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Appel à action d'Amnesty International pour soutenir sept défenseurs sahraouis des droits humains arrêtés au Sahara Occidental

Appel à action d'Amnesty International pour les soutenir. Le 9 août, tous les prisonniers sahraouis en détention à la "prison noire" de Laayoune, à Ait Melloul et à Oukacha (Casablanca) ont entamé une grève de la faim illimitée. Sept personnes sont actuellement en détention dont une femme, tous défenseurs des droits humains.



Appel d'Amnesty International

Appel à action d'Amnesty International pour soutenir sept défenseurs sahraouis des droits humains arrêtés au Sahara Occidental
Depuis fin mai 2005, des troubles ont éclaté dans le Sahara Occidental.

Ces protestations semblent avoir pour origine le transfert d'un prisonnier sahraoui, Ahmed Haddi, effectué le 21 mai, de Laayoune à Agadir. Incarcéré depuis 2003 après un jugement controversé, il aurait subi de mauvais traitements.

La plupart des manifestations étaient pacifiques mais certaines d'entre elles, qui avaient commencé dans le calme, ont versé dans la violence. Des sources non officielles affirment que les forces de sécurité marocaines ont recouru de manière excessive à la force, faisant une centaine de blessés.

De leur côté, les autorités accusent les manifestants d'avoir déclenché des violences, et blessé des policiers.

Du 24 au 26 mai, des centaines de manifestants sont alors descendus dans les rues de Laayoune pour dénoncer un maintien de l'ordre perçu comme tyrannique et appeler à l'indépendance du Sahara Occidental.

Plus d'une centaine de manifestants ont été interpellés, dont la plupart ont été relâchés ; certains ont déjà été jugés et accusés entre autres de complot et trouble de l'ordre public. Nombre des personnes interpellées affirment avoir été victimes d'actes de torture : coups de pied, coups de matraque, asphyxie partielle, menaces.

Le 9 août, tous les prisonniers sahraouis en détention à la "prison noire" de Laayoune, à Ait Melloul et à Oukacha (Casablanca) ont entamé une grève de la faim illimitée.

Sept personnes sont actuellement en détention dont une femme, tous défenseurs des droits humains.

Il s'agit de :

Aminatou Haidar, en détention depuis le 17 juin.
Mohamed El Moutaouakil,
Larbi Messaoud,
Brahim Noumria,
Houssein Lidri, tous quatre arrêtés le 20 juillet ;

Ali Salem Tamek, arrêté à sa descente d'avion après un séjour en Europe le 18 juillet,
H'mad Hammad, arrêté le 9 août,
Hussein Lidri et Brahim Noumria auraient été torturés dans un centre de détention secret à Laayoune,


Agissez

  • Demandez l'ouverture d'une enquête sur les allégations de torture.
  • Demandez que les responsables d'actes de torture soient identifiés et traduits en justice.
  • Demandez que le droit à un procès équitable soit garanti.
  • Demandez que le droit des défenseurs des droits humains à rassembler et diffuser de l'information soit respecté
  • Demandez que tous les soins appropriés soient apportés aux détenus sahraouis en grève de la faim

    Vous pouvez écrire aux autorités suivantes

    Sa Majesté Mohamed VI
    Bureau de sa Majesté le Roi
    Palais Royal
    Rabat
    Maroc

    Monsieur Mohamed Bouzoubaa
    Ministre de la Justice
    Palais de la Mamounia
    Rabat
    Maroc

    Monsieur Al Mustapha Sahel
    Ministre de l'Intérieur
    Quartier administraif
    Rabat
    Maroc

    Exemple de lettre

    Votre Majesté (pour le Roi),
    Excellence (ministres),

    Je m'inquiète de l'arrestation et du placement en détention depuis le 20 juillet de six défenseurs des Droits Humains au Sahara Occidental. Il s'agit de Mohamed El Moutaouakil, Larbi Messaoud, Brahim Noumria, Houssein Lidri, Ali Salem Tamek , Aminatou Haidar et H'mad Hammad.

