Monde Arabe

Cisjordanie : Système de Santé sur le Point de s'Effondrer – Gaza, Communiqué Scandaleux de Human Rights Watch, ONG étatsunienne.

On le savait déjà, le système de santé à Gaza s'est effondré sous les attaques de l'armée israélienne. Ce qu'on nous cache, c'est aussi que les palestiniens n'ont pratiquement plus accès aux soins en Cisjordanie. Témoignage sur la situation à Naplouse. Que font les ONG des droits de l'homme pour dénoncer cette situation de fait ? Mis à part, comme l'a fait honteusement l'ONG américaine Human Rights Watch, critiquer les palestiniens pour avoir utiliser des moyens non violents pour défendre la maison de l'un d'entre eux contre une démolition programmée par l'armée de l'air israélienne ?
Que fait le CICR ?



Espoir - Manuel Loayza Venezuela - 2006 - irancartoon.com
Espoir - Manuel Loayza Venezuela - 2006 - irancartoon.com

Couloir de Choc –Gideon Levy

Une chambre dans le département de chirurgie à l'hôpital Rafidia de Naplouse, le plus grand hôpital dans le nord de la Cisjordanie. Les lits sont vides, les matelas ont disparu, des ordures sont répandues sur le sol, les rideaux sont déchirés et les restes d'un repas gisent dans la cuisine. On a une vue identique dans le département de gynécologie dans l'hôpital de la ville Al- Watani. Ce n'est pas agréable de voir un hôpital qui a été fermé – tout spécialement un hôpital d'une ville assiégée qui se retrouve parfois sous le feu (de l'armée israélienne ndlt).

Depuis maintenant 3 mois, les services gouvernementaux de la santé desservant les palestiniens en Cisjordanie ont été fermés. Désormais, des douzaines de cliniques rurales n'ouvrent plus, et les hôpitaux gouvernementaux fonctionnent à peine. Les travailleurs du secteur de la santé qui n'ont reçu qu'une infime partie de leurs salaires depuis ces 9 derniers mois – à cause du boycott d'Israël et du monde sur le gouvernement de l'autorité palestinienne – se sont mis en grève, aggravant la situation. Depuis lundi, les hôpitaux n'acceptent plus que les patients dont la vie est en danger immédiat. Encore une nouvelle épreuve qui vient s'ajouter au siège pour les habitants palestiniens de Cisjordanie, qui sont environ 1,5 millions, et à la détresse économique sévère qui les touchent tous.

Ahmed Subuh, 5 ans, est le seul malade dans le département d'orthopédie complètement vide, à l'hôpital de Rafidia. Il est tombé et s'est fait une fracture ouverte du bras. Il se balade dans les couloirs vides, son bras bandé et sa famille s'occupe de lui. Le grand père du garçon est bouleversé, sa voix fait écho à travers les murs : « que le monde voit. Qu'Israël et les pays arabes voient ce qu'ils sont entrain de nous faire. »

Quelqu'un a-t-il entendu parler de cette grève ? Est-il nécessaire de répéter que la responsabilité pour la santé des habitants qui vivent sous occupation est la notre ? Ou demander de nouveau ce que les services vitaux de santé ont à voir avec le boycott économique d'Israël et du monde déclaré contre un gouvernement élu légalement dans le cadre d'élections démocratiques ?

Il y a des circonstances politiques qui entourent cette grève : le nouveau directeur de l'Hôpital Al- Watani, le Dc Husam Jawhari, un cardiologue, dit qu'un gouvernement incapable d'assurer les services vitaux doit partir. Mais la principale victime ici c'est le citoyen ordinaire, et le principal responsable c'est l'occupant. « Israël retient 600 millions de shekel de taxes. C'est peu pour lui, c'est notre argent. Cela pourrait résoudre le problème » dit Jawhari

Le durcissement de la grève cette semaine implique qu'une femme sur le point d'accoucher et qui a déjà réussi à passer à travers les cruels check points (barrages de contrôle ndlt) pour venir à Naplouse ne sera pas admise dans la salle d'accouchement à Al – Watani avec une dilatation de 4 centimètres. 6 c'est le minimum exigé.

