Monde Arabe

Documents compromettants de l'Autorité Palestinienne: le Hamas va fournir des copies aux pays arabes concernés- Eclairage sur les positions du Hamas

"Damas (IPC)- - Le dirigeant suprême politique du Mouvement Hamas Khaled Mechaal a affirmé que son Mouvement était entrain de classer des documents secrets sécuritaires qu'il avait saisi des défunts appareils de sécurité de l'Autorité Palestinienne dans la Bande de Gaza, et a promis de fournir des copies de ces documents de renseignements aux pays arabes concernés." Eclairage sur les positions du Hamas



Le Mur, Alexandro Gatto, Italie 25/04/06. Copyright  www.irancartoon.com
Le Mur, Alexandro Gatto, Italie 25/04/06. Copyright www.irancartoon.com

Mechaal: Le Hamas va fournir des documents sécuritaires secrets aux pays arabes concernés.

Damas (IPC)- - Le dirigeant suprême politique du Mouvement Hamas Khaled Mechaal a affirmé que son Mouvement était entrain de classer des documents secrets sécuritaires qu'il avait saisi des défunts appareils de sécurité de l'Autorité Palestinienne dans la Bande de Gaza, et a promis de fournir des copies de ces documents de renseignements aux pays arabes concernés.

Les promesses de Mechaal ont été faites lors d'une interview avec le journal égyptien Al Ahram et le journal de masse basé dans les Emirats Arabes Unis Al- Khaleej vendredi dans lesquelles il a aussi affirmé que la relation entre le Hamas et l'Egypte était paisible et sur la bonne voie.

Dans les moments qui ont suivi la prise de contrôle militaire par le Hamas de l'étroite Bande de Gaza, l'Egypte a décrit l'action comme un coup, mais quelques jours plus tard, le président égyptien Hosni Moubarak a mis en sourdine sa critique et a appelé à un dialogue national entre les palestiniens.

Selon Mechaal, la délégation du Hamas pour les discussions inter palestiniennes au Caire a fait part aux égyptiens des malversations de la tendance mutine du Fatah de Mohammed Dahlan dans la Bande de Gaza fournissant des documents pour preuve de leurs accusations, qui a – t- il dit, aidé à apaiser la position égyptienne et la rendre plus rationnelle.

Il a aussi affirmé que le Mouvement a été forcé de mener une action militaire après qu'il eut réalisé que la direction du Fatah n'était pas sincère pour mettre fin aux pratiques de ces mutins après qu'ils soient devenus influents au sein du Fatah.

« Vous pouvez dire que l'action militaire du Hamas dans la Bande de Gaza était comme un remède que nous été forcé de prendre « a dit Mechaal alors qu'il faisait l'analyse des évènements de Gaza, niant les accusations comme quoi le Hamas s'est précipité pour mener une action militaire sans donner une chance aux négociations politiques.

Il a aussi nié que le dirigeant de haut rang du Fatah, Hani Al-Hassan l'ait averti concernant les plans contre le Hamas de la tendance mutine disant : « le Hamas possède un appareil de renseignement efficace sur le terrain qui connaît toutes les petites et grandes choses de la Bande de Gaza. »

De plus, le dirigeant politique suprême du Hamas a nié les accusations d'Abbas concernant une tentative du Hamas pour l'assassiner, affirmant : « c'est une histoire fabriquée, et celui qui a accusé le Hamas de ce plan doit produire une preuve pour soutenir ses accusations. »

Cependant, Mechaal a reconnu qu'un certains nombre de « petites » erreurs avaient été commises par un certain nombre de cadres du Hamas tandis qu'ils exprimaient leurs sentiments personnels à propos des évènements de Gaza, affirmant que le Hamas n'avait pas sanctionné ces remarques mais les a considéré sous l'angle psychologique, venant de cadres qui avaient beaucoup soufferts aux mains des appareils sécuritaires de l'Autorité Palestinienne.

