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Bombay : Conséquences Possibles ? Des Alertes Avaient Ete Lancées Par Les Services Secrets Indiens

Quelques scénarios de conséquences politiques, économiques, geopolitiques pour l'Inde et son voisin le Pakistan après les attaques de Bombay. Les services secrets indiens avaient tiré la sonnette d'alarme quelque temps auparavant.



Bombay : Conséquences Possibles ?

Bombay : Conséquences Possibles  ? Des Alertes Avaient Ete Lancées Par Les Services Secrets Indiens
Politiques et Communautaires

Début 2009 sont prévues des elections dans plusieurs états ainsi qu'une election générale. De nombreux spécialistes pensent que la recrudescence d'attentats et d'attaques a exacerbé la colère des Indiens, le principal parti d'opposition nationaliste hindou, Baharatiya Janata Party (BJP) va surfer sur cette vague de mécontentement et a déjà accusé le gouvernement en place de ne pas être suffisamment ferme et de ne pas assurer la sécurité de ses citoyens. Cela s'ajoute à l'augmentation incessante des prix et le ralentissement économique, autres sujets de mécontentement pour la population. Si les electeurs considérent le parti du Congrés au pouvoir actuellement comme trop laxiste, cela fera le jeu du BJP dont l'un des principaux thèmes de campagne est justement un durcissement de la repression contre le "terrorisme". Vendredi, des pages entières de publicité sont apparues dans plusieurs journaux à Dehli montrant du sang éclaboussant un fond noir avec comme slogan : " Brutal Terror Strikes At Will" ( Attaques Terroristes Brutales A Volonté), accompagné d'un simple message en guise de signature : "Combattez le Terrorisme. votez B.J.P"

Les elections locales dans les états seront un test de ce qui risque de se passer à l'échelon national. lors des legislatives en Mai 2009. De plus ces elections sont également importantes car le parti vainqueur aura plus de poids pour s'assurer des alliances avec des petits partis.

Les Indiens pourraient aussi se rallier autour du gouvernement actuel comme cela se passe souvent en période de crise. Une attitude ferme de ce dernier adoptant une action diplomatique ou symbolique à l'encontre du Pakistan que New Dehli a accusé d'implication, pourraient lui valoir un regain de soutien.

Le fait que des militants islamistes aient, semblent-ils, perpétrés ces attaques pourraient faire que les politiques communautaires deviennent un enjeu majeur du scrutin. Il pourrait y avoir une recrudescence d'actions de représailles violentes menées contre la communauté musulmane indienne par des extrémistes hindous comme cela est déjà arrivé par le passé. Les tensions religieuses pourraient croître. Les Hindous pourraient accuser les Musulmans de vouloir détruire la "Nouvelle Inde" devenue l'un des pays émergent le plus avancé en matière de développement économique, Bombay en étant le symbole. Quelques heures à peine après le début des attaques, des groupes se sont rassemblés dans les rues, chantant " Bharat Mata ki Jai" ( Victoire à notre Mère l'Inde) et "Vande Mataram" ( courbes toi devant ta Mère) un chant patriotique auquel se sont opposés les Musulmans lorsqu'il avait été question qu'il soit choisi comme hymne national, parce qu'il impliquait l'obéissance à des Dieux en dehors du Dieu unique (Allah pour les musulmans). Le taux de pauvreté, d'illétrisme, et de chômage est largement plus important chez les Musulmans indiens, une communauté qui compte 150 millions de personnes, nourrissant des ressentiments au sein de cette population. La division entre Hindous et Musulmans risque de s'approfondir et pourrait se transformer en une véritable menace de scission pour l'Inde.

Economiques

Les attaques ont touché le coeur financier de l'Inde, Bombay, et déjoué les plans de transformer la ville en un centre régional financier, selon certains économistes et investisseurs.

