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Afghanistan - Pipelines vers le 11 septembre 2001 - 5 ans apres le début de la guerre retour sur les causes

Les attaques terroristes du 11 septembre 2001, suivies de la guerre en Afghanistan et de la « Guerre contre la Terreur » ont changé le monde. Pourtant, tout comme les armes de destruction massive n’avaient rien à voir avec l’invasion de l’Iraq, Osama bin Laden n’a rien à voir avec la guerre en Afghanistan. Les véritables raisons de cette guerre sont le pétrole, le gaz et des pipelines autour de la Mer Caspienne. L’opération du 11 septembre avait pour but de donner une impulsion nouvelle aux conquetes des Etats-Unis dans leur ambition de maitriser les sources de pétrole et de gaz.






Afghanistan - Pipelines vers le 11 septembre 2001 - 5 ans apres le début de la guerre retour sur les causes

Sommaire - Contenu - Introduction

Sommaire

Cet article relate les arrière-plans de la guerre des États-Unis contre l’Afghanistan. Les véritables raisons du conflit sont le pétrole, le gaz et des pipelines autour de la Mer Caspienne. Afin de transporter le pétrole et le gaz depuis le côté est de la Mer Caspienne vers des marchés prometteurs au Pakistan et en Inde, un projet de construction de pipelines traversant l’Afghanistan avait été étudié. Le Etats-Unis entendaient obtenir la maîtrise sur ce pipeline stratégique via l’entreprise UNOCAL, mais lorsque celle-ci n’y parvenait pas, les Etats-Unis finissent par préparer une guerre. Au moment où les militaires étaient prêts à attaquer, et qu’il ne manquait plus qu’un prétexte pour l’invasion, les événements du 11 septembre 2001 tombaient à pic. Les Etats-Unis pouvaient attaquer l’Afghanistan avec le support du Congrès, de la population et du reste du monde. Bush a menti sur les vraies raisons et « Opération 11 septembre » s’avère un crime presque parfait.

Contenu

Introduction
Ligne chronologique 1989 – 2000
Les idées des néo-conservateurs
Les acteurs riches et leurs influences
Les préparations pour le 11 septembre et l’invasion de l’Afghanistan
Le 11 septembre 2001
Conclusion

Introduction

Nos politiciens ont formé les idées, que beaucoup de gens ont de notre monde. Ils ont divisé notre monde en bien et mal. Naturellement, eux, ce sont toujours les bons et ceux qu’ils accusent sont les mauvais. Simple, n’est-ce pas?

Par contre, si nous nous tenons aux faits, et jetons de côté toutes les informations qui viennent de sources invérifiables, notre monde semble très différent. Cette recherche n’a pas pour but d’offenser qui que ce soit. Si vous êtes content de la version “officielle” de notre histoire, ne lisez pas ce qui est écrit ici.


Bush disait que les attaques du 11 novembre étaient la raison pour envahir l’Afghanistan. [1]

Cet article montre que cette guerre était le résultat logique des tentatives ratées des États-Unis pour construire et maîtriser des pipelines à travers l’Afghanistan, et que les préparatifs pour cette guerre avaient eu lieu avant le onze septembre 2001.

En septembre 2000 les néo-conservateurs écrivaient, qu’ils avaient besoin d’un événement «catastrophique et catalytique». Cet article montre comment cet événement a pu avoir lieu le 11 septembre 2001.

L’attaque de 1993

Les attaques contre le World Trade Center et le Pentagone du 11 septembre 2001 font presque oublier une attaque précédente contre le World Trade Centre en 1993. Le 20 janvier 1993 William (Bill) Clinton était devenu président. Un mois plus tard « une explosion immense eût lieu à 12:18 heure locale dans la section des services secrets du parking situé sous les batiments les plus hauts de New-York. » [2]

La BBC publiait les paroles d’un témoin: « On avait l’impression qu’un avion heurtait le bâtiment. » Apparemment l’explosion avait pour but de faire tomber les tours du WTC. Le New York Times découvrait, que le FBI était impliqué dans l’attaque. Le FBI aurait infiltré un groupe de terroristes et aurait été au courant de leurs intentions. Mais pour des raisons inconnues, ils n’avait pas empêché cet attentat. [3] Six personnes étaient tuées et une centaine blessées. [2]


Ligne chronologique 1989 - 2000

Dans ce chapitre je présenterai une ligne chronologique des événements en Afghanistan. Je mentionnerai également les événements relatifs au terrorisme, puis que ceci deviendra le prétexte final des Etats-Unis pour débuter la guerre.

Immédiatement après les attaques du 11 septembre 2001 des officiels américains accusèrent Osama bin Laden. Comme l’homme résiderait en Afghanistan, ceci offrait à George W. Bush le prétexte pour attaquer et envahir l’Afghanistan.

Regardons de plus près la situation d’avant le 11 septembre. Comme promis par le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev, l’Union Soviétique avait retiré son dernier soldat de l’Afghanistan le 15 février 1989. C’était la fin de dix années de guerre. C’était aussi la dernière guerre de l’Union Soviétique.

Quelques mois plus tard, le 9 novembre 1989, le Mur de Berlin tombait. Le Rideau de Fer s’écroulait. Les gens de l’autre côté du rideau, dont nos chefs politiques avaient toujours prétendu qu’ils étaient dangereux et féroces, paraissaient être des gens aussi aimables que nous-mêmes.

Avec le concept de la Guerre Froide nos chefs avaient divisé notre monde et maintenu une angoisse dans notre esprit pendant plus de quarante ans. Cette terreur, fabriquée par nos propres gouvernements, était enfin finie.

Les projets de pipelines à travers l’Afghanistan

Le 25 décembre 1991 le drapeau soviétique sur le Kremlin était baissé pour la dernière fois. [4] Les républiques soviétiques devenaient indépendantes. Parmi celles-ci il se trouvaient les pays au tour de la Mer Caspienne, tous riches en pétrole et en gaz. CARTE

Auparavant, le pétrole et le gaz étaient acheminés par des pipelines vers leurs voisins soviétiques, ou bien ils étaient exportés vers l’Europe via la Russie. Mais à présent, chaque pays pouvait vendre son propre pétrole et gaz et développer de nouveaux marchés. Des acheteurs arrivaient de partout.

Au début, les nouveaux chefs n’avaient pas encore d’expérience avec le marché mondial du pétrole. Une des premières transactions du Turkménistan a été de vendre aux enchères un puits de pétrole pour seulement $100,000. [5] Des entreprises provenant des États-Unis arrivaient aussi.

Pour le pétrole et le gaz caspien, le plus grand défi était de les transporter aux marchés mondiaux. Le problème? La région est entièrement entourée de terre. Si l’on ne fait pas confiance à la Russie sur le côté nord de la Mer Caspienne, ni à l’Iran sur le côté sud, il faut construire de nouveaux pipelines.
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Aujourd’hui, du côté ouest de la Mer Caspienne le pétrole est pompé par différents pipelines vers la Mer Noire et la Mer Méditerranée, d’où il est transporté par bateaux.

Par contre, sur le côté est les grosses affaires sont encore limitées. Pour libérer le pétrole et le gaz de ce côté-ci, des pipelines doivent être construits à travers l’Afghanistan. Ici, depuis le début des années 90, il y avait deux projets de construction de pipelines, l’un pour du pétrole et l’autre pour du gaz.
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Le pipeline de pétrole devait aller vers le sud, vers l’Océan Indien, terminant au port de Gwadar au Pakistan. Le pipeline de gaz devait tourner vers l’est, vers Multan, au milieu du Pakistan. Du Pakistan une extension était en projet vers Bombay (Mumbia, Indes), où une entreprise avec des liens avec père et fils Bush, Enron, était en train de construire une grande centrale électrique. [6]

Les contrats de pipelines ne sont pas uniquement des projets de construction se chiffrant à plusieurs milliards de dollars. Généralement, le signataire du contrat achète et vend également le pétrole et le gaz qui passe à travers. Il en dispose. Il détermine le prix payé au fournisseur. Il détermine la redevance payée aux pays traversés. Il détermine également qui aura le pétrole ou le gaz, la quantité, le prix et la monnaie dans laquelle il sera payé.

