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Bush : Légitimation et Légalisation de la Torture et de la Surveillance Rapprochée des Citoyens Us

Actuellement, Bush essaie d’obliger, y compris par le chantage, le Congres américain à voter une loi légalisant la torture et les tribunaux militaires d’exception, ainsi qu’une loi pour autoriser la surveillance rapprochée des citoyens américains, restreignant largement leurs libertés, sous prétexte d’assurer « leur sécurité » contre une « nouvelle attaque » (Par Qui ?). Il faut d’urgence un changement de régime à Washington ! Extraits de sa dernière conférence de presse au cours de laquelle il vante la torture, les tribunaux militaires d’exception et la surveillance renforcée des citoyens. Rebellion contre la torture et contre Bush.



Bush : Légitimation  et Légalisation de la Torture et de la Surveillance Rapprochée des Citoyens Us

Extraits de la conférence de presse de Bush 15/09/06

Bush : Merci

(Rire)

C’est toujours un plaisir d’être introduit dans le Jardin Rose (Rose Garden)

Merci Wendell

Merci d’être venu. Je suis tout disposé à répondre à vos questions.

Cette semaine la nation a fait une pause pour commémorer le 5ème anniversaire des attaques du 11 septembre. Cela a été une journée éprouvante pour beaucoup de citoyens. J’ai été très honoré de rencontrer des membres des familles et des premiers secours, des fonctionnaires du Pentagon tous gardent le coeur lourd.

Mais ils m’ont posé une question. Ils n’ont pas cessé de me demander, quel était le niveau de détermination du pays pour nous protéger nous –mêmes ? C’est ce qu’ils voulaient savoir.

Vous savez pour moi cela m’a rappelé comment je me suis senti après le 11 septembre. J’ai ressenti une détermination et une conviction pour faire tout ce qu’il est nécessaire pour protéger le peuple.

Je vais retourner à New York et m’adresser à l’Assemblée Générale des Nations Unies. Et je parlerai à tous les dirigeants réunis là sur notre obligation de défendre la civilisation et la liberté, de soutenir les forces de libération et de modération à travers le Moyen Orient.

Comme nous travaillons avec la communauté internationale pour vaincre les terroristes et les extrémistes, pour fournir une alternative à leur idéologie haineuse, nous devons fournir à notre armée et nos professionnels des renseignements les outils dont ils ont besoin pour protéger notre pays d’une autre attaque.

Et la raison pour laquelle ils ont besoin des ces outils c’est parce que notre ennemi veut de nouveau nous attaquer.

Ici même dans le Bureau Oval, on me fait tous les matins des comptes rendus sur la nature de ce monde. Et je reçois des comptes rendus sur le désir de notre ennemi de faire de blesser l’Amérique. Et c’est une expérience qui donne à réfléchir, comme je suis sûr que vous pouvez l’imaginer. Je voudrais qu’il n’en soit pas ainsi mais ça l’est.

Et par conséquent, je crois que c’est vital que nos personnels sur la ligne de front aient les outils nécessaires pour protéger le peuple américain.

Il y a deux textes de lois vitaux au Congres actuellement et je pense qu’ils sont nécessaires pour nous aider à gagner la guerre contre le terrorisme.

Nous travaillerons avec les membres des deux partis pour que ces lois soient passées au Congres.

La première loi nous autorisera à utiliser des commissions militaires (tribunaux militaires d’exception ndlt) pour juger les terroristes suspectés de crimes de guerre. Nous avons besoin du vote de cette loi car la Cour Suprême a décidé récemment que les commissions militaires doivent être explicitement autorisées par le Congres.

Alors nous travaillons avec le Congres ; La Cour Suprême a dit que nous devions travailler avec le Congres, nous travaillons avec le Congres pour obtenir le vote d’une bonne loi.

La loi que j’ai proposée s’assurera que les terroristes suspectés aient un procès juste et complet sans que ne leur soit révéler nos secrets nationaux sensibles du renseignement (la défense des inculpés ne pourra pas voir les preuves d’accusation déclarées « secrets»ndlt)

Dés que le Congrès aura passé cette loi, les hommes, dont nos services de renseignements croient qu’ils ont aidé à orchestrer les attaques du 11 septembre, pourront être amener devant la justice.

La loi fournira aussi des règles claires pour notre personnel qui s’occupe de la détention et des interrogatoires des terroristes capturés.

