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Dimanche 20 Juillet 2008
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histoire traditions
Culte gauloispolythéiste et panthéiste, complexe, il est liée à la nature, la fécondité, possède toute une myriade de dieux et déesses, des rites et rituels multiples dont la fameuse cueillette du gui mais aussi, moins connus, des rites sacrificiels humains, tout cela supervisé par les druides.
Mélange de panthéisme et de polythéisme, issue des religions indo-européennes, la religion gauloise (apparentée à la religion celte) n'a laissée aucune trace écrite (écrire sur le divin était considéré comme blasphématoire). Comme ces anciennes religions, elle est stratifiée à différents niveaux, croyances personnelles, religion familiale, rites liés à la profession, au quartier au village à la ville, la région, parfois aux groupes linguistiques, aux peuples, aux nations.
Importée d'Europe centrale (sud de l'Allemagne) vers 800 avant l'aire commune, elle s'installe à l'ouest en même temps que les gaulois. Complexe, elle est liée à la nature, la fécondité, avec ses dieux principaux, secondaires, divinités locales, cultes des esprits, ses rites et rituels dont des rites sacrificiels humains abandonnés vers la fin du 2ème siècle avant l'ère commune à la suite de bouleversements sociaux économiques. Elle disparaît progressivement puis définitivement au Moyen Age d'abord sous les influences prépondérantes des religions gréco-romaines avec qui elle se fond plus ou moins, puis avec la montée en puissance et la domination du christianisme. Grands gardiens de la tradition et des rituels ayant ordonné la religion gauloise, les Druides disparaîtront bien avant pourchassés et assassinés par les romains qui les jugeaient dangereux ( leurs activités sont interdites dès le règne de Claude vers 45 de notre ère, et ils disparaissent définitivement sous Tibère. Culte de la nature et des esprits adoration d'une myriade de dieux et déesses
Les cimes des montagnes, les lacs, les étangs, les sources (fontaines), les grottes, les arbres dont le chêne mais aussi l'if le coudrier le sorbier, sont considérés comme la résidence d'esprits qui participent des croyances et des cultes domestiques et donnent lieu à des rituels incantatoires, divinatoires, des pratiques de magie.
Aux cultes officiels est rattachée toute une myriade de dieux et déesses, dont les noms les fonctions changent parfois selon les régions et avec le temps. Le panthéon des dieux et déesses gaulois compte quelque 2300 théonymes (noms de dieux et déesses) ou épithètes (adjectif qui désigne un dieu ou une déesse par l'une de ses qualités ou attributions) avec une multitude de noms répertoriés, 90 appellations différentes par exemple pour l'équivalent du dieu de la guerre. Qu'ils soient hommes ou femmes, les dieux gaulois se divisent en deux grands groupes : les divinités ouraniennes (du ciel), et les divinités chtoniennes (de la terre) Les dieux Il existe de nombreux théonymes qui renvoient aux divinités les plus importantes : Lug Taranis Teutatès Bellenos Sucellus (dieu de la Vie et de la Mort) et Cernunnos maître des domaines souterrains, dieu de la nature et du renouveau.
Les druides, gardiens de la tradition
Pour honorer ces multiples dieux, le chef de famille, du village, ou le patron ont autorité : pouvoir spirituel et temporel ne sont pas séparés, et il n'y a pas d'acte social qui n'ait aussi une part de religieux.
Mais les grands gardiens de la tradition et des rituels sont les druides, grands savants en celte, apparus vers 300 avant l'ère commune. Intellectuels polyvalents, (philosophes, astronomes, physiciens, mages, sacrificateurs…) Ils appartiennent à la classe sociale la plus élevée, sont exemptés de l'impôt et du service militaire. Ces hommes éduquent la jeunesse aristocratique tiennent à jours les comptes publics et privés, et rendent aussi la justice entre individus et états. Ainsi si leurs verdicts ne sont pas respectés, les sanctions peuvent aller jusqu'à l'interdiction d'assister aux sacrifices, ce qui équivaut à s'exclure socialement. Mais en tant que représentants des grandes divinités souveraines, ils ont surtout créé une unité religieuse dans un monde qui n'a jamais connu de véritable unité politique. Leur présence qui assure le contact entre le visible et l'invisible est garante de la validité des rituels et la condition nécessaire à tout sacrifice. A leurs côtés, dans le même groupe social, on trouve aussi les bardes, dont la mission est de transmettre la tradition par oral, en l'occurrence par les chants, et enfin les vates, des prêtres subalternes qui les assistent dans les sacrifices et sont spécialistes de l'interprétation des augures. Si les gaulois savent lire et écrire, les druides interdisent de transcrire tout ce qui se rapporte à la religion, cela étant considéré comme blasphématoire Il leur est interdit de porter tout signe distinctif et d'amasser des richesses, raisons pour lesquelles les archéologues n'ont pu identifier aucune sépulture de druides. Quelques rituels
Due à la quasi absence de vestiges archéologiques, il est difficile de trouver des informations concernant les sanctuaires. Certains en Gaules du Nord, de plan carré, étaient entourés d'une fosse qui servait aux sacrifices (on y jetait chevaux chiens parfois des humains) et d'une palissade. On y retrouve aussi des armes, des bijoux, des monnaies, des outils, certains objets servant probablement d'offrandes.
Certains sanctuaires avaient un caractère purement éphémère, tels ceux construits pour les grandes fêtes dont celles données par des chefs ou des rois. Un vaste espace de plusieurs centaines d'hectares était enclos, on y amoncelait des vivres, des tonneaux de vin, ou de boissons rares. Ouverts à tous, un festin de plusieurs jours commençait, difficile cependant d'affirmer s'il s'agissait d'un banquet, d'un lieu de justice ou d'un réel lieu religieux. Les Gaulois s'adressaient à leurs dieux pour demander quelque chose, s'excuser d'une faute, passer un contrat du type si tu sauves mon enfant, je jure de te donner ceci ou de faire cela, et enfin pour des remerciements.
Lundi 30 Mai 2005
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