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Afghanistan : Les Forces De L’OTAN S'En Remettent Aux Chefs De Guerre Pour Assurer Leur Protection Et …Maintenir L’Occupation

« …Un rapport publié par le Center on International Coopération à l’Université de New York (NYU) en Septembre indique que des contingents US et de l’OTAN ont fréquemment recruté du personnel de sécurité appartenant clandestinement à des chefs de guerre qui ont des milices privées « prêtes à l’emploi » qui sont en compétition aves les institutions étatiques pour mettre la main sur le pouvoir… »



Afghanistan : Les Forces De L’OTAN S'En Remettent Aux Chefs De Guerre Pour Assurer Leur Protection Et …Maintenir  L’Occupation

Les Forces De L’OTAN S'En Remettent Aux Chefs De Guerre

Mercredi le New York Times a révélé qu’Ahmed Wali Karzai, le frère du président Afghan,Hamid Karzai, était rémunéré par la CIA. Cette affaire n’est que la partie émergée de l’iceberg de l’énorme dépendance des forces de contre insurrection US et de l’OTAN aux chefs de guerre afghans pour assurer leur sécurité selon un rapport d’enquêtes récemment publié par des journalistes australien et canadien.

Des contingents militaires américains et d’autres pays de l’OTAN opérant dans les provinces du Sud et de l’Est de l’Afghanistan à majorité Pashtoun ont recruté des milices privées contrôlées par des chefs de guerre afghans pour assurer la sécurité pour leurs bases d’opérations avancées, pour d’autres bases et pour garder des convois.

Le Gl Stanley Mc Chrystal, à la tête des forces US en Afghanistan, a reconnu que les liens entre les forces US et celles de l’OTAN avec des chefs de guerre sont à l’origine de l’hostilité de la population afghane vis-à-vis des forces militaires étrangères. Mais cette politique n’a aucune chance de cesser bientôt car les responsables Américains et de l’OTAN n’ont pas d’autre alternative pour remplacer ces prestations sécuritaires des chefs de guerre.

Un rapport publié par le Center on International Coopération de l’Université de New York ( NYU) en Septembre indique que des contingents US et de l’OTAN ont fréquemment recruté des agents de sécurité qui appartiennent clandestinement à des chefs de guerre ayant des milices privées «prêtes à l’emploi » qui sont en compétition avec les institutions étatiques pour mettre la main sur le pouvoir.

Le rapport cite des exemples de chefs de guerre importants ou de leurs proches ou alliés qui ont été employés pour fournir des prestations sécuritaires dans quatre provinces.

Dans la province d’Uruzgan, à la fois les forces spéciales US et australiennes ont engagé une armée privée commandée par le colonel Matiullah Khan, appelée Kandak Amniante Uruzgan, comprenant 2000 hommes armés, pour fournir des prestations sécuritaires dont dépendent leurs bases. Ce cas a été rapporté en détail en Avril 2008 par deux reporters, Mark Dodd et Jeremy Kelly, pour The Australian.

Khan est payé 340 000$ par mois – soit environ 4.1 millions par an – pour assurer chaque mois la sécurité de deux convois allant de Kandahar à Tarin. Khan, actuellement chef de police de la province d’Uruzgan, a, à l’évidence, obtenu son armée privée de son oncle, Jan Mohammad Khan, un commandant qui a aidé à vaincre les Talibans à Kandahar en 2001, et a alors été récompensé par le Président Karzai en étant nommé gouverneur d’Uruzgan en 2002.

Les forces de défense australiennes ont affirmé à The Australian que Khan était payé par le ministre de l’intérieur afghan pour assurer la sécurité sur les principales voies routières dans la province d’Uruzgan. L’armée australienne avait auparavant refusé de confirmer ou infirmer que Khan était payé par les Australiens.

Mike Blanchfield et Andrew Mayeda, du Can West News Service ont rapporté en Novembre 2007, que l’armée canadienne avait recruté un certain “général Gulalai” pour assurer la sécurité d’une base avancée d’opérations. Gulalai est un chef de guerre du Sud de l’Afghanistan qui a chassé les Talibans de Kandahar en 2001.

Les mêmes reporters ont révélé que le colonel Haji Toorjan, un chef de guerre local allié au gouverneur de Kandahar et au principal chef de guerre, Gul Agha Sherzai, a été recruté pour assurer la sécurité du camp Nathan Smith dans la ville de Kandahar, là où se trouve l’équipe de construction provinciale du Canada.

Blanchfield et Mayeda ont trouvé que l’armée canadienne avaient fourni 29 contrats pour un montant de 1.14 millions de $ à une société identifiée sous le nom de « Sherzai » suggérant fortement que l’ancien gouverneur de Kandahar, devenu gouverneur de la province de Nangarhar, en était le propriétaire.

L’armée canadienne a refusé de confirmer si Gul Agha Sherzai est effectivement le propriétaire.
Dans la province de Badakhshan, le Général Nazri Mahmed, un chef de guerre dont on dit qu’il « contrôle une partie significative de la province de l’industrie lucrative de l’opium de la province» a un contrat pour assurer la sécurité de l’équipe de reconstruction provinciale allemande, selon l’article de la NYU.

