Colonialisme Sioniste

Armée Sioniste : Apres la Débâcle de la Guerre de Kippour (1973), la Retraite du Liban (2000), vers un nouveau revers au Liban (2006). Le Grand Fiasco - Ran HACohen

Alors qu’en 1967 l’armée israélienne au cours d’une guerre préventive éclair de 6 jours avaient vaincu la coalition formée par l’Egypte, la Jordanie, la Syrie, 6 ans après, en 1973, elle essuyait une cuisante défaite à Kippour et n’échappait à la déroute que grâce au pont aérien d’armements fournis par les Us. Dans sa folie expan-sioniste, elle attaquait le Liban en 1982 pour le quitter la « queue entre les jambes » en 2000, harcelée par la résistance libanaise. En juillet 2006, 12 jours après le début d’une offensive aérienne massive au mépris du respect de toute loi internationale, et visant les civils libanais, et leurs infrastructures, la résistance libanaise tient la dragée haute à l’une des armées les plus puissantes au monde. L’armée sioniste va-t-elle de nouveau s’embourber au Liban comme l’armée américaine s’est embourbée en Irak ? Vives protestations à Tel Aviv contre la guerre au Liban



Criminels de Guerre Israeliens
Criminels de Guerre Israeliens

Le Grand Fiasco –L’Armée Veut de l’Action

Deux semaines juste après la tragédie d'un soldat israélien enlevé * par le Hamas à Gaza, l'histoire s'est répétée sur la frontière libanaise, cette fois comme une farce. Le Hezbollah, la guérilla la plus sophistiquée du Moyen-Orient, est parvenue à enlever deux soldats israéliens au Liban. De nouveau cela a pris à l'armée israélienne presque une heure pour réaliser que deux de ses soldats étaient absents. Les soldats devaient être déjà " loin, très loin" comme l’a dit le charismatique Hassan Nasrallah avec condescendance, quand l'armée a pris l’étrange décision d'envoyer un tank au Liban pour les récupérer. Juste à 70 mètres au nord de la clôture marquant la frontière, le Merkava - "un des tanks les plus protégés au monde" - a roulé sur une puissante bombe et a été complètement détruit. Les quatre membres de l'équipage ont été tués sur le coup. Puis, il a fallu à l'armée plus de 12 heures pour dégager l'épave et récupérer les corps, sous un feu nourri au cours duquel un autre soldat a encore été tué, portant le nombre total d'israéliens tués dans l'incident à huit. L'armée la plus forte du Moyen-Orient semble incapable de protéger ses propres soldats, encore moins les citoyens d'Israël. Un état raisonnable renverrait son talentueux chef d'état-major à la maison ; Israël, au lieu de cela, l'a envoyé semer la destruction au Liban.

Du Liban au mur

C'était juste une humiliation parmi une longue série pour les militaires d'Israël. Durant l'été 2000 ils ont dû admettre leur défaite au Liban et se retirer de sa partie méridionale, que même Ben Gourion avait considérée comme "une frontière naturelle" envisageable pour l'état juif. La deuxième Intifada, lancée par le Premier Ministre Ehud Barak juste quelques mois après le retrait, a été prévue, entre autres, pour se concilier l'armée en lui donnant un nouveau terrain de jeu. La réoccupation de toute la Cisjordanie pendant les jours sanglants de 2002 - de l' "Opération Bouclier de Défense " - semblait comme un retour heureux aux bon vieux temps quand les militaires étaient la fierté de la nation. Avec les anciens Généraux Barak, Sharon, Ben Eliezer, et Mofaz jouant des chaises musicales avec les sièges de premier ministre et/ou de ministre de la défense, les militaires bénéficiaient de ressources illimitées et du pouvoir politique.