Il a aussi repoussé les accusations que le Hamas était impliqué dans le kidnapping du reporter de la BBC Alan Johnson, affirmant que bien que les kidnappeurs (l'armée d'Islam) de Johnson aient participé avec le Hamas à la capture du soldat en service de l'armée israélienne Gilad Shalit l'année dernière, le groupe a décidé de rompre les liens avec le Hamas et en a établi avec un certain nombre de dirigeants du Fatah avant d'adopter une voie indépendante.

« En fait, les kidnappeurs de Johnson se sont aperçus qu'ils ne pouvaient plus garder Johnson en captivité plus longtemps à cause du calme et du climat de paix qui prévalaient dan la Bande de Gaza, alors qu'auparavant ils exploitaient le chaos du vide sécuritaire rampant dans l'étroite Bande « a affirmé Mechaal.

Quand on lui a demandé si l'action militaire du Hamas contre la « tendance Dayton » dans la Bande de Gaza avait produit plus de tendances Dayton et même des tendances encore plus dures en Cisjordanie, Mechaal a répliqué : « la tendance Dayton ne posait pas seulement une menace dans la Bande de Gaza ou en Cisjordanie, mais elle posait aussi une menace pour la totalité de la question palestinienne, planifiait de l'étrangler et d'en finir avec elle. »

En ce qui concerne les documents secrets de l'appareil de sécurité de l'AP en « déroute » saisis par les combattants du Hamas Mechaal a affirmé que son mouvement avait en effet saisi un « trésor de renseignements » et que le Mouvement travaillait jour et nuit à classer des documents volumineux pour préparer une mise à disposition pour chaque état arabe et musulman dont la sécurité nationale est concernée par ces documents.

Le Hamas avait révélé plus tôt que l'appareil sécuritaire de l'AP espionnait les pays arabes et musulmans et des personnalités connues politiques et religieuses pour le compte d'Israël et d'autres services de renseignements étrangers, de manière à mettre en danger la sécurité nationale arabe.

En plus, Mechaal a affirmé l'enthousiasme de son Mouvement pour démarrer un dialogue national, pour restructurer l'appareil de sécurité de l'AP sur une base nationale et professionnelle, et pour reconstruire l'OLP sur une base nouvelle et forte pour le bien de tout le peuple palestinien dans sa patrie et en diaspora.

Finalement, Mechaal a affirmé que le Hamas défendait et continuait de défendre la légitimité qui lui a été conférée par le peuple palestinien et que bien que les cadres du Mouvement en Cisjordanie aient été humiliés et arrêtés par les appareils de sécurité de l'AP, il a affirmé que le Hamas panseraient ses blessures non pas par faiblesse mais par patience et prudence.

« Ceux qui pensent que le Mouvement Hamas est faible en Cisjordanie sont en fait dans l'erreur et font une mauvaise interprétation de la patience du Hamas « a affirmé Mechaal.

Source PIC (Palestinien Information Center – http://www.palestine-info.com/en) /28/07/08

Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org


Eclairage sur la création et les positions du Hamas -Intervention Radio Galère Marseille 31/07/07

Il faut se replonger 60 à 70 ans en arrière. Le Hamas est un rejeton des Frères Musulmans, une organisation transnationale fondée en Egypte qui a établi des branches dans les années 30 et 40 en Jordanie, en Palestine, en Syrie et dans d'autres pays. La branche palestinienne des Frères Musulmans a été fondée par Saïd Ramadan, le père de Tariq Ramadan. Saïd Ramadan était l'un des fondateurs des Frères Musulmans. Gendre de son créateur Hassan al-Banna, il a établi cette organisation en Jordanie et à Jérusalem en 1945. Cette organisation s'est développée très rapidement durant les années 40, en tant que mouvement conservateur politique islamique qui bénéficiait du soutien de la famille royale hachémite de Jordanie et du roi d'Egypte.

Le Hamas fondé en 1987, a d'abord mené une activité sociale intense auprès de la population palestinienne dans les territoires occupés, construisant tout un réseau de cliniques, de mosquées, de garderies d'enfants, et d'autres institutions éducatives, grâce aux fonds récoltés notamment auprès des pays du Golfe dont l'Arabie Saoudite, mais aussi grâce à une bonne gestion. Cette activité s'est développée alors que les israéliens concentraient leur répression contre le Fatah et d'autres groupes palestiniens. Le chef spirituel du Hamas le Sheik Yassin qui a été assassiné par l'armée sioniste, et les dirigeants du Hamas ont acquis une réputation de bonnes pratiques administratives, sans corruption, et c'est ce côté non corrompu qui a valu au Hamas d'obtenir une majorité lors des élections législatives de janvier 2006.

