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Culture de guerre - Mythes et Réalités

La guerre n'est ni naturelle, ni instinctive, ni une fatalité. Elle peut et doit disparaître.



Défaitisme, fascination morbide, survalorisation

Culture de guerre - Mythes et Réalités
Certaines personnes pensent (voir notre article science et éthique) que la violence est « naturelle », et la guerre aussi. Que par conséquent la guerre a toujours existé et existera toujours. Ce défaitisme ambiant, qui ne s’appuie sur aucune preuve rationnelle, scientifique, attire bien des esprits, qui ne sont pas obligatoirement conditionnés par la propagande militariste qui sévit dans nos sociétés.

Culture de guerre fascination des esprits ?

Inutile de s’enfouir la tête dans le sable ou de jouer les pacifistes naïfs : nos sociétés fonctionnent sur un mode guerrier et sur une glorification de cette culture de guerre. Alors même qu’il s’agit de massacres et de mort, et peut être même à cause de cela, la guerre exerce une attraction qu’il est nécessaire de comprendre pour avancer dans la construction d’un monde de paix.

Certains de ses aspects peuvent séduire: la guerre permet de se tester, de tester ses capacités dans des situations extrêmes de vie ou de mort, montrer son courage face au danger, elle flatte l’ego basé sur la virilité, aide à développer des liens de camaraderie qui subsistent bien après les campagnes sanglantes, et le sentiment d’appartenance à un groupe souvent présenté comme celui des héros, des sauveurs, ceux qui sont du côté du « bien », les bons qui ont triomphé des « méchants ». Bipolarisme bons méchants extrêmement réducteur mais qui fait encore recette de nos jours, il suffit de regarder ou de lire les actualités.

Patriotisme, nationalisme exacerbé aidant, il y a cette idée de se sacrifier pour son pays, être prêt à donner sa vie pour ses idéaux, se sacrifier pour le bien et la survie de la communauté. Il y a aussi l’attrait de l’uniforme et de l’exécution des ordres, car l’ordre fascine bien des esprits en même temps qu’il peut procurer provisoirement un sentiment apaisant de sûreté (sûr de soi, de ses idéaux, ses « valeurs » ect). Enfin, dans certaines sociétés les privilèges socio économiques et professionnels que procurent la carrière militaire peuvent aussi séduire certains notamment les personnes issues de milieux défavorisés qui y voient une opportunité de promotion et de reconnaissance sociale qui leur est par ailleurs refusée.

Propagande, débauche artistique

Culture de guerre - Mythes et Réalités
La culture de guerre, est "riche" et variée. La liste est tres longue des films à succès tournés sur la base des guerres qui se sont déroulées dans l’histoire de l’humanité. De grands producteurs, scénaristes, acteurs, se sont, et continuent de se laisser séduire par le sujet, peu d'entre eux en ont fait une critique, ou contribuent à contrebalancer cette production prolifique par des films sur la non-violence, la paix.

L’image du vaillant soldat, du héro combattant pour une cause noble, remue les cœurs et les esprits, elle fait recette sur les grands et petits écrans. Dans un monde ou tout ou presque est devenu une marchandise, la guerre fait vendre, y compris des jouets. La culture de guerre est une culture qui profite et enrichit.

Dans le domaine des arts, littérature, musique, sculpture, peinture il y a également abondance d'œuvres qui glorifient les « hauts faits » des armées, de leurs chefs, de leurs soldats. Les premiers « historiens » accompagnaient les « faits d’arme » de leurs pays, supplétifs intellectuels de bien des tyrans. Aujourd’hui, ce sont les journalistes » incorporés » aux bataillons de combat qui assurent le rôle de supplétifs de la soldatesque barbare, les « experts » qui »rationalisent » sur les écrans TV ou les ondes radio cette morbidité destructrice, sans parler de ces conceptualiseurs de théories apocalyptiques, dont les rejetons s’appellent « choc des civilisations».


Choisir la vie : renoncer à cette culture de guerre

copyright mouvement de la paix 49
copyright mouvement de la paix 49
La culture de guerre se porte bien. Ces constats faits, et en les resituant dans le contexte socio-économique et politique qui est le leur, il faut reconnaître la culturalité de la guerre et la démonter pour la remplacer par une culture de non violence de justice et de paix.

La guerre n’est pas naturelle
La guerre n’est pas instinctive
La guerre n’est pas une fatalité

La guerre peut et doit disparaître

La guerre c’est la mort, c'est la solution la moins intelligente, la plus onéreuse ( en vie humaine et matériellement) pour résoudre des conflits. Renoncer à une culture de guerre c’est renoncer à une mort prématurée physiquement, moralement, intellectuellement, c'est renoncer aux rituels sacrificiels humains quelque soient les autels dressés pour eux (du politique, de l’économique, du délire messianique, de la religiosité fondamentaliste).

Les peuples dans leur ensemble réclament inlassablement la paix, mais la paix se construit. Pour une renaissance culturelle de l’humanité, il importe d'oeuvrer à la création d’une nouvelle culture populaire universelle de non violence et de paix en lien avec des coutumes et traditions pacifiques multiples qui ont de tout temps existé et qu'il faut reinitier.

Adopter une culture de non violence et de paix c'est choisir la vie

A lire aussi notre article Homo Sapiens Homo Pacificus







Jeudi 09 Décembre 2004

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