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Crash Financier D'Areva

Areva, l'entreprise publique vitrine du nucléaire de la France, a sombré dans une crise financière profonde due à un manque dévastateur de liquidités et mendie de l'argent des contribuables français pour se renflouer alors que sa gestion est sujette à critique et que l'hyperactivité de son service marketing est pour partie responsable de cette situation. Licenciements en perspective ?



Crash Financier D'Areva

AREVA : Le Crash De L'Enfant Chéri du Nucléaire Français

Le mythe d'une puissante industrie du nucléaire en France s'enfonce dans le chaos financier.

Avec lui meurt le slogan d'entreprise d'une "Renaissance du Nucléaire" pour la construction de nouveaux réacteurs, renaissance qui sombre dans l'encre rouge et les déchets radioactifs.

Areva, l'entreprise publique vitrine du nucléaire de la France, a sombré dans une crise financière profonde due à un manque dévastateur de liquidités.

Un raid a été mené à EDF, le fournisseur du service public français de l'énergie, par des fonctionnaires de l'UE l'accusant d' éventuellement saper la compétition à travers tout le continent à cause de sa façon de fixer ses tarifs .

En Finlande, délais et dépassements des coûts continuent d'augmenter pour la construction catastrophique du réacteur d'Olkiluoto par Areva. Areva a admis un dépassement de 2,2 milliards de $ (1,619970000 EUR) soit une augmentation de 55% du coût de construction du site finlandais au bout de trois ans et demi. Le projet de Flamenville - le seul actuellement en chantier en France - dépasse déjà de plus d' 1 milliard de $ (73.635.000,00 EUR) le coût prévu après seulement une année de construction.

En 2008, l'utilisation de l'énergie nucléaire en France a baissé de 0,1% alors que dans le même temps l'utilisation de l'énergie éolienne gagnait plus de 37%.

Les tentatives pour construire de nouveaux réacteurs nucléaires français aux Etats Unis rencontrent une résistance acharnée.

Et l'échec définitif du site de déchets nucléaires de Yucca Mountain renvoie en parallèle à l'incapacité de la France de gérer ses propres déchets radioactifs.

Largement décrit comme le modèle de succès d'entreprise, Areva, le constructeur de réacteurs, est désespérémment en manque de liquidités. Alors qu'il mendie une subvention à son principal pourvoyeur de fonds, le gouvernement français, la mauvaise gestion d'Areva et le surdéveloppement dans la promotion et la construction de nouveaux réacteurs a ruiné son image sur les marchés de capitaux mondiaux. Selon Mycle Schneider, auteur basé à Paris d' " Energie Nucléaire En France - Au Delà du Mythe", les actions d'Areva ont perdu plus de 60% depuis 2008, deux fois plus que le CA 40, l'indicateur standard des 40 plus grandes entreprises françaises côtées en Bourse.

Le département marketing hyperactif d'Areva est à l'origine de deux commandes récentes pour construire deux nouveaux réacteurs en Chine. Mais Areva mendie actuellement de l'argent des contribuables, une subvention à court terme de 4 milliards de $ ( 2.945.400.000 EUR), et pourrait encore avoir besoin de 6 milliards de $ ( 4.418.100.000 EUR) en plus pour financer les investissements dans les mines d'uranium, la production de combustible et les essais de lancement de fabrication d'eau lourde.

Areva aura également besoin de plus de 2 milliards d'euros ( environ 3 milliards de $) pour racheter des parts de son unité de fabrication de réacteurs nucléaires après que l'allemand Siemens se soit retirer de la fabrication conjointe. Dans la transaction chinoise, il y a eu des secousses largement rendues publiques. Et Areva pourrait maintenant être obligée de débourser des milliards de plus en pénalités à cause des délais et dépassements de coût pour la construction de son réacteur en Finlande, un fiasco.

Le gouvernement finlandais devra également faire face à des coûts supplémentaires dans le commerce des émissions de CO2 car il comptait fermement sur le nouveau réacteur pour fournir de l'énergie "verte" dés cette année. Maintenant, Olkiluoto ne fournira pas d'électricité avant 2012.

Les déboires d'Areva pourraient faire que le président français Nicolas Sarkozy doivent faire face à des licenciements et la vente d'actifs du géant de l'énergie contrôlé par le gouvernement et formé en 2001.