Celui qui s'est imposé depuis comme le chef incontesté du Hamas c'est Kahled Mechaal. Il a été parmi ceux qui ont mis sur pied des branches du mouvement en Palestine et en-dehors de la Palestine, notamment à l'âge de 21 ans à l'Universite du Koweit où il étudiait, et où il a représenté le mouvement islamique au sein de l'Union Générale des Etudiants palestiniens de cette université. En 1997, dans la capitale jordanienne, Amman, Mechaal a survécu à une tentative d'assassinat par empoisonnement des services secrets israéliens, le Mossad. Actuellement, ce dirigeant du Hamas vit en exil en Syrie à Damas. Il est médecin, marié et père de sept enfants (trois filles et quatre garçons).

C'est à partir d'interviews de Mechaal qu'on peut actuellement connaître exactement les positions du Hamas, positions que l'on retrouve aussi d'ailleurs souvent dans les discours du premier ministre Haniyeh. Les informations transmises ici sont tirées de deux interviews et reprennent dans le texte les paroles de Khaled Mechaal :

1ere interview : Rencontre avec Khalid Mechaal, directeur du bureau politique du Hamas
Par Muhammad Abu Salim, chercheur irakien, in Al-Quds al-Arabiyy (quotidien arabe publié à Londres), 1er mars 2006

2ème interview : Le Hamas est prêt à une coexistence pacifique avec Israel à l'intérieur des frontières de 1967 Par Khaled Mechaal interview de Khaled Mechaal réalisée en anglais fin novembre 2006, à Damas, par Rainer Rupp, journaliste et économiste allemand. Elle a été publiée initialement le samedi 16 décembre par le quotidien allemand «junge Welt », distribué dans toute l'Allemagne

Depuis des années et des années, il est systématiquement suggéré dans les médias occidentaux que les services israéliens auraient joué un rôle déterminant dans la création du Hamas. L'idée serait que les Israéliens auraient aidé à créer le Hamas afin de diviser la résistance palestinienne et d'affaiblir le Fatah.

La réponse de Khaled Mechaal sur cette rumeur :

" … Malheureusement, ce bobard est véhiculé par des Arabes, des Arabes palestiniens. C'est une tentative de porter atteinte à l'image de notre mouvement. Pour nous, cette accusation est tellement ridicule que nous ne nous donnons même pas la peine de la démentir. C'est tellement illogique ! Comment Israël irait-il créer une organisation qui se consacre à la lutte contre lui ; comment cela peut-il être ?...De fait, durant les années 1970, la principale force qui combattait contre Israël était le mouvement Fatah. Par conséquent, Israël concentrait sa répression militaire contre le Fatah et contre d'autres groupes, moins nombreux, de la résistance palestinienne, qui existaient alors.

A l'époque, toutefois, le Hamas n'avait pas encore été réellement créé. Nous ne commencions qu'à peine à bâtir notre base sociale au sein de la société palestinienne, en nous focalisant totalement sur les questions sociales, en organisant une aide sociale, en construisant des hôpitaux et des écoles, en nous occupant des malades et des nécessiteux. A l'époque, nous étions engagés exclusivement dans des actions pacifiques. C'est la raison pour laquelle Israël ne faisait alors rien contre nous. En effet, à l'époque, les Israéliens ne savaient pas ce qui nous traversait l'esprit. Mais alors même que nous nous concentrions apparemment uniquement sur l'action sociale, en même temps, nous nous entraînions déjà, dans le plus grand secret, et nous préparions nos futurs projets de résistance. Les Israéliens, ne voyant pas ce danger, concentrèrent leur action répressive contre d'autres formations palestiniennes, et pas contre nous. Et c'est cette inaction des Israéliens envers nous que certains éléments arabes palestiniens hostiles au Hamas avancent comme « preuve » d'un soutien fantasmé d'Israël à la création du Hamas.

