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Lundi 15 Mars 2010
16:26
Europe Ecologie C'est Plus De Taxes Moins De Democratie - Dites Non A La Dictature Verte Européenne |
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Assassinat de Saddam Hussein : Elimination d’un Témoin Gênant par le Gang des Bushes et leurs Acolytes.L’assassinat vengeance du président irakien Saddam Hussein par des proxis collaborateurs au pouvoir en Irak est intervenu avant même que celui-ci ne puisse révéler à la face du monde la complicité américaine des Bushes et de leurs acolytes dans les massacres des kurdes, des iraniens lors de la guerre Irak Iran, des koweitiens lors de l’invasion du Koweït, précédant la première guerre du Golfe. Mais, la vérité, elle, n’est pas morte pendue, les Bushes et autres complices répondront devant l’histoire de leurs actes cruels, barbares, mafieux, rejoignant en cela les Hitler, Staline et Cie
Bush réduit au silence un témoin dangereux
Telle la version ensanglantée d’une famille de gangsters à la main mise globale, les Bushes ont éliminé un témoin clé de plus des évènements historiques importants qui ont conduit l’armée américaine à une impasse sanguinaire en Irak et poussé le Moyen Orient au bord d’une calamité.
La pendaison de Saddam Hussein était supposée être – comme le New York Times l’a fait remarqué – « une fin de livre triomphale « de l’invasion par George Bush de l’Irak. Si tout avait été comme prévu, Bush aurait pu organiser une autre célébration comme il l’a fait à la fin de son « combat majeur » posant sous la bannière « Mission Accomplie » le 1er mai 2003. Mais aujourd’hui, avec 3000 soldats américains tués et le nombre d’irakiens morts dépassant les 600 000 selon certaines estimations, Bush pourrait être obligé de savourer l’image d’Hussein se balançant au bout d’une corde de façon un peu plus privée. Cependant, Bush a rendu un grand service à son héritage familial tout en protégeant aussi des secrets qui auraient pu embarrassés d’autres hauts responsables du gouvernement US. Il a réduit au silence une témoin unique de chapitres cruciaux de l’histoire secrète s’étendant de la révolution islamique de 1979 au « feu vert » que les américains sont soupçonnés avoir donné à Hussein pour l’attaque contre l’Iran en 1980, comprenant aussi les 8 ans de guerre Iran Irak au cours de laquelle de hauts responsables intermédiaires américains tels que Donald Rumsfeld et Robert Gates sont soupçonnés avoir aider à approvisionner en armement Hussein. Hussein ne sera désormais plus là pour faire des témoignages gênants sur comment il a obtenu les agents chimiques et biologiques que ses scientifiques utilisaient pour produire des armes non conventionnelles qui ont été utilisées contre les forces iraniennes et des civils irakiens. Il ne peut donner son point de vue sur qui a obtenu l’argent et qui a facilité les arrangements. Il ne pourra pas non plus donner sa version des messages mixtes délivrés par l’ambassadeur de George H.W. Bush, April Gaspie, avant l’invasion par Hussein du Koweït en 1990. Est-ce qu’il y a eu un nouveau « feu vert » américain ou est – ce que Hussein a juste entendu ce qu’il voulait entendre ? Telle la scène cruciale d’un film sur la Mafia « Casino » ou des chefs gangsters éliminent toute personne qui en connaît trop, George W. Bush a maintenant donné des garanties qu’il n’y aura pas de tribunal public où Hussein témoigne sur ces scandales historiques potentiellement dévastateurs, qui pourraient menacer la légalité de la Famille Bush. Cela aurait pu se produire si Hussein avait été remis à un tribunal international à la Haye comme cela s’est fait pour d’autres tyrans, tel l’ancien dictateur de Yougoslavie Slobodan Milosevic. Au lieu de cela Bush a insisté pour qu’Hussein soit jugé en Irak malgré le fait évident