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Barack Obama N’A Rien Changé A Washington DC… C’est DC Qui l’A Montré Tel Qu’il Est : Le Nègre Du Complexe Militaro Industriel US

Un an après l’investiture présidentielle, symbole de l’échec d’Obama à changer quoi que ce soit à Washington DC, la cuisante défaite essuyée par les Démocrates au Massachusetts qui perdent un siège de sénateur. Brève revue des turpitudes d’Obama 1er.



Barack Obama N’A Rien Changé A Washington DC… C’est DC Qui l’A Montré Tel Qu’il Est : Le Nègre Du Complexe Militaro Industriel US

Barack Obama est au plus bas dans les sondages aux US comme Président des Etats Unis après une première année au pouvoir. Plus tard, les historiens se demanderont comment en l’espace de quelques mois seulement alors qu’il a remporté l’élection présidentielle avec le plus grand écart jamais enregistré sur toute une génération, ce « jeune homme charismatique et brillant » comme l’ont encensé les médias occidentaux et toute une cohorte « d’intellectuels » ralliés à son panache noir, a pu ainsi chuté aussi brutalement dans l’opinion publique américaine. Son équipe de campagne lors de la présidentielle a gagné le jack pot avec son slogan à l’emporte pièce basé sur un seul mot :«Change». Mais à Washington DC rien n’a changé, c’est Obama qui a changé ou tout du moins le mirage s’est dissipé et Obama est désormais perçu pour ce qu’il est.

A Wahington DC c’est « bizness as usual » et cela alimente à juste titre la colère d’une grande partie des Américains surtout ceux qui ont voté pour lui. Cette colère alors exprimée contre la précédente administration Bush II et qui a porté Obama au pouvoir, se retourne actuellement contre lui. Son administration n’a pas réussi à tirer profit de l’a priori positif dont il a bénéficié.

Obama a voulu crée une politique non partisane et par conséquent a endossé les erreurs des administrations républicaines précédentes de Bush II dont il n’a pas su réellement se démarquer – Guantanamo n’est toujours pas fermé, Bush a été disculpé de ses crimes de guerre, le Patriot Act pèse toujours autant si ce n’est plus dans le quotidien américain … voire pire, ces politiques erronées il en a délibérément amplifié l’aspect très négatif tant en politique intérieure qu’extérieure.

En politique intérieure, sur le plan économique, soucis principal des Américains, Wall Street se frottent les mains et continuent de se remplir les poches et Main Street continue de lutter contre une déferlante de chômage qu’Obama n’a rien fait pour endiguer. Il a dépensé des milliards pour sauver des banques, mais l’époque de la Méga récession commencée sous Bush II a continué. De plus, Obama n’a montré aucun signe particulier d’empathie pour les centaines de milliers d’Américains qui ont perdu leur emploi. Aucune politique sérieuse pour créer des emplois n’a vu le jour et aucune en vue dans le court terme sauf celle de consolider l’effort de guerre là aussi en dépensant des mille milliards qui iront remplir les coffres du complexe militaro industriel.

Cela bien sûr conforte l’Américain moyen bossant dans les usines d’armement dans sa conviction que les US doivent impérativement « combattre le terrorisme » et « développer la démocratie « dans des contrées lointaines principalement musulmanes, à la pointe de fusils avec lunettes de vue portant des inscriptions bibliques chrétiennes (ex : "JN8:12," référence à Jean 8:12, fabriquées par Trijicon de Wixom dans le Michigan), des obus de mortier, et à coups de tirs de missiles et autres bombes à l’UE. L’industrie de l’armement est l’un des secteurs industriels aux Etats Unis qui n’a pas encore subi de plein fouet la grosse vague de délocalisations qui fait que les US sont de plus en plus dépendants de l’extérieur pour satisfaire leurs besoins quotidiens, principalement d’importations de Chine et d’Inde.

Mais c’est surtout en politique extérieure qu’Obama a fait faux bond à tous ceux du camp des partisans du retrait des troupes d’Irak, d’Afghanistan et de fin de « missions » d’intervention US violente dans des pays étrangers. Lors de sa campagne présidentielle Obama avait fait mine de se soucier du coût humain des guerres d’ingérence américaine. Pourtant une fois élu président Obama s’est transformé en commandant en chef pire que Bush II son prédécesseur. Il a mis en place des plans pour tripler le nombre de troupes en Afghanistan, étendu les opérations « d’assassinats ciblés » au Pakistan menées par des drones dont l’imprécision fait que pour un militant tué des dizaines de civils sont massacrés, poussant également le gouvernement pakistanais à entreprendre des opérations militaires de nettoyage ethnique qui risquent de plonger le Pakistan dans le chaos, objectif inavoué des administration US successives qu’Obama ne fait que perpétuer et accélérer. Il a également entrepris d’ouvrir de nouveaux fronts par proxys interposés :

Au Yémen ou l’Arabie Saoudite armée par les US bombarde les rebelles Shi’ites du Nord tuant majoritairement des civils relayée par l’aviation yéménite conseillée et financée par l’armée US dont l’aviation est elle-même directement intervenue en décembre dernier.

