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Déclaration de guerre de l’administration Bush à l'ONU et au monde entier.

Les 450 modifications demandées par Washington au projet de résolution qui doit être adopté au sommet des Nations Unies de septembre 2005 n’ont rien à voir avec une réforme de l’ONU. Ils sont une attaque claire contre toute tentative de réenforcer les Nations Unies ou le droit international. Déclaration d’un unilatéralisme ascendant sans compromis de la part des Etats Unis, c'est une menace ouverte à l’encontre des 190 autres Etats membres de l’ONU, des mouvements sociaux et des peuples du monde entier ainsi qu’aux Nations Unies elles-mêmes. Cette fois-ci comme auparavant, les Etats Unis ont menacé et déclaré la guerre aux Nations Unies et au monde entier. Comme auparavant, c’est le moment pour cette superpuissance tri partite (ONU gouvernements peuples), de se lever de nouveau, pour défendre l’ONU, et pour dire non à l’Empire.



L'administration Bush a déclaré la guerre au monde entier

Déclaration de guerre de l’administration Bush à l'ONU et au monde entier.
Les 450 modifications demandées par Washington au projet de résolution qui doit être adopté au sommet des Nations Unies de septembre n’ont rien à voir avec une réforme de l’ONU. Ils sont une attaque claire contre toute tentative de réenforcer les Nations Unies ou le droit international

Le sommet à venir devait se concentrer sur les reformes de l’ONU et s’occuper de l’aide et du développement avec en particulier le souci de mettre en application les Objectifs de Développement du Millénium des cinq prochaines années. La plupart pensait que ce serait un forum pour dialoguer et débattre, avec la participation de représentants de la société civile du monde entier prêts à se confronter aux gouvernements du Sud pauvre et du Nord riche afin que puisse émerger une campagne globale viable contre la pauvreté et pour l’internationalisme.

Mais maintenant le défi est différent et encore plus grand. C’est une déclaration d’un unilatéralisme ascendant de la part des Etats Unis, et sans compromis. Les Etats Unis ont émis une menace ouverte à l’encontre des 190 autres Etats membres de l’ONU, des mouvements sociaux et des peuples du monde entier ainsi qu’aux Nations Unies elles-mêmes. Il faut que les trois fournissent un effort rapide et non officiel pour s’opposer au Juggernaut de l’administration Bush.

L’ensemble des propositions de réforme de l’Assemblée Générale, résultat de neuf mois de négociations qui se sont tenues avant le sommet, commence par des engagements nouveaux afin d’appliquer les Objectifs de Développement du Millénium – établis en 2000 sous forme d’engagements internationaux ayant pour but de réduire la pauvreté à l’horizon 2015. ils ont toujours été insuffisants, mais quelque soit leur faiblesse, il faut qu’ils soient appliqués.

Le sommet du Millénium 2005-plus visait à ajuster les engagements non tenus, à ces objectifs. Dans ses propositions de réforme de mars 2005 le secrétaire général de l’ONU Koffi Annan a demandé aux gouvernements du Nord et du Sud de considérer l’application des MDG ( Objectifs de Développement du Millénium) comme une exigence à minima. Sans cette baisse minimum de la pauvreté, il dit que les conflits à l’intérieur et entre pays s’accroitront de telle façon que même une ONU renforcée et réformée ne pourra contrôler les menaces à la paix et à la sécurité.

Quand John Bolton, le nouveau et trés contesté ambassadeur américains aux Nations Unies choisi par Bush, a fait part de la réponse des Etats Unis, il était facile d’y voir la folie furieuse de John Bolton. Apres tout, John Bolton dénigre depuis longtemps les Nations Unies, allant jusqu’à dire "qu’il n’y avait pas de Nations Unies". Dans le Wall Street Journal il a écrit que les Etats Unis n’ont aucune obligation légale de respecter les traités internationaux, quand bien même ils les auraient signés et ratifiés. Aucune surprise donc quand John Bolton est apparu 3 semaines avant le sommet, demandant les 450 changements au document qui avait était difficilement négocié pendant presque un an.

Mais en fait cela n’a rien à voir avec Bolton. Cette position de l’administration Bush a été passée en revue et approuvée par ce que la mission américaine à l’ONU déclarait être "un minutieux processus interinstitutionnel" – ce qui veut dire que la Maison Blanche, le Departement d’Etat, et le Pentagon et encore bien d’autres institutions ont donné leur aval. Ceci est une déclaration claire de la politique officielle des Etats Unis – non pas les souhaits d’une faction extrémiste d’idéologues néoconservateurs qui pourraient être contenus par les réalistes en charge. Cette fois la faction extrémiste tient les reines du pouvoir.

Les propositions des Etats Unis ont pour but d’obliger le monde à accepter comme sien la stratégie américaine d’abandon des nations et des peuples pauvres, de rejeter la loi internationale, de privilégier les forces brutales du marché plutôt que de tenter d’élaborer une régulation, mettre de côté le rôle des institutions internationales à l’exception du Fond Monétaire International, de la Banque Mondiale et de l’Organisation Mondiale du Commerce, et d’affaiblir peut être fatalement les Nations Unies elles-mêmes.

Cela a commencé par la suppression systématique de chacune des 35 références spécifiques aux Ojectifs du Développment pour le Millénium.Chaque réference aux obligations concrètes d’application des engagements est supprimée.