que le dictateur irakien ne pourrait y bénéficier d’un procès juste avant d’être mis à mort. La pendaison de Hussein fait suite à son procès pour l’exécution de148 hommes et garçons de la ville de Jujail en 1982 après une tentative échouée d’assassinat contre lui et son entourage. La mort d’Hussein annule les autres procès qui étaient supposés juger de l’utilisation d’armes chimiques pour tuer des civils irakiens et d’autres crimes qui auraient pu exposer le rôle joué par les US. Frisson de Plaisir de Meurtre Certains observateurs pensent que Bush voulait simplement tirer une satisfaction personnelle de voir Hussein pendu, ce qui ne serait pas arrivé si celui-ci avait été envoyé à la Haye. Alors qu’il était gouverneur du Texas, Bush parfois a pris, ce qui semble être un plaisir pervers, à appliquer son pouvoir d’exécuter des prisonniers. En 1999, dans une interview avec l’écrivain conservateur Tucker Carlson du magazine «Talk» Bush a ridiculisé Karla Faye Tucker, condamnée pour meurtre et sa demande infructueuse auprès de Bush de lui épargner la vie. Interrogé sur la demande de grâce de Karla Faye Tucker, Bush a imité par des mimiques ce qu’était pour lui le message de cette femme condamnée à mort. « Avec une moue désapprobatrice se moquant de son désespoir, Bush à dit : « S’il vous plaît ne me tuez pas. » Mais un motif beaucoup plus puissant s’était la menace potentielle représentée par Hussein à la légalité de la Famille Bush s’il réussissait à avoir un forum où il aurait pu faire un témoignage détaillé des évènements historiques de ces dernières décennies. Depuis qu’il est entré à la Maison Blanche le 20 janvier 2001, George W. Bush s’est fait une priorité de dissimuler l’histoire des 12 ans passés par son père comme vice Président et Président et d’envelopper sa propre présidence d’une épaisse couverture de mystère. L’un des premiers actes de Bush comme Président cela a été de signer un ordre exécutif pour bloquer la publication de documents historiques concernant les années de gouvernance de son père. Apres les attaques du 11 septembre, Bush a étendu son mandat secret et attribué à sa famille le droit de conserver à perpétuité hors de portée du public américain ces documents, en transmettant cette autorité de garder ces secrets aux futures générations Bush. Ainsi donc après la mort de George H.W Bush et George W. Bush, ces historiennes que seront devenues Jenna et Barbara Bush contrôleront des documents clés du gouvernement couvrant une période de 20 ans de l’histoire des Etats-Unis. Déjà, chaque document de la bibliothèque présidentielle de George W. Bush doit recevoir l’autorisation de publication par des spécialistes des Archives Nationales et – si classé secret – par les agences appropriées, mais aussi par les représentants personnels des deux Bush senior et junior. Etant donné leur appartenance antérieure à des sociétés secrètes telle « Skull and Bones » - et avec le travail de H.W. Bush pour la CIA – les Bushes ont tout à fait conscience du pouvoir qu’on a à contrôler l’information. En cachant des faits cruciaux au peuple américain, les Bushes pensent qu’ils peuvent facilement infantiliser les électeurs américains. Quand il y a un risque d’une éventuelle fuite d’information de valeur, les Bushes interviennent en appellent à des amis influents pour discréditer tel témoin ou s’appuie sur l’armée pour dissiper la menace. Les Bushes ont été infiniment aidés aussi par la crédulité et la lâcheté des medias américains modernes et du parti Démocrate. Ce qui peut être fait Néanmoins, malgré l’exécution d’Hussein, il y a des actions que le peuple américain peut mener pour finalement récupérer l’histoire perdue des années 80. L’armée US est actuellement assise sur un trésor, toute une pile de documents saisis lors de l’invasion de l’Irak en 