En fait, il détermine beaucoup de choses dans le développement économique, aussi bien du pays vendeur, que du pays acheteur. Avec le Turkménistan avide de vendre son gaz, le Pakistan avide de l’acheter et Enron aux Indes espérant de le voir arriver au plus tôt, le pipeline à travers l’Afghanistan est d’un intérêt majeur.

Cependant, en 2001, les travaux en Afghanistan n’avaient toujours pas commencé. C’est que depuis le retrait des Soviétiques en 1989, le calme ne régnait toujours pas dans le pays.

Les Talibans : d’alliés en terroristes.

Les choses qui perturbaient le calme et empêchaient les affaires méritent d’être mentionnées. En 1992 le président pro-rus Mohammad Najibullah, était chassé. En 1993, Burhanuddin Rabbani devenait président, soutenu par la minorité Tadjik de la population afghane.

En 1994 les Pashtouns, qui forment la moitié de la population, défiaient Rabbani. Comme les pipelines devaient traverser principalement des territoires Pashtouns, leur mouvement, les Talibans, avait le soutien des États-Unis et du Pakistan.

En mars 1995, deux entreprises, BRIDAS d’Argentine et UNOCAL des États-Unis, prétendaient toutes les deux avoir obtenu les contrats du vendeur (Turkménistan) et de l’acheteur (Pakistan.) A ce moment-là, aucun contrat n’était encore signé avec les autorités afghanes.

En octobre 1995, le président Niyazow de Turkménistan, signait un accord officiel avec UNOCAL, mais en février 1996, le président Rabbani d’Afghanistan signait un accord avec BRIDAS pour la section principale de 875 miles (1350 km) à travers l’Afghanistan. [7]

Les chances d’UNOCAL semblaient alors compromises. Heureusement pour eux, les Talibans voulaient chasser le président Rabbani. En septembre, ils s’emparaient de Jalabad, Kandahar, et puis Kaboul. Le président Rabbani fuyait pour rejoindre l’Alliance Nordique.

UNOCAL soupirait soulagé. Ils exprimaient leur soutien pour la prise du pouvoir des Talibans, en disant que cela facilitait le projet du pipeline. (UNOCAL disait plus tard, qu’il a été mal cité.)

Est-ce que BRIDAS était vaincu? Non. En novembre 1996 BRIDAS signait un accord avec les Talibans et le Général Dostum pour la construction du pipeline. Malheureusement, excepté le Pakistan et l’Arabie Saoudite, le gouvernement des Talibans n’obtenait pas de reconnaissance internationale.

En avril 1997, comme les travaux n’avaient toujours pas commencé, les Taliban annonçaient qu’ils offriraient le contrat à celui qui démarrerait le premier. Cependant, UNOCAL exigeait qu’il y ait la paix d’abord.

En juillet 1997, le Turkménistan et le Pakistan acceptaient un nouveau délai et signaient un nouveau contrat avec UNOCAL, stipulant que les travaux devaient démarrer avant 18 mois.

En décembre 1997, UNOCAL essayait de sympathiser avec les Talibans en invitant une délégation à leur siège social à Sugarland (Texas). Les Talibans étaient reçus comme des VIP (Very Important Persons) et séjournaient dans les meilleurs hôtels. [8]

En Afghanistan, la guerre civile continuait. Sans représentation légale internationalement reconnue les projets de pipelines semblaient sans issue. [9]

Bombes des États-Unis sur l’Afghanistan après des attaques contre des ambassades en Afrique.

Le 4 février 1998 et le 30 mai 1998 des tremblements de terre très sévères secouaient le Nord-Est de l’Afghanistan. Ils tiraient l’attention internationale et beaucoup de groupes de secouristes arrivaient dans le Nord-Est de l’Afghanistan pour venir en aide. D’après des accusations des E.U. cela aurait été la période, où, dans cette même région de l’Afghanistan, un certain Osama bin Laden aurait préparé des attaques à la bombe contre deux ambassades des Etats-Unis en Afrique, l’une à Nairobi (Kenya) et l’autre à Dar es Salam (Tanzanie).

Les attentats avaient un grand impact dans la presse. 258 personnes furent tuées et à peu près 5.000 blessées. Les explosions avaient lieu le 7 août 1998, apparemment sans raisons particulières. [10]

Et, apparemment, seul le président Clinton en profita. Aux E.U. (= Etats Unis) l’affaire Monica Lewinski touchait à son point culminant. La presse et le public étaient excités. Clinton avait déclaré sous serment qu’il n’avait pas eu de relation sexuelle avec Monica Lewinsky. De nouvelles pièces à conviction indiquaient le contraire. Clinton était sur le point d’être condamné pour parjure.

Les attaques contre les ambassades déviaient l’opinion publique vers le drame en Afrique. Finalement, le 17 août, Clinton échappait à l’accusation de parjure en raisonnant, que le sexe oral ne constituait pas une relation sexuelle. [11]

Quelques jours plus tard, le 21 août 1998, des militaires des E.U. larguaient des bombes sur Kandahar et quelques autres cibles en Afghanistan. Seulement après coup, Clinton expliquait aux journalistes que cela était en raison d’Osama bin Laden, qui était supposé être responsable des attaques contre les ambassades. [12]

Contrairement à George W. Bush en 2001, Clinton n’envahissait pas l’Afghanistan. Une invasion aurait donné de l’espoir à UNOCAL de voir la situation se débloquer, mais avec l’affaire Monika Lewinsky encore dans les esprits, Clinton n’avait pas assez de crédit politique pour une telle guerre.

Le 2 août 1998, la résolution 1193 du Conseil de Sécurité des Nations Unies blâmait les Talibans pour les problèmes en Afghanistan. [13]

Le 5 novembre 1998, un Grand Jury des E.U. accusait Osama Bin Laden. (Non pas pour les attaques à la bombe contre les ambassades en Afrique, mais essentiellement pour considérer les E.U. comme son ennemie.) [14] & [15]

UNOCAL se retire

En décembre 1998 UNOCAL se retirait du consortium de pipeline et, au moins pour le monde extérieur, le projet de pipeline semblait arrêté. [8]

Cependant, en janvier 1999 le ministre des affaires étrangères du Turkménistan visitait le Pakistan, disant que le projet était toujours vivant. En février BRIDAS discutait avec des chefs politiques au Turkménistan, au Pakistan et en Russie.

En mars, le ministre des affaires étrangères du Turkménistan, Sheikh Muradov, rencontrait le chef Taliban Mullah Omar à Kandahar pour discuter du pipeline. En avril, le Pakistan, le Turkménistan, et les Talibans signaient un accord pour relancer le projet. En mai 1999, une délégation de Talibans signait un accord avec le Turkménistan pour acheter du gaz et de l’électricité. [8]

Avertissement de terreur

Le 25 juin 1999, le « State Département » des E.U. annonçait: « Comme quelques unes de nos ambassades en Afrique ont été surveillées par des individus suspects, nous prenons la précaution de fermer temporairement nos ambassades au Gambie, Togo, Madagascar, Lybie, Namibie et au Sénégal du 24 juin jusqu’au 27 juin compris – c’est à dire dimanche. » [16]

Le porte-parole ne semblait avoir aucune idée où ces pays se trouvent, vu l’ordre étrange de les énumérer. En outre, les seuls pays Africains, où des incidents comme des attaques et des prises d’otages ont été rapportés cette année-là, sont Sierra Leone, Nigeria, Burundi et Ethiopie. Aucun de ces pays ne figurait sur la liste. [17]

Le 4 juillet 1999 le président Clinton signait un ordre exécutif interdisant des transactions commerciales avec les Talibans. [18]

Retour aux budgets de la Guerre Froide

Le 23 septembre 1999, le candidat présidentiel George W. Bush exposait ses vues sur l’appareil militaire des E.U. Il lamentait, que les budgets alloués à la Défense aient chuté de 40 pourcent depuis la fin de la Guerre Froide et que l’armée n’ait jamais été en aussi mauvais état depuis Pearl Harbor. (Pearl Harbor était une base des E.U., où ils essuyèrent une sévère défaite lors d’une attaque japonaise en 1941.)