La commande par la Chine des deux réacteurs nucléaires inclue une promesse d'Areva de fournir jusqu'à 20 ans de combustible nucléaire. Areva espère aussi vendre au moins 7 réacteurs aux US, mais ces projets rencontrent une résistance acharnée. Des luttes complexes de propriété et de licence ont surgi à Constellation Energy, chargée des deux nouveaux réacteurs dans le Maryland. Des révoltes de contribuables en Floride et dans le Missouri sont nées de plans visant à obliger le public à payer pour les nouveaux réacteurs en construction. Les tarifs électriques dans l'état ensoleillé (Floride ndlt ) ont déjà commencé à monter en flèche à cause de la proposition de construction du site nucléaire, provoquant une levée de bouclier populaire.

Le marché potentiel américain des réacteurs a également subi un contre coup avec la fermeture définitive de la grande décharge nucléaire de Yucca Mountain au Nevada. Après des décennies comme "pièce maîtresse" de la "solution" américaine au problème des déchets nucléaires, avec au moins 10 milliards de $ (7.363.500 EUR) dépensé pour cela, l'échec de Yucca souligne le dilemme posé à la France par ses propres déchets.

Le centre français de retraitement des déchets de la Hague a été largement critiqué à cause de ses énormes décharges radioactives dans la Manche et l'environnement atmosphérique. L'usine a produit plus de 9 000 containers de déchets extrêmement toxiques avec nulle part où les stocker. Son sous produit, le plutonium, a compliqué les tentatives mondiales de réduire la dissémination de matériaux radioactifs capables d'être transformés en bombes nucléaires.

En plus, concernant le processus de retraitement des déchets, sans solution permanente, la France avec ses 58 réacteurs a aussi accumulé plus de 10 000 tonnes de bâtons de combustible utilisé, soit l'équivalent de ce que génére constamment les 104 unités de production aux US.

Areva dit qu'elle espère lever des liquidités en vendant une partie de son usine d'enrichissement d'uranium en construction dans le Sud de la France au japonais Kansa Electric. D'autres ventes d'actifs pourraient se trouver entravées par le ralentissement du marché des valeurs. Areva espère aussi un partenariat avec le fabricant d'armes US Northrop Grumman pour construire l'équipement d'un réacteur à eau lourde en Virginie.

Mais,le 11 mars, le bureau de régulation de l'UE a opéré un raid dans les bureaux d'EDF à cause de " conduites suspectes qui pourraient inclure des actions pour faire monter les prix sur tout le marché français de l'électricité". Cette action étonnante contre une importante multinationale, qui est à 84,8% détenue par le gouvernement français, pourrait se terminer par d'énormes pénalités.

L'UE dit qu'EDF pourrait avoir manipulé les prix et réécrits des contrats pour 60 entreprises clientes importantes. Ceux qui soutiennent le nucléaire avancent constamment que 80% de l'électricité en France provient des réacteurs dont l'énergie passe par EDF. Mais le manque de liquidités d'Areva et le scandale EDF dans la fixation des prix soulignent les vastes déséquilibres financiers imposés par la construction et le fonctionnement des réacteurs nucléaires. Selon Schneider, " les actions d'EDF ont perdu plus de 40% ces seuls derniers six mois. quand la direction a annoncé en février 2009 que des charges plus grandes que prévues avaient érodé les profits, la valeur de l'action a chuté de 12% en dessous de la valeur d'introduction en Bourse en novembre 2005. Pas vraiment un brillant investissement".

EDF et Areva sont à l'avant garde de ce qui a été appelé la "Renaissance Nucléaire" mondiale. Leurs problèmes d'argent croissants révèlent un échec grandiose, facteur significatif dans l'actuelle crise mondiale de l'économie. Après un demi siècle de subventions gouvernementales massives aux US, en Grande Bretagne en France et ailleurs, l'énergie atomique continue de se heurter à des coûts élevés, insoutenables de construction, et des prix non compétitifs pour l'électricité générée.

Le récent rachat par EDF pour 17,5 milliards de $ ( 12,886125000 EUR) de l'entreprise de production d'énergie nucléaire British Energy, s'est faite accompagnée d'une note d'alerte pour les responsables d'EDF que l'engagement de la Grande Bretagne pour l'énergie produite par les éoliennes pourrait saper le futur de l'énergie nucléaire. L'annonce de ce rachat a provoqué un grand étonnement et du mépris au sein de la communauté environnementale.