2003. L’Administration Bush a exploité ces documents pour discréditer l’ONU au sujet du scandale du programme « pétrole contre nourriture » des années 90, alors qu’ironiquement Hussein ne fabriquait pas d’ADM. Mais, l’Administration Bush n’a pas divulgué les données des années 80 quand Hussein produisait des armes chimiques et biologiques. En 2004, par exemple, la CIA a publié le rapport dit Dueffer, qui stipulait que les estimations faites par l’Administration avant l’invasion concernant le fait qu’Hussein cachait des stocks d’ADM étaient « presque entièrement fausses ». Mais un trait curieux de ce rapport c’est qu’il incluait un long chapitre sur les abus par Hussein du programme « pétrole contre nourriture » bien que le rapport reconnaissait que ces fonds détournés n’avaient pas servis à acheter des armes prohibées. Pendant ce temps, le rapport notait l’existence d’un programme important d’ADM dans les années 80, mais n’offrait aucun perspective documentée de comment cette opération s’était effectuée, et qui était responsable pour la fourniture d’équipement crucial et de produits chimiques de base. Autrement dit, le rapport de la CIA sur les ADM n’identifiait pas les non irakiens qui avaient rendu l’arsenal d’ADM irakien possible. Une source qui a vu la preuve m’a dit qu’elle contenait des informations sur le rôle du trafiquant d’armes chilien Carlos Cardoen, qui avait été identifié comme un lien clé entre la CIA et l’Irak, dans la fourniture d’armes dangereuses dans les années 80. Mais cette preuve est restée inaccessible. Avec les Démocrates prenant le contrôle du Congres le 4 janvier 2007, il pourrait finalement y avoir une opportunité pour que soit rendu public un peu plus d’éléments de toute cette histoire, en supposant que les Démocrates n’optent pas pour leur manière habituelle de placer en avant leur « gouvernance bipartite » au détriment de la critique et de la vérité. Le peuple américain pourrait aussi demander que les survivants du régime de Saddam Hussein fassent un compte rendu complet de leurs connaissances historiques avant que leurs voix tombent dans le silence soit du à des causes naturelles, ou d’autres exécutions. Mais le personnage singulier qui aurait pu mettre toute cette période en perspective – et fournir les preuves les plus irréfutables du rôle de la Famille Bush – a été réduit au silence pour toujours, jeté dans une trappe lors d’une pendaison et laissé suspendu au bout d’une corde. La Maison Blanche a annoncé que George W. Bush n’a pas attendu l’heureuse nouvelle de la pendaison d’Hussein. Apres que l’armée US l’ait remis aux mains des exécuteurs irakiens, Bush s’est couché dans son lit dans son ranch à Crawford, Texas, et a dormi toute la nuit. Robert Parry 30 décembre 2006 Source et Copyright http://www.consortiumnews.com/2006/123006.html Traduction bénévole Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org Robert Parry a révélé beaucoup d’histoires concernant l’Iran –Contra dans les années 80 pour l’AP et dans Newsweek. Son dernier livre : « Secrecy & Priviliège : Rise of the Bush Dynasty from Watergate to Iraq » (« Secret et Privilège : l’Ascension de la Dynastie Bush du Watergate à l’Irak”) Il a aussi publié un livre en 1999 intitulé « Lost History: Contras, Cocaine, the Press & 'Project Truth. » (Histoire Perdue : Contras, Cocaine, la Presse et le Projet Verité ») L’Histoire Manquante entre les Etats-Unis et l’Irak - Robert Parry 27 février 2003
Avant que George W. Bush donne l’ordre final d’envahir l’Irak – une nation qui n’a pas menacé les Etats-Unis – le peuple américain pourrait vouloir connaître quelques faits de l’histoire réelle des relations entre les Etats-Unis et l’Irak. Des chapitres manquants de 1980 jusqu’à nos jours seraient décisifs pour juger de la décision de Bush de faire la guerre.