    Je crains que ces militants aient été ciblés en raison de leur action en faveur des Droits Humains et de leurs opinions. Hussein Lidri et Brahim Noumria auraient été torturés par des membres des forces de sécurité marocaine dans un centre de détention secret à Laayoune. Bien que ces deux personnes aient informé les autorités judiciaires de ces actes de torture, aucune enquête n'aurait été ouverte sur ces allégations.

    Au cours des manifestations qui ont débuté fin mai 2005, les forces de sécurité auraient fait un usage excessif de la force lors des opérations de maintien de l'ordre et ont été accusées d'avoir maltraité et torturé les manifestants placés en détention. Je crains que ces militants n'aient été arrêtés et condamnés uniquement pour avoir fait usage du droit à la liberté d'expression.

    Je vous demande de diligenter immédiatement une enquête sur les allégations de torture concernant Hussein Lidri et Brahim Noumria et de veiller à ce qu'ils reçoivent les soins médicaux appropriés.

    Je vous demande de garantir à tous le droit à un procès équitable, en veillant à ce qu'aucune déclaration obtenue sous la contrainte ne soit utilisée pour obtenir une condamnation.

    Je vous demande de veiller à identifier et traduire en justice tout représentant de l'Etat ayant ordonné, approuvé ou employé la torture.

    Je vous demande de faire respecter le droit des défenseurs des droits humains à rassembler et diffuser les informations concernant ces droits sans avoir à craindre de représailles.

    Je vous demande de veiller à ce que tous les soins appropriés soient apportés aux détenus sahraouis en grève de la faim.

    En espérant des réponses à mes demandes, je vous prie de croire (Votre majesté) (Excellence) à l'assurance de notre haute considération.

    Nom, Prénom
    Adresse
    Pays
    Date, signature

    Pour écrire aux prisonniers les soutenir moralement site d'Amnesty http://www.amnesty.asso.fr

    Copyright Amnesty International texte et logo

    Lire l'annonce dans l'agenda sur LES NUITS d'Amnesty 2005 du 13 au 16 octobre 2005

Appel urgent à action de l'OMTC concernant les prisonniers sarahouis

Appel à action d'Amnesty International pour soutenir sept défenseurs sahraouis des droits humains arrêtés au Sahara Occidental
Cas MAR 020905.1

Suivi du Cas MAR 020905

Grave détérioration de l'état de la santé / Grève de la faim / Préoccupation concernant l'intégrité physique et psychologique des prisonniers politiques sahraouis

Genève, le 16 septembre 2005

Le Secrétariat international de l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) requiert votre intervention Très URGENTE dans la situation suivante au Sahara Occidental / Maroc.

Le Secrétariat international de l'OMCT ( Organisation mondiale Contre la Torture)a reçu avec grande préoccupation des nouvelles informations concernant la détérioration de l'état de la santé de plusieurs prisonniers politiques sahraouis qui poursuivent, depuis le huit (8) août 2005, une grève de la faim dans leurs prisons respectives, à savoir: la Prison Noire de El Aaiun, au Sahara Occidental; les pénitencier marocains d'Ait Melloul à Agadir, et d'Oukacha à Casablanca.

Selon les informations reçues de différentes organisations dont l’« Asociación de Familiares de Detenidos y Desaparecidos Saharaouis » (AFAPREDESA), il y a déjà presque 40 jours que les prisonniers politiques sahraouis ont entamé une grève de la faim dans les prisons marocaines de El Aaiun, d’Agadir et de Casablanca. L'intégrité physique et la vie des prisonniers sont sérieusement menacées par cette grève, qui est en train de causer de dommages irréversibles à leur santé. Selon les mêmes informations, plusieurs des prisonniers - toujours en grève de la faim - souffrent aussi des conséquences d'actes de torture et mauvais traitements qui leur ont été infligés dans des centres secrets de détention. D'autres prisonniers souffrent de maladies chroniques des reins, de rhumatismes, et/ou d’affections cardiaques, etc.