Les check points sur le trajet de Naplouse sont éreintants. Toutes les cinq minutes il vous faut vous arrêter et attendre, parfois plusieurs heures. La vitesse maximum c'est 1 km à l'heure, et ceci dans un bon jour.

La scène au check point d'Hawara, qui domine Naplouse, est terrible. Comme d'habitude là, une foule de personnes est entassée dans ce qui ressemble à un parc à bestiaux. Un soldat sensible laisse passer des femmes avec des nourrissons pris dans ce chaos. Une petite file de voitures avec un permis pour passer attend, des heures durant. Ils disent que c'est rien comparé au check point d'Assira Alsmalia, aussi connu sous le nom de check point 17, sur la route qui mène de Naplouse à Jenin. Et ce ne sont pas des points de passage pour entrer en Israël, mais plutôt des check points entre Naplouse et Beit Furik, qui touchent ceux qui vont et reviennent de leur travail.

Alors qu'on s'est focalisé sur le bain de sang à Gaza, on a oublié la vie quotidienne en Cisjordanie. Aux bureaux de l'organisation d'aide médicale, à Naplouse, le directeur médical, le Dc Ghassan Hamdan, dit que sa ville est au bord d'un désastre humanitaire. Il prévoit des épidémies et des morts inutiles. Les cliniques de 65 villages sont fermées, ce qui a des conséquences dramatiques. Quand Naplouse est inaccessible, ces cliniques servent de substituts, bien qu'avec de pauvres moyens, pour les hôpitaux de l'autre côté des check points. Mais maintenant, les deux grands hôpitaux de Naplouse sont pratiquement déserts, aussi la plupart des problèmes retombent sur des organisations non gouvernementales tel celle de Hamdan.

L'ironie : le boycott pourrait pousser encore un peu plus la population dans les bras du Hamas, dont les cliniques sont ouvertes. La plupart des habitants de la Cisjordanie ont une sorte d'assurance médicale, mais cela ne couvre pas les grèves. Les personnes qui ont les moyens vont dans les hôpitaux privés, là où l'hospitalisation coûte 100 $ la journée, d'autres rassemblent des dons pour y être admis. Trois fois plus de patients se tournent vers l'aide médicale pour se faire aider, et la situation dans Naplouse est meilleure qu'ailleurs, comme par exemple à Hébron. A Naplouse, il y a des camps de réfugiés dont les patients sont traités par l'UNRWA. A Hébron il n'y a pas de réfugiés et pas d'UNRWA.

L'organisation israélienne « Médecins pour les Droits de l'Homme » fait aussi état d'une augmentation dramatique du nombre de personnes qui ont besoin de ses services depuis le début de la grève. Salah Haj Yahya, le directeur des cliniques mobiles de l'organisation dit que celle –ci a des difficultés à répondre à la demande pour la prise en charge de la santé. Chaque samedi, il organise un jour de soins médicaux dans un village différent de la Cisjordanie. Samedi dernier, il était avec ses médecins volontaires dans une ville près de Tul Karm. C'était journée gynécologique, mais 250 hommes sont venus aussi, cherchant à voir un docteur. Le samedi précédent, il y avait quelque 350 patients dans un village en dehors de Jenin ; la semaine d'avant, 500 personnes sont venus consulter à la clinique mobile dans Beit Furik. Haj Yahya dit qu'il n'avait jamais vu avant un nombre aussi important de patients ayant besoin de soins.

Le Dc Hamdan prévoit déjà une catastrophe : une pénurie sérieuse de vaccins, et des cliniques fermées, cela veut dire que les enfants, surtout en zone rurale, ne sont pas immunisés, des grossesses ne seront pas surveillées, et des patients ayant eu une greffe de rein ont plus de chance d'être victimes de complications. Certains patients sont déjà morts du fait de manque de médicaments ou de traitements, bien que des statistiques exactes ne soient pas disponibles.

