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De Nouveau, l’AIEA Vérifie la Conformité du Programme Nucléaire Iranien

L’AIEA a, une nouvelle fois, vérifié «le non détournement du matériel nucléaire déclaré de l’Iran ». Il semble que les iraniens continuent de fournir à l’AIEA l’accès à « tout son matériel nucléaire » - comme prescrit dans le TNP – et tous les rapports comptables concernant ce matériel nucléaire, de même que l’accès à toutes ses activités liées au dit matériel. En dépit de tout cela, de mauvaise foi, les US, la France et la Grande Bretagne, poussés par les sionistes, continuent de réclamer plus de sanctions contre l’Iran au CSONU, ce que la Russie et la Chine refusent.



De Nouveau, l’AIEA Vérifie la Conformité du Programme Nucléaire Iranien

De Nouveau, l’AIEA Vérifie la Conformité du Programme Nucléaire Iranien

Alléluia ! L’AIEA a, une nouvelle fois, vérifié «le non détournement du matériel nucléaire déclaré de l’Iran ». Il semble que les iraniens continuent de fournir à l’AIEA l’accès à «tous son matériel nucléaire » - comme prescrit dans le TNP – et tous les rapports comptables concernant ce matériel nucléaire, de même que l’accès à toutes ses activités liées au dit matériel.

Alors que la danse dans les rues commence !

Mais attendez une minute.

Bien que la conformité de l’Iran soit la principale et seule conclusion de l’actuel rapport de l’AIEA (Voir document en pdf en pièce jointe) intitulé «Mise en Application de l’Accord sur les Garanties du TNP et les Dispositions des Résolutions du Conseil de Sécurité 1737 et 1747 dans la République Islamique d’Iran « - les flagorneurs médiatiques néo cinglés au New York Times (idem pour les médias à la botte US en France ndlt) n’en font même pas mention dans leur « rapport » sur le rapport de l’AIEA !

Bon alors s’ils ne mentionnent même pas la principale conclusion du rapport de l’AIEA – que l’Iran est en conformité avec l’accord de garanties du TNP – alors de quoi font état Elaine Sciolino et William Broad ?

Alors, que l’Iran n’a pas suspendu ses activités d’enrichissement d’uranium, «contrairement aux décisions du Conseil de Sécurité » ?

Non, non.

Citation de Sciolino – Broad :

« Vienne 15 novembre – Un nouveau rapport dit que l’Iran a fait des révélations nouvelles mais incomplètes sur ses activités nucléaires passées, dépassant le délai clé selon un accord passé avec l’AIEA. »

« Révélations « incomplètes ?

Dépassant un « délai clé » ?

Faux, faux.

Nulle part dans le rapport de l’AIEA peut on trouver une seule suggestion du Directeur Général Mohamed El Baradei que l’Iran a dépassé le «délai clé» sur lequel l’Iran et l’AIEA étaient tombés d’accord. De plus, loin de se plaindre de « révélations incomplètes », El Baradei a rapporté que l’Iran avait fourni «un accès suffisant» aux individus, et a «répondu en temps voulu» aux questions, et fournit «des clarifications et développements » sur des questions soulevées dans le contexte du «plan de travail».

El Baradei rapporte même – favorablement- que les iraniens ont fourni une justification pour la manière secrète avec laquelle ils ont poursuivi leur cycle de combustible pour alimenter leur centrale nucléaire civile qu’à la fois le statut de l’AIEA et celui du TNP leur assurent comme étant leur droit inaliénable.

«Selon l’Iran, dans les premières années, l’Organisation à l’Energie Atomique de l’Iran (AEOI) a conclu un certain nombre de contrats avec des entités de France, d’Allemagne, de Grande Bretagne et des Etats-Unis d’Amérique pour qu’elle puisse acquérir l’énergie nucléaire et une large variété de services liés au cycle de combustible nucléaire, mais après la révolution de 1979, ces contrats d’une valeur totale d’environ 10 milliards de $ n’ont pas été remplis.

« Iran a noté que l’un des contrats, signé en 1976, était pour le développement d’une centrale pilote pour le développement d’enrichissement au laser.

« Des hauts responsables iraniens ont dit que, dans le milieu des années 1980, l’Iran a commencé à travailler avec beaucoup de pays pour revitaliser son programme nucléaire pour faire face aux besoins croissants en énergie du pays. Tirant avantage des investissements déjà faits, l’Iran a dit qu’elle avait concentré ses efforts sur l’achèvement de la centrale d’énergie nucléaire de Bushehr, travaillant avec des entités, successives, d’Argentine, France, Allemagne et Espagne, mais sans succès.

«A ce moment là, l’Iran a aussi lancé des efforts pour acquérir des réacteurs de recherche d’Argentine, de Chine, d’Inde et de l’ancienne Union Soviétique, mais là aussi sans succès.