Mais de nouveau, tout comme au Liban, l'armée a échoué. Terroriser les Palestiniens, détruire totalement leurs infrastructures physique, sociale et politique, a été effectué très efficacement, et c’est vraisemblablement pour cela que les armées existent, mais n'a pas fourni la sécurité aux citoyens d'Israël. Cédant à la pression populaire, le Premier Ministre Sharon a du approuver la construction d'un mur pour empêcher les auteurs d'attentats suicides d'entrer en Israël. Dans son ingéniosité stratégique, Sharon a proposé l'idée brillante d'ériger le mur aussi profondément que possible en territoire palestinien, s'assurant qu’il ne serait pas le commencement de la fin du projet colonialiste d'Israël, mais plutôt qu’il permettrait de le perpétuer et de l’asseoir encore plus.

À la différence de son illégalité, l'efficacité du mur est controversée : d'une part il rend l'accès des auteurs d'attentats suicides en Israël plus difficile. D'autre part, les énormes confiscations de terres, dépossessions, étranglements et paupérisation qui vont de pair avec sa construction assurent un recrutement illimité de Palestiniens désespérés ayant très peu à perdre.

En tout cas, pour l'armée israélienne le mur est une mauvaise nouvelle. Il réduit les combattants courageux à n’être que des geôliers et gardiens qui s’ennuient, et dont les plus glorieuses missions sont journellement - ou plutôt de nuit - des incursions dans les chambres palestiniennes. Que diront-ils à leurs petits-enfants les généraux vieillissants ? Que leur plus grand exploit a été de leurrer la Cour Suprême afin de voler quelques hectares de terres palestiniennes de plus ? Comme Amira Hass le montre, le fer de lance de l'occupation a maintenant été relégué aux commis et aux bureaucrates, responsables de la politique démographique d'Israël de nettoyage ethnique. Les généraux aiment la couleur rouge – celle du sang, pas comme celle de la ligne rouge.

De nouveau à Gaza

La défaite militaire dans Gaza a encore été un autre coup porté à l'armée. De nouveau, elle a échoué à protéger les citoyens et n'a pas arrêté les missiles Qassam de fabrication artisanale. Non seulement elle a été obligée de se retirer de la Bande de Gaza l'été dernier, mais elle a également été forcée d'expulser les colons - les frères d'armes des soldats depuis 40 ans, les corps civils de l'armée.

Les élections palestiniennes et la victoire du Hamas ont semblé être d'excellentes nouvelles pour l'armée, mais s’en était trop des élections israéliennes. Pendant la campagne, tous les partis politiques ont promis de couper l'énorme budget de la défense d'Israël ; et ce qui est le pire, dans le nouveau gouvernement, le premier ministre Olmert et le ministre de la défense Peretz ne sont pas des vétérans de l'armée, un état de fait presque sans précédent cette dernière décennie et demie. Enfin, les militaires humiliés et frustrés ont pris le contrôle. Ils ont exigé une attaque massive sur Gaza longtemps avant que le soldat israélien n'ait été enlevé. Le gouvernement a semblé quelque peu réticent. Mais le terrain a été constamment préparé par une escalade calculée : massacre répété de civils et d'enfants, assassinat d'un haut fonctionnaire de l'Autorité Palestinienne, allant même jusqu’à faire des soit disant "arrestations" dans Gaza pour la première fois depuis le retrait. Après l'enlèvement (26 juin), le cabinet ne pouvait plus arrêté l’armée. Le chef d’état major a révélé la vraie nature des relations entre l’armée décidant et le cabinet obéissant, disant qu’il « soutenait « la politique du Cabinet « de ne pas céder au chantage « et de ne pas engager de pourparlers avec les kidnappeurs du soldat. Akiva Eldar du quotidien israélien Haaretz (04 juillet) s’est demandé, à juste titre, ce qui se passerait si le cabinet changeait d'avis ? Le Soldat N° 1 déclarerait- il qu’il « ne le soutiendrait » plus (le cabinet) ? En utilisant un vocabulaire semblable, Amir Oren a rapporté dans le Haaretz (03 juillet) que "Les Forces de Défense d'Israël ont dit qu'elles ne soutiendraient pas un accord qui libérerait des terroristes.... L'armée serait disposée à libérer les individus qui sont détenus sous l'Ordonnance de Prévention du Terrorisme." etc...Le gouvernement élu israélien bénéficie d’une certaine liberté mais l’armée lui impose des limites.

