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Abdullah II de Jordanie va-t-il subir le même sort que le Shah d'Iran ? Coopération Commerciale Israël Jordanie Us.

Abdullah II, qui est devenu un allié proche des Etats-Unis, est accusé à la fois par les réformateurs et les traditionalistes dans son pays de s'aliéner son peuple. La Jordanie, en collaborant économiquement avec Israël depuis 1996, s'est vue ouvrir toutes grandes les portes du marché Us pour ses exportations détaxées.



Abdullah II de Jordanie va-t-il subir le même sort que le Shah d'Iran ? Coopération Commerciale Israël Jordanie Us.

Abdullah II de Jordanie va-t-il subir le même sort que le Shah d'Iran ?

Abdullah II qui est devenu un allié proche des Etats-Unis est accusé à la fois par les réformateurs et les traditionalistes dans son pays de s'aliéner son peuple

Un roi politiquement expérimenté prend le contrôle d'une monarchie du Moyen Orient à la suite de son père puissant, s'entoure d'équipements militaires américains et d'espions, perd le contact avec son peuple et est finalement renversé au cours d'un soulèvement populaire.

C'est l'histoire de Mohammed Reza Shah Pahlavi, le dirigeant pro américain d'Iran déposé et remplacé par l'Ayatollah Ruhollah Khomeiny et 3 décennies de dirigisme islamique.

Actuellement, dans ce pays arabe de plus de 5 millions d'habitants beaucoup craignent qu'un même sort n'attende le roi Abdallah II, le monarque jordanien qui dirige le pays depuis la mort de son père en 1999.

« Jusqu'à maintenant à Amman nous n'avons pas de Khomeiny » a dit l'un des fonctionnaires issu des classes moyennes servant au sein du cabinet jordanien. « S'il y avait un Khomeiny, alors cette famille aurait des problèmes.»

Le père du roi, Hussein, assurait habilement l'équilibre entre des pressions contradictoires dans son pays. Il honorait les demandes de stabilité des tribus conservatrices de l'est du pays, tout en répondant à l'appel à des changements démocratiques de la majorité plus cosmopolite palestinienne de la nation.

Mais des critiques des deux côtés de cette division jordanienne disent que le roi de 44 ans n'a pas réussi à obtenir de soutien populaire. Les descendants des tribus, qui sont la base de la monarchie, critiquent le roi lui reprochant de ne pas suivre les coutumes des tribus et de perdre le contact avec ceux qui le soutiennent. Ils murmurent le nom du plus jeune frère d'Abdullah, Hamzeh qui est populaire. Les groupes palestiniens et les activistes craignent que le gouvernement d'Amman ne soit devenu trop proche de Washington, qu'il ait aussi adopté à fond le point de vue mondial de l'administration Bush : « avec nous ou contre nous », et s'inquiète de la dérive en ce qui concerne les droits humains et la démocratie.

« Le roi Hussein était un artiste » dit Ivan Eland, qui a été membre du personnel du comité de du département des affaires étrangères et qui est actuellement analyste à l'institut indépendant d'Oakland, un « think tank » (une boîte à penser). Il a été critiqué partout pour son soutien à Saddam Hussein pendant la première guerre du golfe. Mais rétrospectivement il était plutôt bien.

« Le fils s'est plus couché avec les Etats-Unis » a –t-il ajouté, « il ne s'est pas distancé de la politique américaine. Cela l'a mis dans un trou d'où il n'est pas sorti. »

Il existe de nombreuses similitudes entre le règne du Shah et celui d'Abdullah. Comme la Savak, les services de sécurité et de renseignements du Shah, le département des renseignements généraux jordaniens situés dans un nouveau complexe sur une colline à la périphérie d'Amman, fonctionne comme une sous division de la CIA, selon Alexis Debat un ancien fonctionnaire du ministère de la défense française qui est consultant en contre terrorisme et haut responsable au Centre Nixon de Washington.