Mais les américains n’ont pas ces faits parce que Bush et ses prédécesseurs à la Maison Blanche ont gardé cette histoire cachée au peuple américain. Quand des morceaux de celle-ci ont été rendus publics, les administrations des deux partis ont pris des mesures pour supprimer ou discréditer ces publications. Donc au lieu de connaître la vérité, les américains ont été nourris au régime permanent de distorsions, de simplifications et carrément de mensonges. Cette histoire manquante ne concerne pas seulement des détails mineurs. Elle va au coeur de l’affaire contre Saddam Hussein, inclus le fait de savoir s’il est un dictateur particulièrement « agressif » et « imprévisible » qui doit être chassé du pouvoir au risque même que le standing mondial des US en pâtisse, et qu’une guerre ne conduise à plus de terrorisme contre des cibles américaines. Par exemple, George W. Bush a fréquemment cité l’invasion par Saddam Hussein de ses voisins l’Iran et le Koweït, comme justification pour la menace d’invasion US de l’Irak. « En vainquant cette menace, nous montreront à d’autres dictateurs que la voie de l’agression les conduira à leur propre ruine » a déclaré Bush lors d’un discours à Atlanta le 20 février. Laissant de côté le fait que la formulation de Bush soit ou non le type de double langage Orwellien – agression pour décourager l’agression – il y a cette question historique de savoir si les présidents Jimmy Carter, Ronald Reagan, et George H.W Bush ont en fait encouragé les agressions de Saddam pour des raisons géopolitiques ou à cause d’incompétence diplomatique. « Le feu vert « de Carter Cet interférence entre les guerres de Saddam et la politique étrangère des US remonte au moins à 1980 quand le gouvernement islamique radical d’Iran a retenu en otage 52 américains à Téhéran et que les Cheiks de la riche région pétrolière du Golfe ont craint que la branche radicale islamique de l‘Ayatollah Khomeiny ne les chassent du pouvoir comme il l’avait fait avec le Shah d’Iran une année plus tôt. Le gouvernement iranien a commencé sa conduite expansionniste en mettant la pression sur le gouvernement séculier d’Irak, provoquant des affrontements frontaliers, et encourageant les populations shi’ ites et kurdes irakiennes à se soulever. Des agents iraniens ont essayé de déstabiliser le gouvernement de Saddam Hussein en assassinant des dirigeants irakiens (pour les détails voir « a non necesssary war « -une guerre non nécessaire « Foreign Policy janv/fevrier 2003). Le 5 août 1980, alors que les tensions montaient sur la frontière Iran Irak, les dirigeants saoudiens ont accueilli Saddam à Riyad pour la première visite d’état d’un président irakien en Arabie Saoudite. Lors de ces rencontres dans les palaces décorés du Royaume, les Saoudiens ont fêté Saddam dont l’armée formidablement bien équipée en matériel militaire soviétique était vue comme un rempart contre l’Iran. Des dirigeants saoudiens ont aussi dit qu’ils avaient pressé Saddam de mener un combat contre le régime fondamentaliste de l’Iran, conseil qu’ils ont dit incluait un « feu vert » de l’invasion par le président Carter. Moins de deux mois après le voyage de Saddam Hussein, alors que Carter restait frustré par son incapacité à faire libérer les 52 américains emprisonnés en Iran, Saddam a envahi l’Iran le 22 septembre 1980. Le guerre fera rage pendant 8 ans, tuant environ 1 million de personnes. Ce sont des dirigeants arabes, parmi eux le roi Fadh d’Arabie Saoudite, qui ont affirmé que Carter avait donné son « feu vert » à l’invasion, au premier secrétaire d’état du président Reagan, Alexandre Haig, quand celui-ci s’est rendu au Moyen Orient en avril 1981, selon des retranscriptions de discussions « top secrètes » préparées par Haig pour un compte rendu de voyage de celui-ci auprès de Reagan. Haig a écrit qu’il a été impressionné par ces « bribes de renseignements utiles » qu’il avait appris. « Les deux, Sadate (Anwar Sadate d’Egypte) et Fadh (Le Prince Saoudien d’alors) ont expliqué que l’Iran reçoit des pièces détachées d’armement US d’Israël, « notait Haig. «C’était aussi intéressant de confirmer que le Président Carter avait donné le feu vert par l’intermédiaire de Fahd aux irakiens pour lancer une guerre contre l’Iran. » Les « retranscriptions des discussions » d’Haig, ont d’abord été dévoilés en 1995 sur consortium.news après que