Dans la communauté financière, il existe toujours des préoccupations concernant le demi milliard de $ ( 368.175.000EUR - et qui continue de grimper) de coût pour l'explosion de 1986 de Tchernobyl. La conversion instantanée de 900 millions de $ ( 662.715.000 EUR) de "valeurs" à Three Miles Island en une perte massive, s'est produite il y a 30 ans ce mois ci. (La conversion du réacteur de Fermi à Monroe dans le Michigan en un désastre en fusion d'un coût de 100 millions de $ - 73.635.000 EUR- a eu lieu le 5 octobre 1966).

Les coûts dus au tremblement de terre l'année dernière qui ont endommagé plusieurs réacteurs sur le site de Kashiwazai au Japon sont toujours entrain d'augmenter. L'échec de Yucca Mountain a converti des milliards de $ d'investissement en valeurs et en impôts, en pertes sèches. Des mouvements d'opposition de base se développent dans le Vermont et ailleurs et menacent de mettrent fin à l'extension des licences et de fermer des réacteurs américains pour lesquels des fonds de décommissionnement ont été réduits à cause de l'effondrement des fonds d'investissements US.

L'argument que l'énergie atomique fournit une réponse au réchauffement climatique a subi un rude coup en France quand des réacteurs ont du être arrêtés pendant la vague de chaleur l'été parce qu'ils faisaient monter la température de l'eau de rivière bien au delà des normes réglementaires. Dans un autre cas, la paroi du caisson de protection d'un réacteur a du être aspergée d'eau pour faire baisser la température à un niveau opérationnel. Des arrêts identiques ont eu lieu pour le réacteur d'Alabama.

Mais alors que les surcoûts massifs et les délais continuent d'augmenter sur le site de construction du réacteur en Finlande, un fiasco, le chef d'oeuvre d'Areva, l'entreprise réclame à grands cris d'avoir accès à l'argent des contribuables. L'actuel courant d'échec croissant de l'énergie atomique continue de garantir que les investisseurs privés seront favorables à l'énergie verte, comme le solaire les éoliennes, et à son efficacité.

Donc, en France et ailleurs, la "Renaissance Nucléaire" pourrait être morte née. En 2007, la production d'énergie nucléaire mondiale a, un fait sans précédent, baissé de 2%. Selon Schneider, en 2008, pour la première fois dans l'histoire de l'énergie nucléaire, aucun nouveau réacteur n'a été mis en service.

Comme le fait remarquer Schneider dans son livre " Energie Nucléaire en France - - - Au delà du Mythe" après 35 ans de développement de l'énergie nucléaire, le "pays des merveilles" du nucléaire français ne représente que 16% au total de la production d'énergie. Le rapport de Schneider qui a été fait à la demande du groupe EFA du parlement européen à Bruxelles (Decembre 2008, Bruxelles)signale que presque la moitié de la consommation d'énergie en France vient du pétrole.

En fait, dit Schneider, " l'économie française et des ménages de par leur nature encline au gaspillage conduit à une consommation de pétrole plus élevée per capita qu'en Allemagne, Italie, Grande Bretagne, où même que la moyenne européenne."

"Ceux qui pensent que l'énergie nucléaire serait un moyen bon marché et propre de rendre les US moins dépendant du pétrole devrait regarder de prêt les résultats français".

Au coeur français de sa "Renaissance", l'horloge de l'énergie nucléaire descend, elle ne monte pas. Le temps presse pour trouver une technologie qui, après 50 ans, reste incapable d'engendrer un niveau correct de financement privé, ne montre aucun signe de pouvoir se financer elle-même, et a maintenant plongé dans une profonde crise financière.

Harvey Wasserman - 19/03/09 www.counterpunch.org- Il est co-foundateur de Musicians United for Safe Energy, édte le nukefree.org site web. il est l'auteur de SOLARTOPIA! Our Green-Powered Earth, A.D. 2030 ( www.solartopia.org). Email : Windhw@aol.com





Dimanche 22 Mars 2009
Traduction Mireille Delamarre

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