« Comme président, j’ordonnerai une reconsidération immédiate de nos déploiements outre- mer – dans des dizaines de pays. … Mon deuxième but est de construire les défenses de l’Amérique sur les frontières troublées de technologie et de terreur. »

Parmi ces vues sur les armes : «Dans l’air nous devons être capables de frapper partout dans le monde avec la précision d’une pointe de clou – avec des avions longue-distance et peut-être avec des systèmes sans équipage » [19]

Le 15 octobre 1999, les menaces contre les Talibans devenaient plus sérieuses. Résolution 1267 du Conseil de Sécurité des N.U. menaçait avec un ban limitant l’aviation et un gel de leurs fonds, si Osama bin Laden n’était pas livré avant le 14 novembre 1999. [20] & [2]

Le 11 novembre 1999, pendant une conférence de presse, le ministre des affaires étrangères des Talibans disait qu’Osama bin Laden et les Talibans étaient incapables d’organiser des attaques comme celles sur les ambassades en Afrique et condamnaient ces actions.

En 2000, des élections présidentielles avaient lieu aux E.U. Il était temps de remettre des décisions délicates à plus tard.

Le 2 avril 2000, Richard Clarke, qui avait été nommé coordinateur anti-terroriste le 22 mai, quelques mois avant les attaques contre les ambassades en Afrique, prédisait : « Ils s’attaqueront à notre point faible, à notre tendon d’Achilles, qui est largement ici, aux Etats-Unis. » [21]

Une curieuse liste “No-Fly”

Le 21 avril 2000, il se passe quelque chose de remarquable. Comme une mesure anti-terroriste le Congrès des E.U. annonce la création d’une seule liste de surveillance de terroristes, la TID (Terrorist Identities Database). Dans cette base de données unique toutes les données relatives aux terroristes internationaux dont dispose le gouvernement des E.U. seront rassemblées. La plupart de ces données proviennent de la liste no-fly TIPOFF, une liste de personnes suspectes, qui sont interdites de monter à bord des avions ou d’entrer aux E.U. [22]

Cependant, le jour même où le Congrès annonce cette liste unique TID, l’autorité fédérale de l’aviation (FAA) crée une deuxième liste, séparée, pour les vols domestiques et place seulement six noms sur cette liste. Deux semaines avant le 11 septembre, cette liste était étendue avec six autres noms, portant le total à douze noms.

Grâce à cette liste séparée les pirates du 11 septembre, utilisant des vols domestiques et n’étant pas listés parmi les 12 noms, pouvaient monter à bord sans difficultés. Le 23 août 2001, deux noms, publiés plus tard comme étant deux des pirates, avaient été rajoutés à la liste TID officielle, qui comptait 60.000 suspects. [23]



Les idées néo-conservatives

Ce deuxième chapitre démarre en septembre 2000, quand les néo-conservateurs présentent leurs projets. Leurs idées se répandront à travers l’administration de la Maison Blanche après l’élection de George W. Bush. Même avant qu’il n’entre dans la Maison Blanche, deux guerres impérialistes sont déjà sur l’agenda : l’Iraq et l’Afghanistan. L’Afghanistan aura la priorité.

En septembre 2000 le groupe de réflexion « Projet pour un Nouveau Siècle Américain » (Project for a New American Century, PNAC) publiait ses idées impérialistes pour les E.U. [24] Dans leur document, ils avertissaient que le processus de transformer les E.U. en « la force dominante de demain » serait probablement lent en l’absence de « quelque événement catastrophique et catalytique – comme un nouveau Pearl Harbor. » [25]

Après le 11 septembre, à ceux qui n’auraient pas compris les effets bénéfiques de Pearl Harbor en 1941, Bush expliquait: « Les quatre années suivantes ont transformé la manière américaine de mener la guerre » et « encore plus important, un président américain et ses successeurs ont donné forme à un monde au delà de la guerre. » Et pour être certain que les gens comprennent, qu’ils devaient comparer le onze septembre à Pearl Harbor, il ajoutait : « le 11 septembre – il y a trois mois et longtemps – a mis une autre ligne de division dans nos vies et dans la vie de notre nation. » [27]

Beaucoup de membres du PNAC sont devenus des membres de l’administration Bush. Ces membres incluent Dick Cheney, Donald Rumsfeld, Paul Wolfowitz, I. Lewis "Scooter" Libby, et Richard Perle. [26]

Le 12 octobre 2000, trois semaines avant l’élection présidentielle, la population des E.U. était rappelé brièvement de la menace terroriste dans le monde. Dans le port d’Aden, au Yémen, le destroyer USS Cole de la marine des E.U. était heurté par un bateau gonflable chargé d’explosifs et endommagé. Détail publié: le bateau gonflable semblait s’approcher pour aider le bateau de guerre à s’amarrer. [28] Message: Vous ne pouvez faire confiance à personne.

Le 7 novembre 2000 les élections présidentielles avaient lieu. George W. Bush ou Al Gore devait devenir président. Le comptage des suffrages donnait un résultat très serré. Les résultats dans l’état de Floride devenaient décisifs, mais le comptage était et reste loin d’être clair.

Les opposants bataillaient dans beaucoup de cours de justice jusqu’au 13 décembre. Il s’était avéré qu’en Floride 180.000 bulletins avaient été jetés hors du comptage. De cette façon Bush devançait de moins de 600 voix. Des recomptages partiels donnaient des chiffres encore plus faibles. Finalement tous les recomptages ne pouvaient pas être exécutés dans les limites de temps imposées par la Cour Suprême. C’est ainsi que Bush a remporté les élections. [29]

Dictateur

Quelques jours plus tard, parlant au Capitole, Bush blaguait à propos de sa nouvelle relation avec quelques chefs du Congrès : « Si c’était une dictature, ce serait vachement plus simple… tant que c’est mois le dictateur. » [30]

Un lapsus? Pas réellement. En juillet 1998, à propos de gouverner le Texas, il disait déjà « une dictature serait bien plus facile. » [31] Et le 26 juillet 2001, parlant à nouveau de ses difficultés avec le Congrès, il répétait: «une dictature serait vachement plus simple. » [32]

Eh bien, pour les projets ambitieux des néo-conservateurs le Congrès était, en effet, un obstacle important à vaincre. Le budget des militaires s’était rétréci de 40 pourcent après la Guerre Froide et avec les guerres qu’ils avaient l’intention de mener, ils avaient besoin de beaucoup plus d’argent.

Comment pourraient-ils obtenir le budget qu’ils voulaient? Si les Etats-Unis étaient attaqués, il n’y aurait pas de problème. Ils recevraient tous les fonds, le soutien politique et la sympathie de la population nécessaires. Mais, comme écrit dans leur document, sans un autre Pearl Harbor les choses n’avanceraient que lentement. [25]

Au moment où Bush débutait sa présidence, beaucoup de néo-conservateurs considéraient que l’Iraq était la première cible à frapper. Dans leur document de septembre 2000, ils avaient mentionné l’Iraq comme un « rival potentiel » des E.U. [24]

Première cible l’Iraq?

L’Iraq a la deuxième plus grande réserve de pétrole au monde. Le pays était exténué. Il avait tenté de conquérir l’Iran de 1980 à 1988, avait envahi le Koweït en 1990, avait perdu contre les forces de la coalition dans l’Opération Tempête de Désert en 1991 et, en suivant, un embargo des Nations Unies avait mené l’économie à l’arrêt et la population au bord de la famine.

Depuis 1996 le programme « Oil For Food » (Pétrole en échange de Nourriture) des Nations Unies avait porté un peu de soulagement au peuple iraqien. Le pays avait été désarmé. Des inspections d’armes répétées et extensives avaient conclu, que le pays ne formait plus de menace. C’est à dire, pas militairement. En 2000, Saddam Hussein avait réussi un tour de passe-passe économique pour frapper le pilier principal de l’hégémonie des E.U., le dollar. Saddam avait commencé à vendre son pétrole en euros, au lieu de dollars. Alors, le cours du dollar, qui avait été en hausse depuis des années, s’est mis à descendre. Cependant, lorsque Bush arrivait au pouvoir en janvier 2001, cela n’avait pas l’air alarmant.

