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Arctic Sea : PsyOps Médiatique Contre La Russie ?

La "disparition" de l'Arctic Sea, une opération de psyops médiatique pour faire pression sur la Russie, son refus d'accepter de voter plus de sanctions contre Téhéran, et faire cesser sa coopération militaire avec l'Iran.



Arctic Sea : PsyOps Médiatique Contre La Russie ?

L’Arctic Sea et ses « absences « en série.

Moscou – Les enregistrements portuaires pour le MV Arctic Sea , le petit navire appartenant aux Russes construit par la Turquie et récemment le centre d’un soit disant acte de piraterie, révèlent que le transporteur de bois d’œuvre avait fait des voyages réguliers ces trois dernières années entre des ports finlandais et des ports français ou algériens de la Méditerranée. Cependant, la disparition dont il a été fait état, qui a eu lieu entre le 24 Juillet et le 24 Août, déclenchant toute une série de spéculations de Tel Aviv à Londres sur un trafic illégal de missiles, semble ne pas être la première disparition des enregistrements maritimes internationaux connus sous le nom de AIS (Automatic Identification System).

Depuis peu, et chaque année, selon les enregistrements de l’AIS, le navire semble avoir disparu des enregistrements en Méditerranée et ce jusqu’à 20 jours d’ affilée. En Avril de cette année, l’Arctic Sea est porté manquant des enregistrements portuaires de l’AIS entre le 1er Avril alors qu’il transitait par le Détroit de Gibraltar, naviguant en direction de l’Est, et le 11 Avril, quand il est revenu passant par le Detroit. Une interruption identique des enregistrements est apparue l’année précédente, entre le 13 Février 2008, quand l’Arctic Sea naviguait à l’Est au large du Détroit de Gibraltar, et 20 jours plus tard, le 4 Mars, quand il a transité par le Détroit en direction de l’Ouest.

En 2007, l’interruption dans les enregistrements apparaît entre le 26 Avril quand le navire est entré en Méditerranée, et le 14 Mai, quand il est sorti. Dans tous les cas, le navire semble avoir chargé une cargaison à Loviisa et Kotka ( Finlande) et Tallinn ( Estonie).

Des experts de l’industrie maritime disent que les interruptions dans les enregistrements de l’AIS et ceux des ports pourraient ne pas avoir de portée significative, et ne sont pas obligatoirement suspectes. Selon une source, la couverture par l’AIS n’est pas universelle, et AISLive doit obtenir les données des autorités de gestion du trafic, toutes ne les rendent pas publique. Il pense qu’une période d’ »absence » de 20 jours « entre le transit dans le Détroit de Gibraltar, coïnciderait effectivement avec un voyage jusqu’à un port en Algérie ou un autre pays nord africain - L’ Egypte achète aussi beaucoup de bois de la Russie, des états baltes, et de la Finlande – déchargeant puis revenant à Gibraltar. Les ports africains sont connus pour la lenteur du déchargement ».

Bien que l’Arctic Sea ait régulièrement été identifié dans les registres des ports algériens comme Bejaia et Oran, il n’a pas été identifié ces dernières années dans des ports d’autres pays africains. L’expert à la source met en garde contre toute spéculation.

L’AIS est prévu pour que les bateaux puissent s’identifier entre eux, et pour que le VTMS ( Vehicule Traffic Management System) reconnaisse les bateaux. Cela n’est pas et n’a jamais été prévu comme système de traçage universel ; son utilisation avec un tel objectif est très défaillant. Tous les ports ne sont pas équipés de système VTMS et AIS, et donc il n’y a pas de données disponibles quand le bateau navigue au large de ces ports. Parfois aussi un port équipé d’un système AIS ne pourra enregistrer parce que le système est en panne ou que celui des bateaux l’est. Il existe également de bonnes raisons commerciales pour un navire d’éteindre son système AIS pour éviter que sa position ne soit connue des experts

Le capitaine Victor Karpenkov, le directeur de la division russe de Solchart propriétaire de l’Arctic Sea, basé à Arkhangelsk, a dit que les interruptions dans les enregistrements de l’AIS sont « encore un autre canular, après celui de l’affirmation que le bateau transportait des systèmes de défense missiles anti missiles S300. Je ne ferais même pas de commentaire là-dessus, c’est tellement idiot ». On lui a demandé de dire où l’Arctic Sea était durant les 3 périodes manquantes dans les enregistrements de l’AIS. Il a renvoyé à la maison mère de Solchart à Helsinki.