Olmert et Peretz sont d’hors et déjà convaincus que l'armée fait juste ce qu'ils ont toujours voulu. Ils espèrent également qu'une image macho c’est juste ce que réclame l'électeur israélien, surtout venant de politiciens qui manquent d'expérience militaire – c’est précisément ce raisonnement qui a poussé Shimon Peres en 1996 à ordonner le pilonnage du Liban, provoquant sa défaite lors des élections ayant eu lieu peu après.

Retour au Liban

Le chef d’état major israélien, dont les capacités d'analyse sont aussi inspirantes que ses facultés morales, a dénommé l'attaque sur ses soldats près de Gaza et l’enlèvement * "un acte de terrorisme." Le Premier Ministre Olmert a nommé l'enlèvement similaire par le Hezbollah deux semaines plus tard "un acte de guerre." Les attaques de guérilla sur des soldats ne sont jamais " du terrorisme." mais l'enlèvement de soldats - ou de civils – pour servir de monnaie d’échange lors de négociations est interdit par le droit international. Israël, cependant, est nullement en position de se plaindre c'est précisément ce qu'il a fait avec un groupe de ressortissants libanais, détenus en Israël pendant de nombreuses années comme monnaie d’échange; même la Cour Suprême (plus haute instance judiciaire en Israël ndt) n'avait pas osé affronter les militaires et avait confirmé cette infraction au droit international. En dépit du démenti officiel, l'arrestation d'environ 60 membres du Hamas y compris de plusieurs ministres, suite à l’enlèvement, a le même caractère illégal.

L’enlèvement illégitime par le Hezbollah a eu lieu cependant dans un contexte différent : six semaines avant (26 mai), Israël a assassiné un haut membre du Jihad, Mahmoud al-Majzub, utilisant une voiture piégée dans Sidon. Quand la Syrie assassine * un chef politique au Liban, le monde entier est révolté ; quand Israël fait la même chose, le seul qui ait l’audace de réagir c’est le Hezbollah, par une attaque sur le Nord d'Israël, tuant un soldat. Il n'y avait rien d’inhabituel à d’ailleurs, cette escarmouche faisant partie « d’accords silencieux ».

Très inhabituelle a été la réponse disproportionnée d'Israël "Une réaction israélienne particulièrement dure." que les militaires ont explicitement décrite comme "un changement de politique" (Amos Harel dans le Ila'aretz, 29 mai), frappant les bases en première ligne du Hezbollah tout le long de la frontière. Plus tard l'armée israélienne a revendiqué que le Hezbollah "a été frappé par surprise" ou même "était tombé dans un piège," et qu'il réfléchirait maintenant deux fois avant d'agir. Apparemment, le Hezbollah, a pensé deux fois et trois fois, et a décidé d'indiquer clairement que les règles du jeu ne peuvent pas être changées unilatéralement.

Tacheles

Qu'est-ce qu'Israël compte obtenir en se comportant sauvagement? Pas grand chose. Quant aux soldats enlevés, toute action autre que des négociations mettent leurs vies en danger, comme leurs familles commencent maintenant, à le dire plus fort publiquement. Quant aux missiles tirés de Gaza, les militaires ne pouvaient pas les arrêter quand il étaient postés à l'intérieur de la Bande de Gaza - évidemment, ils ne peuvent pas les arrêter par des incursions et bombardement aérien occasionnels. Quant au Liban, la réaction israélienne disproportionnée a incité le Hezbollah a tiré des missiles sur la totalité du Nord d'Israël, à la fois sur des communautés qui avaient apprécié le calme relatif depuis 2000 et sur des endroits qui, avant, n'avaient jamais reçu de missile libanais. L'armée se tourne maintenant vers les citoyens d'Israël, les priant de montrer modération et résistance bien qu'ils soient bombardés - comme si les citoyens sont censés être là pour l'armée plutôt que vice versa.