Pour lire comment la chute du dollar a hâté l’invasion de l’Iraq par les E.U
Voyez le chapitre « Dollar Hegemony »

L’Afghanistan de retour sur l’agenda

Cependant, moins d’une semaine après que George W. Bush avait été déclaré vainqueur des élections, l’Afghanistan était de retour sur l’agenda international. Résolution 1333 du Conseil de Sécurité des N.U. du 19 décembre 2000 imposait les sanctions qu’elle avait promises plus d’un an auparavant, si les Talibans ne livraient pas Osama bin Laden avant le 14 novembre 1999. (Un ban sur l’aviation afghane et le gel des fonds.) [33]

L’Afghanistan dans le contexte Caspien

Géopolitiquement l’Afghanistan était devenue une cible plus urgente. Depuis 1996 les E.U. avaient eu des contre coups importants dans leur ambition de contrôler le gaz et le pétrole sur le côté est de la Mer Caspienne et étaient en train de perdre de l’influence. L’absence d’autorité sur l’Afghanistan menait à des complications importantes.

Comme mentionné plus haut, les problèmes avaient commencé en février 1996, lorsque le président afghan Rabbani avait signé un contrat avec BRIDAS, le concurrent d’UNOCAL, pour la construction du pipeline de gaz à travers l’Afghanistan, entre le Turkménistan et le Pakistan. [8] En mars 1996, les E.U. essayaient de bloquer ce contrat, en mettant la pression sur le Pakistan en leur disant qu’il devait accorder des droits exclusifs à UNOCAL. Cela donna naissance à un conflit diplomatique avec le gouvernement pakistanais. [8]

Encore avant la fin de ce mois-là, le Pakistan acceptait officiellement qu’un pipeline iranien traverse leur territoire vers les Indes, rendant possible la vente de gaz iranien aux Indes. Le gaz viendrait du champ gigantesque de South Pars dans le Golfe Persique et traverserait le Sud de l’Iran d’ouest en est par un pipeline encore à construire. [34]

Entretemps, en février 1996, le Turkménistan avait montré qu’il ne voulait plus dépendre exclusivement du projet du pipeline afghan et avait signé un contrat avec la Turquie pour fournir du gaz turkménistanais par un pipeline à construire le long de la côte nord de l’Iran. Si nécessaire, la Turquie pouvait absorber la totalité du gaz turkménistanais. [34]

L’Acte des Sanctions contre l’Iran et la Libye (Iranian-Libyan Sanctions Act)

Avec ces deux pipelines via l’Iran le pipeline afghan deviendrait plus ou moins sans utilité. Peu après, le 18 juin 1996, pour empêcher la construction de ces pipelines en Iran, le Congrès des E.U. a passé l’Acte des Sanctions contre l’Iran et la Libye. [35]. Celui-ci met en garde quiconque qui aiderait l’Iran à les construire et interdit des transactions avec l’Iran pour un montant de 4 millions de dollars ou plus. La détermination des E.U. pour le pipeline afghan était claire.

Malgré l’Acte des Sanctions, le 30 août 1996, la Turquie signait un contrat de 20 ans pour acheter du gaz à l’Iran. [34] & [36] Le président Turque serait puni pour sa solidarité islamique par un coup militaire, le forçant à résigner le 18 juin 1997, un an jour pour jour après la mise en place de l’Acte des Sanctions. [37]

Avec l’Acte des Sanctions mis en place, une autre entreprise des E.U., Enron, étendait ses activités dans la région. En Ouzbékistan Enron avait obtenu un contrat pour 11 champs de gaz. En avril 1997, George W. Bush lui-même était intervenu pour aider Enron à obtenir ces contrats. [38] Enron comptait sur le pipeline afghan pour exporter une partie du gaz d’Ouzbékistan vers sa centrale électrique aux Indes. [39]

Avec leur Acte des Sanctions les E.U. ont longtemps bloqué la réalisation de la connexion des pipelines turcs avec l’Iran. Pour cette raison les livraisons de gaz iranien à la Turquie avait été retardée de plusieurs années. En août 2000, l’Iran et la Turquie convenaient que les livraisons commenceraient au 30 juillet 2001, soit quelques jours avant l’expiration de l’Acte des Sanctions. [40]

Malgré cet Acte de Sanctions la construction du pipeline dans le Nord de l’Iran avait démarré sur le côté est. Avec des fonds iraniens, l’Iran et le Turkménistan avaient ouvert une connexion internationale de 200 km vers la fin de l’année 1997. [36]

Raccourci sous-marin évitant l’Iran

Pour frustrer la poursuite du développement du pipeline iranien vers la Turquie, les E.U. eurent l’idée d’une route alternative: du Turkménistan traversant la Mer Caspienne vers Azerbaïdjan et de là vers la Turquie. Enron faisait l’étude pour le projet. [39]

A ce moment-là, il semblait que le projet de pipeline afghan serait abandonné. En 1998 Enron se retirait de ses projets de gaz en Ouzbékistan [41] et en décembre UNOCAL se retirait du consortium pour le pipeline afghane. [8]

Les menaces des E.U. n’avaient pas empêché de grandes compagnies, comme Shell et Total, de signer des contrats avec l’Iran pour l’exploration de pétrole et de gaz. [42] Néanmoins Shell s’était retiré de son projet de pipeline par le Nord de l’Iran. [43]

Le pipeline sous la Mer Caspienne existait maintenant sur la table à dessiner. Cependant, dans les eaux, les cinq pays riverains (l’Azerbaïdjan, la Russie, le Kazakhstan, le Turkménistan, et l’Iran) n’avaient pas encore abouti à un accord sur les frontières de chacun, et donc sur la propriété des champs pétrolifères. Sans cet accord, un accord de 1940 restait en vigueur. Selon ce dernier, pour un pipeline sousmarin, il fallait d’abord que la Russie et l’Iran soient d’accord. Et ils ne l’étaient pas. [44]

En 2000, le président turkménistanais avait blâmé les E.U. pour le retard dans le projet de pipeline transcaspien et avait repris ses livraisons de gaz à la Russie. [45] En mai 2000, le président Putin avait même visité le Turkménistan pour offrir des contrats étendus à plusieurs années. [9] Entretemps, au Kazakhstan, le pétrole du champ Tengiz (le sixième plus grand champ du monde) allait être pompé via la Russie vers la Mer Noire. [46]



Les acteurs riches et leurs influences

George W. Bush assermenté

Le 20 janvier 2001, George W. Bush prêtait serment comme président des E.U. Il est le fils de l’ex-président George H.W. Bush. La famille Bush vient du Texas et a des liens serrés avec des sociétés de pétrole et d’autes sociétés dans ledomaine de l’énergie. Ces entreprises ont grandement contribué à la campagne pour l’élection de Bush.

Aux E.U., c’est normal que des entreprises aident à financer les campagnes électorales de leur candidat préféré. Le soutien financier détermine combien de marketing le candidat peut se permettre et, par conséquence, ses chances de gagner.

Evidemment, lorsque ces entreprises investissent beaucoup d’argent, elles attendent une contrepartie, si leur candidat gagne. Par exemple des nominations dans l’administration, des influences pour obtenir des commandes d’affaires importantes ou encore des lois et amendements qui leur sont favorables. [47]

Enron

Enron était la société, qui avait le plus contribué à la campagne électorale de Bush en 2000. [48] En fait, depuis 1985 Enron avait généreusement contribué aux campagnes électorales, aussi bien du père comme du fils Bush. Le président d’Enron, Kenneth Lay, avait de contacts personnels avec les Bush. Il faisait partie du petit nombre de personnes ayant été invité à dormir à la Maison Blanche. [49] Durant ces années, Enron était passé d’un fournisseur régional d’énergie à la septième plus grande société multinationale des E.U.

Bien que croulant sous les dettes, causées par ses investissements gigantesques à l’étranger, Enron montrait toujours des résultats splendides. Comment? En câchant les dettes d’outre-mer et ceci grâce à une exemption de la Commission de Sécurité et d’Échanges. Toutes les entreprises des Etats-Unis sont obligées de mentionner leurs dettes d’outre-mer dans leur comptes, selon l’Acte de la Compagnie d’Investissement de 1940. Enron, depuis 1997, en avait été exempté. [47] En outre, à partir de la même période, le vice-président des finances d’Enron, Andy Fastow, avait commencé sa comptabilité « créative ». [50]

Depuis 1993, aux Indes, Enron avait investi 2,9 milliards de dollars US pour la construction d’une grande centrale électrique près de Bombay. À l’origine, Enron avait compté sur la livraison de gaz bon marché du Turkménistan, via le pipeline projeté par l’Afghanistan. Le projet avait tourné au cauchemar.

