’air ayant menés d’intenses bombardements sur les quartiers généraux du Hezbollah dans Beyrouth, alors que ce dernier continuait de lancer ses roquettes contre Israël. « Le pouvoir aérien ce n’est pas la réponse dans ce cas » selon un officier de haut rang. « On doit aller d’un bunker servant de cache d’armes du Hezbollah à l’autre. Certains de ces bunkers sont à une profondeur de 7 mètres et ne peuvent être détruits par l’aviation, même si on peut les repérer ».

L’armée de l’air en a fait l’expérience à Beyrouth alors que les avions de combat pensaient détruire les quartiers généraux du Hezbollah. Les responsables militaires ont reconnu que les 23 tonnes d’explosifs n’ont pu pénétrer les épaisses parois du commandement général souterrain.

Il y a seulement un mois, le lieutenant colonel Itay Brun, expliquait le concept de l’armée israélienne. Ce concept conçoit l’armée comme opérant principalement en utilisant des unités spéciales, soutenues par la puissance aérienne.

Comme Brun le décrivait, la plupart des opérations seraient menées à partir de l’espace aérien. Les avions de combat détruiraient les positions de la guérilla, les hélicoptères cibleraient les combattants ennemis, tandis que les avions sans pilote sélectionneraient et feraient la chasse aux cibles. La plupart de ces tactiques seraient aussi utilisées dans une guerre conventionnelle.

« Le prochain défi c’est de gagner la guerre contre le « terrorisme » et les guérillas à partir de l’espace aérien », avait dit Brun, conseiller du chef d’état major le général en chef Dan Halutz.

Mais les hauts responsables militaires ont rapidement appris que le Hezbollah n’était pas une version shi’ite de l’insurrection palestinienne dans la bande de Gaza. Pendant des années, l’armée de l’air s’est vantée de sa capacité à tuer les chefs de l’insurrection palestinienne tout en passant sous silence son incapacité à stopper les tirs de roquettes des villes de Gaza, situées à seulement 3 kilomètres d’Israël.

« Nous combattons une organisation « Hezbollah » bien plus capable qui nous tient avec un couteau sous la gorge et oblige 12% de la population israélienne à vivre dans les abris et paralyse toute la région nord du pays » a dit le Gl Ido Nehushtan.

« La guerre aérienne, aussi agressive et efficace qu’elle est été, on a encore besoin d’opérations au sol » selon le Général en chef Benny Ganz, qui dirige les forces terrestres.

Comme l’armée de l’air reçoit 60% du budget de l’armée, l’entraînement militaire pour ces forces terrestres a été réduite au minimum, et les unités de véhicules blindés réduites de manière significative.

Les réservistes ont oublié à quoi ressemblait l’intérieur d’un tank. Les stocks de l’armée ont été réduits bien en dessous du nécessaire, puisque les services de renseignements de l’armée ont rejeté toute possibilité d’une guerre conventionnelle contre Israël.

Ces deux dernières années, le commandement des forces terrestres a géré le programme digital de l’armée, dont le coût s’élève à 1 billion de dollars, et qui vise à relier les forces terrestres entres elles de même que la coordination avec l’armée de l’air et la marine.

Aujourd’hui, la technologie avancée israélienne a été incapable de détecter, encore moins de stopper les attaques du Hezbollah. Des sources militaires ont dit que le Hezbollah a rapidement développé des méthodes pour pénétrer le système frontalier d’Israël le C4I (commandement, contrôle, communications, ordinateurs et services de renseignements) en s’appuyant sur des détecteurs de pointe et une très importante surveillance aérienne.

Le Hezbollah, selon ces mêmes sources, a appris comment désactiver les caméras et comment exploiter des zones aveugles pour franchir en la découpant la clôture frontalière et attaquer les positions militaires israéliennes. Ils ont dit que c’est comme cela qu’une petite force du Hezbollah a attaqué un poste frontalier israélien le 12 juillet et capturé 2 soldats.