D'après les informations reçues, l’un des prisonniers politiques sahraoui, M. El Wali Amaidan (Amidan Elouali), "est en danger de mort" et doit se faire opérer d'urgence d'une lésion intestinale. Par ailleurs, le 12 septembre 2005, deux autres prisonniers, MM. Buchama Nafaa et Aluat Sidi Mohamed, ont perdu connaissance. D'après les informations reçues, l'état de la santé des prisonniers politiques en grève de la faim s'est aggravée de jour en jour et, selon les plaintes déposées, à la date du 14 septembre 2005, la situation était la suivante:



  • Mme Aminetou HAIDAR, dont l’état de santé était critique depuis plusieurs jours, a été conduite, inconsciente, à l'hôpital BEN EL MEHDI le soir du 14 septembre;
  • M. Ali Salem TAMEK souffrait, à cette même date et depuis trois jours, de très forte fièvre;
  • M. Brahim NOUMRIA présente une incapacité motrice et il s’exprime avec une grande difficulté; il ne pèse plus que 45 kilos. Le samedi 9 septembre déjà, il avait perdu connaissance pendant 3 heures et il souffre des maladies chroniques. Il a été détenu antérieurement 4 fois, en 1983, 1985, 1987 et 1991;
  • M. Elouali AMADIAN a sombré dans le coma et a dû être opéré des intestins, afin de sauver sa vie. Par ailleurs les visites de ses proches lui sont interdites;
  • M. Lehsen ZREIGUINAT, gravement affaibli par sa grève de la faim, présente une accumulation de pathologies, telles que la gale, des douleurs abdominales, une perte de vision et des évanouissements continus.

    Selon les informations, le matin du 14 septembre, 4 policiers de la Prison Noire de El Aaiun ont emmené M. Lehsen Zreiguinat, enveloppé dans une couverture, et l'ont conduit à la Cour d'Appel. Le Président de la Cour, à la grande surprise des personnes présentes dans la salle (familles des prisonniers politiques, membres de la police secrète et avocats défenseurs), a refusé de le juger et a intimé l’ordre de le faire sortir pour qu’il soit mis à la disposition du Procureur.

    Selon les informations, le Procureur a ordonné le retour immédiat de M. Lehsen Zreiguinat à la Prison Noire de El Aaiun, après avoir essayé de le convaincre d'interrompre la grève de la faim, ce à quoi M. Lehsen a répondu "Dignité ou martyre". Cependant vers 16 h 00, ce même 14 septembre 2005, M. Lehsen Zreiguinat, décharné et dans un état visiblement plus détérioré, a été laissé en liberté conditionnelle et ramené chez lui, où il reçoit de nombreuses visites de la population sahraoui.

    D'autre part, d'après les nouvelles informations et selon les plaintes déposées, tant M. Brahim Numria que MM. Lidri El Hussein (ou Houssein Lidri) et Larbi Massud, ont subi de graves tortures depuis leur arrestation, le 20 Juillet 2005. D'après les plaintes déposées, ces trois détenus ont été sauvagement battus, en plus d'être soumis à divers sévices tels que: " pieds et mains liés derrière leur dos sur lequel étaient placés des objets lourds, ils étaient pendus dans cette position à une barre de fer horizontale", "ficelés comme des saucissons sur une longue table, on leur introduisait la tête dans un mélange de détergent et d’urine dans le but de les asphyxier", et même "on leur infligea de longues séances de décharges électriques sur les parties les plus sensibles du corps", ou "ils étaient pendus pendant de nombreuses heures dans la position du "poulet grillé" ". Selon les dénonciations, toutes ces tortures leur furent infligées dans les locaux du Commissariat de Police de El Aaiun.

    D'après les informations, le 1er août 2005, M. Brahim Numria et ses 4 compagnons prisonniers politiques, MM. Ali Salem Tamek, Mohamed El Mutawakil, Hussein Lidri et Larbi Massud, ont été sortis de leur cellule de la Prison Noire de El Aaiun et transférés dans des conditions inhumaines à la prison d'Oukacha, à Casablanca, Maroc.

