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Catastrophe de Tchernobyl: l'association Enfants de Tchernobyl présente les preuves

Vingt ans après l’explosion du réacteur de Tchernobyl, l’association humanitaire française « Les Enfants de Tchernobyl » présente les preuves de la poursuite de la catastrophe. Le 26 avril 1986, à 1H24, le réacteur n°4 de la centrale nucléaire Lénine de Tchernobyl explose. L’explosion est 90 fois supérieure à la bombe d’Hiroshima et libère 7000 fois plus de particules radioactives dans l’atmosphère que la bombe lancée sur le Japon en 1945.



Catastrophe de Tchernobyl: l'association Enfants de Tchernobyl présente les preuves

Communiqué de l'association Les enfants de Tchernobyl

Vingt ans après l’explosion du réacteur de Tchernobyl, l’association humanitaire française « Les Enfants de Tchernobyl » présente les preuves de la poursuite de la catastrophe.

En partenariat avec le Centre de Médecine Radioactive de l’Académie des Sciences d’Ukraine, l’association vient de démarrer un nouveau projet : quelques 500 enfants habitant des villages contaminés du nord de l’Ukraine ont fait l’objet d’une détermination de la contamination radioactive interne en césium 137 de leur organisme et bénéficient actuellement d’une cure de pectine afin de réduire cette contamination.

Le 26 avril 1986, à 1H24, le réacteur n°4 de la centrale nucléaire Lénine de Tchernobyl explose. L’explosion est 90 fois supérieure à la bombe d’Hiroshima et libère 7000 fois plus de particules radioactives dans l’atmosphère que la bombe lancée sur le Japon en 1945.

Deux décennies plus tard, les habitants du nord de l’Ukraine sont contraints de vivre dans un environnement radioactif et parce que leur alimentation est contaminée, les radioéléments (et tout particulièrement le césium 137) s’accumulent, jour après jour, dans l’organisme des enfants. Les principaux responsables sont le lait, les fromages, les produits de la cueillette (baies, champignons…), de la chasse et de la pêche.

L’irradiation permanente de leurs cellules, en particulier celles du cœur, de la thyroïde et du cerveau, provoque d’innombrables lésions qui sont à l’origine de pathologies très graves, liées notamment à l’atteinte des défenses immunitaires et des organes vitaux.

Les examens et travaux du professeur Youri Bandajevsky ont démontré une corrélation entre le taux de césium 137 accumulé dans l’organisme des enfants et les anomalies révélées par leurs électrocardiogrammes. Ils ont révélé que, pour un enfant, une charge corporelle en césium 137 de 20 Bq/kg (becquerels par kilogramme de poids) nécessite une surveillance et qu’au delà de 50 Bq/kg le risque sanitaire est avéré.


Le césium 137 n’existe pas à l’état naturel. Celui que l’on met en évidence ne peut provenir que des activités humaines : installations nucléaires, essais atmosphériques, pollutions et catastrophes nucléaires.

L’association alsacienne vient de financer une campagne de mesures qui s’est déroulée du 4 au 7 avril 2006 dans les écoles des villages de Marianovka, de Ragovka, de Lugoviki et de Vovchkov. Sous la direction du professeur Perevoznikov, la charge corporelle en césium 137 de 427 écoliers et 35 adultes (essentiellement des enseignants) fut déterminée à l’aide de spectromètres gamma.

Une valeur normale synonyme de non-contamination serait de 0 Bq/kg de césium 137.

Les résultats obtenus sont dramatiques : 20 ans après l’explosion du réacteur, les 462 villageois ukrainiens mesurés, petits et grands, sans aucune exception, sont tous contaminés par du césium radioactif !

La contamination moyenne s’élève à 73 Bq/kg mais 47 personnes dépassent les 100 Bq/kg, 6 une valeur de 500 Bq/kg et 2 le chiffre de 1000 Bq/kg. Preuve que la catastrophe de Tchernobyl se poursuit en 2006.