L’armée a reconnu que pendant plus d’une heure les commandants sont restés dans l’ignorance que des soldats avaient été capturés et emmenés au liban. Les commandants ont dit qu’ils avaient été pris par surprise par la maîtrise par le Hezbollah des armes anti-tanks, des mortiers, et des manoeuvres de groupes de la taille d’un régiment.

« Il se peut que nos priorités ne soient pas bien définies » a dit le Gl en chef de réserve Yiftah Ron-Tal, qui jusqu’en 2005 a été à la tête du commandement des forces terrestres.

Pour certains stratèges, le concept israélien de la puissance aérienne était vouée à l’échec. Au cours d’une conférence à l’université de Tel Aviv en mars, le général en chef de réserve Yaalkov Amidror, un ancien chef de la recherche dans les services de renseignements, a prévenu que l’infanterie et les tanks sont restées plus souples et plus résistantes que l’aviation.

« Les décideurs doivent comprendre les limites de l’armée de l’air « selon Amidror. « Je pense que l’armée de l’air n’a pas suffisamment conscience de ses faiblesses».

Des analystes militaires américains, ont, quant à eux, affirmé que la plus grande surprise pour la communauté des renseignements Us avait été quand le Hezbollah a lancé un missile de croisière C-802 d’origine chinoise le 14 juillet contre un bateau de guerre israéliens porteur de missiles. Pour eux, c’était plus qu’un coup réussi, c’était un avertissement envoyé par l’Iran de ce qui attendait les américains dans le golfe s’il se hasardait à l’attaquer.

Un membre du personnel du Congres américain qui suit les capacités des forces armées au Moyen Orient a dit avoir été impressionné par la facilité avec laquelle le Hezbollah a touché des bases militaires israéliennes. Selon lui, à cause des roquettes envoyées par le Hezbollah, l’armée israélienne a été obligée de retirer ses avions et ses hélicoptères de bases situées à plus de 40 Kms de la frontière libanaise.

D’après lui, « c’était troublant de voir la retraite israélienne ». Cela pourrait avoir des répercussions significatives lors de conflits futurs. »

Sources des informations : World Tribune .com 21 juillet 2006


Israël a déjà perdu la guerre - À partir de maintenant, ce sera difficile – et un acte solitaire – d’être une voie modérée au Moyen Orient

Peut être que la guerre d’Israël au Liban peut encore durer quelque temps, mais, quel qu’en aient été les intentions et les objectifs, Israël a perdu ce qu’une station satellite arabe a appelé « La Sixième Guerre », en référence à la longue liste de conflits majeurs qui ont impliqué Israël depuis la première guerre de 1948.

Chaque guerre est gagnée ou perdue non pas selon les statistiques froides de matériels ou de vies – ou même de territoires- perdus ou dévorés par les protagonistes à la fin des hostilités. Plutôt, on doit le voir à travers une vision stratégique d’ensemble qui émerge de la poussière de la bataille. La Sixième Guerre va laisser une marque indélébile sur cette vision – et cela ne sera pas beau à voir pour les israéliens et leurs soutiens américains.

Les arabes de cette génération ou de celles précédentes, dont la vie s’est déroulée à l’ombre des effets cumulatifs d’années pendant lesquelles ont leur a dit que rien ne pouvait résister à la puissance d’Israël, sont entrain de se réveiller à une nouvelle réalité. Si quelques milliers, au plus, de combattants, munis d’armes légères, mais avec une volonté de fer, peuvent tenir tête au monstre qu’ils redoutent tant, qu’est ce qui peut les arrêter, avec tout le potentiel qu’ils ont, pour au moins pourfendre le dragon de leurs cauchemars. C’est une idée qui inévitablement prendra de la force, non seulement chaque jour que la guerre dure, mais avec les souvenirs, les légendes et les mythes brisés que cette guerre séme et qu’Israël est condamnée à récolter.