Les informations que la CIA a obtenues en questionnant des hommes comme Khalid Sheik Mohammed ont fourni des renseignements de valeur et ont aidé à perturber les complots terroristes y compris des attaques à l’intérieur des Etats-Unis.

Par exemple, Khalid Sheik Mohammed a décrit les plans d’attaques avec des avions sur des immeubles à l’intérieur des Etats-Unis et comment les agents étaient dirigés pour les mener à bien. C’est une information de valeur pour ceux d’entre nous qui ont la responsabilité de protéger le peuple américain.

Il nous a dit que les agents ont reçu des instructions de s’assurer que leurs explosifs détonaient à un point assez haut pour empêcher les gens se trouvant piégés au dessus d’échapper. Il nous a donné des informations qui nous ont aidé à démasquer les efforts des cellules d’al Qaida pour obtenir des armes biologiques.

Nous avons aussi appris des informations du programme de la CIA qui a aidé à stopper d’autres complots inclus des attaques contre une base de la Marine américaine en Afrique de l’est, contre notre consulat américain au Pakistan, ou à l’aéroport de Heathrow en Grande Bretagne.

Ce programme a été l’un des outils les plus vitaux dans nos efforts pour protéger notre pays. Il a été d’une valeur inestimable pour notre pays et pour nos alliés.

S’il n’y avait pas eu ce programme, nos services de renseignements croient qu’al Qaida et ses alliés auraient réussi à lancer une autre attaque contre la patrie américaine.

En nous fournissant des renseignements sur les plans terroristes que nous ne pouvions obtenir ailleurs, ce programme a sauvé des vies innocentes. En d’autres termes il est vital.

C’est pourquoi j’ai demandé au Congrès de passer une loi de façon à ce que nos professionnels puissent aller de l’avant pour faire leur devoir comme nous attendons d’eux qu’ils le fassent.

Malheureusement, la décision récente de la Cour suprême remet le futur de ce programme en question. C’est une autre raison pour laquelle je suis allé devant le Congres. Nous avons besoin d’une loi pour le sauver.

Je demande au Congres de passer une loi claire, avec des directives claires, basées sur le Détainee Treatment Act (Loi sur le Traitement des Détenus) qui a été fortement soutenu par le sénateur John McCain.

Il y a un débat sur les attendus spécifiques de cette loi, et nous travaillerons avec le Congres pour continuer à trouver un terrain d’entente.

J’ai un test pour cette loi. Je vais poser une question, au cours de son examen, et c’est celle-ci : la communauté des renseignements doit pouvoir me dire que la loi que le Congres m’envoie sur mon bureau permettra à ce programme vital de continuer. C’est ce que je vais demander.

La deuxième loi actuellement devant le Congres permettrait de moderniser les lois sur la surveillance électronique pour fournir plus de pouvoir pour un programme de surveillance des communications terroristes.

J’ai autorisé l’Agence Nationale de Sécurité à opérer ce programme vital en réponse aux attaques du 11 septembre. Cela nous permet de surveiller rapidement les communications terroristes entre quelqu’un à l’étranger et quelqu’un aux Etats-Unis, et cela a aidé à prévenir et détecter des attaques contre notre pays.

Le principe derrière ce programme est clair.

Quand un agent d’al Qaida appelle aux Etats-Unis ou à l’extérieur du pays, nous avons besoin de savoir qui ils appellent, pourquoi ils appellent et ce qu’ils projettent.

Ces deux lois sont essentielles pour gagner la guerre contre le terrorisme.

Nous travaillerons avec le Congres pour faire voter ces lois, parce que nous avons un devoir – nous avons le devoir de travailler ensemble pour donner à nos personnels sur la ligne de front les outils nécessaires pour protéger l’Amérique.

Il reste peu de temps. Le Congres entre en récession juste dans quelques semaines. Le Congres a besoin d’agir sagement, et rapidement, pour que je puisse signer une bonne loi.

Et maintenant je serai heureux de répondre à vos questions.

Question : Mr le Président l’ancien secrétaire d’état Colin Powell a dit que le monde commençait à douter de la base morale du combat contre le terrorisme. Si un ancien président du Conseil des chefs d’état major, ancien secrétaire d’état pense ainsi, ne pensez vous pas que les américains et le reste du monde commencent à se demander si vous ne suivez pas une politique erronée ?

Bush : il y a-t-il une comparaison possible entre la compassion et la décence du peuple américain et les tactiques terroristes des extrémistes, c’est une logique erronée.