Hamdan : « Nous demandons à ce qu'il soit mis fin au boycott de façon à ce que la crise humanitaire urgente puisse être résolue. Le droit de base à l'accès aux services de santé nous est refusé. Ce droit ne doit pas être lié à la politique. Je pense que des personnes sont déjà mortes à cause de la grève. Peut être que la menace d'épidémies prés des colonies fera peur aux israéliens. Je dis cela tout à fait sérieusement. »

Le directeur de l'hôpital Al-Watani, Jawhari, ne peut pas pénétrer dans le département gynécologique de l'hôpital. La porte est verrouillée, et il n'y a pas grand monde à l'entour. Cet hôpital, qui se spécialise en médecine interne, a 94 lits, et cette semaine passée, seulement 19 étaient occupés, la plupart par des patients atteints de cancer et de pathologies cardiaques, dont l'état est sérieux. Rafidia, ou Jawhari a travaillé comme directeur jusqu'à la semaine dernière, et qui se spécialise dans les cas chirurgicaux, a 165 lits. Cette semaine, moins de 40 lits étaient occupés.

Jawhari a été transféré cette semaine vers une unité plus petite d'Al Watani, apparemment à cause de ses positions franches. Il pense qu'un gouvernement qui n'assure pas les services vitaux en matière de santé pour la population – et un ministre des affaires étrangères qui ne peut pas voyager dans un pays arabe comme Omman – devrait démissionner. « Je suis directeur d'hôpital, et si je ne peut faire mon travail, je devrais démissionner. Il n'y a pas de honte à cela. »

Cet élégant docteur prend la peine d'insister qu'il n'est pas un politicien et que la politique ne l'intéresse pas. La directive transmise aux médecins en grève, dit- il, c'est de ne pas perdre un seul patient. L'unité de dialyse dans cet hôpital, qui a 15 machines au service de 98 patients des environs fonctionne sur 4 tours par jour. Ces patients n'ont pas été touchés par la grève, ni les patients atteints de cancer et qui reçoivent une chimiothérapie. L'unité néonatale et l'institut d'hématologie fonctionnent. Il n'y a pas de traitement par radiation nul part en Cisjordanie.

Jawhari : « ce n'est pas inscrit sur le front des patients s'ils sont Fatah ou Hamas, et ce n'est pas de leur faute qui a été élu. Les élections ont été menées correctement et les résultats ne devraient pas avoir un impact négatif sur les services de santé. Avant de blâmer Israël et le monde, je dois interpeller mon propre gouvernement. Notre grève est dirigée contre le gouvernement palestinien et contre la communauté mondiale. »

Ces derniers huit mois, Jawhari a reçu seulement environ 1/5 de son salaire. Les employés avec moins d'ancienneté qui gagnent environ 1200 shekels par mois, ont reçu environ la moitié de leurs salaires. Ce serait un crime si je ne soignais pas, mais je mérite d'être payé. Ma fille m'a appelé aujourd'hui de l'université de Bir Zeit, et m'a dit que je devais payer ses frais d'études. Je n'ai pas l'argent pour. Le public peut comprendre, mais les parents d'une enfant malade ne peuvent accepter une telle situation. »

Al Watani est à moitié vide. Il y a peu de temps, un homme d'environ 40 ans a été amené d'urgence sans pouls. La réanimation a réussi, et maintenant il est en soins intensifs. Jawahri craint que cet hôpital ne s'effondre bientôt complètement. Les donateurs arabes des US ont arrêté d'envoyer leurs dons. Ils disent qu'ils sont citoyens US et que par conséquent ils ont interdiction de transférer des fonds à cet hôpital. L'organisation américaine « Care International » diminue actuellement son aide fournie à l'unité de dialyse.

L'hôpital a regroupé plusieurs départements. Des patients hommes sont maintenant hospitalisés à côté de femmes. Des docteurs viennent au travail mais seulement pour traiter ceux considérés comme des cas urgents. Les équipes para médicales, le personnel de nettoyage, et administratif sont aussi en grève. Eux aussi n'ont pas été payés. Qu'est ce qui arrive si quelqu'un vient se plaignant de fortes douleurs à l'estomac ? Jawhari dit que cette personne ne viendra probablement pas à l'hôpital, sachant qu'il est fermé. Et s'il vient, et que les docteurs décident que ce n'est pas un cas urgent, ils le renverront chez lui.

Nous sommes passés dans des services dont les portes étaient ouvertes. Dans une pièce, un garçon atteint d'une maladie de cœur est assis et mâche un épi de mais. Son visage est bouffi et son ventre gonflé. Dans la pièce voisine, une cancéreuse gît, inconsciente. Un silence oppressant règne.