A Helsinki, deux des propriétaires enregistrés du groupe Solchart, Victor Matveyev et Vladimir Voronov, ont également été questionné pour qu’ils disent où était l’Arctic Sea lors de ces trois période « d’absence « des registres de l’AIS. Voronov a dit « je ne suis pas en position de vous dire quoi que ce soit » et a renvoyé l’appel vers Matveyev. Interrogé deux fois pour dire quels étaient les ports d’accostage, Matveyev a raccroché le téléphone sans répondre.

Les autorités russes ont cherché cette semaine à mettre fin à la spéculation sur l’Arctic Sea par des communiqués de presse officiels. Cette semaine, le ministre des affaires étrangères Sergei Lavrov a qualifié les articles de la presse israélienne et britannique affirmant que le navire transportait une cargaison clandestine de missiles pour l’Iran de « total mensonge « . Le Comité d’ Enquête dirigé par le procureur général fédéral a annoncé « que les enquêteurs avaient fouillé le bateau de fond en comble et n’ont trouvé que du bois. Aucune cargaison autre que celle portée dans l’enregistrement des autorités portuaires n’a été trouvée. « Le navire doit arriver à Novorossiysk cette semaine.

Des sources de Kaliningrad ont ajouté que c’était improbable que des cargaisons secrètes puissent avoir été chargées à Kaliningrad, où l’Arctic Sea était à quai début Juillet car d’avoir de telles livraisons allant de Russie à Kaliningrad auraient nécessité un transit terrestre par rail surveillé par l’Union européenne et les Lithuaniens. Quand l’Arctic Sea était à quai à Kaliningrad entre le 1 er Juillet et le 17 – selon les enregistrements AIUS – c’était la première fois que ce navire était enregistré dans ce port ces cinq dernières années.

Dmitry Rogozin, l’ambassadeur de la Russie à l’OTAN a fait remarquer que les spéculations dans la presse n’était que « de la Russophobie. Kaliningrad c’est aussi n’importe quoi. Si les Finlandais ont chargé des missiles avec le bois, c’est leur problème. Tout vide en matière d’information a toujours tendance à être rempli de rumeurs les plus folles ».

Selon Rogozin, à partir du 11 Août l’OTAN et la Russie ont coopéré pour repérer le navire par satellite et par d’autres moyens. I[« Le jour suivant, le chef de liaison de notre groupe militaire avec l’OTAN, le Gl Victor Sinoyev, m’a téléphoné. Des collègues de l’OTAN lui avaient envoyé les coordonnées d’un navire qu’ils pensaient être l’Arctic Sea . J’ai immédiatement passé les données au chef d’état major et au chef de la flotte à Moscou. Ils ont comparé avec les données rassemblées par notre propre personnel jusque là. Puis nous avons affiné quotidiennement les coordonnées avec l’OTAN : la vitesse du navire, la direction. L’Arctic Sea se dirigeait vers le Brésil mais soudain il a changé de direction au niveau des îles du Cape Verde et s’est dirigé à toute vitesse vers la côte africaine. Nous avons supposé que les pirates se dirigeaient vers le Sénégal, la Gambie ou la Guinée –Bissau. Notre tâche c’était de les stopper avant qu’ils n’atteignent la côte »]i a dit Rogozin.

Les responsables gouvernementaux russes ont eu beaucoup plus d’expérience que leurs collègues de l’OTAN pour affronter les difficultés de secourir des marins pris en otage au large de la côte d’Afrique, car il leur reste clairement en mémoire deux aventures. Les dirigeants nigériens ont retenu en otage 12 marins russes pendant deux ans après qu’ils aient été débarqués de L’African Pride, un pétrolier accusé d’implication dans le trafic clandestin de pétrole sponsorisé par les gouvernements locaux. Ils ont été libérés en Décembre 2005 après qu’une rançon ait été versée secrètement au Nigériens. En Août 2005, des responsables gouvernementaux guinéens ont brièvement détenu dans le port de Conakry le Luchegorsk, lui aussi un pétrolier, et son équipage de 19 hommes, dans le but d’obtenir une rançon.