En Somalie où il n’a pas hésité à ordonner l’assassinat par des tireurs d’élite des Forces Spéciales US de trois pirates somaliens qui retenaient un américain en otage.

Obama commandant en chef des Croisés

Obama qui comme sénateur s’est opposé à la guerre d’Irak se ralliant le camp de la paix américain compte « à son actif » plus de 443 soldats US tués en Afghanistan en 1 an. Lors d’une apparition dans une manifestation sur la place fédérale de Chicago contre la guerre en Irak fin 2002, il avait clamé :

« je ne suis pas opposé à toutes les guerres… je m’oppose aux guerres débiles ».

Depuis son élection et lors de son discours comme « Prix Nobel de la Paix » il a défendu les « guerres de nécessité ». Envoyer ses troupes combattre à des milliers de kilomètres des Afghans qui ont mis en déroute l’armée de l’ex empire britannique, puis celle de l’ex Union Soviétique, n’est pas une guerre débile pour Obama. C’est vrai que ce dernier n’a jamais endossé l’uniforme puisqu’il n’a pas fait de service militaire. Bush II lui s’était fait réformé.

Obama avant d’accéder à la présidence a pris conseil auprès de Colin Powell, dont la principale réflexion exprimée à haute voix c’est « qu’un pays brisé est un pays qui vous appartient ». Dés sa prise de fonction Obama a rapidement imprimé son point de vue sur la guerre sur tout l’appareil de sécurité national en utilisant ses talents d’ancien conférencier en droit constitutionnel pour manier la rhétorique d’enfumage et de justification « morale » des guerres de « nécessité » qu’il a entrepris de mener. Il a d’ailleurs apporté un soin spécial à la préparation de son discours de « Prix Nobel de la Paix ». Il a demandé à ces deux « négres » Jon Favreau qui écrit ses discours et Ben Rhodes vice conseiller à la sécurité nationale pour les communications stratégiques – de « faire un discours qui ne soit pas simplement un discours de circonstance mais qui reste dans l’histoire » selon Rhodes. Il leur a demandé de préparer une liste de livres décrits comme « prise de position moderne sur la guerre et la paix » allant de Churchill à M.L King. Il leur a aussi demandé de faire des recherches sur les écrits de théologiens tels St Thomas D’Aquin et Reinhold Niebuhr sur le côté « moral » de la guerre.

Cette insistance sur le « côté moral » de la guerre renvoie à la mentalité des Croisés. La semaine précédent son discours d’Oslo, il a demandé à son personnel de faire venir à la Maison Blanche des membres du clergé. Il voulait que leur soit présenté son raisonnement pour justifier l’intensification de la guerre d’Afghanistan et que son personnel recueille leurs avis sur les implications éthiques de la guerre afin de mieux préparer son discours d’enfumage d’Oslo. La présidente de la National Council of Churches, Peg Chemberlin, faisait partie des 25 dirigeants religieux qui se sont réunis dans l’ Eisenhower Executive Office la première semaine de Décembre. Elle a décrit cette réunion de plusieurs heures comme étant « plus qu’un briefing mais une discussion » sur la moralité de la guerre. Le personnel de la Maison Blanche a pris des notes de cette discussion. Chemberlin a ajouté qu’« elle pense que c’est un président qui donne à son travail une dimension théologique ».

Après Bush l’illuminé (Bush II et ses « visions »), Obama le prédicateur confirmé !

Le discours d’Oslo prononcé par Obama le 10 Décembre était centré sur le thème de la « guerre juste » un vieux thème éculé qui a servi pendant des siècles aux puissances coloniales occidentales à justifier les crimes de guerre commis par leurs armées de croisés.

Mais en fait de moralité, Obama a endossé l’uniforme de commandant en chef des escadrons de la mort en privilégiant ouvertement les Forces Spéciales US. En Mai dernier il a révoqué son général en chef en Afghanistan, un haut militaire de carrière, le Gl David D MC Kiernan - une première depuis la présidence de Truman qui avait lui aussi révoqué son général en chef en pleine guerre- et nommé à la place le Gl Stanley A. McChrystal, dont la réputation comme commandant de ces escadrons de la mort n’est plus à faire.

Après la tentative d’attentat raté du « Nigerian à la bombinette » – tentative sur laquelle plane de sérieux doutes tant l’histoire officielle est mal ficelée et manque de preuves fiables– Obama a poussé son cri politique primal :

« Nous sommes en guerre »

J moins quelques jours avant l’anniversaire de son investiture à la Maison Blanche Obama a accouché de son véritable slogan.

A Washington DC Obama n’a rien changé… C’est DC qui l’a montré tel qu’il est : le Nègre du complexe militaro industriel US.

Mercredi 20 Janvier 2010
Mireille Delamarre

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