Gideon Levy 2/11/06 Twilight Zone / Copyright Haaretz

http://www.haaretz.com/hasen/spages/794385.html

Remarque

Selon la IVe Convention de Genève, la puissance occupante, ici Israël, a obligation de faire en sorte que les personnes vivant sous occupation aient accès aux soins. La Croix Rouge Internationale a, elle, obligation de veiller à ce que cela soit effectivement pratiqué.

On est en droit de se demander ce que fait la Croix Rouge Internationale ?

Non seulement le droit international est bafoué, mais le monde s'enfonce dans un véritable refus d'éthique, comme c'est le cas avec ce qui se passe dans les territoires occupés palestiniens. Un génocide lent s'y perpétue dans l'indifférence générale, c'est dire l'ampleur de la catastrophe éthique qui secoue l'humanité !


Précipitation dans le jugement : HRW doit se rétracter pour son communiqué de presse honteux - Norman Finkelstein

Même selon les sinistres standards de Gaza, les 5 derniers mois ont été des mois cruels.

Quelque 400 palestiniens, la plupart des civils non armés, ont été tués au cours d'attaques israéliennes. (4 soldats israéliens et 2 civils ont été tués). Israël a bouclé Gaza, la coupant du monde extérieur, tandis que la communauté internationale a imposé des sanctions brutales, ravageant l'économie de Gaza déjà sinistrée.

« Gaza est entrain de mourir « écrivait Patrick Cockburn sur Counterpunch, « son peuple est au bord de la famine, une société entière est entrain d'être détruite. Le bruit le plus terrifiant pour les palestiniens c'est celui d'une voix anonyme sur leur téléphone portable disant qu'ils ont une demi heure pour quitter leur maison avant qu'elle ne soit détruite par des bombes ou missiles. On ne peut pas faire appel. »

Gaza vit dans les pires conditions jamais connues « a écrit Gideon Levy dans Haaretz, « l'armée israélienne a semé la dévastation à travers Gaza – il n'y a pas d'autre mot pour le décrire – tuant et démolissant, bombardant et pilonnant de façon indiscriminée. C'est une punition collective honteuse et choquante. »

Comme on pouvait le prévoir, Gaza s'est trouvé sur le bord d'une guerre civile fratricide. « L'expérimentation a été un succès. Les palestiniens se tuent entre eux, « a observé Amira Hass de façon narquoise dans Haaretz. « ils se conduisent comme prévu, à la fin d'une longue période appelée « qu'est ce qui arrive quand vous emprisonnez 1,3 millions d'êtres humains dans un espace clos comme des poulets de batterie. »

C'est dans ces moments là qu'on attend des organisations pour le respect des droits de l'homme de se faire entendre.

Comment Human Rights Watch (Observation des Droits de l'Homme, une ONG américaine) a-t-elle répondu à ce défi ?

Elle a critiqué Israël pour avoir détruit la seule centrale électrique de Gaza, et a aussi appelé Israël à « enquêter » sur pourquoi ses forces armées ciblaient le personnel médical palestinien à Gaza, et à « enquêter » sur le massacre de Beit Hanoun.

D'un autre côté, elle a accusé les palestiniens de commettre un « crime de guerre » après qu'ils aient capturé un soldat israélien et offert de l'échanger contre des femmes palestiniennes et des enfants emprisonnés dans les geôles en Israël. (Israël détient actuellement 10 000 prisonniers palestiniens). Elle a demandé que les palestiniens «mettent immédiatement fin à la situation de non droit et de violence à Gaza » (comparez avec les mots d'Amira Hass). Elle a publié un rapport de 101 pages vilipendant l'autorité palestinienne pour n'avoir pas su protéger les femmes et les jeunes filles. Elle en a appelé à l'autorité palestinienne à prendre « les mesures immédiates pour faire cesser les attaques à la roquette sur Israël. »

Ce procès verbal n'étant pas suffisamment honteux, HRW a dépassé de nouvelles limites fin novembre.