j’ai découvert le document dans les dossiers d’une enquête du Congres concernant une première histoire portant sur des contacts de l’Administration Reagan avec l’Iran. A l’époque, Haig a refusé de répondre aux questions concernant ces «retranscriptions de discussions» parce qu’elles étaient encore classés secrètes. Bien que n’ayant pas répondu directement aux questions sur ces « retranscriptions », Carter a fait peu de cas d’autres affirmations comme quoi il avait donné un encouragement à Saddam pour envahir l’Iran. Mais avant que les US ne se lance dans une guerre en 2003, on pourrait demander à Carter et Haig d’expliquer ce qu’ils savent tous les deux de contacts directs ou indirects expliquant les communiqués des saoudiens sur des supposés « feu vert ». On pourrait demander au prince Bandar depuis longtemps ambassadeur d’Arabie Saoudite aux US de faire un compte rendu complet de ce que sait le gouvernement saoudien et ce que ses dirigeants ont dit à Saddam Hussein en 1980. Reagan penche pour l’Irak Pendant les huit ans de la guerre Iran Irak, alors qu’au début l’un ou l’autre des deux camps prenait à tour de rôle le dessus , l’Administration Reagan était officiellement neutre mais dans les coulisses penchait d’un côté ou de l’autre. Quand l’Iran a semblé gagner en 1982, Reagan et ses conseillers ont pris une décision fatidique de fournir secrètement l’armée de Saddam y compris en autorisant des livraisons par mer de technologie à double usage que l’Irak a alors utilisé pour fabriquer des armes chimiques et bactériologiques. Une assistance tactique militaire a aussi été fournie, incluant des photos satellites des zones de combat. Septembre dernier, par exemple, Newsweek a rapporté que l’Administration Reagan dans les années 80 avait autorisé la vente à l’Irak de données informatiques que Saddam pouvait utiliser pour traquer les opposants politiques, et des livraisons par mer de bactérie/Fungi/protozoaire, qui pouvaient produire de l’Anthrax et d’autres armes biologiques. (Newsweek 23 septembre 2002). Le sénateur C Byrd, D-Va, a interpellé le secrétaire à la défense Donald Rumsfeld sur l’histoire parue dans Newsweek lors d’une audition au Sénat le 19 septembre. « Est ce que les US ont aidé l’Irak à obtenir les composants d’armes biologiques lors de la guerre Iran-Irak ? » a demandé Byrd. « Sommes nous en fait confrontés à la possibilité de bénéficier de ce que nous avons semé ? » « Certainement pas à ma connaissance » a répondu Rumsfeld. « Je n’ai pas connaissance que des compagnies américaines ou le gouvernement aient été impliqués pour aider l’Irak à développer des armes chimiques biologiques et nucléaires. » Ainsi donc, même le secrétaire à la défense des US – qui a servi comme envoyé spécial au Moyen Orient en 1983-1984 dans l’Administration Reagan, et a rencontré personnellement Saddam Hussein – dit qu’il ne sait rien de cette histoire secrète. Des promesses d’un complément d’enquête en septembre dernier n’ont pas apporté de réponse aux questions de Byrd. Conseil de Bush Senior Au-delà de ces « utilisations duelles » des approvisionnements, d’autres questions restées sans réponse concernent le fait que le vice président de l’époque, George H.W. Bush aurait pressé Saddam Hussein d’utiliser une plus grande férocité dans sa guerre contre l’Iran, conseil qui a conduit l’armée de l’air irakienne à bombarder des centres civils dans Téhéran et d’autres villes d’Iran en 1986. Un article long de Murray Wass et Craig Unger publié dans le New Yorker en 1992 décrit comment Bush Senior a fait passer le conseil à Saddam, par le biais d’intermédiaires arabes, pour cette campagne de bombardement plus agressive. Pourtant cette question historique n’a jamais été résolue. Bush Senior n’a jamais été soumis à un interrogatoire minutieux, bien que ce soit vrai que Saddam ait effectivement intensifié sa campagne aérienne après le voyage de Bush. La réponse serait actuellement de circonstance alors que Bush Junior affirme que Saddam a un penchant pour l’agression militaire ce qui justifie une nouvelle guerre. Si Bush le père conseillait Saddam d’être plus agressif, c’est un fait que le peuple américain devrait connaître. Waas et Unger décrivait la raison du conseil tactique de l’Administration Reagan comme une sorte de coup de billard diplomatique. En poussant l’Irak à étendre l’utilisation