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Comment Les US et d’Autres ont aidé à construire la Bombe Nucléaire Pakistanaise

La bombe du Pakistan a bénéficié de la mondialisation avant même que le mot soit inventé. « ..La soit disante bombe nucléaire islamique s’est révélée ne pas être un produit indigène mais au lieu de cela un peu américaine, canadienne, suisse, allemande, hollandaise, britannique, japonaise et même russe…. »



Comment Les US et d’Autres ont aidé à construire la Bombe Nucléaire Pakistanaise

Comment vous avez aidez à construire la bombe du Pakistan

La mondialisation quel concept. Vous pouvez obtenir un burger préparé comme vous le voulez pratiquement n’importe où dans le monde. L’emblème de Nike apparaît à toutes les manifestations des élites athlétiques aux US et en taille réduite sur les T Shirts des enfants qui jouent dans les rues de Kolkota. Pour ceux qui veulent acheter des voitures américaines, un conseil : ce n’est pas si inhabituel que cela de trouver plus d’éléments américains dans une voiture construite au Japon que dans celle construite par l’un des 3 géants de l’automobile de Détroit.

Alors ne vous racontez pas d’histoire sur la bombe du Pakistan. Des burgers à la bombe, la mondialisation a eu un impact. L’arsenal nucléaire pakistanais – jusqu’à 120 bombes- n’est pas plus pakistanais que votre appareil TV est japonais. Ou est-ce américain ? C’est un concept développé dans un pays, et la plupart du temps construit dans un autre. Sa création a été un exemple de la mondialisation avant même que le terme ne soit inventé.

Une prolifération avec réaction en chaîne

Donc par où commencer ? Certains affirment que le Pakistan s’est lancé sur la voie du nucléaire avec le programme du président Dwight D Eisenhower de 1953 « Atomes pour la Paix », défini comme un geste humanitaire visant à partager le potentiel pacifique de l’énergie atomique avec le monde. Mais Atomes pour la Paix c’était une appellation inappropriée – un plan pour détourner l’inquiétude croissante nationale et internationale concernant les retombées radioactives des tests nucléaires américains. Cela s’est révélé être une campagne de relations publiques de la Maison Blanche pour éclipser toutes les autres.

En fait, Atomes pour la Paix a formé des milliers de scientifiques du monde entier en science nucléaire et puis les a renvoyé chez eux, où, plus tard, nombreux sont ceux qui ont poursuivi des programmes secrets d’armes nucléaires, parmi eux, des Israéliens, Sud Africains, Pakistanais et Indous.

Momi Sethna, le président de la Commission à l’Energie Atomique Indou, a dévoilé l’impact du programme après le premier test d’un engin nucléaire de son pays en 1974. « Je peux dire avec confiance » a-t-il écrit, « que l’accord initial de coopération (Atomes pour la Paix) lui-même a été la pierre d’angle sur laquelle notre programme nucléaire a été construit ».

Si vous pensez que le programme de l’Inde, à son tour, n’a pas inspiré celui du Pakistan, de nouveau réfléchissez.

Zulfikar Ali Bhutto, l’ancien premier ministre pakistanais et père de Benazir Bhutto, a commencé à parler publiquement d’armes nucléaires au début des années 60, quand il était ministre de l’énergie du Pakistan. Dans son autobiographie du début 1967, Bhutto a écrit : « toutes les guerres de notre époque sont devenues des guerres totales…Et nos plans devraient par conséquent inclure la dissuasion nucléaire. » Mais les généraux pakistanais ont rejeté ses idées, arguant que le coût de production d’une bombe nucléaire réduirait trop les dépenses pour les armes conventionnelles. Ce n’est qu’après que Bhutto soit devenu premier ministre qu’il a officiellement lancé le programme nucléaire en 1972.