Selon les estimations de Debat, les services de renseignements jordaniens reçoivent 20 millions de dollars d'aide pour mener des opérations et faire du travail de liaison. « Ils déblaient le terrain pour la CIA » a-t-il dit. Les jordaniens sont devenus l'un des alliés les plus proches de Washington en matière de collecte de renseignements, en deuxième position après le M16 britannique selon des experts en contre renseignement. Ils sont plus proches de la CIA que le Mossad, l'agence très racoleuse de renseignements d'Israël, qui est considérée comme ayant un agenda trop personnel pour être complètement sûre, selon Debat.

Comme l'Iran dans les années 1970, la Jordanie est devenu le réceptacle des intérêts et du commerce US. Ces cinq dernières années, le royaume de Jordanie a bénéficié d'une aide américaine de 3,59 billions $, comparé aux 1,36 billions de $ les cinq années précédentes selon le service de recherche du Congres.

Comme le régime du Shah, la monarchie jordanienne s'est entourée d'équipements militaires américains. Juste avant la mort d'Hussein, Amman a reçu 16 avions de combats modernes F16. « C'est en quelque sorte un pas que la Jordanie a franchi » dit Michael R. Fischbach, professeur d'histoire au Collège Randolph-Macon en Virginie. « Ils ont des armes vraiment sophistiquées. Cela place l'aviation jordanienne à niveau avec celle d'Israël. »

Les équipements militaires US abondent dans les rues jordaniennes. Les soldats jordaniens portant des fusils d'assaut M- 16 fabriqués aux Etats-Unis se déplacent dans des Humvee (véhicules blindés tout terrain) vert olive fabriqués aux Us pour garder les sites sensibles politiques et militaires dans Amman la capitale. Des convois de camions de transport militaires américains sortent et entre du pays.

Ce qui est peut être le plus controversé selon Amnesty International et d'autres ONG de défense des droits de l'homme, c'est que la Jordanie est devenue une importante connexion dans le réseau souterrain des opérations américaines de renseignements type celui des « séquestrations extraordinaires », où des suspects de terrorisme sont secrètement détenus et interrogés dans des pays qui ont une réputation de violations des droits humains. Les fonctionnaires jordaniens nient participer à ce programme.

Beaucoup s'inquiètent du fait que le fait de renforcer les forces de sécurité jordaniennes alors qu'il existe de nombreux rapports d'abus contre les détenus a mis en péril les tout petits pas fait par le pays en matière de démocratisation.

« Les forces de sécurité s'améliorent au prix de la démocratie » dit Hamzeh Mansur, un dirigeant du Front islamique d'Action, le principal bloc parlementaire islamique.

Les fonctionnaires jordaniens disent que l'appareil sécuritaire a été renforcé et les lois sur les libertés civiles resserrées par peur que le pays ne devienne un terrain d'action pour des cellules secrètes conspirant des opérations violentes en Irak, en Israël, et dans les territoires palestiniens. La Jordanie a aussi était victime d'attentats terroristes, dont les attaques à la bombe du 9 novembre 2005 contre 3 hôtels d'amman, qui ont fait des douzaines de morts.

« Vous devez combattre le terrorisme alors qu'il est dans sa phase de planification » dit Nasser Joudeh, un porte parole du gouvernement. « Nous n'autoriserons personne à utiliser la Jordanie comme scène pour mener des activités en relation avec des problèmes non jordaniens. Nous n'autoriserons personne à amener des idées militantes ou extrémistes en Jordanie ou les exporter ailleurs. »

Mais la preuve des liens étroits du royaume Hashémite avec Washington et le saut fait pour rejoindre la déclaration de guerre contre le « terrorisme » par les Us menacent le gouvernement d'aller droit à l'affrontement avec son peuple selon certains, spécialement après une augmentation aigue du sentiment anti américain à la suite de l'invasion menée par les Etats-Unis en Irak, et le récent bombardement par Israël du Liban dans la guerre menée par l'état juif contre les militant shiites musulmans.

« Etre le « chéri des Us » est considère comme mauvais, mauvais, mauvais « dit un analyste occidental qui se trouve en Jordanie et qui a souhaité conserver l'anonymat.