de son armée de l’air, les iraniens seraient désespérément en demande de pièces détachées de missiles US anti aériens HAWK, ce qui donnerait à Washington plus de poids avec les iraniens. Le besoin de l’Iran de protéger ses villes d’attaques aériennes irakiennes a donné à l’Administration Reagan l’impulsion du plan « armes en échange des otages », qui plus tard est devenu céèbre sous le nom de l’affaire « Iran-Contra » (voir le New Yorker du 2 nov 1992). Un autre « feu vert ». La dévastation de la guerre Iran Irak, qui s’est finalement terminée en 1988, a aussi été le prélude à la guerre du Golfe 1990-91. Les 8 ans de guerre ont ruiné l’économie irakienne, et laissé le gouvernement de Saddam Hussein criblé de dettes. Ayant été poussé par les riches royautés pétrolières du Golfe à s’opposer au zèle révolutionnaire de l’Iran, Saddam s’est senti trahi lorsque le Koweït a refusé d’annuler les dettes de l’Irak et rejeté un prêt de 10 billions de dollars. De plus, Saddam était furieux que le Koweït fasse baisser les prix du pétrole en surproduisant et en conduisant des forages de prospection sur le sol irakien. Beaucoup d’irakiens considéraient également le Koweït comme faisant partie historiquement de l’Irak. Cependant, avant d’attaquer le Koweït, Saddam a consulté l’Administration de George H.W Bush. D’abord, le Département d’Etat US a informé Saddam que Washington n’avait « pas d’engagement spécifique de défense ou de sécurité vis-à-vis du Koweït ». Puis, l’ambassadeur US April Gaspie a dit à Saddam,« nous n’avons aucune opinion sur les conflits arabe-arabe, comme votre désaccord frontalier avec le Koweït. » Comme le magazine « Foreign Policy » a fait remarquer : « les US n’ont peut être pas eu l’intention de donner à l’Irak un feu vert, mais c’est en fait ce qu’ils ont fait » (Foreign Policy, janv fev 2003). Alors que l’étrange diplomatie de Gaspie a attiré l’attention de certains medias et du Congres lors de la précédente crise du Golfe, le contexte entier de la relation de George H.W Bush et de Saddam – qui pourrait aider à expliquer pourquoi le dictateur irakien a lu de façon aussi désastreuse les signaux américains – n’a jamais été explicité. Couverture de Clinton ? Au-delà de cette histoire manquante dans les relations US-Irak, il y a un problème secondaire de couvertures menées par l’Administration de Bill Clinton et de George W. Bush. Des sources démocrates ont dit que Clinton a tenu compte d’appels personnels de Bush Senior et d’autres hauts responsables républicains de clore le dossier de l’enquête sur le dénommé « Irakgate » - de même que les poursuites concernant les affaires secrètes conclues entre Reagan-Bush et l’Iran – juste après que les démocrates aient vaincu Bush lors de l’élection de 1992. Certains démocrates ont dit que Clinton avait accepté de classer les enquêtes par souci de sécurité nationale et pour maintenir l’unité du pays. D’autres ont suggéré que Clinton a été trompé par le rusé Bush Senior qui lui aurait fait miroiter en échange d’un retrait des enquêtes sur l’Iran-l’Irak, la possibilité d’obtenir une gouvernance bipartite avec des républicains au Congres, une possibilité tentante que s’est avérée être un mirage. Quelque soient les raisons, le département de la justice sous Clinton a effectivement épargné l’équipe Reagan - Bush au milieu des années 90 alors que de nouvelles révélations sur les accords secrets avec l’Irak faisaient surface. Peut être que la révélation la plus importante fut la déclaration sous serment de l’ancien responsable de l’Administration Reagan, Howard Teicher, qui a été déposée lors d’un procès criminel à Miami en 1995. La déclaration sous serment de Teicher a été le premier compte rendu public sous serment d’un membre de l’administration Reagan concernant les relations clandestines entre l’US et l’Irak. Tiecher, qui a été employé au Conseil de Sécurité National, a fait remonter le penchant US pour l’Irak lors d’un moment crucial dans la guerre en 1982, lorsque l’Iran a gagné l’offensive et que des craintes se sont manifestées au sein du gouvernement américain que l’armée iranienne puisse traverser l’Irak et atteindre les champs pétroliers du Koweït et de l’Arabie Saoudite. « En juin 1982, le président Reagan a décidé que les US ne pouvaient se permettre d’autoriser l’Irak à perdre la guerre contre l’Iran » a écrit