Actuellement, repercussion de la crise financière mondiale, la croissance économique s'est ralentie, et cela risque de continuer, avec un ralentissement de la demande et des dépenses d'investissement, et une dévaluation de la monnaie nationale, le roupie. La banque centrale s'attend à une croissance de l'ordre de 7.5 - 8 %, mais de nombreux économistes du secteur privé parlent plus volontiers de 7%, et la société d'études financières, First global, avait déjà prédit une croissance économique de 6% pour 2009 et moins de 4% pour 2010, cela avant les attaques de Bombay, alors que la croissance était pour ces trois dernieres années de 9%.

Les attaques auront probablement un effet temporaire négatif sur le tourisme, secteur dans lequel sont employés 20 millions d'Indiens, et pourraient également ébranler la confiance des investisseurs étrangers avec des repercussions néfastes pour l'économie en général. La réponse du gouvernement aura également un impact. Si elle est considérée comme trop molle cela peut aussi avoir une influence négative sur les investisseurs.

Le gouvernement indien va s'employer à rassurer les directeurs de sociétés informatiques, les banquiers et autres hommes d'affaires, comme quoi l'Inde reste un pays attractif économiquement, où on peut faire des affaires en toute sécurité. Mais si la violence continue d'être endémique comme elle l'est devenue cela risque de devenir un problème plus sérieux pour les dirigeants indiens.

Relations avec le Pakistan.

En 2001, l'Inde a accusé le Pakistan d'être responsable d'une attaque de militants contre son parlement. Cette attaque a engendré un regain de tension entre les deux pays tous deux puissances nucléaires non signataires du TNP, les deux armées se faisant face à l'époque de chaque côté de la frontière.

La tension est déjà montée d'un cran avec l'Inde accusant le Pakistan d'avoir des liens avec les assaillants et le Pakistan répliquant en accusant l'Inde d'exploitation politique des attaques. L'Inde pourrait continuer de hausser le ton et d'accroître sa rhétorique belliqueuse accusant son voisin de ne pas être capable de contenir 'l'infrastructure du terrorisme". Le processus de paix entre les deux pays, démarré en 2004, risque de se retrouver au point mort, voire pire.

Selon le quotidien Pakistan Daily du 291108 (www.daily.pk) Le Pakistan redeploiera ses troupes des zones de combats sur la frontière afghane à l'est sur sa frontière avec l'Inde si les tensions continuent de croître, reprenant les déclarations d'un officier de la sécurité pakistanaise lors d'un point de presse. "Nous prendrons tout ce qui est sur la frontière Ouest, nous n'y laisserons rien" a-t-il déclaré.

Cette déclaration risque de sonner l'alarme à Washington et Bruxelles car les US et l'OTAN comptent sur le Pakistan pour faire du "nettoyage" sur sa frontière avec l'Afghanistan. Le Pakistan a actuellement environ 100 000 troupes dans la zone frontalière ouest, et combat les militants islamistes et Talibans dans plusieurs zones tribales. Le soutien militaire du Pakistan à la guerre en Afghanistan est considéré comme crucial pour les US/OTAN.

Les accusations indiennes de soutien du Pakistan aux attaquants de Bombay supposés appartenir au groupe de militants combattant l'armée indienne au Cachemire, Lashkar-e-Taiba, déplaisent fortement à Islamabad. Le gouvernement pakistanais a nié ces accusations affirmant qu'il se contentait de soutenir moralement et diplomatiquement les combattants au Cachemire indien qui luttent pour la libération de leur territoire.

Face aux accusations indiennes, les Pakistanais répliquent également qu'il y a plus de 100 groupes en Inde qui combattent l'état indien, dont des groupes terroristes hindous. Il y a quelques mois seulement, 600 Chrétiens ont été assassinés par des groupes d'extrémistes hindous. Depuis janvier 2004, L'Inde est, après l'Irak, le pays où il y a le plus de personnes tuées dans des attentats, selon l'agence Political and Economic Risk Consultancy basé à Hong Kong. Pourtant l'Inde n'est pas en guerre ni occupé militairement, mais les tensions internes sont extrêmes, on est bien loin de la non violence pronée par Gandhi dont la notoriété a servi pendant des décennies à cacher au monde extérieur la réalité de ces violences.