Comme souvent en temps de guerre, la plupart des citoyens se rassemblent derrière leur armée, sans tenir compte de leurs souffrances. Ce qu’Israël ne saisit pas c’est que cette logique simple s'applique également à l'autre côté : dévaster Gaza augmentera seulement le soutien aux militants palestiniens, de même que, comme le Hezbollah est la seule puissance qui combat efficacement Israël, cela ne va pas renforcer un gouvernement libanais faible, dont l’intérêt réel et l'obligation légale, est en fait de désarmer le Hezbollah. Aussi dans une analyse finale, les principaux résultats de la brutalité israélienne ce sera un bain de sang croissant et des destructions des deux côtés, et beaucoup de divertissement pour les militaires israéliens qui s’ennuient. Quand ils seront fatigués de jouer (et ou de perdre) Israël négociera un échange de prisonniers et retournera au statut quo à Gaza comme au Liban, jusqu’à la prochaine fois. Pour beaucoup de familles des deux côtés il sera trop tard.


Ran HaCohen 15 juillet 2006 (professeur et écrivain israélien)

Source en anglais : http://www.antiwar.com/hacohen/?articleid=9312

*Enlevé, enlèvement : nous avons traduit le mot tel quel mais nous pensons qu’il ne reflète pas les faits. A Gaza comme au Liban les soldats ont été capturés au cours d’accrochages entre les forces armées israélienne et la résistance palestinienne et libanaise et faits prisonniers. Ces actes n’ont rien d’illégitimes dans un contexte de guerre, et comme c’est la coutume les prisonniers peuvent être échangés dans le cadre de négociations entre les belligérants.

* L'enquête sur le meurtre d'Hariri est en cours, pour l'instant aucune preuve tangible n'accuse le gouvernement syrien. La piste Mossad/CIA a été complètement écartée on peut se demander pourquoi sachant que tout récemment les services de la sécurité intérieure libanaise ont dévoilé l'existence d'un réseau de libanais travaillant pour le compte du Mossad, qui a organisé plusieurs attentats à la voiture piègée, dont les principaux participants ont été arrêtés.

Concernant ce qui s’est passé au Liban sud nous reprenons la mise au point pour rétablir la vérité faite sur le site Réseau Voltaire :

« le Hezbollah exige depuis de longues années la libération de prisonniers détenus par Israël, tel que Samir el Kantar, emprisonné depuis 1978, Nassim Nisr et Yahia Skaff qui est incarcéré depuis 1982. Dans de nombreuses occasions, il a fait savoir qu’il ne manquerait pas de faire prisonnier à son tour des soldats israéliens -si ceux-ci venaient à s’introduire au Liban-, et de les utiliser comme monnaie d’échange. De manière délibérée, Tsahal a envoyé un commando dans l’arrière-pays libanais à Aïta al Chaab. Il a été attaqué par le Hezbollah, faisant deux prisonniers. Israël a alors feint d’être agressé et a attaqué le Liban. Le Hezbollah, qui se préparait à faire face à une agression israélienne que chacun savait imminente depuis le retrait syrien, a tiré des missiles de moyenne portée sur Israël.

En droit international, Tsahal a violé la souveraineté territoriale du Liban (mais il est coutumier du fait par voie maritime et aérienne). Tandis que le Hezbollah s’est fait justice lui-même en lieu et place d’un État libanais qui n’a jamais été complètement rétabli depuis la guerre civile et l’occupation israélienne. »


Source et Copyright Réseau Voltaire : http://www.voltairenet.org/article142056.html




Communiqué à propos de la manifestation anti-guerre à Tel-Aviv, le 22 juillet 2006

"Première manifestation de masse contre la guerre » est le titre du bon reportage très détaillé publié ce matin dans Haaretz.