Et voici maintenant un autre point de départ du nucléaire : le Pakistan, un pays pauvre, sous développé, possédant peu d’infrastructures techniques et industrielles, n’a fait pratiquement aucun progrès sur le front du nucléaire malgré l’enthousiasme de Bhutto, jusqu’à l’arrivée d’Abdul Qadeer Khan fin 1975.

Khan, né en Inde, avait fui sa maison de Bhopal dans les années 50 pour s’installer dans le nouvel état du Pakistan. Là, il est allé à l’université, devenant rapidement frustré par le manque d’opportunité. Hautes études et diplômes ont suivi en Europe jusqu’à ce que finalement, Khan se retrouve travailler pour le Laboratoire de Recherche en Physique Dynamique à Amsterdam au printemps 1972.

A cette époque, de puissantes sociétés comme Westinghouse et Général Electric contrôlaient les installations qui fournissaient de l’uranium enrichi pour les réacteurs civils dans le monde occidental. En 1971, dans un effort pour protéger le commerce naissant de l’industrie nucléaire américaine, le président Richard Nixon a donné l’ordre que la technologie de l’enrichissement, surveillée de prêt, ne soit pas partagée avec un autre pays, même pas des alliés.

Cela a conduit d’autres nations à développer leur propre technologie d’enrichissement pour s’assurer un accès permanent à un approvisionnement adéquat en combustible nucléaire. Le laboratoire où était employé Khan, connu sous ses initiales Hollandaises FDO, était le centre de recherche interne pour un conglomérat hollandais comprenant le gouvernement britannique, d’Allemagne de l’Ouest et de Hollande pour concevoir et fabriquer des centrifugeuses.

Pour venir droit au but, Khan, qui avait la possibilité de travailler au labo sans être sérieusement surveillé par la police hollandaise chargé de la sécurité, a constaté qu’il avait un accès facile à la dernière technologie d’enrichissement d’uranium. Trois ans après il avait quitté le labo – en possession de plans pour la plus moderne des centrifugeuses d’Europe et une liste de fabricants d’équipement adéquat, d’experts à engager, et de sources pour l’approvisionnement en matériaux bruts nécessaires pour enrichir l’uranium pour construire une bombe nucléaire, tous éparpillés aux quatre coins du monde.

Avant de quitter le labo, Khan a écrit au premier ministre Bhutto pour lui offrir ses services, et il est retourné au Pakistan pour lancer le propre laboratoire d’enrichissement d’uranium du pays.

Le FDO était juste le commencement pour Khan de sa dépendance au monde extérieur pour l’aide à la construction de la bombe. Avec le soutien des scientifiques pakistanais, et des officiers militaires travaillant clandestinement comme « diplomates » dans les représentations du pays partout dans le monde, il a mis en place ce qui est devenu connu comme « le pipeline pakistanais » obtenant des équipements High Tech de centaines de sociétés dans plus de 20 pays.

Alors que la plupart de tout ceci est bien connu, des séries de lettres dont on a peu parlé entre Khan et un ingénieur canadien pakistanais Aziz Abdul Khan, en 1978 et 1979 offrent un aperçu révélateur du degrés avec lequel la mondialisation a façonné le programme nucléaire du Pakistan. La soit disante bombe nucléaire islamique s’est révélée ne pas être un produit indigène mais au lieu de cela un peu américaine, canadienne, suisse, allemande, hollandaise, britannique, japonaise et même russe.

Aziz Khan a été l’un parmi des douzaines de scientifiques pakistanais vivant à l’étranger que Khan a essayé de recruter pour ce qu’il a décrit comme un « projet d’importance nationale. » Selon ces lettres échangées entre eux, bien qu’Aziz Khan ait refusé l’offre, il a accepté de fournir à A Q Khan de la littérature scientifique et de passer ses vacances au laboratoire de A Q Khan en dehors d’Islamabad, formant et conseillant de jeunes ingénieurs.

Nous avons obtenu les lettres – qui couvrent les allées et venues d’experts nucléaires de 10 différents pays – d’un responsable du gouvernement américain, qui lui-même les a reçues d’officiers de justice canadien après qu’elles aient été confisquées à Aziz Khan suite à son arrestation à Montréal en 1980.