Enron avait reçu de sévères critiques sur sa façon méprisante de conduire ses affaires. Il y avait eu une opposition importante de la population locale, après qu’Enron eût loué les services d’officiers de police pour abattre des protestations des opposants. Des plaintes avaient été déposées pour atteinte aux droits de l’homme. [39]

Un autre point, et pas le moins important, c’est que les livraisons à la compagnie régionale d’électricité étaient facturées plus du double que l’électricité des autres fournisseurs. [51] Prenant en compte le coût total porté par la compagnie régionale d’électricité, le prix d’Enron était même de 700 pourcent supérieur. [52] La compagnie régionale ne pouvait plus payer les montants facturés. En représailles, en janvier 2001, Enron avait coupé le courant de plus de 200 millions de personnes dans le Nord des Indes, et exigeait trois fois le prix normal. [53] (A peu près à la même période Enron provoquait également des ruptures d’électricité en Californie, pour forcer des augmentations de prix. [54])

En 1997, Enron avait également démarré des projets de gaz en Ouzbékistan, pour lesquels George W. Bush avait eu des contacts personnels avec l’ambassadeur Ouzbékistanais.

Dès que l’administration Bush fut en place, vice-président Cheney s’occupait de récompenser Enron pour son support. Le président d’Enron, Kenneth Lay, avait toute une liste de souhaits pour des modifications dans la législation sur l’énergie. Cheney, qui devait formuler des propositions pour la nouvelle politique énergétique des Etats-Unis, y incluait la quasi-totalité des modifications souhaitées par Kenneth Lay. [55] Par ailleurs, Enron avait encore un différend avec les Indes portant sur une somme de 64 millions de dollars pour la centrale électrique à Bombay. Cheney allait intervenir personnellement en faveur d’Enron à l’occasion de sa rencontre avec le chef de l’opposition indienne Sonia Ghandi, à Washington le 27 juin 2001. [56]

Enron - Bin Laden

Enron avait également des connexions avec la firme de construction Bin Laden d’Arabie Saoudite, avec laquelle il construisait une centrale électrique dans la bande de Gaza. (Au moment de la banqueroute d’Enron, en décembre 2001, la centrale n’était pas encore terminée.) [57]

Bin Laden - Carlyle

La riche famille Bin Laden est bien connue de la famille Bush. En 1978 Salem bin Laden avait fourni une part de l’argent pour la première entreprise de pétrole de George W. Bush, appelée Arbusto. [58] Le père de George W., George H.W. Bush, après avoir été président, rejoignit le groupe Carlyle [59] où il entretenait les relations avec la compagnie Bin Laden. [60] Il rencontrait la famille en novembre 1998 et en janvier 2000. [61]

Bin Laden investissait également dans le groupe Carlyle. Le 10 septembre 2001, le jour avant les attaques, H.W. Bush a encore rencontré Shafig bin Laden, le frère d’Osama, à la conférence annuelle des investisseurs du groupe Carlyle. [62] Comme Enron, Carlyle avait énormément grandi.

Au début des années 90 le fils Bush avait été membre du conseil d’un fabriquant de repas pour lignes aériennes. [60] Carlyle avait acheté le fabriquant. Malgré la faillite du fabriquant de repas, Carlyle grandissait pour devenir un fournisseur important de la Défense des E.U. [61] Une bande d’ex-politiciens bien connus, comprenant le père de George W. Bush et l’ex-premier de la Grande Bretagne John Major et l’ex-président des Philippines Ramos, se remplissent actuellement les poches avec la « Guerre contre le Terrorisme » [59]

Osama

Il existe des tas d’informations sur le fils de bin Laden, Osama. Cependant, quasiment toutes proviennent de sources que l’on ne peut vérifier, comme des commentaires par des inconnus, qui l’auraient connu ou rencontré. D’autres histoires sont basées sur des allégations de personnes qui ont des intérêts d’affaires importants dans la « Guerre contre le Terrorisme », comme les Bush. Puis il y a les commentaires par des officiels « convaincus », que tout ce qui a été dit sur Osama est vrai.

A l’autre extrémité, il y a l’image qu’Osama présente de lui même dans une interview au reporter de CNN, Peter Arnett, en 1997. D’après cette interview, il est avant tout un homme de foi, qui comprend les gens qui combattent les soldats des E.U., qui sont venus pour voler le pétrole et qui ont attaqué la religion islamique. Il nie avoir organisé des attaques contre les E.U. lui-même. [63] (Beaucoup de gens se rappelleront d’un enregistrement vidéo avec la « confession d’Osama », qu’il aurait été au courant des attaques du 11 septembre en avance, qui s’avérait être un faux. [64])

Osama deviendrait l’excuse clé pour envahir l’Afghanistan. Le 17 septembre 2001 Bush déclarait qu’Osama bin Laden était « wanted » mort ou vif. [65]

Pourquoi Osama bin Laden se trouvait-il en Afghanistan? Ici aussi, des sources différentes donnent des réponses différentes. Il avait déjà séjourné en Afghanistan pendant les années 80, aidant les moudjahidines à combattre l’occupation soviétique (comme le faisaient les E.U.). De retour en Arabie Saoudite en 1989 il s’était opposé à l’alliance du roi avec les E.U.

Quand son passeport fut confisqué, il a fui d’abord, revenant en Afghanistan, et ensuite il s’est installé au Soudan, où tous les musulmans étaient les biens venus après un changement de régime l’année auparavant. En 1994, en raison de son soutien aux mouvements islamiques fondamentalistes, l’Arabie Saoudite lui avait enlevé sa citoyenneté et avait gelé ses fonds. [66]

Pendant qu’Osama était au Soudan, ce pays était accusé d’être responsable d’une tentative d’assassinat contre le président Égyptien Mubarak, lors d’un sommet en Éthiopie, le 26 juin 1995. Les relations entre l’Égypte et le Soudan s’étaient détériorées au cours de 1995.

À ce point, sautons vers l’Afghanistan. En février 1996, pour les Etats-Unis, le projet de pipeline à gaz était plutôt compromis. Le président Rabbani d’Afghanistan avait contracté l’entreprise Argentine BRIDAS au lieu de contracter UNOCAL. Pour torpiller le contrat signé par Rabbani, ce dernier devrait disparaître. Mais qui c’est qu’on pourrait accuser, si Rabbani était tué?

Revenons au Soudan. Tout d’un coup, le 8 mars 1996 les E.U. demandent au Soudan d’extrader Osama bin Laden. Ils ne précisent pas vers quel pays. Mais puisque les Saoudiens avaient pris son passeport et sa nationalité, Osama n’avait pas beaucoup d’options. Le 18 mai 1996 il quittait le Soudan et retournait en Afghanistan. [67]

Des années plus tard beaucoup de personnes se demandaient toujours pourquoi Osama n’avait pas été arrêté à cette occasion.

En Afghanistan, les choses prendraient une direction différente que prévue. Du 20 mars au 4 avril 1996 les chefs Talibans tenaient une shura (réunion) et concluaient une jihad contre Rabbani. [68] Osama arriva le 18 mai mais ne s’y est pas impliqué. Le 27 septembre, les Talibans conquéraient Kaboul et le président Rabbani fuyait pour rejoindre l’Alliance du Nord. UNOCAL avait alors de bonnes raisons de croire que le projet du pipeline allait avoir une issue positive. Hélas! C’est encore le concurrent BRIDAS, qui était le plus rapide et signa un contrat avec les Talibans en novembre 1996.

Finalement, c’est en raison de cette défaite que les Etats-Unis en sont venus à vouloir évincer les Talibans du pouvoir. Clinton n’allait pas envahir l’Afghanistan après les attentats contre les ambassades en Afrique, peut-être à cause de Monica Lewinski. Bush allait s’en charger, après les événements « catastrophiques et catalytiques » du 11 septembre 2001.