John Helmer – 12/09/09 –www.atimes.com - Copyright Asia Times Online

Opération de psyops médiatique contre la Russie ?

Les médias britanniques et israéliens ont lancé la rumeur d’une cargaison clandestine de S300, un système russe de défense missiles anti missiles particulièrement performant, supposé être convoyé jusqu’en Iran via l’Algérie par l’Arctic Sea (certainement le moyen le plus court pour se faire, voir la carte !)

Les Israéliens, qui n’ont pas abandonné l’idée de bombarder les sites nucléaires iraniens, pressent Moscou de ne pas livrer les S300 commandés par l’Iran et qui, une fois installés, rendraient pratiquement impossible toute attaque israélienne aérienne. Israël veut maintenir sa suprématie aérienne et continuer de s’imposer par la terreur et les menaces de bombardement afin de maintenir son hégémonie militaire au Proche Orient.

Les Etats Unis acceptent ce dictat sioniste en ne vendant aux pays arabes voisins, inclus la Jordanie, l’Egypte, l’Arabie Saoudite, que des armements moins puissants et moins sophistiqués que ceux offerts grâce à des prêts – environ 3.5 milliards de $ réinvestis dans l’industrie de l’armement US) aux Israéliens (avions et hélicoptères de combat, bombes, bombes à fragmentation, bunker buster, missiles…).

La Russie qui cherche à développer ses ventes d’armes – et réactiver son influence- dans cette région, n’accepte pas ce dictat et affirme ne livrer que des armements de défense. Le président israélien Shimon Peres s’est rendu à Moscou utilisant cette affaire de l’Arctic Sea pour faire pression sur le gouvernement russe, alors même que le ministre des affaires étrangères israélien, le raciste et fasciste Avigdor Lieberman, s’était lui-même rendu peu de temps auparavant en Russie avec le même objectif.

Tout récemment, le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, se serait rendu clandestinement à Moscou selon les médias israéliens pour lui aussi faire pression sur les Russes.

Outre toutes ces pressions exercées pour que la Russie ne livre pas de S300, les Israéliens - Le Mossad et son chef Meir Dagan spécialiste de ce genre de coups tordus - cherchent, comme ils en ont l’habitude, par les mensonges et les rumeurs à faire pression sur Moscou pour qu’ils acceptent de nouvelles sanctions contre l’Iran pour obliger les Iraniens à stopper leur programme d’enrichissement d’uranium.

En accusant Moscou de livrer clandestinement des armes à l’Iran par le biais de cette « disparition » de l’Arctic Sea, Tel Aviv espérait obtenir gain de cause. Les pressions et le chantage américain – pas d’installation de systèmes de missiles anti missiles en Pologne et en République Tchèque en contre partie de nouvelles sanctions contre Téhéran – n’avaient pas donné de résultat, le gouvernement russe ayant répondu Niet. Contre le programme nucléaire iranien, Washington et Tel Aviv coopèrent activement, se relaient, ou agissent parfois ensemble avec l’aide de certains pays européens comme la Grande Bretagne, et la France.

Le Mossad, qui cherche par tous les moyens à prouver qu’il a le bras long s’est emparé, via ses agents d’influence dans les médias, de cette affaire, car quoi qu’ils en disent, les services secrets israéliens – de même que la CIA - sont incapables d’opérer en Iran et leur capacité de nuisance restent limitée depuis ces dernières années au montage de psyops médiatiques, de même qu'à la fabrication de faux documents pour accuser l’Iran de vouloir fabriquer une bombe nucléaire.

S’attaquer de la sorte à l’Ours russe en a certainement fait rire plus d’un à Moscou.




Mardi 15 Septembre 2009
Mireille Delamarre traduction synthèse



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