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Danger : TV, Jeux Vidéo Pendant la Petite Enfance, l’Enfance, Un Problème de Santé Publique Majeur

« L’industrie des médias nie constamment que ses productions ont des conséquences négatives pour les utilisateurs, alors qu’il existe une preuve scientifique sur le lien de cause à effet depuis des décennies. ». Au lieu de répondre par le « tout répressif » à la violence des enfants, il serait plus intelligent d’allouer des crédits à en étudier les causes, et en même temps financer les activités culturelles, artistiques, sportives de centaines de milliers d’enfants livrés à eux-mêmes, à qui la TV sert de «nounou ».



Ziai irancartoon.com
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La TV et les Jeux Vidéo dans l’Enfance sont « « un Problème Majeur de Santé Publique »

L’exposition au cours de l’enfance à la TV et aux jeux vidéo devrait être considérée comme un problème majeur de santé publique et, comme pour les cigarettes, les programmes TV et jeux vidéo devraient être présentés avec une notice préventive. C’est ainsi qu’argumente des chercheurs qui ont écrit dans une édition spéciale du journal « Archives of Pediatric and Adolescent Medicine. » (Archives de Médecine Pédiatrique et Adolescente.)

L’étude montre que cette exposition peut augmenter l’obésité, l’utilisation du tabac et de l’alcool, des conduites sexuelles à risque, la violence et l’isolement social, selon Dimitri Christakis et Frederik Zimmerman, de l’Université de Washington à Seattle, dans un éditorial controversé. Les données liant la violence dans les médias et les agressions, par exemple sont « tout aussi fortes » que celles liant le fait de fumer et le cancer du poumon, dit Christakis.
Les enfants américains de plus de 8 ans passent plus de temps à regarder la TV et à jouer à des jeux vidéo qu’à une toute autre activité à l’exception de celle de dormir. Plus d’un tiers de ceux de moins de 6 ans ont la TV dans leur chambre. Et les choses ne feront qu’empirer, car tout enfant avec un téléphone portable pourra bientôt avoir la TV dans sa poche, selon lui.
15 articles différents et 3 éditoriaux examinent les problèmes croissants associés à l’exposition excessive aux medias, et la violence dans les médias. Parmi les constats :

  • Les nourrissons qui regardent la TV plus de 2 heures par jour ont plus de chance d’être en surpoids à l’âge de 3 et 4 ans et demi.

  • Chaque heure de plus par jour passée à regarder la TV par les enfants a pour conséquence la consommation de 167 calories en plus, souvent sous forme de boissons sucrées, de la nourriture de Fast Food et des bonbons vus dans des publicités.

  • Parmi les adolescents dont les parents s’opposent aux relations sexuelles, regarder la TV 2 ou 3 heures par jour fait que l’adolescent soit plus tenté d’avoir une relation sexuelle dans le courant de l’année.

  • Jouer à un jeu vidéo violent plutôt qu’un jeu vidéo inoffensif, font que les enfants acceptent plus facilement l’usage de la drogue et de l’alcool, et ont des relations sexuelles non protégées parce que , selon les chercheurs, cela accroît le manque de respect général vis-à-vis de soi et des autres.

« Nous menons une expérimentation étendue et incontrôlée sur nos enfants et nous attendons de voir quels en seront les résultats » a prévenu Christakis.

Bruce Bartholow, qui a étudié les effets de la violence dans les medias à l’Université du Missouri en Colombie, et qui n’a pas contribué à ces publications, est d’accord qu’il est temps de considérer cela comme un problème de santé publique. « L’industrie des médias nie constamment que leurs productions ont des conséquences négatives pour les utilisateurs, alors qu’il existe une preuve scientifique sur le lien de cause à effet depuis des décennies. »

Des études faites sur des adultes ont montré les risques comportementaux associés avec la violence dans les médias. Par exemple, une étude demandant au hasard à des hommes de 18 à 21 ans de jouer soit au « Grand Theft Auto III » un jeu vidéo très violent, ou au « Simpsons : Hit and Run » a trouvé que les jeunes hommes issus de milieux violents qui ont joué au GTA III avaient significativement plus de risque de supposer qu’ils seraient accusés de tricher dans un scénario test.

I[« Ce que cela suggère, c’est que si vous êtes exposé à la violence dans les médias, vous pouvez facilement conclure qu’on est après vous »]i dit Sonya Brady de l’Université de Californie à San Franscisco.

