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Amnesty International France a lancé une campagne pour exiger la fermeture du camp de Guantanamo

D'autre part, des notes d'une avocate américaine recemment rendues publiques révèlent que les détenus de Guantanamo en grève de la faim ont subi des traitements brutaux..."Ce que nous avons appris lors de notre dernier séjour à Guantanamo, nous a particulièrement troublé, en tant que juristes, qu’êtres humains, et qu’américains. Nous n’avions jamais pensé voir un jour ce type de traitement mené dans une prison dirigée par le gouvernement américain"



Amnesty International France a lancé une campagne pour exiger la fermeture du camp de Guantanamo

Amnesty International France a lancé une campagne pour exiger la fermeture du camp de Guantanamo

Cette campagne, est menée dans différents pays dont la Tunisie ou la section d’AI tunisie organise plusieurs manifestations sur ce thème, dont des conférences et une exposition documentaire itinérante dans plusieurs villes du pays. Elle se poursuivra jusqu'en avril 2006, date de présentation du rapport sur les Etats-Unis devant la commission des Nations Unies sur la torture. Elle cible aussi cinq autres pays où sont implantés des camps d'internement, connus ou secrets, où se pratiquent tortures et autres pratiques inhumaines et dégradantes (Grande-Bretagne, Italie, Indonésie, Jordanie et Yémen).

Amnesty International demande aux autorités américaines :

  • de fermer le camp de détention de Guantanamo

  • d’ouvrir une enquête indépendante et impartiale sur les détentions liées à la "guerre contre le terrorisme" et les allégations de torture et de traitements cruels, inhumains ou dégradants

  • "Les autorités américaines ont trahi notre confiance. La grève doit donc recommencer... Je continuerai jusqu’à ce que je meure ou que nous soyons respectés. Il est certain que des gens vont mourir".1

Pas moins de 210 détenus observent actuellement une grève de la faim à Guantanamo. Plusieurs d’entre eux sont dans un état critique, selon des avocats qui se sont récemment rendus dans le camp de détention. Amnesty International est préoccupée par les informations selon lesquelles le camp de Guantanamo ne dispose pas des équipements requis pour faire face à cette crise médicale.

Confronté à une situation qui se dégrade et dont il est responsable, le gouvernement américain doit fermer Guantanamo et inculper puis juger les détenus dans le respect du droit international, ou les libérer.

Par leur grève de la faim, les prisonniers dénoncent l’impossibilité de contester la légalité de leur détention devant une cour de justice et les coups et les mauvais traitements qu’ils subissent.

Le gouvernement des États-Unis doit rendre publiques toutes les informations dont il dispose sur cette grève de la faim et tenir les familles des détenus informées de leur état de santé. Il doit aussi autoriser une inspection indépendante à Guantanamo et dans tous les centres de détention liés à la « guerre contre le terrorisme ».

1- Déclaration reçue par Amnesty et provenant de Benyam Mohamed al Habashi, résident britannique, détenu de la base navale de Guantanamo.

Extraits du communiqué d’ Amnesty International section française paru le 29/9/05 Ref SF 05 M 41

Pour en savoir plus visiter le site d’Amnesty International section française http://www.amnesty.asso.fr

Des notes recemment rendues publiques révèlent que les détenus de Guantanamo en grève de la faim ont subi des traitements brutaux

New York

Apres une audition urgente aupres du Tribunal sur le droit des avocats à l’information concernant l’état de santé et le traitement médical des prisonniers de Guantanamo en grève de la faim, l’avocate Julia Tarver du bureau juridique Paul, Weiss, Rifkind, Wharton & Garrison LLP de New York, détachée aussi comme avocate conseil pour le Centre pour les Droits Constitutionnels, a demandé et obtenu que soit rendue publique sa déclaration sur la situation à la prison de Guantanamo.

Les notes de Julia Tarver détaillent les interviews qu’elle a mené aupres de ses clients, les détenus Yousef Al Shehri, Abduhl-Rahman Shalabi, and Majid Al Joudi, actuellement en grève de la faim à Guantanamo. Ces notes révèlent les conditions déplorables de ces hommes.
Selon la déclaration de Tarver :

  • "les prisonniers nourris de force « ont vomi d’importantes quantités de sang. Quand ils ont vomi du sang, les soldats se sont moqués d’eux, les ont insultés, et les ont provoqués avec des commentaires du type -regardes ce que ta religion t’a apporté -"

  • "Pour les détenus, de gros tubes – de la grosseur d’un doigt – étaient des objets de torture. Ils leur ont été enfoncé de force dans le nez et jusqu’à l’estomac. Là aussi aucune anesthesie ou sédatif n’a été administré."

