Durant ce dernier mandat de Chirac on a assisté à un véritable sabotage de la politique étrangère de la France. D'abord, placer un médecin au poste de ministre des affaires étrangères a constitué un véritable affront pour tous ceux dont les compétences dans ce domaine auraient pu être utilisées à bon escient. En y nommant un incompétent, l'intronisé Chirac, et celui qui cherche à l'être, Sarkozy, ont ainsi voulu garder pour eux les prérogatives en matière de politique étrangère. Le premier, pour s'accrocher à son trône et se donner l'illusion qu'il était bel et bien toujours aux commandes, le second, par opportunisme, en prévision de sa candidature, tous les moyens étant bon pour cet arriviste de se propulser au sommet.
En se ralliant à la politique étrangère américano sioniste, la France a perdu sa stature mondiale en matière diplomatique, et l'une des tâches du futur président sera de renouveler avec cette indépendance en matière de politique étrangère qui ont fait de la France un pays respecté sur la scène internationale.
Malheureusement, les deux favoris des médias qui postulent pour la fonction de président, n'ont pas l'envergure nécessaire pour cette tâche.
Sarkozy, a d'abord fait allégeance à Bush en allant directement à Washington se faire photographier à ses côtés, puis s'est précipité à Tel Aviv pour signer son acte de dévotion au sionisme et à ses serviteurs. Royal, une fois intronisée par le PS, et malgré des minauderies de façade (son voyage était programmée à l'avance) s'est aussi rendue à Tel Aviv, où, en toute ignorance du Droit international et des décisions prises par la Cour Internationale de Justice de la Haye, elle a soutenu la construction du mur de l'apartheid sioniste en terre palestinienne occupée et volée.
De plus, pour marquer sa soumission aux sionistes, elle s'est embarquée dans des affirmations péremptoires concernant le nucléaire iranien. Sous les applaudissements des sionistes, qui devaient probablement en plus bien rire sous cape, elle a affirmé «sérieusement», que parmi ses « désirs d'avenir », il y avait celui d'interdire à l'Iran d'avoir accès au nucléaire civil.
Rien que cela !
Donc, Royal foule au pied le TNP, dont l'Iran est signataire alors que le pays hôte, Israël, qui a la bombe atomique, ne l'est pas. De plus, elle semble aussi ignorer que le nucléaire iranien est sous contrôle de l'AIEA par le biais d'inspections régulières et nombreuses. Jusqu'à maintenant l'AIEA n'a rien détecté pouvant prouver l'existence d'un programme nucléaire militaire caché iranien, mais Ségolène Royal, et ses préposés à la communication, lisent-ils les rapports de l'AIEA ? L'état sioniste israélien, quant à lui, développe tranquillement son programme nucléaire militaire sans aucun contrôle de l'AIEA. Mais à Tel Aviv, on s'est bien gardé d'inviter Ségolène Royal à aller visiter la centrale nucléaire de Dimona.
Par contre, comme le gouvernement iranien a lancé un programme de tourisme nucléaire, Sarkozy et Royal peuvent toujours aller visiter les sites nucléaires iraniens pour se faire, par eux-mêmes, et sans céder à la propagande sioniste, une idée de ce programme nucléaire tant décrié.
Alors chiche !
Le nucléaire iranien s'invite donc aussi dans la campagne, parce qu'actuellement c'est L'Axe Majeur de la Propagande Sioniste à l'Etranger. Pour preuve, la visite à Paris de la ministre des affaires étrangères israélienne Livni, fille d'un dirigeant de l'organisation terroriste sioniste l'Irgoun. Les sionistes, opportunistes, battent le fer tant qu'il est chaud, et pendant cette campagne présidentielle, on risque d'assister à une surenchère sur le sujet, chacun voulant prouver aux sionistes et pro sionistes français sa vassalité à Tel Aviv.
Ainsi Douste Blazy (qui devrait, incessamment sous peu, se rallier à la candidature Sarkozy) s'est empressé de dire qu'il était urgent que le Conseil de Sécurité impose des sanctions à Téhéran pour son programme nucléaire, alors que Moscou et Pékin ne veulent pas en entendre parler, et veulent renvoyer le dossier iranien devant l'AIEA, là où il aurait dû rester, s'il n'y avait pas eu toutes ses magouilles politiques américano sionistes pour l'envoyer devant le CS. Selon Douste Blazy, la crédibilité du Conseil de Sécurité serait en jeu.
Mais quelle crédibilité ?
Il y a longtemps que le Conseil de Sécurité, où les Etats-Unis ont imposé à maintes reprises leur veto pour protéger les intérêts sionistes, y compris en bafouant le respect des droits humains ou certaines closes de la Charte de l'ONU, notamment celle affirmant le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, et dont le dernier exemple est le veto américain pour empêcher la condamnation des massacres de Beit Hanoun, n'a plus de crédibilité aux yeux des peuples dans le monde entier.