…Le Hamas a une pratique politique fondée sur la libre décision appuyée sur les droits et les intérêts de notre peuple et tirant sa force de notre force sur le terrain… car le poids politique ne saurait s'acquérir que par le poids sur le terrain, et non pas au moyen du simple soutien venu d'ici ou là…. Dans l'arène palestinienne, certains ne voient pas d'un mauvais œil l'idée de céder aux pressions extérieures… qui s'efforcent de s'immiscer dans nos questions intérieures… et de nous imposer des règlements de comptes sécuritaires et des projets de règlement, telle la “feuille de route”, ce qui l'a précédée et ce qui en découle : c'est là quelque chose qui ne saurait durer…”…La logique des concessions a été expérimentée, et elle a échoué lamentablement. Ceux qui ont reconnu Israël et fait des concessions, qu'ont-ils obtenu en contrepartie, pour le peuple palestinien, si ce n'est encore plus d'occupation, de colonies, de barrages, d'humiliations, la muraille raciste – insupportable ?…"


Sur la reconnaissance du "droit d'Israël à l'existence" *

La réponse de Khaled Mechaal :

« …Je pense que le monde occidental doit avoir compris, aujourd'hui, que le Hamas ne reconnaîtra jamais Israël. Comment pourrais-je reconnaître celui qui occupe mon pays ? Il est illogique d'exiger du Hamas qu'il reconnaisse Israël. C'est moi, la victime. L'homme qui n'est pas libre, c'est moi. Celui qui vit dans la diaspora, loin de son pays, c'est encore moi. Israël a obtenu une sorte de pays, qui a été imposé comme « fait accompli » par les Nations Unies. Nous, nous n'avons pas de pays. Plus de la moitié des Palestiniens vivent dans l'exil, pour la majorité d'entre eux dans des camps, et ils ne peuvent rentrer chez eux. A cause d'Israël, ils ne peuvent rentrer chez eux, et nous devrions reconnaître Israël ? Mais qui est dans son tort : c'est nous, ou bien c'est Israël ? »

Sur la solution de deux états avec Israel à l'intérieur des frontières de 1967, est-ce quelque chose d'absolument inacceptable pour le Hamas ?

Khaled Mechaal : « Non. Non. Permettez-moi de vous dire que le Hamas n'établira un Etat palestinien qu'à l'intérieur des frontières de 1967, qui incluent Jérusalem est et la Cisjordanie. Jusqu'à présent, Israël ne nous reconnaît pas ce droit. Tous les Palestiniens l'exigent. Mais Israël persiste à violer les droits des Palestiniens, et l'Occident ne veut pas contraindre Israël à reconnaître les droits des Palestiniens. Même quand le président Bush a évoqué un Etat palestinien, le moins qu'on puisse en dire, c'est que cet Etat était loin d'être défini avec une extrême précision. Et Ariel Sharon, ainsi, plus récemment, qu'Ehud Olmert, ont exprimé beaucoup de réserves au sujet de la proposition de Bush. Ils rejettent l'idée d'un Etat israélien à l'intérieur des frontières de 1967. Ils veulent un Etat d'Israël incluant des parties de la Cisjordanie. En réalité, le président Bush a même donné son accord à la proposition formulée par Sharon, selon laquelle Israël conserverait la totalité de Jérusalem. Et il a exprimé son accord avec Sharon à propos du choix du dirigeant palestinien idoine, prêt à accepter toutes ces concessions exorbitantes. »

Sur une autre rumeur fréquente dans les médias occidentaux et sionistes : le Hamas est généralement présenté comme étant absolument opposé à toute discussion avec Israël. Son unique volonté serait de jeter les juifs israéliens à la mer ?

Khaled Mechaal : « …Cela n'est pas la réalité. Tuer des juifs, ce n'est pas notre but.