C’est juste – simplement je ne peux accepter cela.

C’est inacceptable de penser qu’il y a un quelconque point de comparaison entre le comportement des Etats-Unis d’Amérique, et les actions des extrémistes islamiques qui tuent des femmes et des enfants innocents pour atteindre leurs objectifs.

Mon travail et celui des gens ici à Washington DC c’est de protéger le pays.

Nous n’avons pas demandé cette guerre. Vous pourriez vous souvenir de la campagne de 2000. Il ne me semble pas avoir passé beaucoup de temps à parler de ce que cela pourrait être d’être le commandant en chef dans une guerre de type différent.

C’est un monde dangereux. Je voudrais qu’il n’en fût pas ainsi. Je voudrais pouvoir dire au peuple américain, ne vous en faites pas. Ils ne reviendront pas. Mais ils reviennent.

Et c’est pourquoi j’ai envoyé cette loi au Congrès. Et c’est pourquoi nous continuerons à travailler avec nos alliés pour construire une vaste coalition, pour nous protéger mais aussi les protéger.

Les faits sont – c’est qu’après le 11 septembre, l’ennemi a continué à attaquer et tuer des gens innocents.

Il se trouve que je crois qu’ils sont liés par une idéologie commune. En fait, je ne le crois pas, je sais qu’ils le sont. Et ils veulent imposer cette idéologie à travers tout le Moyen Orient c’est ce qu’ils ont dit.

Cela est raisonnable pour le commandant en chef et pour tous ceux qui sont impliqués dans la protection de ce pays d’écouter les mots de notre ennemi. Et je prends leurs mots sérieusement. Et c’est pourquoi il sera nécessaire pour protéger ce pays d’écouter attentivement ce qu’ils disent et avoir une longueur d’avance alors qu’ils essaient de nous attaquer.

Steve ?

Question : puis je continuer.

Bush : non, vous ne le pouvez pas.

Steve ?

Si nous continuons nous n’allons pas obtenir – je veux qu’Hillman (ph) puisse poser une question. C’est sa dernière conférence de presse – pas encore, Hillman (ph).

(Rire)

Bientôt vous et Wendell semblez…

Question : Merci beaucoup Monsieur.

Qu’est ce que vous répondez à l’argument que votre proposition cherche à la base un soutien à la torture, à des preuves obtenues par la force et aux écoutes secrètes ?

Et le sénateur McCain dit que vos plans mettraient les troupes américaines en danger. Qu’en pensez vous ?

Bush : ce débat a lieu parce que la décision de la Cour Suprême dit que nous devons nous conduire selon l’article 3 *commun aux Conventions de Genève. Et cet article 3 dit que, vous savez, qu’il n’y aura pas d’outrage de commis à la dignité humaine. C’est comme – c’est très vague. Qu’est ce que cela veut dire, outrage à la dignité humaine ? C’est une déclaration largement ouverte à l’interprétation.

Et ce que je propose c’est qu’il y ait de la clarté dans la loi de façon à ce que nos professionnels n’aient aucun doute que ce qu’ils font est légal.

Vous savez, c’est un – et ainsi la loi que j’ai envoyé là bas fournit à nos professionnels ce qui est nécessaire pour aller de l’avant.

La première question que nous devons poser c’est : est –ce que nous avons besoin de ce programme ?

Je crois que nous avons réellement besoin de ce programme. Et j’ai détaillé lors d’un discours dans la pièce est (East Room) ce que le programme a obtenu, en d’autres termes, le type d’information nous obtenons quand nous interrogeons les gens dans le cadre de la loi.

Vous voyez, parfois vous pouvez récupérer des informations sur le champ de bataille, parfois vous pouvez en récupérer dans des lettres, mais parfois vous devez questionner les gens qui connaissent la stratégie et les plans de l’ennemi.

Et dans ce cas, nous avons questionné des gens comme Khalid Sheik Mohammed, dont nous croyions qu’il a ordonné les attaques du 11 septembre, ou Ramszi Binalshibh ou Abu Zubeida, des tueurs de sang froid qui faisaient partie de la planification de l’attaque qui a tué 3000 personnes.

Et nous avons besoin pour pouvoir les questionner, parce que cela permet d’obtenir des informations, des informations nécessaires pour nous pour faire notre travail.