« Parallèlement aux activités liées aux centrales d’énergie nucléaire, l’Iran a commencé à construire une infrastructure de soutien en établissant des centres de technologie nucléaire à Esfahan et Karaj.

« Cependant, mis à part la technologie de conversion d’uranium acquise d’une entité en Chine, l’Iran n’a pas pu acquérir de l’étranger d’autres installations de cycle de combustible nucléaire ou de technologie.

« Selon l’Iran, en conséquence, une décision a été prise dans le milieu des années 80 d’acquérir la technologie d’enrichissement d’uranium sur le marché noir.»


Maintenant, garder à l’esprit que la mission première de l’AIEA c’est de faciliter le transfert le plus complet possible – pour des buts pacifiques – de matériel nucléaire et de technologie des états »avec » aux états « sans ». Vrai, il est exigé de l’AIEA de s’assurer – «dans la mesure de ses capacités» - que la technologie et le matériel ainsi transférés ne sont pas détournés à des fins militaires. Mais, contrairement à ce qu’affirme Bonkers Bolton, ce n’est pas la mission première de l’AIEA.

De plus, les états «avec» sont obligés selon le statut de l’AIEA et du TNP de faciliter le transfert – pour des buts pacifiques.

Par conséquent, cette histoire des tentatives de l’Iran d’obtenir leurs droits « inaliénables » selon le statut de l’AIEA et le TNP – si vérifié par l’AIEA – constitue une accusation contre le renoncement depuis longtemps de l’AIEA à sa mission première. Sans parler de l’accusation contre l’organisation perverse des états « avec », tels que les Etats-Unis.

Donc, comment se porte la vérification de l’histoire de l’Iran par El Baradei ?

« Pour évaluer l’information détaillée fournie par l’Iran, l’Agence a tenu des discussions avec d’actuels et anciens hauts responsables iraniens.

« L’Agence a aussi examiné la documentation venant en soutien, dont la législation iranienne, des contrats avec des compagnies étrangères, des accords avec d’autres états et des études sur site nucléaire.

« Gardant à l’esprit la longue histoire et la complexité du programme et la nature duelle de la technologie de l’enrichissement, l’Agence n’est pas dans une position, sur la base d’information actuellement à sa disposition, de tirer des conclusions sur la nature sous jacente à l’origine de certaines parties du programme ».

« Plus de lumière doit être faite sur cette question quand on s’occupera d’autres aspects du plan de travail et quand l’Agence pourra vérifier l’état complet des déclarations de l’Iran. »


OK, Sciolino-Broad n’ont même pas mentionné la conclusion principale du rapport d’El Baradei, de même qu’ils n’ont pas semblé comprendre la dynamite potentielle contenue dans l’estimation en cours d’El Baradei sur la vérité des allégations de l’Iran. Alors, sur quoi se sont focalisés Sciolino-Broad ?

« Le rapport de l’Agence a aussi confirmé pour la premier fois que l’Iran a maintenant dépassé l’étape importante de mise en fonctionnement de 3000 centrifugeuses, soit dix fois plus qu’il y a un an. En théorie, cela veut dire que l’Iran pourrait produire suffisamment d’uranium pour fabriquer une arme nucléaire en l’espace d’un an à 18 mois. »

La théorie de qui ?

Quel cinglé de néo-con a dit aux reporters crédules (ou complices ?) du New York Times que les centrifuges à gaz pourraient en fait produire de l’uranium, voire même de l‘uranium presque pur 235 pour fabriquer des armes nucléaires ?

Les centrales d’enrichissement d’uranium ne « produisent » pas d’uranium, elles «chassent» les isotopes d’uranium 238 de l’hexafluoride d’uranium dont elles sont approvisionnées.

Ce qu’a « vérifié « El Baradei, c’était que l’Iran avait fini d’installer 18 cascades de 164 machines et que l’hexafluoride d’uranium avait approvisionné toutes les 18 cascades. El Baradei a aussi rapporté que le « taux d’approvisionnement » de même que le niveau d’enrichissement – les deux étant « vérifiés » par l’AIEA – sont restés bas.

Mais Sciolino-Bread n’ont pas présenté une seule chose de juste - El Baradei s’est effectivement plaint que « la coopération de l’Iran a été réactive, plutôt que proactive »-
Quelqu’en soit la signification

Gordon Prather 17 novembre 2007 www.antiwar.org

Introduction traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org


Gordon Prather est physicien. Il a travaillé comme physicien sur les armes nucléaires au Maurence Livermore National Laboratory en Californie et au Sandia National Laboratory au Nouveau Mexique. Il a aussi occupé des postes de conseiller dans différentes institutions fédérales dont le Federal Energy Agency, l’Energy Research and Development Administration, le Ministère de l’Energie, le Bureau du Ministère de la Defense et le Ministère des Armées.

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Dimanche 18 Novembre 2007

Rapport_de_l_AIEA_sur_l_Iran_15nov07.pdf Rapport de l'AIEA sur l'Iran 15nov07.pdf  (60.67 Ko)



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