Alison Motluk 4/02/07 NewScientist.com news service
http://www.newscientist.com/channel/health/
dn8942-childhood-tv-and-gaming-is-major-public-health-issue.html

Regarder la TV a une influence négative sur les résultats scolaires des enfants

Trop de temps passé devant la TV réduit les capacités d’apprentissage des enfants, leurs résultats scolaires, et même leur chance de pouvoir obtenir un diplôme à l’université selon trois nouvelles études. Mais c’est peut être la qualité et non la quantité des programmes qui compte réellement.

Des décennies d’études ont lié les heures passées pendant l‘enfance devant la TV à un comportement agressif, des activités sexuelles précoces, fumer, l’obésité, et des résultats scolaires médiocres. Ces études ont amené l’American Academy of Pediatrics a suggéré que les enfants ne regardent la TV que pas plus de 2 heures par jour, et que les enfants de moins de 2 ans ne la regarde pas du tout.

Mais les résultats des études sur les capacités cognitives et le fait de regarder la TV sont mitigés. Certains chercheurs ont trouvé que des programmes TV de haute qualité et éducationnels sont un plus pour apprendre. D’autres, ont montré que les effets négatifs des heures passées devant la TV disparaissent quand sont inclus d’autres facteurs tels le QI et le statut socioéconomique.

Ainsi, Robert Hancox de l’Université d’Otago en Nouvelle Zélande et des collègues ont étudié à peu prês100 enfants nés à Dunedin NZ en 1972 et 1973. Les chercheurs ont rassemblé des données venant des parents et des enfants concernant le nombre d’heures par jour que chacun d’entre eux passait devant la TV à 5, 7, 9, 11, 13 et 15 ans. L’équipe a alors réévalué les participants à l’âge de 26 ans.

Défections

Les enfants qui regardaient le moins la TV – spécialement entre l’âge de 5 et 11 ans – avaient les plus grandes chances d’être diplômés de l’université à l’âge de 26 ans quelque soit le QI et le statut socio économique. Tandis que ceux qui regardaient la TV plus de 3 heures par jour avaient le plus de risque d’abandonner l’école sans qualification.

De plus, les effets semblaient être le plus marqués pour ceux qui avaient un QI moyen, probablement parce que les enfants qui ont un QI situé aux extrêmes courent moins de risque d’être affectés par le fait de regarder la TV.

Deux autres études, qui ont aussi été publiées dans une édition de juillet de « Archives of Pediatric and Adolescence Medecine » ont trouvé des résultats identiques. Dina Borzekowski de l’Ecole de Santé Publique Johns Hopkins Bloomberg, et des collègues ont trouvé que des élèves de primaire de Caroline du Nord - âgés d’environ 8 ans – ayant une TV dans leur chambre regardait plus la TV et avait de moins bon résultats aux tests standards que leurs copains de classe sans TV dans leur chambre.

« Rue Sesame ».

Frederik Zimmerman et Dimitri Christaki de l’Université de Washington à Seattle, ont trouvé que les enfants qui regardent la TV avant l’âge de 3 ans sont ceux qui ont les moins bons résultats dans les tests de lecture et de mathématique à l’âge de 6 et 7 ans. Mais il semble qu’il y ait un bénéfice à regarder la TV pour les enfants de 3 à 5 ans, à cause peut être du grand nombre de programmes éducatifs qui visent ces tranches d’âge, comme le programme « Sésame Street ». Pendant toute la durée de cette étude de 1990 à 1996 il y avait très peu de programmes éducationnels disponibles pour les moins de 3 ans aux US.

Dans un éditorial d’accompagnement, Ariel Chernin et Deborah Lineberger de l’Université de Pennsylvanie US ont fait remarqué que les 3 études ne séparaient pas les effets des programmes éducationnels des programmes de divertissements.

Un mécanisme proposé pour expliquer comment la TV affecte négativement les résultats scolaires c’est que la TV empiète sur le temps consacré aux jeux créatifs, ou le temps consacré aux devoirs. Mais comme le fait remarquer l’éditorial, une étude examinant spécifiquement ce problème suggère que « ce n’est pas le temps passé à regardé qui importe mais le contenu de ce qui est vu ».