Après avoir utilisé la présence d’Osama bin Laden en Afghanistan comme son excuse-clé pour envahir le pays, Bush déclarait le 13 mars 2002, qu’il n’était pas vraiment inquiété par Osama bin Laden. [69]

Karzai

Après la conquête de l’Afghanistan, ou du moins de sa capitale, Hamid Karzai, était nommé président de l’administration intérimaire d’Afghanistan. Bien qu’un journaliste digne de foi d’un journal mondialement connu ait annoncé, que Karzai avait été conseiller d’UNOCAL, son éditeur a rétracté cette information par la suite. Que Karzai ait été payé pour ses services ou non, toujours est-il, que le 16 juin 2002, même avant qu’il y ait un président élu, Karzai a signé un accord officiel avec le Turkménistan et le Pakistan pour la construction d’un pipeline de gaz à travers l’Afghanistan. [70]

Même si ce pipeline serait achevé trop tard pour transporter du gaz turkménistanais vers le Pakistan et les Indes, l’Afghanistan reste un butin de guerre intéressant. Comme le Turkménistan, il dispose d’un champ de gaz géant. Celui-ci est situé au sud du champ turkménistanais, près de Mazar et Sharif. Afghanistan dispose également de plusieurs champs de pétrole ainsi que de charbon. Par ailleurs, dans les années 70, des géologues britanniques avaient déjà recensé 1600 localités comportant des minéraux.




Les préparations pour le 11 septembre et l’invasion de l’Afghanistan

Le choix du moment des attaques

Comme observé plus haut, le moment des attaques contre les ambassades en Afrique a aidé Clinton, dans la mesure où elles détournaient l’attention de sa condamnation imminente pour parjure dans l’affaire Monica Lewinsky, et la fixaient sur les ennemis communs: les terroristes.

L’invasion de l’Afghanistan devait cependant attendre l’arrivée du président suivant. Ainsi, entre 1998 et 2001 il restait suffisamment de temps pour tout préparer soigneusement. Ci-dessous nous remarquerons, que les attaques du 11 septembre survenaient au moment précis où les militaires et le matériel venaient juste d’arriver au Moyen-Orient. La seule chose manquante pour déclarer la guerre à l’Afghanistan était un prétexte pour obtenir le soutien du Congrès, de la population des E.U., et du reste du monde…

Les préparations militaires

Pour les Etats-Unis, envahir l’Afghanistan de l’autre côté du monde était une opération délicate. Peu à peu les E.U. avaient poussé leur influence dans les républiques soviétiques d’antan. Des compagnies de pétrole et de gaz s’étaient installées en Azerbaïdjan, Kazakhstan, Ouzbékistan et Turkménistan. Les militaires avaient également étendu leur influence dans la région caspienne, défiant la Russie et la Chine dans leurs jardins de derrière.

Déjà en 1997, au Nord de l’Afghanistan, les E.U. avaient étendu considérablement leur « coopération » militaire avec le Kazakhstan, qui forme le tampon avec la Russie. [71] En 1999, plus près de l’Afghanistan, ils avaient étendu leur présence en Kyrgyzstan [72] , de même qu’en Ouzbékistan, un des voisins de l’Afghanistan. [73] Le 14 et 15 avril 2000 des troupes des E.U. et d’Ouzbékistan menaient des exercices militaires conjoints. [74]

À l’est de l’Afghanistan, l’administration des E.U. entretient des rapports solides avec le service de renseignements pakistanais. Son directeur, le Lieutenant-Général Mahmoud Ahmad, se trouvait avec des officiels des E.U. la semaine avant et pendant les attaques du 11 septembre. [75]

À l’ouest, des F-15 étaient basés en Arabie-Saoudite, au Koweït et en Turquie et la Cinquième Flotte était stationnée en permanence dans le Golfe Persique. [76]

Pour la guerre en Afghanistan, des transports énormes de troupes et de matériel devaient être organisés bien avant l’attaque. Le 7 novembre 2000, le jour où tous les citoyens aux E.U. étaient occupés à l’élection de leur président, le Royaume Uni annonçait son plus grand exercice militaire depuis la Guerre du Golfe, Opération Sabre Rapide (Swift Sword en anglais et Saif Sareea en arabe), comprenant 24.000 hommes et beaucoup de matériel lourd. [77]

L’exercice avait lieu sur la côte d’Oman, un endroit stratégique, puisque tous les tankers de pétrole de la région du Golfe Persique (l’Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis, le Qatar, le Koweit, l’Iraq et l’Iran) doivent traverser le Golfe d’Oman. Ici le Royaume Uni maintient un Dépôt de Matériel de Guerre.[78] L’exercice devait se tenir du 15 septembre jusqu’à la fin octobre 2001. [79] Le Royaume-Uni commençait à transporter ses troupes et son matériel vers Oman au mois d’août 2001. [80] Le Royaume-Uni participait à l’invasion. [81]

Du 8 octobre jusqu’à la fin octobre 2001, une autre opération militaire était programmée en Égypte: « Bright Star », une opération organisée par l’OTAN. C’était l’exercice le plus important au monde comprenant plus de 11 nations et plus de 70.000 hommes (dont 23.000 des États-Unis.) [82]

Parmi d’autres mouvements militaires « fortuites » vers l’Afghanistan, nous remarquons, que le 23 juillet 2001 le porte-avion Carl Vinson était envoyé depuis Bremerton (sur la côte ouest des E.U.) vers la Mer d’Arabie. Il arrivait exactement à l’heure pour lancer les premières attaques aériennes contre l’Afghanistan le 7 octobre 2001. [83]

Préparations diplomatiques.

Sur le front diplomatique, pour diminuer le risque que la Chine se fâche, le 19 juin 2001 Bush a proposé de venir au sommet de l'APEC à Shang Hai et devait rencontrer le président Zemir entre le 15 et le 21 octobre 2001. [84] & [85] (La rencontre de Bush avec les présidents Zemir et Putin a eu lieu le 20 octobre 2001. [86])

En outre, en 2001, la Chine était en train de compléter ses accords bilatéraux avec tous les 37 membres de l’Organisation du Commerce Mondial. La Chine attendait d’en devenir membre depuis de nombreuses années. Les accords bilatéraux avec le Mexique allaient être les derniers pour compléter l’adhésion de la Chine. [87] En juillet 2001, Bush polissait ses relations avec le Mexique, en «s’élevant » contre les restrictions malhonnêtes qui limitaient les importations de camions mexicains aux Etats-Unis. [88]

Les petits soins de Bush n’était probablement pas seulement pour mettre les Mexicains de bonne humeur pour signer avec la Chine, mais aussi parce que le Mexique serait membre du Conseil de Sécurité en 2002 et 2003. La Chine signait ses accords bilatéraux avec le Mexique et devenait membre de l’Organisation de l’Organisation du Commerce Mondial le 13 septembre 2001. [89]

Les systèmes sans équipage de Bush.

Été 1999, un nombre d’ambassades des E.U. en Afrique était fermées un long weekend, en raison d’individus suspects traînant dans les environs. [16] Quelques jours plus tard, Clinton avait passé un ordre interdisant des transactions commerciales avec les Talibans. [18] Et, quelques mois après ces événements, George W. Bush avait présenté ses idées sur la Défense « sur la frontière troublée de technologie et de terreur. »

Il avait dit : «Dans l’air nous devons être capables de frapper partout dans le monde avec la précision d’une pointe de clou – avec des avions longue-distance et peut-être avec des systèmes sans équipage » [19]

En septembre 1999, Bush avait dit « peut-être ». Il l’envisageait. C’était à un moment où le marché des avions sans équipage (unmanned aerial vehicles, UAV's) pour l’aviation militaire et civile se développait rapidement. [90] En 2001, il existait plus de 60 types de ces avions dans le monde, de petits modèles jusqu’à des grands avions. [91]

À l’époque du discours de Bush, en 1999, les E.U. développaient le Global Hawk [92], un avion militaire sans équipage avec une largeur d’ailes comparable à un Boeing 737. Il avait fait son premier vol de la base de l’armée de l’air Edwards (Californie) le 28 février 1998. [93] Après que Bush était devenu président, le Global Hawk a fait son premier vol de test historique vers l’Australie le 23 avril 2001. [94]

Le 11 septembre

Pas tout le matériel sur le 11 septembre a été rendu public. Quelques unes des preuves fiables ont été confisquées par la CIA. [95] Les affirmations d’agents officiels s’avéraient souvent contradictoires. Et, en particulier, la Maison Blanche a confisqué des dizaines de rapports de la Commission du 11 septembre. [96] La recherche de la vérité n’en devient pas plus aisée.

La version officielle des événements comporte un nombre très important de hasards, qui ont facilité la « réussite » des attaques.