Depuis des siècles, en Palestine, nous vivons pacifiquement avec des juifs et avec des chrétiens de nombreuses obédiences. Si nous luttons contre Israël, c'est parce que cet Etat occupe notre terre et opprime notre peuple. Nous combattons Israël afin de mettre un terme à cette occupation. Nous voulons vivre libres sur notre terre, exactement comme les autre peuples. Mais le mouvement sioniste est venu, du monde entier, occuper notre terre. Et le véritable propriétaire de ces terres a été chassé de chez lui. C'est ça, la racine du problème. En raison de multiples facteurs, nous acceptons aujourd'hui d'édifier un Etat palestinien à l'intérieur des frontières de 1967. Mais cela ne signifie nullement que nous reconnaissions Israël. Mais nous sommes prêts à conclure une trêve sur le long terme avec lui. En acceptant le statut d'Israël, sans pour autant le reconnaître… »


Pas de reconnaissance cela signifie –t-il poursuite du conflit, de la guerre ?

Khaled Mechaal :

"…Non. Il y a beaucoup d'exemples, dans le monde, dans lesquels la non-reconnaissance ne constitue absolument pas un facteur de guerre. Par exemple, la Chine et Taiwan ne se sont pas reconnus mutuellement, mais elles font du commerce entre eux et coopèrent. En écartant toute reconnaissance formelle, nous ne voulons tout simplement pas accorder à Israël la légitimité, étant donné que c'est lui qui, pour commencer, nous a pris nos terres....

Sur la rumeur occidentale et sioniste que le Hamas est un mouvement de fanatiques religieux, un mouvement avec lequel on ne doit pas discuter. (A noter que le Hamas après sa victoire aux législatives de 2006 a été invité à Moscou par le gouvernement laic russe, et en Syrie il est l'hôte d'un gouvernement laïc.)

Khaled Mechaal :

"… Eh bien, laissez-moi vous donner un exemple : nous avons, par exemple, de bonnes relations avec des chrétiens…Cette image de fanatisme religieux, qu'on nous colle sur le dos, a été fabriquée par Israël et l'administration américaine. C'est une image fallacieuse, qui ne reflète pas la réalité. Vous savez que l'administration américaine s'arroge le droit de catégoriser et de classifier les gens de la manière qui lui convient. Mais comment des pays d'Europe respectables, comme la Grande-Bretagne, l'Allemagne ou la France, peuvent-ils se laisser influencer par cette grossière propagande ? Ne devraient-ils pas rechercher la vérité par eux-mêmes ? Ne devraient-ils pas se forger une opinion sur la base de la raison, et non pas en fonction de rumeurs et de 'on-dit' ?...

... Mais comment l'Occident devrait-il découvrir la vérité au sujet de la Palestine et du Hamas? Tout d'abord, les journalistes occidentaux devraient venir ici, afin de rencontrer les gens et de voir les choses de leurs propres yeux.

Allez en Palestine, et voyez de quelle manière les gens y survivent. Ecoutez ce que les gens ont à vous dire. Entendez les responsables du Hamas et des autres mouvements palestiniens. Vous devez découvrir la vérité grâce à des contacts directs, et non pas par l'intermédiaire de tiers. Et si vous voulez en savoir plus sur le Hamas, alors allez rencontrer des gens du Hamas. Nous sommes prêts au dialogue.

Si vous recherchez les raisons pour lesquelles le Hamas a remporté les élections, sachez que c'est parce que le peuple palestinien a confiance en nous et aussi parce que le Hamas reflète les sentiments et les aspirations du peuple palestinien. Et si vous examinez le Hamas attentivement, alors vous n'y découvrirez aucune forme de corruption, aussi minime soit-elle. En revanche, vous constaterez que le Hamas est très proche du peuple, et qu'il répond véritablement aux besoins du peuple. Dès lors que les Palestiniens ont élu le Hamas, la volonté populaire doit être respectée, y compris par l'Occident…

…Nous ne combattons pas Israël parce que les Israéliens sont des juifs, mais bien parce qu'ils occupent notre terre…"


* Retour sur la reconnaissance du Droit d'Israel d'Exister

Quelques extraits d'un article juridique sur le sujet

Sionisme : Sur « le droit d'Israël d'exister » John Whitbeck Juriste International

"...La justification avancée par Israël, les US et l'UE concernant la punition collective infligée au peuple palestinien en représailles au « mauvais « choix fait lors des élections démocratiques de janvier 2006 - - Le refus du Hamas de « reconnaître « Israël ou de « reconnaître l'existence d'Israël » ou de « reconnaître le droit d'exister d'Israël ».