Maintenant, la Cour a dit qu’on doit procéder en respectant l’article 3 de la Convention de Genève. Et les standards sont si vagues que nos professionnels ne pourront pas aller de l’avant dans le programme, parce qu’ils ne veulent pas être jugés comme criminels de guerre. Ils ne veulent pas enfreindre la loi. Ils sont respectables, des citoyens honnêtes, qui sont sur la ligne de front pour protéger le peuple américain. Et ils attendent de notre gouvernement de leur fournir la clarté sur ce qui est bien et ce qui est mal dans la loi. Et c’est ce que nous avons demandé de faire. Et nous pensons qu’une bonne manière de le faire c’est d’utiliser l’amendement sur lequel nous avons travaillé avec John McCain, appelé l’Amendement sur le Traitement des Détenus, comme base de clarification pour les gens qui voudraient questionner l’ennemi.

En d’autres termes, c’est une façon de faire jouer la loi américaine. Cela fournit plus de clarté à nos professionnels. Et c’est ce que ces gens attendent. Ce sont des citoyens respectables qui ne veulent pas transgresser la loi.

Maintenant, l’idée que, d’une certaine façon, vous savez, nous devons respecter les traités internationaux, vous savez – et c’est très bien, nous le faisons. Mais parfois le gouvernement des Etats-Unis passe des lois pour clarifier les obligations d’un traité international.

Et ce dont je me soucie c’est, si nous ne le faisons pas, il est fort possible que nos professionnels aient des comptes à rendre concernant des décisions prises par d’autres pays. Et je ne pense pas que les américains veulent cela.

Je crois que les américains veulent que nous protégions le pays, que nous ayons des règles précises concernant le respect de nos lois, (par) les officiers des renseignements, et leur donner des outils nécessaires pour les protéger dans le cadre de la loi.

C’est un débat important. Cela l’est vraiment. C’est un débat qui va réellement déterminer si nous pouvons nous protéger ou pas.

Je vais vous dire ceci – et j’ai passé beaucoup de temps sur la question, comme vous pouvez l’imaginer. Et j’ai parlé à des professionnels, des personnes sur lesquelles je compte pour recevoir des conseils. Ces gens sont ceux qui vont représenter ceux qui sont sur la ligne de front protégeant notre pays.

Ils ne vont pas de l’avant avec ce programme. Ce sont des professionnels – ils ne vont pas renforcer leurs actions s’il n’y a pas clarification dans la loi.

Ainsi le Congres a une décision à prendre. Vous voulez que le programme aille de l’avant ou pas ? Je recommande fortement que ce programme aille de l’avant pour que nous puissions protéger l’Amérique…


…Wendell ?

Question : mes excuses, Mr Président, pour avoir parler trop longtemps au début

Bush : je ne vais pas m’excuser pour parler trop longtemps pour vous répondre

(Rire)

Question : parler aussi longtemps que vous le désirez, monsieur.

(Rire)

Quand vous irez à New York la semaine prochaine, c’est notre point de vue que l’une des choses que vous allez essayer de faire c’est d’obtenir plus de soutien international pour qu’une position plus dure soit adoptée contre l’Iran.

Je me demande si et à quel point cela n’est pas limité par deux choses : la première c’est la guerre en Irak et les critiques mondiales là-dessus, et l’autre, le premier ministre irakien a rendu visite à l’Iran et mise en doute l’affirmation de votre administration que l’Iran se mêle des affaires de l’Irak.

Bush : D’abord, ma décision, en même temps que celles d’autres pays, de renverser Saddam Hussein a évidemment créé quelques soucis parmi nos alliés, mais cela n’a certainement pas diminué la coalition que nous avons construite pour s’occuper du radicalisme.

Par exemple, il y a 70 nations impliquées dans l’initiative sur la Sécurité et la Prolifération. Et c’est une initiative pour aider à prévenir les armes de destruction massive et/ou que des composants soient livrés à des pays qui pourraient les utiliser pour nous blesser ; ou la large guerre contre le terrorisme, le partage des renseignements, ou financier – le partage des informations financières ; ou l’Afghanistan, où les troupes de l’OTAN sont là bas maintenant, à côté des nôtres.

En d’autres termes, il y a une large coalition – la plupart des nations qui—vous savez, reconnaissent la menace de l’Iran ayant une arme nucléaire au Moyen Orient. Et il y a un consensus commun que nous avons besoin de travailler ensemble pour empêcher que le régime iranien ne développe un programme d’armement nucléaire.