Des Alertes Avaient Ete Lancées Par Les Services Secrets Indiens

Alors que l'Inde montre du doigt, et accuse de manière à peine voilée le Pakistan notamment via ses medias, au Pakistan la presse n'est pas en reste. Certains font remarquer que ces attaques tombent à pic alors que l'implication de groupes extrémistes hindous au sein de l'armée indienne vient d'être dévoilée, avec l'arrestation de deux officiers supérieurs liés à ces groupes qui ont été reconnus coupables d'attaques dont on avait accusé les Musulmans. Ces dernières semaines les medias indiens ont amplement relaté l'implication d'officiers du renseignement militaire dans des actes de terrorisme orchestrés contre des Musulmans pour provoquer des affrontements entre Hindous et Musulmans, et pour justifier une guerre avec le Pakistan, en application de la doctrine de Barak Obama d'attaques contre le Pakistan, encerclé des deux côtés.

Coincidence ?

Le chef de l'unité de police anti terroriste, Hemant Karkare, qui a été tué lors des assauts menés contre les attaquants des hôtels, était impliqué dans une super enquête portant sur une cellule d'extrémistes hindous soupçonnée d'être à l'origine de plusieurs attaques. Cette enquête de Karkare avait mené à l'arrestation de 9 suspects en lien avec une attaque à la bombe en Septembre contre une zone à majorité musulmane à Malegaon, une petite ville près de Bombay. Plusieurs dirigeants du parti nationaliste indien BJP, dont leur chef Mr Modi, avaient sévèrement critiqué ces arrestations les dénonçant comme étant une vendetta politique. Vendredi, plusieurs journaux indiens s'en prenaient aux dirigeants politiques pour leur incapacité à agir ensemble en matière de sécurité nationale. Ainsi on pouvait lire en première page du quotidien indien Hindustan Times : " Il est temps de stopper nos partis politiques dans leur utilisation du terrorisme - hindou et musulman - pour accroître leur popularité alors qu'ils jettent de l'huile sur le feu qui consume l'Inde" et en première page de l'Indian Express: " si une telle tragédie ne peut pas faire que les deux camps - en faite toute la classe politique - fassent amende honorable, nous n'avons pas le droit de nous désigner nous mêmes comme étant une grande nation, une démocratie, une civilisation."

Selon un article paru aujourd'hui dans the Hindou Les services secrets indiens ont lancé trois alertes précises qu'une attaque majeure sur Bombay était imminente, le journal citant une haute autorité gouvernementale comme sa source. Début et fin Septembre, des officiers du renseignement avaient lancé des alertes concernant de possibles attaques sur un ou plusieurs hôtels de Bombay et la police avait alors organisé des réunions avec la direction de ces hotels. Conséquence, la sécurité aux abords de ces hotels avait été renforcée de même qu'à l'interieur de ceux ci. Une circulaire avait également été distribuée aux commerçants des environs leur demandant d'observer des mesures spéciales de sécurité.

Tout ce dispositif a été levé une semaine avant les attaques, soit disant à la suite de plaintes de clients. "Nous avons également retiré notre dispositif supplémentaire de sécurité" a -t-on dit de source policière, "parce que nos forces étaient au point de rupture, et nous n'avions pas de toute façon le personnel spécialement entraîné pour empêcher une attaque suicide d'un groupe".

La plupart des médias indiens à propos des attaques de Bombay ont parlé de "11 Septembre de l'Inde". Se pourrait-il que, comme pour le 11 Septembre 2001 de New York, elles aient des conséquence régionales dévastatrices ?

Autres Sources d'information : Reuters 281108, NYT 291108, TimesOnLine 301108, Pakistani Daily 301108, The Hindou 301108.

Dimanche 30 Novembre 2008
Mireille Delamarre



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