Ces trois formulations verbales ont été utilisées par les médias, les politiciens, les diplomates de façon interchangeable, comme si elles voulaient dire la même chose. Ce n'est pas le cas.

« Reconnaître Israël », ou de tout autre état, est un acte officiel légal diplomatique d'un état vis-à-vis d'un autre état. C'est inapproprié - - en fait absurde- - de parler d'un parti politique ou d'un mouvement, même appartenant à un état souverain, accordant une reconnaissance diplomatique à un état...

« Reconnaître l'existence d'Israël » n'est pas un non sens logique et semble au premier abord impliquer une reconnaissance plutôt directe d'un fait – comme la mort ou les impôts. Cependant il y a des problèmes sérieux, pratiques, avec cette formulation. Quel Israël, à l'intérieur de quelles frontières, les 55% de la Palestine historique prévus pour un état juif par l'Assemblée Générale des Nations Unies en 1947 ? Les 78% de la Palestine historique occupée par Israël en 1948 et actuellement vus par une grande partie du monde comme « Israël » ou « Israël officiel » ? Les 100% de la Palestine historique occupée par Israël depuis juin 1967 et montré comme étant « Israël » sur les cartes des livres d'école israéliens ? Israël n'a jamais défini ses propres frontières, car le faire c'est poser des limites. Néanmoins, si c'était tout ce qui était demandé au Hamas, il lui serait possible de reconnaître, comme un fait, que l'état d'Israël existe aujourd'hui à l'intérieur de certaines frontières spécifiques..."

« Reconnaître le droit d'Israël d'exister ». Cette formulation ne concerne pas des formalités diplomatiques ou une simple acceptation d'une réalité actuelle. Cela demande un jugement moral.

Il y a une énorme différence entre « reconnaître l'existence d'Israël » et « reconnaître le droit d'Israël d'exister ». Vu d'une perspective palestinienne, la différence est de même nature que de demander à un juif de reconnaître que l'Holocauste a eu lieu et lui demander de reconnaître que c'était « juste » que l'Holocauste ait eu lieu - - que l'Holocauste (ou, dans le cas palestinien la Nakba) était moralement justifié.

Demander que les palestiniens reconnaissent « le droit d'Israël d'exister » c'est demander à un peuple, qui a pendant presque 60 ans été traité et continue d'être traité comme constitué de sous humains, de proclamer publiquement qu'ils sont sous humains- - et , au moins implicitement, qu'ils méritent ce qui a leur a été fait. Même les gouvernements américains du XIX ème siècle n'ont pas exigé des amérindiens survivants de proclamer « la justesse » de leur nettoyage ethnique par les Visages Pâles comme une pré condition pour simplement discuter quelles réserves pourraient être mises de côté pour eux...

...La conception à l'origine de la formulation « Le droit d'Israël d'exister » et son utilisation comme excuse pour ne pas discuter avec la direction palestinienne qui défendait alors les droits fondamentaux du peuple palestinien, est attribué à Henry Kissinger, le grand maître du cynisme diplomatique. Il n'y a pratiquement aucun doute que les états qui utilisent encore cette formulation le font conscients de ce que cela implique, moralement et psychologiquement pour le peuple palestinien et pour le même but cynique - - comme obstacle contre tout progrès vers la paix et la justice en Israël/Palestine et pour aider Israël à gagner plus de temps pour créer plus de « faits accomplis » tout en blâmant les palestiniens pour leur propre souffrance...


Synthèse Mireille Delamarre pour planetenonviolence.org

Pour lire l'article dans sa totalité

Sur « le droit d'Israël d'exister » John Whitbeck Juriste International


La Palestine n'est pas à vendre

Le Hamas met la main sur un "butin"




Mercredi 01 Août 2007

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