Cinq mille manifestants environ, venus de tout le pays, ont crié haut et fort leur rage contre la guerre criminelle qui touche les populations civiles du Moyen-Orient, y compris les israéliens, en les prenant en otage.

« Non à la guerre »,

« Nous ne tuerons pas et ne mourrons pas pour les USA »,

« Amir Peretz, nous t’attendons à La Haye »,

« Non aux destructions à Gaza et au Liban »,

« Les enfants de Beyrouth et Haïfa ont droit à la vie »,


étaient les slogans les plus populaires, dans la plus grande artère de Tel-Aviv, criés à pleine voix, en hébreu comme en arabe.

Contrairement à la précédente manifestation, la présence de citoyens palestiniens d’Israël était conséquente, dans le cortège comme à la tribune. Conformément aux agréments politiques nécessaires, mais malheureusement, l’âge moyen des orateurs à la tribune n’était pas représentatif de la composition de la manifestation ni du noyau activiste du mouvement anti-guerre : beaucoup de vieux militants et de leaders de partis à la tribune, beaucoup de jeunes militants, pas forcément engagés dans des partis politiques, dans la manifestation même, avec un esprit combatif.

Alors que Peace Now, comme on s’y attendait, a refusé de participer à la manif – et ne s’oppose toujours pas à la guerre contre le Liban- plusieurs leaders (opposants) de Peace Now sont venus, de leur propre initiative.

Le nouveau défi est maintenant de passer d’une série de manifestations, à un mouvement anti-guerre stable, où ceux qui ont été la force motrice de l’opposition active à la répression dans les Territoires occupés, et, la semaine dernière, à la guerre au Liban, (Women coalition for a just peace, AIC, Taayush, Gush Shalom, les mouvements de refuznik) prendront leur place légitime dans le processus organisationnel de décision, aux côtés des partis politiques (Parti Communiste israélien/Hadash, National Democratic Regroupment/Balad). Tâche pas facile, avec ses inévitables soubresauts de générations et d’expériences politiques différentes, mais un défi que nous pouvons et devons relever, en gratitude du succès de notre manifestation de samedi.

Transmis par Michel Warshawsky,
Alternative Information Center, Jérusalem (http://www.alternativenews.org/ )
Traduit de l’anglais par Marie-Ange Patrizio

Agir et Vite

Les gens de conscience dans le monde sont tout particulièrement invités à :

• boycotter tous les produits israéliens et toutes les entreprises israéliennes;

• boycotter les institutions universitaires, culturelles, sportives et économiques israéliennes;

• faire pression sur les syndicats, les associations professionnelles et les organisaions de la société civile pour qu'ils retirent leurs investissements d'Israel;

• faire pression sur les gouvernements pour qu'ils rompent tous leurs accords militaires avec Israel, comme première étape vers l'adoption de sanctions globales à son égard.

Toutes ces mesures devront être maintenues jusqu'à ce qu'Israel se conforme entièrement au droit international et respecte des droits de l'homme fondamentaux des Arabes, que ce soit au Liban ou en Palestine.

Le déhumanisation criminelle par Israel de ses victimes arabes, que ce soit au Liban ou en Palestine, ne devrait pas rester impunie.

Seul le Boycott, sous toutes ses sortes, contre Israel a une chance d'encourager l'espoir pour une paix juste au Moyen-Orient.


Contact : Pour la Campagne Palestinienne de Boycott, Désinvestissements et Sanctions (BDS) : info@BoycottIsrael.ps, Ittijah@Ittijah.org


Urgent Action Alerte Gaza

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Dimanche 23 Juillet 2006

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