    D'après les informations, des plaintes avaient déjà été élevées pour dénoncer la détérioration de la santé des prisonniers politiques car plusieurs détenus se seraient évanouis sans que, semble-t-il, les autorités ne leur aient procuré les soins médicaux exigés par leur état. En particulier, on avait dénoncé le cas du détenu et leader politique M. Abderrahman Bougarfa qui avait perdu connaissance. Les autres prisonniers politiques, qui présentent une sérieuse détérioration de leur état de santé et se trouvent même dans un état grave, sont MM. Elhoussein Ndour (N° 26136), Lahcen Zraiguinat (N° 26126), Dawdi Omar (N° 26230), Mahmoud Mustapha Lhaddad (N° 25296), Amaidan El ouali et Ejanhi Lakhlifa.

    Le Secrétariat international de l’OMCT manifeste à nouveau sa vive préoccupation pour la sécurité ainsi que pour la santé et l’intégrité physique et psychologique des prisonniers politiques sahraouis, cités tant dans le premier Appel Urgent que dans celui-ci, et qui poursuivent une grève de la faim depuis le huit août 2005 dans les prisons où ils sont incarcérés. Le Secrétariat international de l’OMCT demande donc au gouvernement marocain d’adopter immédiatement les mesures les plus urgentes et appropriées afin que tous les grévistes de la faim puissent recevoir gratuitement des soins médicaux adéquats et également que leurs cas soient étudiés de toute urgence afin qu’ils puissent interrompre cette grève de la faim utilisée ici comme mécanisme de dénonciation.

    Rappel des faits

    Le Secrétariat international de l’OMCT avait été informé de la sérieuse préoccupation existante concernant la santé et l'intégrité physique et psychologique de nombreux prisonniers politiques sahraouis qui poursuivent, depuis le 2 août 2005, une grève de la faim dans leurs prisons respectives, à savoir: la Prison Noire de El Aaiun au Sahara Occidental; la prison d'Ait Melloul à Agadir, Maroc, et la prison d'Oukacha à Casablanca, Maroc, (voir l'Appel Urgent de l'OMCT: Cas MAR 020905).

    Selon les informations, les objectifs des prisonniers qui poursuivent cette grève visent, entre autres choses: à protester pour la détention de chacun d’entre eux, détention due, d’après les dénonciations, au fait d’avoir exprimé leurs opinions et de s’être manifestés pacifiquement. Par cette action ils prétendent également manifester leur désaccord pour le transfert des défenseurs des droits de l’homme sahraouis de la Prison Noire de El Aaiun à des lieux de détention inconnus.

    Par ailleurs, les prisonniers en grève ont exprimé clairement leurs revendications pour l’amélioration de la situation de confinement à laquelle ils se trouvent ; pour être séparés des prisonniers communs, ne pas être traités comme des délinquants mais comme des prisonniers politiques ; pour recevoir une visite quotidienne de leurs proches ; pour que leur soit garantie une assistance médicale ; pour avoir accès à la presse écrite ainsi qu’à la radio ; pour que l’administration pénitentiaire cesse les fouilles et –selon les dénonciations- les vols de ce que leur apportent leurs familles comme la nourriture et les objets de toilette. Ils réclament également une investigation sur les cas de torture et de mauvais traitements qui leur ont été infligés afin que les responsables de ces actes soient traduits devant un tribunal et exigent de pouvoir jouir de tous les droits internationalement reconnus aux prisonniers politiques, tels qu’ils sont mentionnés dans les Conventions Internationales y relatives (voir la liste de détenus politiques sahraouis qui poursuivent la grève de la faim dans l’Appel Urgent de l’OMCT : Cas MAR 020905).

    Les détenus ont suggéré aux institutions compétentes d’envoyer un comité central du Ministère de la Justice ou de l’Administration des Prisons, afin de permettre de mener à bien les négociations. Ce comité aurait pour but d’établir un dialogue avec le prisonnier M. Ali Salem Tamek, nommé par le groupe leur représentant.