Teicher dans sa déclaration sous serment. Teicher a dit qu’il a aidé à rédiger une directive secrète d’une décision du Conseil de Sécurité National que Reagan a signé pour autoriser une assistance clandestine à l’armée de Saddam Hussein. « Le NSDD comprenant même son numéro d’identification, est classé secret », écrivait Teicher en 1995. Les effort pour armer les irakiens ont été « accélérés « par le directeur de la CIA William Casey, et impliquait son député Robert Gates, (nouveau secrétaire à la défende de Bush Junior ndlt) selon la déclaration de Teicher. « La CIA, y compris à la fois son directeur Casey et son député directeur Gates, connaissaient, ont approuvé, et aidé dans la vente d’armement militaire d’origine non américaine, de munitions et de véhicules à l’Irak, « écrit Teicher. En 1984, Teicher a dit qu’il était allé en Irak avec Rumsfeld pour transmettre une offre secrète israélienne d’aider l’Irak après qu’Israël ait conclu que l’Iran représentait une plus grande menace. « J’ai voyagé avec Rumsfeld à Bagdad, et j’étais présent lors de la rencontre au cours de laquelle Rumsfeld a parlé au ministre des affaires étrangères Tareq Aziz de la proposition d’assistance d’Israël. « a écrit Teicher. « Aziz a même refusé d’accepter la lettre des israéliens offrant leur assistance à Hussein parce qu’Aziz nous a dit qu’il serait exécuté de suite s’il le faisait. » Un autre personnage clé dans le soutien de Reagan à l’Irak c’était le vice président George H.W Bush selon la déclaration de Teicher. « En 1986, le président Reagan a envoyé un message secret à Saddam Hussein lui disant que l’Irak devrait accroître sa guerre aérienne et bombarder l’Iran » a écrit Teicher. "Ce message a été délivré par le vice président Bush qui la remis au président égyptien Mubarak qui lui-même l’a fait passer à Saddam Hussein." « Un conseil stratégique militaire identique a été passé à Saddam Hussein lors de différentes rencontres avec des chefs d’état européens et du Moyen Orient. J’ai écrit moi même le compte rendu de discussion de Bush pour la rencontre de 1986 avec Mubarak et j’ai personnellement assisté à de nombreuses rencontres avec des chefs d’état européens et du Moyen Orient au cour desquelles le conseil stratégique opérationnel a été communiqué. » La déclaration de Teicher représente une brèche majeure dans le mystère historique entourant l’aide US à l’Irak. Mais elle a compliqué une affaire criminelle de trafic d’armes pour laquelle le Département de la Justice de Clinton poursuivait les Industries Teledyne et le vendeur Ed Johnson. Ils étaient accusés d’avoir vendu des explosifs au fabricant d’armes chilien Carlo Cardoen qui les avaient utilisés pour fabriquer des bombes à fragmentation pour l’Irak. Des procureurs complices Avant de poursuivre l’affaire Teledyne, le département de la justice de Clinton a déclaré que son enquête « n’avait pas trouvé de preuve que des agences US ou des responsables aient illégalement armé l’Irak. « Mais la déclaration notait curieusement, que la CIA avait retiré un nombre inconnu de documents qui étaient contenus dans des «compartiments sensibles» dont l’accès a été refusé aux enquêteurs. Malgré ce refus, les enquêteurs de Clinton se sont dits confiants de leurs conclusions. Deux semaines après ce rapport à décharge, la déclaration de Teicher a été néanmoins présentée devant la Cour Fédérale de Miami, embarrassant les hauts fonctionnaires du Département de la Justice. Apres avoir écouté les déclarations d’anciens fonctionnaires de Reagan-Bush, et d’avoir accepté de ne pas examiner les « compartiments sensibles » de la CIA, les fonctionnaires du Département de la Justice semblaient crédules, incompétents ou complices. Ils s’en sont pris à Teicher, insistant sur le fait que sa déclaration n’était pas recevable, et le menaçant de conséquences sérieuses s’il insistait. Cependant, tout en désignant la déclaration de Teicher comme fausse, l’Administration Clinton déclarait le document secret d’état, le classant comme secret sous scellé de la Cour. Quelques copies cependant ont été distribuées en dehors de la Cour et le texte a été posté rapidement sur internet. (Coordonnées version originale américaine). Apres avoir officiellement supprimé la déclaration de Teicher, les procureurs du Département de la Défense ont persuadé le juge président l’affaire Teledyne - Johnson de juger que le témoignage sur les politiques de Reagan-Bush était hors propos. Incapable d’organiser sa défense Teledyne a plaidé coupable et accepté une amende de 13 millions de dollars. Johnson, le vendeur qui avait gagné un modeste salaire d’environ la moitié de 30 000 dollars, a été reconnu coupable de trafic d’armes illégal et condamné à une peine de prison. Avant le début de l’invasion américaine, l’ancien président Clinton devrait être questionné pour savoir s’il a été approché par George H.W. Bush ou un émissaire de Bush, demandant qu’il laisse tomber les enquêtes sur les politiques de Reagan-Bush au Moyen Orient. Teicher, qui depuis 1995 refuse de discuter de sa déclaration, pourrait être entendu par le Congres pour témoigner sur ce qu’il sait. De même d’autres fonctionnaires américains survivants nommés dans lé déclaration de Teicher, inclus Gates et Rumsfeld. Des dirigeants étrangers mentionnés dans la déclaration pourraient aussi être sollicités, inclus l’ancien premier ministre israélien Yirzak Shamir (décédé ndlt) Mubarak, et Aziz (Juste avant l’exécution de Saddam Hussein, Aziz a demandé à être entendu disant qu’il avait des révélations importantes à faire, sa requête n’a pas été acceptée ndlt). Les Enregistrements cachés de Bush Junior George Bush a aussi à répondre à certaines questions avant que les missiles commencent à s’écraser sur Bagdad. Quand il a pris ses fonctions en 2001, l’un de ses premiers actes en tant que président a été de bloquer une demande légale de divulgation de documents de l’Administration Reagan- Bush. Puis, après les attaques du 11 septembre, alors que la nation choquée se ralliait autour de lui, Bush a promulgué un ordre secret encore plus dévastateur. Il a accordé aux anciens présidents et vice présidents, ou les membres survivants de leurs familles, le droit de stopper la divulgation d’enregistrements historiques, inclus ceux liés aux « secrets militaires, diplomatiques, ou de sécurité nationale. » L’ordre de Bush prive l’Archiviste des US de son pouvoir d’annuler les revendications de privilège des anciens présidents et leurs représentants (Pour des détails sur ces politiques secrètes de Bush, voir le New York Times du 3 janv 2003.). En tordant l’histoire, l’ordre de Bush pourrait éventuellement lui donner le contrôle des enregistrements le concernant et concernant son père et couvrant la période de 12 ans de l’administration Reagan – Bush et quelque soit la durée de la présidence de Bush, une inaccessibilité aux preuves documentées d’environ 20 ans. Alors que Bush Junior conduit la nation à la guerre au nom de la liberté, de la démocratie, on devrait au moins le défier pour qu’il cesse sa politique du secret et divulgue les documents liés à l’histoire des politiques de Reagan – Bush au Moyen Orient. De cette façon, le peuple américain pourrait décider lui –même si Saddam Hussein est un dirigeant agressif dont le comportement est tellement dépravé qu’une guerre préventive est le seul moyen d’action raisonnable. Mais, il pourrait conclure que Saddam, comme tant d’autres dictateurs à travers l’histoire, opère dans le cadre de sa propre survie, ce qui veut dire qu’il pourrait être contrôlé en combinant des inspections très restrictives et la menace de représailles militaires. Sans l’histoire complète – quelque soit l’embarras produit par ces enregistrements des 5 derniers présidents des US – le peuple américain ne peut pas jugé si la sécurité de la nation sera augmentée ou mise en danger par la décision de Bush de lancer les Etats-Unis dans un processus agressif d’action. Robert Parry 27 février 2003 Robert Parry a révélé beaucoup d’histoires concernant l’Iran –Contra dans les années 80 pour l’AP et dans Newsweek. Son dernier livre : « Secrecy & Privilège : rise of the Bush dynasty from Watergate to Iraq » (« Secret et Privilège : l’Ascension de la Dynastie Bush du Watergate à l’Irak”) Il a aussi publié un livre en 1999 intitulé « Lost History: Contras, Cocaine, the Press & 'Project Truth. » (Histoire Perdue : Contras, Cocaine, la Presse et le Projet Verité ») Source et copyright : http://consortiumnews.com/2003/022703a.html Introduction et traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org Les US achètent des votes au Conseil de Sécurité Lundi 1 Janvier 2007
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