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Lundi 15 Mars 2010
4:21
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archives Impérialisme Américain 2005-2008
Chorégraphie Pornographique de la Torture à la Maison Blanche – Heil ! Heil ! América !!Alors que les médias font grand cas des activités personnelles sexuelles pornographiques à caractère Nazi du président de la FIA (Fédération Internationale de l’Automobile) ils restent tout particulièrement silencieux sur un autre type de chorégraphie pornographique à caractère Néo Nazi, celle sur la torture impliquant les proches conseillers du président G.W. Bush, qui a lui-même légalisé la torture.
Chorégraphie Pornographique de la Torture à la Maison Blanche – Heil ! Heil ! América !!
Une émission programmée par ABC News (US), basée sur une étude de 5 mois, a révélé début avril que les plus hauts conseillers de Bush à la Maison Blanche, Dick Cheney, actuel Vice Président, Donald Rumsfeld, ex Secrétaire à la Défense, Condoleezza Rice, à l’époque Conseillère du Comité de Sécurité Nationale, et actuellement Secrétaire d’Etat, Colin Powell, ex Secrétaire d’Etat, John Ashcroft, ex Ministre de la Justice, et le Directeur de la CIA de l’époque Georges Tenet, se sont rencontrés à de nombreuses reprises à la Maison Blanche pour discuter et approuver dans le détail des méthodes de torture à appliquer a certains prisonniers de « valeur » considérés comme « récalcitrants ».
Ces hauts responsables ont tenu de véritables réunions de chorégraphie pornographique de la torture, rentrant dans les détails les plus sordides, donnant des conseils et dirigeant par là même les opérations des agents de la CIA. Ils ont également approuvé la combinaison de techniques d’interrogatoire dites « techniques d’interrogatoires perfectionnées » utilisées à la place d’une seule méthode d’interrogatoire. Selon des sources hauts placées et bien informées, auxquelles fait Référence le reportage d’ABC News, certaines de ces réunions portant sur ces modes d’interrogatoire étaient à ce point détaillées quelles avaient un véritable caractère chorégraphique car on y décidait du nombre de fois où les agents de la CIA pouvaient utiliser certaines techniques, et sur qui. A l’époque c’était Condoleezza Rice qui, Conseillère au Comité National de Sécurité, orchestrait cette chorégraphie de la torture dans la « Situation Room « de la Maison Blanche. Se faisaient-ils projeter des vidéos montrant ces scènes de torture pour pouvoir être à même de donner leurs « précieux conseils » et décider des méthodes de torture à appliquer ? On peut raisonnablement répondre que oui. On a appris récemment que certaines vidéos d’enregistrements de tortures infligées notamment à Abu Zubaydah - dont on sait qu’il a subi la technique de torture dite du « simulacre de noyade » - ont mystérieusement disparues, certains affirmant même qu’elles avaient été détruites. Des juristes du Ministère de la Justice ont écrit un mémo classé secret en août 2002, donnant autorité aux interrogateurs gouvernementaux pour pratiquer ce qu’ils dénommaient des « méthodes perfectionnées d’interrogatoire ». Ce mémo a été signé par le directeur du Bureau du Conseil Légal de la CIA, à l’époque Jay Bybee. Les agents de la CIA y faisaient référence comme au « Golden Shield » Bouclier en Or, car il les mettait à l’abri de toute poursuite judiciaire pour actes de torture. Mais même après la publication de ce mémo, les réunions au «Situation Room » ont continué , l’ex directeur de la CIA, Georges Tenet, cherchant avant tout à protéger ses agents en impliquant ainsi, au plus haut niveau, pour les prises de décisions, ceux qui participaient à cette chorégraphie de la torture. Selon des officiers de la CIA impliqués dans ce système, les quartiers généraux de la CIA recevaient des télégrammes d’agents opérant sur le terrain, demandant l’autorisation pour pratiquer certaines techniques de torture. Le directeur de la CIA, d’abord Georges Tenet, puis son successeur Portes Gross, accompagnés par des juristes de l’Agence, allaient alors exposer la situation aux conseillers de Bush, notamment sur ce qui se passait avec les personnes détenus par la CIA à l’étranger - ces « trous noirs « de la CIA, ou système de prisons secrètes, toujours en place d’ailleurs, sauf qu’elles ont été déplacèes dans des pays où il est difficile de les repérer. Ashcroft est le seul conseiller a avoir réagi inconfortablement - tout en reconnaissant la supposée « légalité » de ces méthodes de torture - en disant une fois tout haut à la fin de l’une de ces réunions : « Pourquoi parlons nous de cela à la Maison Blanche ? L’Histoire nous jugera sans ménagement ». Ces méthodes de torture sont interdites à la fois en Droit Américain et en Droit International. C’est néanmoins après le scandale occasionné par les révélations sur ce qui se passait à la prison d’Abu Graib en Irak et à Guantanamo, qu’a été rédigé le « Bouclier en Or » évoqué ci dessus. Bush a constamment défendu ces programmes de torture affirmant que c’était légal, au point qu’il a promulgué une loi les légalisant effectivement. Il a même dit à la correspondante d'ABC News à la Maison Blanche, Martha Raddatz , qu'il était au courant de ces réunions et qu'ils les approuvaient. Condoleezza Rice n’a pas changé sa position concernant ce programme de torture, disant à la CIA « C’est votre bébé, allez, mettez le en pratique ». Sources de certaines informations : Harper’s Magazine et ABC News Guantanamo, Abu Graib : participation de psychologues aux séances de torture En pièce jointe : présentation du livre : Le droit international et la guerre - Evolution et problèmes actuels Daniel Iagolnitzer. L'Harmattan, 2008. "Le but du livre est double : - donner une information claire et précise sur le droit et la justice internationale relatifs à la guerre : rôle et le fonctionnement des Nations Unies pour maintenir ou restaurer la paix, et « droit international humanitaire ». Ce dernier protège les personnes ne participant pas ou plus aux combats, limite ou interdit certaines méthodes de guerre et certaines armes, et introduit des moyens pour poursuivre les responsables des crimes les plus graves : compétence universelle des juridictions nationales, tribunaux internationaux et Cour pénale internationale. - présenter une analyse critique de la situation actuelle : sont présentés l’évolution du droit et ses avancées récentes telles que le Protocole I de 1977, avancée majeure pour la protection des populations civiles, les développements de la justice internationale avec en particulier la création de la CPI, Cour pénale internationale (1998) et la réaffirmation de la responsabilité internationale de protéger les populations. Mais sont discutés aussi la manière dont le Conseil de Sécurité des Nations Unies remplit ses fonctions, trop souvent selon les intérêts des Etats puissants, en particulier des Etats-Unis, les remises en cause du droit, y compris dans le Statut de la CPI à propos des attaques et bombardements causant de graves pertes civiles, et l’instauration d’une justice internationale à sens unique. Les massacres « à terre », les viols, les enrôlements d’enfants sont à juste titre poursuivis dans plusieurs pays d’Afrique. Bafouer les droits humains, tuer et détruire à l’aide d’avions, de missiles et autres armes sophistiquées est-il plus acceptable ?" Dimanche 13 Avril 2008
Mireille Delamarre
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