    Selon les informations, le 26 août, deux des prisonniers politiques sahraouis en grève de la faim, MM. Yaya Bachir et Elmousaui Dkhil puis, le 27 août, un autre d’entre eux, M. Hammadi Elkarcha, furent transférés, souffrant de crises cardiaques et d’évanouissements, dans des conditions inhumaines à l’Hôpital de El Aaiun.. D’après les dénonciations, dans les trois cas les médecins essayèrent de faire pression sur eux pour qu’ils mettent fin cette grève de la faim et, face au refus des prisonniers, ils les firent reconduire à la Prison Noire de El Aaiun.

    Actions requises

    Nous vous prions de bien vouloir écrire aux autorités Marocaines, en leur demandant :
  • de prendre toutes les mesures nécessaires afin de sauvegarder l’intégrité physique et psychologique des prisonniers politiques sahraouis qui, depuis le 8 août 2005, poursuivent une grève de la faim dans leurs prisons respectives, à savoir: la Prison Noire de El Aaiun au Sahara Occidental; la prison d'Ait Mal-lul (Ait Melloul) à Agadir au Maroc; et celle d'Ukacha (Oukacha) à Casablanca au Maroc;
  • d’ordonner la libération immédiate de tous les prisonniers ci-dessus mentionnés, dont la détention aurait eu lieu sans charges valables ou, dans les cas où ces charges le seraient, le (les) traduire devant un tribunal civil, indépendant et impartial et lui (leur) garantir à tout moment le respect de ses (leurs) droits procéduraux ;
  • mener une enquête exhaustive, transparente et impartiale sur les circonstances des mauvais traitements et tortures infligés aux prisonniers ci-dessus mentionnés afin d’identifier les responsables, les traduire devant un tribunal civil, indépendant et impartial et de leur appliquer les sanctions pénales et/ou administratives prévues par la loi;
  • de manière générale, garantir le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales de la population sahraoui, conformément aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l'homme et des Pactes et des Conventions Internationales des droits de l'homme, notamment les Principes et normes minimales pour le traitement des prisonniers ainsi que la Convention contre la torture.

    Adresses

    S. M. Mohammed VI. Ibn Al Hassan, Roi du Maroc, Palais Royal, Rabat, Maroc.
    Fax : + 21237.773 07 72

    Mission Permanente du Royaume du Maroc à Genève, Chemin François-Lehmann 18a., 1218 Grand-Saconnex. Fax: + 41 (0) 22.791.81.80 E-mail: mission.maroc@ties.itu.int

    M. Driss Jettou, Premier Ministre, Bureau du Premier Ministre et Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, Palais Royal, Rabat, Maroc. Fax + 21237.776 99 95 // + 21237.76 91 95 ou + 21237.77 68 37

    M. Mohamed Bouzoubaa, Ministre de la Justice, Place Mamounia, Rabat, Maroc.
    Telegrammes : Ministre de Justice, Rabat, Maroc Fax: + 21237.72.37.10/ + 21237.73.07.72/ + 21237.73.89.40

    M. Al Mustapha Sahel, Ministre de l'Intérieur, Quartier Administratif, Rabat, Maroc. Fax : + 21237.76.20.56

    M. Mohamed Benaïssa, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, Avenue F. Roosevelt, Rabat, Maroc. Fax: (+212) 37 76 55 08 ; (+212) 37.76 46 79. Tel : (+212) 37.76 28.41 / (+212) 37.76.11.25 / (+212) 37 76 25.50 / (+212) 37 76.21.95 Fax : (+212) 37 76 55-08 / (+212) 37 76 46.79 E-mail: ministere@maec.gov.ma E-mail: mail@maec.gov.ma

    Conseil Consultatif des Droits de l’Homme (CCDH), Place des Chouhada, B.P. 1341, Rabat, Maroc. Fax: + 21237.72.68.56. E-mail: ccdh@ccdh.org.ma

    Prière d’écrire aux représentations diplomatiques du Royaume du Maroc dans vos pays respectifs.