Ces échanges fournissent un aperçu rare de ce qui se passait au début dans les coulisses du supermarché nucléaire de Khan bien avant qu’il ait commencé à faire du trafic de ses produits finis avec l’Iran, la Corée du Nord et la Libye. Après une décennie de rhétorique diplomatique sur la nécessité de stopper la prolifération de la technologie nucléaire, elles offrent également un aperçu de l’inefficacité des contrôles américains et européens à l’exportation. En étudiant ses lettres – souvent traduites de façon colorée de l’Urdu par les autorités canadiennes- sur fond d’informations de l’époque, on peut voir à quel point l’assistance dont a bénéficié Khan était, fait troublant, internationale.

Acheter des ‘canards’ de Russie

C’était une époque excitante pour le programme naissant du Pakistan. Le 4 juin 1978, A Q Khan a écrit à Aziz Khan, décrivant des testes précédents de ses centrifugeuses en se référant au processus de substitution de l’hélium au gaz uranium comme mettre » de l’air dans la machine ».

« Le 4 juin est un jour historique pour nous. Ce jour là nous avons mis de « l’air » dans la machine et c’est la première fois que nous avons obtenu le bon produit et son efficacité était la même que le théorique… Comme vous avez pu le voir, mon équipe est constituée de fous. Ils n’en ont rien à faire si c’est le jour ou la nuit. Ils sont impliqués à fond dans leur travail. Les soufflets sont arrivés et comme cela nous pouvons augmenter la vitesse de notre travail. »

Les folles emplettes nucléaires internationales de Khan ont été bientôt révélées à son correspondant, car il écrivait fièrement à son ami canadien juste une semaine après pour lui raconter le voyage fait par l’un des membres de son réseau clandestin d’approvisionnement au Japon pour obtenir une aide essentielle bien que non expliquée.« Le Colonel Majeed est de retour du Japon et Dieu merci tous les problèmes ont été résolus. Le mois prochain le japonais viendra ici et il supervisera tout le travail. »

Le mois suivant il a écrit à Aziz Khan sur l’un de ses protégés pakistanais : « Dr Mirza est de retour d’Amérique. Il y est allé pour être formé au fonctionnement de la salle de contrôle du système d’air conditionné de la centrale. » Dans la même lettre, il annonçait que « la centrale de suisse est arrivée » probablement une référence au système de pompage spécial pour mettre et retirer le gaz uranium des centrifuges pendant l’enrichissement.

En août, le scientifique a dit à Aziz Khan que le colonel Majeed était de nouveau en voyage, « partant pour l’Allemagne, la Grande Bretagne et la Suisse. Il recherchera des câbles et des panneaux. Notre ami du Koweït se joindra à nous en novembre et de cette façon nous n’aurons pas à nous soucier des générateurs et de l’approvisionnement en courant en cas d’urgence. Il a 15 ans d’expérience. » Pendant ces quelques semaines, Khan a écrit avec enthousiasme qu’ « une équipe d’allemands était là. Ils sont restés 5 jours et sont retournés. C’était plutôt des journées chargées. »

A Q Khan était aussi en chasse lui-même. Mentionnant qu’il avait envoyé un télégramme en Californie, il a écrit en automne 1978, « si nos deux unités sont prêtes, alors moi-même et le Dc Mirza nous viendrons pour des remerciements et peut être pourrions nous vous rencontrer. » Les « deux unités » faisaient probablement référence à deux énormes appareils à air conditionné que Khan a acheté à une société américaine non identifiée.

Au printemps 1979, Khan explique que « le Dc Alam le Dc Hashmi et moi-même allons en Allemagne et en Suisse pour deux ou trois jours. Nous devons acheter un certain matériel là et puis nous rentrerons via Londres ».