Se Fixer comme objectif d’aide de dépenser 0,7 % du PNB pour les pays riches : supprimé.

Augmenter les aides pour développer l’agriculture et le commerce dans les pays pauvres : supprimé

Aider les pays les plus pauvres surtout ceux en Afrique, notamment pour faire face aux changements climatiques : supprimé.

Les propositions américaines mettent en péril les traités dont les Etats Unis sont partie prenante, y compris le TNP Traité de Non Prolifération Nucléaire. Le projet de résolution de l’ONU fait référence aux trois pilliers du TNP : désarmement, non-prolifération, et l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire. Cela veut dire que les pays qui n’ont pas de bombe atomique accepteraient de ne jamais en construire ou s’en procurer en échange de garanties d’avoir le droit de produire de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques. En contrepartie les puissance nucléaires – les Etats Unis, la Grande Bretagne, la France, la Chine, la Russie – s’engageraient conformément à l’article VI du TNP à s’orienter vers "le désarmement avec pour objectif l’élimination de tous les armements". Les propositions américainessuppriment toute référence aux trois pilliers et à l’article VI.

Les Etats Unis ont supprimé la déclaration comme quoi "l’utilisation de la force ne doit être qu'un dernier recours". Ceci n’est pas non plus surprenant étant donné le mode de résolution des crises préconisé par l’administration Bush : "d’abord envahir se justifier ensuite".

A travers tout le document, les Etats Unis demandent des changements qui redéfinissent et rétréssisssent ce qui devrait être des droits et obligations universelles. Faisant clairement référence à l’Irak et à la Palestine, Washington réduit le sens du "droit à l’autodétermination des peuples" en éliminant ceux qui restent sous domination coloniale et sous occupation étrangère.


Le gros des efforts des Etats Unis est de saper le pouvoir de l’ONU en faveur de la souveraineté nationale absolue. Sur le sujet de l’émigration, par exemple, le langage originel utilisé se concentrait sur la coopération internationale, liant les questions des travailleurs émigrés et le développement, et les droits humains des émigrés. Les Etats Unis veulent tout supprimer , remplacant cela par "le droit souverain des états de formuler et d’appliquer des politiques d’émigration nationales" la coopération internationale n’étant là que pour aider les lois nationales. Les droits humains ont été complètement supprimés.

Dans la partie du document consacrée au renforcement de l’ONU, les Etats Unis ont supprimé toute mention d’en renforcer l’autorité, se concentrant seulement sur l’efficacité de celui-ci. En ce qui concerne l’Assemblée Générale, l’institution la plus démocratique du système onusien – les Etats Unis ont supprimé toute référence à la centralité de celle- ci, son rôle dans la codification du droit international, et finalement son autorité, la réduisant à une boutique à palabres sans pouvoir. Ils ont même supprimer toute référence à son rôle en ce qui concerne la marotte étasunienne – le contrôle du fonctionnement du secréteriat général de l’ONU – laissant au Conseil de Sécurité organe non démocratique dominé par les Etats Unis en même temps qu’aux Etats Unis eux-mêmes ( en la personne d’un agent du Departement d’Etat américain récemment placé au poste de directeur du bureau de Koffi Annan ) le soin de jouer les chiens de garde.


L’administration Bush a donné aux Nations Unies ce qu’elle croit être un choix brut : adopter les changements américains et accepter de devenir un supplétif de Washington et un instrument au service de l’Empire, ou rejeter les changements et être réduit à l’insignifiance.

Mais les Nations Unies peuvent choisir une troisième option. Il ne faut pas oublié que l’ONU a de l’expérience en ce qui concerne les menaces américaines. Le président Bush a déjà donné ces mêmes choix à l’ONU avant – en septembre 2002 en menacant l’institution mondiale de "désuétude" - s’il ne soutenait pas son appel à la guerre en Irak.

A cette occasion, l’ONU prit le troisème choix – le choix d’avoir du cran et de revandiquer sa Charte, et de se joindre aux peuples et gouvernements de par le monde qui étaient mobilisés pour dire non à la guerre. Ce fut le début de 8 mois de triomphe pendant lesquels les gouvernements et les peuples et l’ONU défièrent ensemble les Etats Unis et sa direction prise vers la guerre et l’empire, en créant ainsi ce que le New York Times a appelé "la deuxième superpuissance"

Cette fois-ci comme auparavant, les Etats Unis ont menacé et déclaré la guerre aux Nations Unies et au monde entier. Comme auparavant, c’est le moment pour cette superpuissance tri partite, de se lever de nouveau, pour défendre l’ONU, et pour dire non à l’Empire.

Phillis Bennis 31 août 2005 - http://www.tompaine.com/articles/20050831/a_declaration_of_war.php

Phillis Bennis appartient à l’Institut d’Etudes Politiques et est l’auteur d’un livre à paraître en octobre 2005 aux éditions Interlink Publishing Northampton MA « Affronter l’Empire : comment les peuples, les gouvernements et l’ONU défient les Etats Unis.»

Copyright Phillis Morris
Traduction bénévole pour Planete non violence MD publié pour information sans but commercial

Dimanche 11 Septembre 2005
Phillis Bennis

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