Le rapport suggère que les contingents des US et de l’OTAN ont dépensé des centaines de millions de dollars par an pour des contrats avec des prestataires de services sécuritaires afghans la plupart tenant les clés du pouvoir localement et coupables de violations des droits humains.

En plus d’Ahmed Wali Karzai, il a nommé Hashmat Karzai, un autre frère du Président Karzai, et Hamid Wardak, le fils du ministre de la défense Rahim Wardak, comme étant des personnalités puissantes contrôlant des sociétés privées de sécurité qui ont obtenu des contrats de sécurité sans s’être enregistrées auprès du gouvernement.

Deux sources anonymes de l’ONU citées dans ce rapport estiment que 1000 à 1500 groupes armées de sécurité non enregistrés ont été « employés, formés et armés par l’ISAF » et des « Forces de la Coalition » pour fournir des prestations sécuritaires. Les sources de l’ONU estiment qu’il y aurait jusqu’à 120 000 individus armés appartenant à environ 5000 milices privées en Afghanistan.

La plupart des chefs de guerre afghans sont largement vilipendés principalement parce que les armées privées qu’ils continuent de contrôler commettent des vols et autres exactions contre les civils sans avoir de compte à rendre à personne.

En Août dernier, lors de son estimation initiale, Mc Chrystal a parlé de la « colère du public et de l’aliénation » vis-à-vis de l’ISAF, dont il est le commandant, résultant de la perception que l’ISAF est « complice » de « la corruption largement répandue et l’abus de pouvoir ».

Cette remarque suggère que Mc Chrystal, qui auparavant a mis en application cette politique des forces spéciales s’appuyant sur les chefs de guerre afghans pour la sécurité, exprime maintenant son inquiétude concernant les conséquences politiques.

Jake Sherman, un co auteur du rapport de la NYU, a été un responsable politique de l’ONU impliqué dans l’effort pour désarmer les chefs de guerre de 2003 à 2005. Il doute que la politique US d’avoir des liens avec les chefs de guerre va cesser.

« Je ne vois pas comment les contingents US et d’autres pourraient maintenir des bases avancées d’opérations sans payer ces types » a dit Sherman lors d’une interview à IPS ( Inter Press Service).

Au-delà de leur dépendance continuelle aux chefs de guerre, Sherman voit une autre raison de continuer à les financer. Si les commandants militaires US et de l’OTAN essayaient de rompre les liens avec ces milices privées, Sherman a dit que les chefs de guerre «deviendraient en fait une menace sécuritaire ».

Sherman a rappelé que lors de la période qu’il a passé à travailler pour l’ONU dans le Nord de l’Afghanistan, la police locale avait été recrutée pour garder un entrepôt de stockage pour le Programme Mondial Alimentaire à Badakhshan. Après une attaque à la roquette contre l’entrepôt, une enquête avait rapidement déterminé le fait que c’était la police elle-même qui avait mené l’attaque pour faire pression sur l’ONU pour qu’elle recrute plus de gardiens.

La dépendance actuelle des US et de l’OTAN à des armées de chefs de guerre est enracinée dans la politique de l’Administration de George W. Bush dans les premières années après avoir chassé les Talibans fin 2001.

La CIA a financé les commandants des forces qui avaient vaincu les Talibans et leur a fourni des armes et des équipements de communication pour aider les escadrons de contre terrorisme US à localiser ce qui restait d’al Qaeda en Afghanistan.

Les commandants ont utilisé le soutien des US pour consolider leur contrôle politique sur différentes provinces ou régions sous provinciales. Human Rights Watch a observé dans un rapport de Juin 2002 portant sur les nouvelles relations construites entre les US et les chefs de guerre, que «tandis que le gouvernement US ne considère pas cette politique comme soutenant activement les chefs de guerre locaux, les civils ne font pas la distinction et voient les forces de la coalition interagissant ouvertement avec les chefs de guerre ».

Larry Goodson, du National War College, qui a participé en 2002 au processus appelé loya jirga sous lequel le premier gouvernement afghan a été établi, a dit à IPS qu’il avait recommandé dés le départ un processus pour mettre fin à cette domination des chefs de guerre dans lequel on «prend des personnalités inquiétantes et louches et on en fait des patrons moins inquiétants et moins louches ».

Mais les chefs de guerre ont continué à être financés. Goodson rappelle que c’est principalement parce que les troupes contrôlées par les anciens commandants étaient vues comme des «multiplicateurs de forces » dans une situation où on est à court de troupes étrangères.

Gareth Porter Washington 31/10/09 www.atimes.com/IPS

Gareth Porter est historien d’investigation et journaliste spécialiste de politique nationale de sécurité US. Son dernier livre “Perils of Dominance: Imbalance of Power and the Road to War in Vietnam”, a été publié en 2006.

Samedi 31 Octobre 2009
Mireille Delamarre traduction



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