J’ai – je suis content qu’il y ait un consensus fort. Et maintenant l’objectif c’est de continuer à rappeler au régime iranien qu’il y a une unanimité dans le monde et que nous irons de l’avant ensemble.

Et nous attendons d ‘eux de venir à la table des négociations avec l’UE de bonne foi. Et s’il choisissait de suspendre leur programme et que cela soit vérifiable – leur programme d’enrichissement, nous viendrons à la table.

C’est ce que nous avons dit et l’offre tient toujours.

Pendant les attaques du Hezbollah sur Israël, les Nation Unies ont effectivement passé une résolution avec nos amis européens et nous-mêmes et bien sûr, la Russie et la Chine, votant pour cette résolution. Je pense qu’elle est passée 14-1. Notre nation a voté contre la résolution concernant l’Iran. Ainsi donc il y a un consensus commun. Et si vous m’avez entendu me lamenter souvent, cela prend un certain temps pour que la diplomatie fonctionne.

Il y a une nation, l’Iran, et un groupe de nations, comme nous, qui essayons, en quelque sorte, d’aller dans la même direction. Et ma préoccupation c’est que, vous savez, ils vont essayé de nous pousser vers une fin de crise.

Donc une partie de mon objectif à New York c’est de rappeler aux gens qu’on ne doit pas autoriser les tactiques pour gagner du temps. En d’autres termes, nous avons besoin de faire avancer le processus. Et ils ont besoin de comprendre que nous sommes fermes dans notre engagement et que s’ils essaient de traîner des pieds ou, vous savez, de nous faire regarder de l’autre côté, que nous ne le feront pas, que nous sommes fermement résolus dans notre désir d’envoyer un signal commun au régime iranien.

C’est important pour le peuple iranien de comprendre aussi que nous le respectons, nous respectons leur histoire, nous respectons leurs traditions, nous respectons le droit des peuples à pratiquer librement leur religion. Nous espérons que les gens pourront s’exprimer sur la place publique. Et que notre intention c’est de rendre le monde plus sûr, et nous continuerons à faire ainsi…

Question : …Mais Monsieur, avec tout le respect, vous voulez dire que si d’autres pays interprètent les Conventions de Genève comme bon leur semblent, vous voulez dire que c’est OK pour vous ?

Bush : ce que je dis c’est que l’espère qu’elles adopteront les mêmes critères que nous et qu’en clarifiant l’Article 3 nous le renforçons, nous le clarifions, nous le définissons. Et je vous dirais de nouveau, vous pouvez faire des hypothèses sur tout ce que vous voulez mais le peuple américain doit savoir les faits.

Et au final c’est simple : si le Congres ne passe pas une loi qui ne clarifie pas les règles – s’ils ne font pas cela, le programme n’ira pas de l’avant….

Extraits de la transcription de la conférence de presse de Bush à la Maison Blanche le 15 septembre 2006 tel que reproduit dans le New York Times selon la transcription faite par CQ Transcriptions INC.

Conférence de presse dans son intégralité : http://fairuse.100webcustomers.com/fairenough/nyt460.html

Traduction bénévole par MD pour Planete Non Violence


* Article 3 commun au Conventions de Genève (12-08-1949 ) très clair et très explicite sauf bien sûr pour Georges Bush

L'article 3 commun aux quatre Conventions de Genève est applicable aux conflits armés non internationaux et énonce en quoi consiste un minimum de traitement humain.

En cas de conflit armé ne présentant pas un caractère international et surgissant sur le territoire de l’une des Hautes Parties contractantes, chacune des Parties au conflit sera tenue d’appliquer au moins les dispositions suivantes :

1. Les personnes qui ne participent pas directement aux hostilités, y compris les membres de forces armées qui ont déposé les armes et les personnes qui ont été mises hors de combat par maladie, blessure, détention, ou pour toute autre cause, seront, en toutes circonstances, traitées avec humanité, sans aucune distinction de caractère défavorable basée sur la race, la couleur, la religion ou la croyance, le sexe, la naissance ou la fortune, ou tout autre critère analogue.

À cet effet, sont et demeurent prohibés, en tout temps et en tout lieu, à l’égard des personnes mentionnées ci-dessus :
• a. les atteintes portées à la vie et à l’intégrité corporelle, notamment le meurtre sous toutes ses formes, les mutilations, les traitements cruels, tortures et supplices
• b. les prises d’otages ;
• c. les atteintes à la dignité des personnes, notamment les traitements humiliants et dégradants ;
• d. les condamnations prononcées et les exécutions effectuées sans un jugement préalable, rendu par un tribunal régulièrement constitué, assorti des garanties judiciaires reconnues comme indispensables par les peuples civilisés.