C’est cette même réalité qui s’est emparée des dirigeants israéliens des qu’ils se sont rendus compte de ce contre quoi ils se dressaient. Shimon Pères, le député premier ministre, a tire la conclusion correcte quand il a dit « c’est une guerre de survie ». Il sait ce qui est en jeu. De plus, lui, ensemble avec les dirigeants israéliens passés et présents, est responsable du destin auquel il a condamné son peuple.

Pas un seul de ces dirigeants n’a eu l’honnêteté de dire à leurs concitoyens, alors qu’ils les tiraient d’une guerre « victorieuse » à une autre, que toutes ces victoires à la Pyrrhus ne peuvent jamais soumettre un peuple consumé par la rage et l’injustice, qui a décidé que le tort qui avait été fait doit être redressé – quel qu’en soit le coût. Aucun de ces dirigeants ne s’est jamais confronté à ces problèmes de conscience, supprimés, ou n’a jamais relayé une quelconque trace de ces problèmes à son opinion publique.

A cause de cet état de déni derrière lequel il se retranche, Israël a toujours une seule réponse à ceux qui défie sa tyrannie brutale : encore plus de brutalité et de tyrannie. C’est au cœur de cette logique qui le conduit à mener cette guerre contre le Liban. C’est une vieille logique que les dirigeants israéliens utilisent pour tromper leur peuple en lui faisant croire qu’il est en sécurité tant qu’il possède une redoutable machine à tuer.

Aujourd’hui, cette suprématie est mise en doute avec des effets à long terme mortels. Le peuple israélien peut se rallier autour de son gouvernement alors que ce dernier promet une « victoire au coin de la rue » qui tient encore à un fil. Mais cette promesse mincit de plus en plus et conduira le plus convaincu, Erud Olmert, à désespérer de ses tactiques.

En fait, le sort d’Olmert et de son gouvernement ne sera qu’une note marginale quand les historiens se pencheront sur ce grand tournant dans la longue narration du conflit israélo arabe.

Beaucoup plus significatif sera son impact durable sur la balance de pouvoir politique, psychologique et au final militaire dans la région. L’effet de la résistance tenace des combattants du Hezbollah à l’armée conquérante d’Israël, sera très puissant quelque soit les détails de l’arrangement pour mettre fin au conflit libanais qui sera probablement aussi instable que les arrangements précédents.

Dans le passé, toute force étrangère qui est venu au Liban « pour garder la paix » l’a quitté la queue entre les jambes – et il n’y a pas de raison de croire que la « force multinationale » putative, fera mieux. Cependant, par de là le Liban, il y a ce sentiment qui se propage comme un feu sauvage à travers tout les mondes arabe et musulman. C’est le sentiment de puissance libératrice créée par la légende de Bint Jbeil et d’autres batailles qui sont déjà entrées dans le folklore populaire.

C’est cette puissance libératrice qui pourrait éventuellement décider du sort non seulement d’Israël mais de tous ces gouvernements des pays arabes qui sont perçus par leurs peuples comme ayant depuis trop longtemps « vendu » leur fausse idée d’impuissance arabe afin de cacher leurs propres incompétences et leur corruption.

Ceux à Washington qui rêvent d’un Nouveau Moyen Orient vont effectivement être témoins des douleurs de l’enfantement d’un tel rejeton. Cependant, ils seraient bien inspirés de considérer la forme et la nature de cette nouvelle création. S’ils croient vraiment que cela va correspondre à l’image qu’ils s’en font sur leur agenda fantaisiste, alors c’est qu’ils vivent vraiment au pays des merveilles. A partir d’aujourd’hui, ce sera difficile – et un acte solitaire – d’être un modéré au Moyen Orient.

Ghayth Armanazi st écrivain et ancien ambassadeur de la Ligue arabe à Londres

Article publié le 11 août 2006 sur The Independent
Article en anglais

Israel Armes Chimiques et Biologiques

Dimanche 13 Août 2006
Mireille Delamarre

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