    Veuillez nous informer de toute action entreprise en citant le code de cet appel dans votre réponse.


    Lire notre article sur la situation des droits humains en Méditerranée

Exemple de lettre

À S.M. Mohamed IV, IBN Al Hassan, Roi Du Maroc

Palais Royal, Rabat, Maroc

Le Secrétariat international de l’OMCT (Organisme mondial Contre la Torture) a fait part de sa grande préoccupation en apprenant la grave détérioration de l’état de santé de plusieurs prisonniers politiques sahraouis qui poursuivent depuis le 8 août une grève de la faim dans la Prison Noire à El Aaiun, d’Aït Melloul à Agadir et d’Oukacha à Casablanca. (Cas MAR 020905)


D'après les informations reçues, l’un des prisonniers politiques sahraoui, M. El Wali Amaidan (Amidan Elouali), "est en danger de mort" et doit se faire opérer d'urgence d'une lésion intestinale. Par ailleurs, le 12 septembre 2005, deux autres prisonniers, MM. Buchama Nafaa et Aluat Sidi Mohamed, ont perdu connaissance. L'état de la santé des prisonniers politiques en grève de la faim s'est aggravée de jour en jour et, selon les plaintes déposées, à la date du 14 septembre 2005, la situation était la suivante :

Mme Aminetou HAIDAR, dont l’état de santé était critique depuis plusieurs jours, a été conduite, inconsciente, à l'hôpital BEN EL MEHDI le soir du 14 septembre;

M. Ali Salem TAMEK souffrait, à cette même date et depuis trois jours, de très forte fièvre;

M. Brahim NOUMRIA présente une incapacité motrice et il s’exprime avec une grande difficulté; il ne pèse plus que 45 kilos. Le samedi 9 septembre déjà, il avait perdu connaissance pendant 3 heures et il souffre des maladies chroniques. Il a été détenu antérieurement 4 fois, en 1983, 1985, 1987 et 1991;

M. Elouali AMADIAN a sombré dans le coma et a dû être opéré des intestins, afin de sauver sa vie. Par ailleurs les visites de ses proches lui sont interdites;

M. Lehsen ZREIGUINAT, gravement affaibli par sa grève de la faim, présente une accumulation de pathologies, telles que la gale, des douleurs abdominales, une perte de vision et des évanouissements continus.

Avec tous les militants luttant pour le respect des droits de l’Homme, nous vous demandons :

  • de prendre toutes les mesures nécessaires afin de sauvegarder l’intégrité physique et psychologique des prisonniers politiques sahraouis qui, depuis le 8 août 2005, poursuivent une grève de la faim dans leurs prisons respectives, à savoir: la Prison Noire de El Aaiun au Sahara Occidental; la prison d'Ait Melloul à Agadir au Maroc; et celle d' Oukacha à Casablanca au Maroc;
  • d’ordonner la libération immédiate de tous les prisonniers ci-dessus mentionnés, dont la détention aurait eu lieu sans charges valables ou, dans les cas où ces charges le seraient, le (les) traduire devant un tribunal civil, indépendant et impartial et lui (leur) garantir à tout moment le respect de ses (leurs) droits procéduraux ;
  • de mener une enquête exhaustive, transparente et impartiale sur les circonstances des mauvais traitements et tortures infligés aux prisonniers ci-dessus mentionnés afin d’identifier les responsables, les traduire devant un tribunal civil, indépendant et impartial et de leur appliquer les sanctions pénales et/ou administratives prévues par la loi;
  • de manière générale, de garantir le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales de la population sahraoui, conformément aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l'homme et des Pactes et des Conventions Internationales des droits de l'homme, notamment les Principes et normes minimales pour le traitement des prisonniers ainsi que la Convention contre la torture.


    Veuillez recevoir l’expression de mes salutations respectueuses.

    Nom adresse signature

    Cette lettre a été écrite par Marie-José FRESSARD Présidente de Solidarité Maroc 05


    Lire notre article sur la situation des droits humains en Méditerranée




Dimanche 11 Septembre 2005

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