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Des Sanctions Contre L’Iran… Et La Chine ?

Les Etats Unis aidés en cela par la France sont entrain de pousser la communauté internationale à adopter des sanctions paralysantes contre l’Iran, qui, si elles étaient votées et mises en application, auraient comme conséquence de perturber les exportations patrolières iraniennes. Le grand perdant serait bien évidemment la Chine. Cette dernière va-t-elle résister au chantage et à la pression ?



Des Sanctions Contre L’Iran… Et La Chine ?

La Russie actuellement soucieuse d’améliorer ses relations avec les US et l’Europe est sous pression internationale pour voter les nouvelles sanctions prévues contre l’Iran au CSONU. Le 11 Février dernier, le vice ministre des affaires étrangères russe, Andrey Ryabkov, a déclaré :

« nous ne pensons pas que des sanctions fonctionneront mais nous comprenons que c’est impossible de s’en passer dans certaines circonstances. «

Le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, qui mène une campagne incessante pour faire adopter ces sanctions contre l’Iran aidé en cela par le réseau de lobbying sioniste international, doit se rendre à Moscou dans les prochains jours pour mettre les Russes au pas concernant ces sanctions.

Cependant, La Russie tient à maintenir de bonnes relations avec Téhéran et fera en sorte que ces sanctions ne soient pas particulièrement catastrophiques.

La Chine jusqu’à présent s’est opposée à tout vote de nouvelles sanctions. Si ces sanctions étaient votées et mises en application le grand perdant dans l’affaire serait non seulement l’Iran mais aussi la Chine.

« Aller totalement dans le sens de l’expansion des sanctions occidentales contre l’Iran de sorte que ses exportations énergétiques soient restreintes, cela reviendrait à prendre des sanctions déguisées contre la Chine et la Chine ne l’acceptera certainement pas » selon ce qu’a déclaré au Global Times jeudi dernier un analyste chinois, Wang Feng, chercheur à l’Académie Chinoise de Sciences Sociales.

Selon certaines sources, les US ont prévenu la Chine qu’ils allaient envoyer Hillary Clinton, leur secrétaire d’état, rendre visite aux pays du Golfe pour s’assurer auprès d’eux que si des sanctions étaient votées perturbant les exportations de pétrole iraniennes, l’Arabie Saoudite et ses associés feraient en sorte que les besoins de la Chine soient satisfaits.

Bien évidement, il est fort peu probable que la Chine accepte de dépendre pour la sécurité de ses approvisionnements en pétrole sur le bon vouloir des Etats Unis afin de supporter les conséquences d’une politique imposée par Washington et que la Chine rejette entièrement.

De toute façon la perspective d’un Armageddon pétrolier est peu probable étant donné les réalités du libre échange et la rapacité des producteurs de pétrole dans le Golfe et à l’extérieur de cette zone. Le monde entier souffrira autant que la Chine si le pétrole brut iranien disparaissait du marché à cause de ses sanctions.

Les intérêts de la Chine étant principalement concernés par ces éventuelles sanctions- alors que pour Beijing l’Europe, la Russie et les Pays du Golfe semblent endosser cette initiative anti Iran - celle-ci se demande pourquoi elle n’est pas consultée ? Pourquoi ne donne t on pas la priorité à ses intérêts, sachant d’autre part le rôle essentiel joué par la Chine dans la stabilité économique mondiale en général et plus particulièrement des US dont elle est le principal bailleur de fonds ?

La Chine n’est pas une menace pour l’ordre international tel que conçut à Washington, mais son indépendance inquiète et les US aimeraient bien qu’elle coopère notamment sur le dossier du nucléaire iranien. Il semble qu’il y ait de plus en plus de signes existants d’ un consensus en Occident que le fait de dépendre de la Chine comme élément stabilisant financièrement, économiquement et geopolitiquement doit être revu à la baisse. Ces dernières années ont été particulièrement fructueuses pour les pays dits émergents en compétition avec la Chine tel l’Inde et le Brésil, et mauvaises pour les alliés de la Chine, tels le Pakistan et l’Iran.

Pour la Chine donc, l’objectif de l’administration Obama dans sa campagne pour isoler l’Iran est-il d’isoler l’Iran ou bien d’isoler la Chine ?

La Chine a répondu à l’escalade de la crise du nucléaire iranien par le biais d’un éditorial publié dans la branche internationale du quotidien chinois People’s Daily, le « Gobal Times » porte parole du gouvernement, intitulé « Iran et l’Occident. Bi l’un ni l’autre ne devrait songer à prendre la Chine en ôtage ». (Iran and the West Neither Should Think of Taking China Hostage »). Dans cet éditorial la Chine s’y décrit comme la victime de l’impasse sur le nucléaire iranien et accuse l’Iran et l’Occident d’être intransigeants.

« En fait, à la fois l’Occident et l’Iran se comportent actuellement avec insouciance. Tous deux croient que seulement s’ils se montrent inflexibles alors l’autre camp n’insistera pas. Cette attitude ignorante s’étend aussi à la Chine. Les deux camps croient que tout ce qu’il faut c’est faire pression sur la Chine et alors la Chine sans considération pour ses propres intérêts…. Baissera la tête. Cette pensée n’est pas réaliste. »

L’utilisation de l’expression «baisser la tête » qui renvoie à l' mage humiliante du kowtow, alors que l’éditorial aurait pu employer une expression neutre telle « soutenir l’un ou l’autre « est une indication que la Chine est entrain de tracer une ligne rouge à ne pas franchir par les deux camps.

Autre point important dans la conclusion de cet éditorial. La Chine montre que l’inquiétude chinoise ne vient pas de l’Iran mais bien de l’Occident.

« Récemment dans l’opinion publique occidentale il y a eu un appel pour isoler la Chine. Ceci est extrêmement superficiel… La Chine est un grand pays et ses intérêts doivent être respectés. Le dilemme chinois doit être pris en considération. La proposition de la Chine s’opposant aux sanctions doit être comprise. Les grandes puissances doivent coopérer et négocier sur la question de l’Iran. »

En d’autres termes, la Chine est un grand pays, quiconque essaie de faire pression sur elle, de lui faire du mal, en paiera certainement le prix. Le message est on ne peut plus clair.

L’éditorial indique clairement que la Chine se considère si ce n’est comme la cible tout du moins comme un « dommage collatéral » de la campagne anti Iran de l’administration Obama et que si celle-ci tient à avoir de bonnes relations avec Beijing, elle devrait revenir à une politique de dialogue avec l’Iran comme ce qui avait été annoncé au moment de l’investiture d’Obama, sauf d’en payer le prix économiquement.

La Chine en a les moyens.

Lundi 15 Février 2010
Mireille Delamarre



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