2. Les blessés et les malades seront recueillis et soignés.

Un organisme humanitaire impartial, tel que le Comité international de la Croix-Rouge, pourra offrir ses services aux Parties au conflit.

Les Parties au conflit s’efforceront, d’autre part, de mettre en vigueur par voie d’accords spéciaux tout ou partie des autres dispositions de la présente Convention.

L’application des dispositions qui précèdent n’aura pas d’effet sur le statut juridique des Parties au conflit.

















Rébellion contre la torture et contre Bush

Mon père était mitrailleur au sein de la 28e division d’infanterie de l’armée usaméricaine, qui fut parmi les premières unités à défiler sur les Champs-Elysées une fois Paris libérée par les Alliés. En décembre 1944, après avoir débarqué en Normandie et combattu en France et en Belgique, il fut capturé lors de la bataille des Ardennes et fut envoyé à des centaines de kilomètres à travers le nord de l’Allemagne, dans un wagon de marchandises non chauffé, en plein cœur d’un hiver glacial, à destination du camp de prisonniers de Mühlberg, à l’est.

Ce n’est pas grâce à la générosité des Nazis envers les soldats juifs que mon père a survécu à la guerre. Les Allemands ont du être tentés d’envoyer les soldats usaméricains juifs à Auschwitz, en même temps que les Juifs polonais, allemands et hollandais et autres rebuts humains apparentés. Mais ils ne l’ont pas fait. Mon père a survécu parce que, de manière surprenante, même les Nazis respectaient les accords réciproques sur le traitement digne et humain des prisonniers de guerre.

La doctrine en était simple : vous ne maltraitez pas mes soldats lorsque vous les faites prisonniers, et je ne maltraiterai pas les vôtres. Globalement, malgré les nombreuses atrocités de la seconde guerre mondiale, la doctrine a été respectée.

Sous bien des aspects, à une époque brutale qui vit les Nazis assassiner plus de 6 millions de civils juifs, les Tziganes, les homosexuels, les socialistes, les nains, les personnes handicapées et les malades mentaux, et au cours de laquelle les Alliés ont tué des centaines de milliers d’Allemands non belligérants lors de leurs bombardements incendiaires sur les villes allemandes, les prisonniers de guerre ennemis s’en sortaient souvent mieux que les civils. Les officiers allemands de haut rang qui avaient été capturés ont attendu la fin de la guerre logés à l’élégant Greenbrier Hotel, dans les environs de Washington, où ils n’ont pas été torturés.

J’ai pensé à mon père lorsque j’ai suivi la résistance courageuse opposée par les sénateurs républicains John MacCain, John Warner et Lindsey Graham à la doctrine insensée de l’administration Bush, qui ferait des USA le premier gouvernement signataire des Conventions de Genève relatives au traitement humain des prisonniers de guerre à y opposer des exceptions.

MacCain n’a pas eu autant de chance que mon père. Après que son avion eut été descendu, il fut torturé par les Nord-Vietnamiens, qui ne reconnaissaient pas les Conventions de Genève, et fut séquestré dans un trou à rat pendant six ans. Si quelqu’un a le droit de s’opposer à la doctrine du traitement humain réciproque des prisonniers, c’est bien John MacCain. Mais au lieu de cela, MacCain argumente, à raison, que si les USA, parmi toutes les nations, s’arrogent le droit de maltraiter les prisonniers, alors ce ne sont pas seulement nos soldats qui courent un grave danger, mais notre âme nationale elle-même.

Grâce à l’action qu’ils ont menée, la « Commission aux Services Armés » [1] du Sénat usaméricain a rejeté la proposition de loi de l’administration Bush, et a présenté la proposition de loi de MacCain, qui exige que soit suivie la procédure légale lors de poursuites contre tout captif, et qui respecte les Conventions de Genève. Le gouvernement maintient la pression pour faire passer sa proposition, mais pour une fois, il se pourrait qu’il échoue.