Le projet de Khan était, vu à l’étranger, comme un marché potentiellement profitable et les Russes aussi s’empressaient de vendre leurs marchandises. Utilisant un code primitif Khan a écrit : « nous espérons que cet hiver il y aura des canards de Russie. C’est un énorme travail. Maintenant on va bientôt installer les générateurs de secours ».

Mais tout ne fonctionnait pas parfaitement. Pendant l’été 1978, un membre du parlement britannique a demandé pourquoi une filiale d’American Emerson Electric Co vendait au Pakistan le même onduleur de haute fréquence que celui utilisé par la Grande Bretagne dans son projet d’enrichissement d’uranium – et l’automne suivant les envois par bateau au Pakistan ont été arrêtés. Khan s’est plaint qu’un fournisseur allemand avait vendu la mèche aux anglais parce qu’il n’avait pas obtenu l’accord pour une affaire.

« Cet homme de l’équipe allemande était sans éthique. Quand il n’a pas reçu notre accord, il a écrit une lettre à un membre du Parti Travailliste et des questions ont été posées au parlement. Le travail progresse de manière satisfaisante, mais la frustration augmente. C’est comme un homme qui a attendu pendant trente ans mais qui ne peut pas attendre quelques heures après la cérémonie de mariage. »

Au printemps suivant, l’équipe de Khan était sous pression. Il a de nouveau écrit à Aziz Khan utilisant ce code maladroit : « pendant longtemps personne n’a pris un seul jour de congé. Tout le monde travaille très dur pour qu’à la fin de l’année l’usine commence à fonctionner et fournissent le gâteau et le pain. Ici on manque de nourriture et on a grandement besoin de ces choses. De partout on stoppe notre nourriture. »

Le succès de Khan à obtenir du matériel nucléaire à l’étranger n’est pas passé inaperçu. Le renseignement américain a observé son opération d’approvisionnement et des responsables US se sont plaints à l’occasion en public, poussant Aziz Khan à écrire en juin 1979 : « Aucun doute que vous provoquez des insomnies chez des gens ici… Ces jours ci vous être devenus des célébrités partout dans le monde. »

En août 1979, Khan luttant toujours a écrit à son ami sur une affaire qu’il n’arrivait pas à faire au Canada, probablement une référence aux difficultés à obtenir un type spécial d’onduleur essentiel pour faire fonctionner la centrale d’enrichissement d’uranium.

« Vous devez lire que vos compatriotes ont décidé de boire notre sang. La façon dont ils sont après nous, c’est comme si on avait tué leur mère. Ils brassent de l’air et cela perturbe les nuits arabes. Il y a beaucoup de pression mais j’ai confiance en Dieu pour faire mon travail, je pense que si je finis le travail, alors j’aurai atteint le but de ma vie. »

Khan a effectivement surmonté les obstacles – avec beaucoup d’aide de ses amis partout dans le monde. Et il a bien appris la leçon. Quand il a fini d’aider le Pakistan à construire sa bombe, il a mis ses talents au service d’une autre forme de mondialisation – vendre ses marchandises, et celles de ses associés d’Europe, d’Asie, d’Afrique du sud, à une nouvelle gamme de clients.

Copyright Catherine Collins et Douglas Frantz 29/11/07 Source Tomdispatch http://www.tomdispatch.com/

Reproduit sur Asia Times online www.atimes.com

Traduction Mireille Delamarre pour [www.planetenonviolence.org]url :http://www.planetenonviolence.org

Douglas Frantz ancien directeur de publication du Los Angeles Times et deux fois finaliste du Prix Pulitzer est écrivain professionnel au Conde Nast Portfolio. Catherine Collins ancien reporter au Chicago Tribune est une écrivaine actuellement basée à Washington. Ils sont co auteurs du livre “ The Nuclear Jihadist: The True Story of the Man Who Sold the World's Most Dangerous Secrets ... and How We Could Have Stopped Him (Twelve, 2007).”

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Mardi 18 Décembre 2007
Mireille Delamarre

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