Ils suggèrent que les parents encouragent leurs enfants à regarder des programmes de qualité, éducationnels. Mais Barry Milne, un co auteur de l’étude réalisé en Nouvelle Zélande et qui est actuellement à l’Institut de Psychiatrie de Londres, Grande Bretagne, fait remarquer que c’est peut être plus facile à dire qu’à faire. I[« Le contenu pourrait bien être un facteur entrant en jeu. Mais ce que nous avons en fait trouvé c’est que le type de TV que les enfants regardent actuellement n’est pas bon pour eux. »]i

Anna Gosline 4/07/05

Référence du Journal : Archives of Pediatrics and Adolescent Medicine (vol 159, p 607, p 614, p 619, p 687). http://www.newscientist.com/article.ns?id=dn7626

La TV peut transformer des enfants de 4 ans en petites brutes

De jeunes enfants qui regardent beaucoup la TV sont plus enclins à devenir de petites brutes, selon une nouvelle étude. Les auteurs suggèrent que la nature de plus en plus violente des dessins animés pour enfants peut être à blâmer.

Des études précédentes ont liés la TV au comportement agressif chez des enfants plus âgés et des adolescents. Mais une équipe conduite par Frederik Zimmerman, économiste à l’Université de Washington Seattle, US, a maintenant détecté ce phénomène chez les enfants de 4 ans.
Les chercheurs ont utilisé des données existantes d’études nationales US pour étudier la quantité de TV regardée par 1266 enfants de 4 ans. Puis ils ont comparé cela avec des rapports de suivie - faits par les mères – sur le fait que les enfants brutalisaient ou étaient « cruels » ou mesquin vis-à-vis des autres, quand ils avaient entre 6 et 11 ans.

L’étude montre que les enfants de 4 ans qui regardaient la TV en moyenne 3 à 5 heures par jour couraient plus de risque (25%) de devenir des petites brutes que les autres qui ne la regardaient pas. De même, pour les enfants qui regardaient la TV 8 heures par jour, c’est 200% de risque en plus de devenir des petites brutes.

Désensibilisé à la violence.

L’étude n’a pas enquête sur les types de programmes regardés par les enfants mais Zimmerman suggère que c’étaient principalement des dessins animés et des vidéos animées. Il dit que de tels visuels peuvent suivre une mode constatée pour les films et cite une étude récente montrant que la moyenne des films classés G aux US et U en Grande Bretagne contiennent environ 9,5 mn de violence – une augmentation par rapport à 1940, à l’époque c’était 6 mn.

I[« Ce que je suspecte c’est que des visuels animés violents font que les enfants sont désensibilisés à la violence »]i a-t-il dit au New Scientist. I[« Les parents devraient comprendre que , ce n’est pas parce qu’un visuel TV ou un film est fait pour les enfants que c’est bon pour les enfants – surtout pour ceux de 4 ans. »]i

Il suggère que les parents suivent les directives établies par l’American Academic of Pediatrics, qui recommande que les enfants de moins de 2 ans ne regardent pas la TV et que ceux plus âgés ne la regardent pas plus de 2 heures par jour. « Nous avons ajouté brutaliser à la liste des effets potentiellement négatifs qui sont dus au fait de trop regarder la TV, dont l’obésité, l’inattention et d’autres types d’agression, « ont écrit les auteurs dans Archives of Pediatrics & Adolescent Medicine.

« Double Poisse »

L’étude se penche aussi sur deux autres facteurs dont on pense qu’ils diminuent la possibilité de brutaliser – stimulation cognitive et soutien émotionnel parental. Elle a trouvé que les enfants dont les parents les exposent régulièrement à des idées – en leur lisant à haute voix ou en les emmenant dans des musées, par exemple – avaient 1/3 de risque en moins de devenir des petites brutes de même que ceux dont les parents leur apportaient un soutien émotionnel – en ayant des repas ensemble et en parlant.

« Chacune de ces choses a un effet indépendant « selon Zimmerman. « Ainsi les parents qui ne vont pas lire à leurs enfants et au lieu de cela les mettent devant la TV représentent une double poisse pour leurs enfants et les risques qu’ils encourent de devenir de petites brutes dit-il.

Certains argumenteront que les parents d’enfants génétiquement prédisposés aux mauvais comportements et à brutaliser (quel drôle d’argument ?! ndlt) peuvent les mettre devant la TV tout simplement pour réduire le stress d’avoir à affronter un tel comportement, plutôt que considérer la TV comme étant en soi un facteur causal.

Mais parce que les effets de la stimulation cognitive, le soutien émotionnel et le fait de regarder la TV peuvent être déconnectés et examinés séparément, Zimmerman dit que les facteurs de risque de mauvais comportements sont généralement réduits et moindres comparativement à l’excès de TV.

Maggie McKee 05/04/05

Journal de reference: Archives of Pediatrics and Adolescent Medicine (vol 159, p 384). http://www.newscientist.com/article.ns?id=dn7229

Titre principal, introduction, traduction bénévole Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org



USA : sur Fox TV la torture comme divertissement

Samedi 24 Février 2007



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