  • " les détenus ont été verbalement abusés et insultés et ont été entravés de la tête au pieds. Ils avaient des menottes et autres attaches aux bras, aux jambes, à la ceinture, à la poitrine, aux genoux, et à la tête…Ainsi attachés, ont les a nourri par intraveineuse ( souvent de manière plutôt douloureuse, car le personnel medical inexperimenté était incapable de localiser les veines ). Leurs bras étaient gonflés, à cause des multiples essais pour les piquer…Si les detenus bougeaient, ils étaient frappés à la poitrine et au cœur."

  • " Devant des médecins de Guantanamo – y compris le directeur de l’hôpital pour détenus – les gardes ont retiré des tubes d’alimentation de détenus, et sans les desinfecter, les ont inséré dans le nez d’autres détenus. Quand ces tubes étaient réinsérés, les détenus pouvaient voir le sang et la bile des autres détenus restés sur les tubes. Une personne que les détenus connaissent seulement sous le nom de DC.( docteur) assistait à ces actes sans rien faire pour intervenir."


  • Le détenu Abdul Rahman a dit que : " l’un des médecins de la marine est venu et a inséré le tube dans sa narine jusque dans sa gorge, et puis a remué le tube de haut en bas, jusqu’à ce qu’Abdul Rahman finisse par vomir violemment du sang. Abdul Rahman a essayé de resister à la torture de ce médecin, mais il ne pouvait pas respirer."

  • "Des détenus qui se soumettaient à l’insertion de nourriture par tube l’ont fait seulement parce qu’ils croyaient que cela avaient été ordonné par le Tribunal américain, ce qui est tout simplement faux."

Apres avoir passé des années prisonniers des Etats Unis sans qu’aucune charge n’ait été portée à leur encontre, sans qu’ils n’aient pu être entendu sur la légalité de leur détention – malgré une décision de la Cour Suprème de justice en leur faveur – les détenus en grève de la faim à Guantanamo en sont arrivés à la conclusion que selon Abdul Rahman "maintenant aprés 4 ans de captivité, la vie et la mort c’est la même chose."

Alors que le Centre pour les Droits Constitutionnels et l’avocate à sa disposition ont fait inlassablement entendre leurs préoccupations pour l’état de santé de leurs clients étant donné la durée de leur détention sans jugement et les conditions de leur emprisonnement, la situation est devenue particulièrement dangereuse car les détenus sont en grève de la faim depuis le 8 août 2005. On ne connaît pas exactement le nombre de détenus qui sont en grève de la faim, mais jusqu’à 200 hommes y ont participé à différents moments.

"Ce que nous avons appris lors de notre dernier séjour à Guantanamo, nous a particulièrement troublé, en tant que juristes, qu’êtres humains, et qu’américains. Nous n’avions jamais pensé voir un jour ce type de traitement mené dans une prison dirigée par le gouvernement américain. Cela est en contradiction avec la règle de droit sur laquelle ce pays a été crée, et c’est en contradiction avec l’esprit et les valeurs du peuple américain" selon Julia Turner qui représente 10 détenus d’Arabie Saoudite.


La firme juridique Paul, Weiss, Rifkind, Wharton & Garrison LLP et bien d’autres, ont insisté sur le danger de mort encouru à Guantanamo. Ils ont informé le Tribunal que le DOD a invité des représentants de l’Association Médicale Américaine (AMA) à se rendre à Guantanamo pour enquéter sur les traitements médicaux appliqués aux détenus en grève de la faim. Les avocats ont demandé au Tribunal de nommer d’urgence des médecins pour enquéter sur les traitements médicaux, ou de considérer la demande des avocats d’emmener leurs propres experts médicaux à Guantanamo. Les avocats ont également demandé à pouvoir accompagner les représentants de l’AMA s’ils y vont.

Selon Barbara Olshansky, représentante de la direction juridique du Centre pour les Droits Constitutionnels "C’est à la fois déprimant et profondemment marquant de voir cette grève de la faim continuer en dépit de cet horrible malheur. Malgré le fait que certains de ces hommes risquent de mourir, beaucoup de ces prisonniers font preuve d’un profond sens de la vie dans des circonstances aussi terribles, et sont prêts à risquer la leur pour que soit respecter les valeurs démocratiques de base, valeurs qui devraient et ne font malheureusement pas partie de celles motivant la politique des Etats Unies actuellement."

Cet article est paru le 19 10 05 sur le site américain de Common Dreams. Copyright common Dreams Traduction bénévole à titre d’information à caractère non commerciale par MD pour Planete Non Violente

Site www.commondreams.org



Dimanche 23 Octobre 2005
Mireille Delamarre

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