Apres que les palestiniens aient répondu spontanément à cette « voix anonyme sur un téléphone portable » en exposant leurs propres corps désarmés, HRW s'est précipitée pour publier un communiqué de presse prévenant que les palestiniens pourraient avoir commis « un crime de guerre » et être coupables d'avoir servis de « boucliers humains » ( les civils ne doivent pas être utilisés pour protéger d'attaques militaires des maisons».)

Dans ce qui doit être probablement le plus choquant des communiqués jamais publiés par une organisation des droits humains, HRW a condamné les dirigeants palestiniens pour avoir soutenu ce acte non violent de désobéissance civile.

Le premier ministre Haniyeh et d'autres dirigeants palestiniens devraient renoncer et non pas soutenir cette tactique encourageant les civils à prendre des risques.

La communauté internationale a pendant des décennies imploré les dirigeants palestiniens de mettre de côté la lutte armée en faveur d'actes non violents de désobéissance civile. Pourquoi une organisation défendant les droits de l'homme les attaque t-elle actuellement pour avoir adopté cette tactique ?

Est-ce un crime de guerre de protéger sa propre maison d'une punition collective ?

Est-ce servir de bouclier humain quand une population désespérée et oubliée choisit de courir des risques pour sauver ce qui reste de sa misérable existence ?

Effectivement, alors même que les soldats israéliens ont utilisé fréquemment les palestiniens comme boucliers humains dans des situations menaçant leur vie, et bien que HRW est elle-même documenté de telles pratiques, HRW n'a jamais appelé cette pratique un crime de guerre.

Cela a pris des semaines à HRW pour finalement publié un rapport condamnant les crimes de guerre israéliens au Liban. Alors que de nombreux journalistes sûrs documentaient quotidiennement ces crimes, HRW a dit qu'elle devait d'abord mener elle –même une enquête indépendante.

Mais HRW s'est précipité pour déplorer les protestations non violentes à Gaza se basant sur des articles de presse anonymes qui apparemment ont rapporté faussement les faits majeurs.

Pourquoi une telle précipitation à juger ?

HRW ne cherchait-elle pas à apaiser les critiques pro israéliennes après les pressions dues à son rapport documentant les crimes de guerre au Liban ?

Apres que Martin Luther King eut délivré son fameux discours en 1967 dénonçant la guerre au Vietnam, la majorité des dirigeants noirs l'ont critiqué disant qu'il sabotait le soutien financier des blancs libéraux. « Vous pourrez obtenir pour vous même une bourse d'une fondation » a rétorqué King, « mais vous n'entrerez pas au Royaume de la Vérité. »

HRW se tient actuellement à la croisée des chemins : des dons de Fondations ou la Vérité ?

Un premier pas dans la bonne direction pour elle serait de publier un communiqué rétractant ce qu'elle a dit et de s'excuser.

Le directeur général de HRW Kenneth Roth « a félicité» Israël lors de sa dernière invasion d'avoir prévenu les personnes au sud Liban de s'enfuir– avant de le transformer en zone lunaire – massacrant les vieux, les infirmes et les pauvres restés derrière. Il semblerait que les dirigeants palestiniens et le peuple, aussi, méritent une certaine reconnaissance pour avoir embrassé les tactiques de Gandhi et du King dans un dernier effort désespéré pour se sauver de l'annihilation.

Envoyer des emails au directeur pour le Moyen Orient de HRW Middle Sarah Leah Whitson--whitsos@hrw.org – et au directeur exécutif Kenneth Roth--RothK@hrw.org.


Norman Finkelstein 29 novembre 2006 – Copyright Counterpunch

http://www.counterpunch.org/finkelstein11292006.html

Norman Finkelstein est professeur et écrivain, fils de survivants de l'Holocauste, auteur de « l'Industrie de l'Holocauste » dénonçant les magouilles de certaines organisations juives et du gouvernement israélien pour s'approprier les réparations financières destinés aux survivants et à leurs héritiers. Son livre le plus récent est « Au-delà du culot : sur la manipulation de l'antisémitisme et l'abus de l'histoire (Beyond Chutzpah: On the misuse of anti-Semitism and the abuse of history (University of California Press).

Son site web.

Traduction bénévole pour information à caractère non commercial Mireille Delamarre pour Planète Non Violence


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Dimanche 03 Décembre 2006

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