Un exercice militaire à l’échelle nationale, Global Guardian, à l’origine programmé pour novembre 2001, est en plein cours, créant la confusion entre les exercices et les événements du monde réel. [97]

Un exercice de grande envergure, Vigilant Guardian, a lieu et comprend tout NORAD, l’organisation qui normalement envoie des avions chasseurs aux avions civiles plusieurs fois par semaine, lorsque les contrôleurs aériens rapportent des incidents. [97]


L’exercice Vigilant Guardian simule une attaque contre les États-Unis. [97]

NORAD tient également une opération programmé d’avance dans le monde réel, appelé Operation Northern Vigilance, pour laquelle des avions chasseurs sont stationnés en Alaska et au Canada. [98]

L’opération Northern Vigilance crée également des faux signaux aux écrans radars, au moins jusqu’au moment où le deuxième avion s’écrase contre le World Trade Centre. [99]

À Washington un exercice programmé au « National Reconnaissance Office » comprend le scénario d’un avion utilisé comme arme volante. [97]

Le président des « Joint Chiefs of Staff » vole au dessus de l’Atlantique en route pour l’Europe. [97]

Le directeur de l’Agence Fédérale de Coordination des Urgences est à une conférence dans le Montana. [97]


Le coordinateur de la piraterie de l’air de la Agence Fédérale de l’Aviation (FAA), qui doit contacter le Centre National de Commandement Militaire en cas de piraterie, se trouve à Porto Rico et ne peut être contacté. [97]

Tous les agents anti-terroristes du FBI, ainsi que les agents du plus haut niveau des opérations spéciales du FBI sont réunis avec les membres de l’unité anti-terroriste de la CIA, pour un exercice d’entraînement à Monterey en Californie. [97]

Pour le jour du 11 septembre, le commandant du Centre National de Commandement Militaire avait demandé d’être remplacé par une personne sans expérience. [97]

Pour le chef des Opérations Nationales de l’Agence Fédérale de l’Aviation (FAA) c’est le premier jour dans sa nouvelle fonction. [98]

Les pirates de l’air pouvaient monter à bord des avions sans difficulté, puisque les listes d’interdiction de vol officielles n’étaient consultées que pour les vols internationaux et non pas pour des vols intérieurs. [22] & [23]

Informés quelques minutes après le début du premier détournement (vol 11), des supérieurs d’American Airlines décident de le « garder sous silence » [97]

Les contrôleurs aériens de Boston ne suivent pas les procédures normales et perdent du temps en contactant différentes bases militaires, au lieu de NORAD. [97]

Quand NORAD est finalement informé, deux F-15 restent au sol et ne décolleront qu’une fois le deuxième avion s’est déjà écrasé dans le World Trade Center. [97]

Pour de différentes raisons des F-16 n’arriverons sur scène qu’après le dernier avion écrasé. [97] & [99]

Une décision est prise de faire atterrir et maintenir au sol non seulement les avions civiles, mais également les avions militaires. [99]

Le pilote-pirate présumé du vol 77 n’était pas capable de faire voler un Cessna au mois d’août, mais réussissait à faire descendre en spirale un Boeing 757 et frapper le Pentagone quelques mètres au dessus du sol le 11 septembre. [100]

Le président ne donne aucun ordre en réponse à l’attaque jusque juste avant le crash du dernier avion. [97]

Ci-dessus je n’ai mentionné que les coïncidences qui ont facilité le succès des attaques. Si j’avais à bâtir une histoire basée sur une série de coïncidences pareille, personne ne me croirait. Eh bien, moi non plus. Gardant les choses dans leur contexte, il est plus sensé de les voir comme des faits et non pas comme des coïncidences.

Tous les détails rendus publics montrent que les attaques du 11 septembre ont été exécutées avec une précision militaire. Cependant, les pirates auraient été des pilotes improvisés sans les capacités extraordinaires pour voler de la façon qui a été rapportée. [101] & [102]

En outre, ils n’auraient pas été suffisamment intelligents pour prévoir les réactions induites par leurs actions. Apparemment, ils avaient si peu de conscience politique, qu’ils n’étaient pas au courant que les néo-conservateurs attendaient un « événement catastrophique et catalytique » pour accélérer les conquêtes des E.U.

Le succès de leurs plans dépendait de beaucoup de connaissance à l’avance sur la situation ce jour-là, comme la confusion offerte par des exercices militaires prévus et les scénarios qu’ils simulaient, comme la confusion offerte par les faux signaux radar, comme l’absence d’images radar primaires chez les contrôleurs aériens dans des secteurs spécifiques, comme l’absence d’un nombre d’agents expérimentés dans la chaîne de commande répondant aux piratages, comme l’absence d’avions chasseur armés pour déjouer leurs plans.

Tout ceci semble davantage être le travail d’une organisation avec beaucoup d’influence et bien entraînée, une organisation voulant offrir des justifications aux plans de conquête des néo-conservateurs, avec comme première cible l’Afghanistan.

Il me semble improbable, qu’une telle organisation laisse ses chances de réussite dépendre des capacités improvisées des pirates. Il est plus plausible de supposer que les pirates n’avaient pas le contrôle des appareils. (Malgré une phrase entendu dans la cabine de pilotage du quatrième avion, ayant été traduite comme « Tire-le vers le bas » et interprétés par des officiels comme « Fais écraser l’avion » [102]) Il semble plus probable, que l’opération était conduite sur « la frontière trouble de technologie et de terreur » et que la technologie avait pris les commandes.

Transporteurs

Les deux types d’avion utilisés, les Boeing 757 et 767, peuvent être commandés à distance. Quelques jours après le 11 septembre Robert Ayling, un ancien chef de British Airways, mettait en avant dans le Financial Times, que les avions pouvaient être commandés à distance depuis le sol dans des cas de piratage. [13] Le 11 septembre, la commande à distance aurait été entre les mains de mauvaises personnes.

Si nous considérons de plus près le scénario de la commande à distance, nous remarquons, que, si les détails publiés sur les transpondeurs sont corrects:

1. le transporteur du deuxième 767 est éteint peu après que le premier 767 s’est écrasé.
2. le transporteur du deuxième 757 est éteint peu après que le premier 757 s’est écrasé.

Donc, ça laisse supposer, qu’un pilote commandait à distance les deux 767 l’un après l’autre, et un autre pilote commandait à distance les deux 757 l’un après l’autre. ([104] 9/11 Commission Report, p.32, 8:47 & 9:41)

Il a également été rapporté qu’un avion cargo militaire C-130 se trouvait à la queue du vol 77 quand ce dernier s’est écrasé contre le Pentagone. Ce même C-130 était derrière le vol 93 quand ce dernier s’écrasait. Est-ce que cet avion jouait un rôle? Ou est-ce que c’était juste un touriste fortuit, volant ça et là pendant que tous les autres avions avaient reçu l’ordre d’atterrir? [101], [105], [106]

Les pirates piratés?

Bien que la version officielle attend de nous, que l’on croit que les pirates de l’air voulaient s’écraser contre le World Trade Center et le Pentagone, les enregistrements de conversations rendues publiques ne délivrent pas d’éléments qui soutiennent cette thèse. Bien qu’un grand nombre d’histoires aient été publiées sur les pirates, je n’ai trouvé aucun élément vérifiable.

Si les pirates soutenaient quelque cause arabe ou islamiste, ils auraient probablement été dans une position plus forte, s’ils étaient retournés vers des aéroports avec quatre avions et des centaines de citoyens des E.U. en leur pouvoir. Ils auraient pu négocier le relâchement de prisonniers politiques. Ils auraient pu exiger que les E.U. retirent leurs troupes de l’Arabie Saoudite. Ils auraient pu plaider n’importe quelle cause.

Est-ce que les pirates avaient vraiment l’intention de frapper le World Trade Center et le Pentagone ou est-ce qu’ils ont été subordonnés par l’organisation qui les avait « contractés »? Le saurons-nous? D’après la version officielle, tout contact radio et l’écoute des conversations dans les cabines de pilotage auraient cessé, avant que les avions entament leur approche finale du World Trade Center et du Pentagone. Si les pirates voulaient créer l’effet le plus spectaculaire possible, est-ce qu’ils n’auraient pas crié une dernière accusation contre les E.U.? Ou une dernière prière glorieuse à Allah? Ou est-ce qu’ils étaient surpris et paniqués, quand ils voyaient qu’ils allaient s’écraser dans les bâtiments?