CHARGES CORPORELLES EN CESIUM 137 DE 462 VILLAGEOIS UKRAINIENS

MESURES REALISEES DU 4 AU 7 AVRIL 2006


(valeur normale = 0 Bq/kg)

Lieux de mesure : MARIANOVKA

Nombre total d'enfants mesurés : 166
Charge moyenne en Bq/kg des enfants : 45
Nombre total d'adultes mesurés : 9
Charge moyenne en Bq/kg des adultes : 64
Nombre total de personnes mesurées : 175
Charge moyenne en Bq/kg des personnes : 46

Lieux de mesure : RAGOVKA

Nombre total d'enfants mesurés : 59
Charge moyenne en Bq/kg des enfants : 86
Nombre total d'adultes mesurés : 8
Charge moyenne en Bq/kg des adultes : 71
Nombre total de personnes mesurées : 67
Charge moyenne en Bq/kg des personnes : 84

Lieux de mesure : LUGOVIKI

Nombre total d'enfants mesurés : 76
Charge moyenne en Bq/kg des enfants : 90
Nombre total d'adultes mesurés : 8
Charge moyenne en Bq/kg des adultes : 53
Nombre total de personnes mesurées : 84
Charge moyenne en Bq/kg des personnes : 87

Lieux de mesure : VOVCHKOV

Nombre total d'enfants mesurés : 126
Charge moyenne en Bq/kg des enfants : 85
Nombre total d'adultes mesurés : 10
Charge moyenne en Bq/kg des adultes : 179
Nombre total de personnes mesurées : 136
Charge moyenne en Bq/kg des personnes : 92

TOTAL

Nombre total d'enfants mesurés : 427
Charge moyenne en Bq/kg des enfants : 71
Nombre total d'adultes mesurés : 35
Charge moyenne en Bq/kg des adultes : 96
Nombre total de personnes mesurées : 462
Charge moyenne en Bq/kg des personnes : 73

© association "Les Enfants de Tchernobyl" - avril 2006

Le processus naturel d’élimination du césium 137 peut être considérablement accéléré, en utilisant des adsorbants naturels. Les pectines de pommes se sont révélées à cet égard particulièrement performants. En partenariat avec l’Institut Belrad de Minsk, l’association « Les Enfants de Tchernobyl » a observé son efficacité lors de sa présence dans les territoires contaminés du Bélarus.

Depuis le 11 avril 2006, les 427 jeunes Ukrainiens bénéficient d’une cure de « Vitapect » offerte par les Français qui durera 21 jours. Il s’agit de pectine de pomme associée à 7 vitamines et à 4 oligo-éléments. Additionnée d’eau, cette poudre se transforme en une boisson aux pommes facile à donner aux écoliers. Au bout des 3 semaines de cure, de nouvelles mesures réalisées par les scientifiques de l’Institut d’Etat de Kiev permettront de mettre en évidence les évolutions des contaminations radioactives internes de ces gamins.

Le 18 avril 2006, Lee Jong-Wook, directeur de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) soulignait que « plus de cinq millions de personnes vivent toujours aujourd’hui dans des zones contaminées par les retombées radioactives de Tchernobyl …nous ne pouvons pas oublier ceux qui continuent de souffrir des conséquences de l’exposition aux radiations ».

Les trois pays les plus touchés par les conséquences de Tchernobyl, l’Ukraine, le Bélarus et la Russie paraissent incapable de faire face aux coûts générés par la catastrophe. A la place de ces indécentes tentatives de renvoyer Tchernobyl au passé ou d’en réduire le bilan, seule une solidarité internationale exceptionnelle et courageuse peut apporter une réponse à la hauteur des besoins.

On n’a pas fini d’entendre parler de Tchernobyl.


Solidarité avec les enfants de Tchernobyl

Dimanche 23 Avril 2006
Mireille Delamarre

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