Finalement, après quasiment six années de loyauté aveugle, les Républicains modérés au Congrès commencent à se rebeller, sur de multiples fronts, contre la totale imprudence et le manque grossier de scrupules de leur Président – pardon, de Dick Cheney [2] et Donald Rumsfeld [3], qui sont les architectes de toute cette politique. Une autre loyauté, plus élevée celle-là, affaiblit enfin cette allégeance partisane envers un gouvernement d’un radicalisme dangereux.

La semaine dernière, la « Commission sur le Renseignement »[4] du Sénat, l’un des plus ardents protecteurs du gouvernement, a été contrainte de publier un rapport qui démontre une fois pour toutes qu’il n’y avait pas le moindre lien entre Al Qaïda et Saddam Hussein, et que l’administration Bush s’est stupidement appuyée sur les « renseignements » fournis, aux fins qui leur étaient propres, par l’Irakien en exil Ahmed Chalabi (escroc, imposteur et prétendant au pouvoir en Irak) et ses partisans. Ce rapport a été publié contre l’avis du président de la commission, Pat Roberts, un ardent apologue et défenseur de l’administration Bush, parce que deux autres Républicains, modérés, les sénateurs Chuck Hagel et Olympia J. Snowe, ont voté au côté des Démocrates siégeant à la Commission, afin que l’information soit rendue publique.

Et ce mercredi, à la Chambre des Représentants [5], la direction républicaine d’un sous-comité de la Commission sur la Réforme du Gouvernement [6] a entendu longuement le témoignage détaillé de l’Inspecteur Général du Département de l’Intérieur [7] au sujet de la corruption et de l’incompétence récurrentes au sein de cette administration. Le mépris manifeste de l’administration Bush à l’égard des tâches qui font l’ordinaire de tout gouvernement, et son utilisation du pouvoir exécutif en vue d’enrichir les copains et de récompenser les alliés issus de l’industrie, tout cela est devenu trop grotesque, y compris pour les habituels défenseurs de l’administration Bush qui siègent au Capitole[8]. Alors même que des élections approchent – ou peut-être justement parce qu’elles approchent et que certains Républicains craignent pour leur siège comme pour leur conscience – de telles rébellions vont se faire de plus en plus fréquentes.

Les fondateurs de cette république nous ont, dans leur sagesse, légué un gouvernement doté de pouvoirs séparés, qui se contrebalancent mutuellement, afin d’éviter toute tyrannie. Sans doute n’avaient-ils pas prévu Donald Rumsfeld, mais ses semblables leur étaient familiers. Le Congrès a contribué à battre en brêche sa propre dignité pendant ces six longues années, ou presque, mais la voilà qui ressuscite juste à temps.

Robert Kuttner, 16 septembre 2006 Boston Globe

NdT

1 - « US Senate Committee on Armed Services » de son nom officiel. Sont désignées par l’expression « Services Armés » les différentes « armes », c’est-à-dire les armes navale (Navy), aérienne (Air Force) et terrestre (Army).
2 - Vice-Président (« Vice-President ») des USA
3 - Secrétaire à la Défense (« Secretary of Defense ») = Ministre de la Défense.
4 - « US Senate Committee on Intelligence » de son nom officiel.
5 - « US House of Representatives » de son nom officiel.
6 - « US House Committee on Government Reform » de son nom officiel.
7 - « US Department of the Interior » = Ministère de l’Intérieur, dont les prérogatives en matière de police et de sécurité ont été reprises par le nouveau Department of Homeland Security (minisitère de la sécurité nationale).
8 - C’est-à-dire au Sénat, situé sur la colline du Capitole (the Capitol Hill).



Robert Kuttner est co-éditeur de The American Prospect et professeur associé à Demos. Il est chroniqueur régulier au Boston Globe.

Ce texte de Robert Kuttner a été traduit de l’anglais en français par Xavier Rabilloud et révisé par Fausto Giudice, membres de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est en Copyleft : elle est libre de toute reproduction, à condition de respecter son intégrité et de mentionner auteurs et sources. www.tlaxcala.es


Changements de Regime: Politique Etrangère Interventioniste Us

Copyright Tom Coles/Washington Post
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Commentaire 1:

Bonnes Nouvelles!

L'information que nous avons obtenue en vous torturant indique que vous étiez constamment innocent.

Attendez, je devrais probablement parler à votre tête.

Commentaire 2 (en bas de caricature):

Vous êtes libre de ramasser vos affaires et de partir.

Source: http://www.washingtonpost.com/

Dimanche 17 Septembre 2006
Mireille Delamarre

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