Conclusion

Les pipelines afghans ne forment qu’une pièce dans le jeu d ‘échec politique des E.U. pour obtenir une influence dominante dans les républiques soviétiques d’antan, riches en pétrole et en gaz. Avec une consommation de 25 pourcent de la production de pétrole mondiale, leur impérialisme est avant tout centré sur l’énergie. Aujourd’hui les Etats-Unis dépendent déjà pour 60 pourcent de pétrole étranger, un pourcentage qui croît rapidement. Les idées néo-conservatives pour transformer les États Unis en une « force dominante » ne sortent pas du néant.

La pensée, qu’ils avaient besoin d’un « événement catastrophique et catalytique », n’était pas motivée que par les bénéfices financiers personnels, que certains d’entre eux tirent de l’industrie de guerre. C’était aussi un signe de panique d’une nation, qui fait face à des puits de pétrole tarissants et qui se prépare à conquérir des puits étrangers, jusqu’à ce que la dernière goutte aura disparue.

Rudo de Ruijter
Chercheur independant

rudoderuijter@wanadoo.nl

Son Site


Note

Aujourd’hui les Etats-Unis semblent plus intéressés à une occupation durable de l’Afghanistan. Ainsi ils pourront exploiter les réserves afghanes au moment qu’il leur semble opportun. En outre ils gardent le pouvoir de décider, si le Pakistan et les Indes bénéficieront ou non de gaz et de pétrole en provenance de la Mer Caspienne, du Turkménistan ou de l’Afghanistan. En Iraq aussi, j’ai de plus en plus l’impression, qu’il s’agit de faire durer la guerre le plus longtemps possible. Tant que les réserves de pétrole iraquiennes n’arrivent pas aux marchés mondiaux, les cours de pétrole restent élevés, pendant que les réserves en question prennent de la valeur. Tant que le pétrole et le gaz sont vendus en dollars, les Etats-Unis en profitent.

Tous ces changements politiques sont liés à la prise de conscience que les sources de pétrole tarissent. Depuis 2001 les Etats-Unis virent rapidement vers l’énergie nucléaire. Simultanément ils s’approprient un rôle dominant dans le marché mondial de combustibles nucléaires. Un coup stratégique a lieu en ce moment même pour partager et boucler ce marché en imposant de nouveaux règles de jeu. L’Iran forme le prétexte et le test. http://www.planetenonviolence.org/
TNP-ONU-Tentative-de-Coup-Strategique-des-USA-La-Russie,
-la-Chine-vont-elles-se-laisser-seduire-_a810.html

[1] http://www.september11news.com/DailyTimeline.htm


[2] http://news.bbc.co.uk/onthisday/hi/dates/stories/february/26/
newsid_2516000/2516469.stm



[3] http://www.whatreallyhappened.com/wtcbomb.html



[4] http://news.bbc.co.uk/hi/english/static/in_depth/europe/2001/
collapse_of_ussr/timelines/late1991.stm



[5] http://www.washingtonpost.com/wp-srv/inatl/europe/caspian100598.htm



[6] http://www.hrw.org/reports/1999/enron/enron2-4.htm



[7] http://www.hri.org/news/balkans/rferl/1999/99-08-03.rferl.html



[8] http://www.worldpress.org/specials/pp/pipeline_timeline.htm



[9] http://www.gasandoil.com/goc/company/cnc02739.htm



[10] http://news.bbc.co.uk/onthisday/hi/dates/stories/august/7/
newsid_3131000/3131709.stm



[11] http://www.washingtonpost.com/wp-srv/politics/special/clinton/
stories/clinton081898.htm



[12] http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/africa/155252.stm



[13] http://www.un.org/Docs/scres/1998/scres98.htm



[14] http://www.fas.org/irp/news/1998/11/98110602_nlt.html



[15] http://www.fas.org/irp/news/1998/11/indict2.pdf



[16] http://www.fas.org/irp/news/1999/06/990625db.htm



[17] http://www.fas.org/irp/threat/terror_99/appa.html



[18] http://www.fas.org/irp/offdocs/eo/eo-13129.htm



[19] http://www.citadel.edu/pao/addresses/pres_bush.html



[20] http://www.un.int/usa/sres1267.htm



[21] http://web.archive.org/web/20000919212253/http://www.library.cornell.edu/
colldev/mideast/terclrk.htm



[22] http://www.fas.org/irp/crs/RL32366.pdf



[23] http://www.cooperativeresearch.org/entity.jsp?id=1521846767-2057



[24] http://www.newamericancentury.org/RebuildingAmericasDefenses.pdf



[25] http://politics.guardian.co.uk/iraq/comment/0,12956,1036687,00.html



[26] http://www.sourcewatch.org/index.php?title=Bush_administration:
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[27] http://www.whitehouse.gov/news/releases/2001/12/20011211-6.html



[28] http://news.bbc.co.uk/onthisday/hi/dates/stories/october/12/
newsid_4252000/4252400.stm



[29] http://news.bbc.co.uk/onthisday/hi/dates/stories/november/8/
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[30] http://www.pbs.org/newshour/bb/politics/july-dec00/trans_12-18.htm



[31] http://www.governing.com/archive/1998/jul/bush.txt



[32] http://seattlepi.nwsource.com/national/32902_bush27.shtml



[33] http://daccessdds.un.org/doc/UNDOC/GEN/N00/806/62/PDF/
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[34] http://www.eia.doe.gov/emeu/cabs/chrn1996.html



[35] http://www.fas.org/irp/congress/1996_cr/h960618b.htm



[36] http://www.hartford-hwp.com/archives/53/052.html



[37] http://select.nytimes.com/gst/abstract.html?
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[38] http://www.publicintegrity.org/report.aspx?aid=104&sid=300



[39] http://www.monitor.net/monitor/0202a/enrontimeline.html



[40] http://www.gasandoil.com/goc/news/ntc03653.htm



[41] http://www.cooperativeresearch.org/entity.jsp?id=1521846767-525



[42] http://www.farsinet.com/news/nov99wk2.html#shell



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[45] http://www.first-exchange.com/FSU/azer/news/news031800.asp



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[47] http://www.publicintegrity.org/report.aspx?aid=104



[48] http://www.whatreallyhappened.com/SilkRoad.html



[49] http://www.thenation.com/blogs/capitalgames?pid=21



[50] http://www.cfo.com/article.cfm/2989389



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[55] http://www.thenation.com/doc/20020415/nichols



[56] http://www.guardian.co.uk/enron/story/0,,636530,00.html



[57] http://www.cooperativeresearch.org/timeline.jsp?
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[58] http://www.cbc.ca/fifth/conspiracytheories/saudi.html



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[62] http://complete911timeline.org/timeline.jsp?
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[83] http://en.wikipedia.org/wiki/USS_Carl_Vinson_(CVN-70)



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[89] http://www.fas.org/sgp/crs/row/IB91121.pdf



[90] http://www.marketresearch.com/product/print/
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[91] http://www.armada.ch/01-5/cgdrones.pdf



[92] http://www.fas.org/irp/program/collect/global_hawk.htm



[93] http://www.fas.org/irp/program/collect/global_hawk.htm



[94] http://www.spacedaily.com/news/uav-01d.html



[95] http://web.archive.org/web/20010921200613/www.washtimes.com/
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[97] http://complete911timeline.org/timeline.jsp?
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[98] http://www.cooperativeresearch.org/entity.jsp?id=1521846767-1683



[99] http://complete911timeline.org/timeline.jsp?
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[100] http://www.whatreallyhappened.com/hanjour.html



[101] http://complete911timeline.org/timeline.jsp?
timeline=complete_911_timeline&day_of_9/11=dayOf911&startpos=200



[102] http://complete911timeline.org/timeline.jsp?
day_of_9/11=dayOf911&timeline=complete_911_timeline&startpos=300



[103] http://www.economist.com/science/displayStory.cfm?Story_ID=787987



[104] http://www.9-11commission.gov/report/911Report.pdf



[105] http://www.cooperativeresearch.org/entity.jsp?id=1521846767-2034



[106] http://news.minnesota.publicradio.org/
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Samedi 28 Octobre 2006
Mireille Delamarre

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