Les fonctionnaires du gouvernement jordanien disent que les forces de sécurité ont la main moins lourde. « J'ai l'esprit libéral » a dit le général en chef Mohammed Dahabi, chef des services de renseignements jordaniens qui a dit qu'il avait été nommé en décembre avec pour tâche de nettoyer le service de sa réputation de même que pour faire face à la menace croissante des militants islamiques de l'Irak voisin et de la Cisjordanie.

Cependant, confronté à des allégations récentes de torture les fonctionnaires reconnaissent que l'ombre du passé s'étend sur le pays.

« Les vieilles habitudes ont du mal à disparaître » a dit Dahabi qui représente une partie des forces de sécurité dominées par les tribus et qui soutiennent fortement le roi.

Peu de personnes critiquent en public le roi à cause d'une loi qui peut être utilisée pour poursuivre ceux qui le font. « Les critiques du roi et des forces de sécurité sont strictement tabou et entraînent des punitions sérieuses » selon un rapport de janvier 2006 de Human Rights Watch. Des articles du code judiciaire criminalisent les discours publics critiquant les fonctionnaires, le roi et sa famille, et le fait de s'attaquer aux relations avec d'autres états.

Mais Abdullah a suscité toute une série de critiques parmi les tribus traditionalistes du pays qui sont la colonne vertébrale de la monarchie.

«Il parle de technologie de l'information et d'investissement étranger, mais il ne connaît pas vraiment son propre peuple » dit un fonctionnaire du gouvernement sous couvert de l'anonymat, à cause de sa position sensible au sein du cabinet.

« Les tribus sont très remontées contre lui » selon l'analyste occidental vivant à Amman.

« L'impression c'est qu'il est trop occidentalisé. »

Beaucoup de critiques disent que le roi a été trop occupé à poursuivre un agenda occidental au lieu de développer une vision pour unifier le pays, qui reste divisé entre les puissantes tribus et les nombreux citoyens jordaniens d'origine palestinienne.

Il a des ambitions pour faire de la Jordanie un pays moderne » dit Jean Robert Leguey – Feilleux, un chercheur en politique moyen orientale diplomatie et terrorisme de l'Université de St Louis. « Vous ne pouvez le faire qu'avec le soutien du peuple. »

Borzou Daragahi 1 octobre 2006 journaliste au Los Angeles Times. Copyright Los Angeles Times. Article en américain :http://fairuse.100webcustomers.com/fairenough/latimes457.html

Traduction bénévole pour information à caractère non commercial par MD pour Planète Non Violence.

Aide Américaine Directe à la Jordanie

Les Etats-Unis viennent d'attribuer à l'un de leurs plus grands alliés au Moyen Orient un bonus de 50 millions de dollars d'aide pour booster son économie, soit un total de 500 millions de dollars pour cette année.

En 2003, après l'invasion américaine de l'Irak, Washington a doublé le montant annuel de ses aides soit environ 450 millions de dollars – 250 millions en aide économique et 200 millions en assistance militaire.

Les 50 millions d'aide supplémentaire serviront pour le financement de projets pour l'eau, le tourisme et les écoles et pour soulager la dette étrangère de la Jordanie qui s'élève à 8,4 billions de $.

Cette aide supplémentaire est une récompense pour l'important soutien de la Jordanie à la politique étrangère américaine dans la région selon des fonctionnaires. Amman a reçu en 2003 une aide de 700 millions de $ pour pallier aux effets de la guerre en Irak. Le programme d'aide Us à la Jordanie est l'un des plus importants dans le monde et le royaume a reçu un total de plus de 7 billions de $ dont 4 billions d'aide économique et 3 billions d'aide militaire selon des fonctionnaires américains

Source une dépêche du 4 octobre parue en anglais sur http://www.alertnet.org/thenews/newsdesk/L04457868.htm

Coopération commerciale Jordanie Israël sous tutelle américaine

En 1996 le Congres américain a approuvé la création d'un programme de coopération jordano israélien intitulé « Qualifying Industrial Zone (Zone Industrielle Reconnue) qui offre à la Jordanie, premier pays arabe a en bénéficié (l'Egypte depuis l'a rejoint) la possibilité d'exporter ses produits aux Etats-Unis sans payer de droit de douane, à condition que ces produits contiennent des constituants d'Israël.

En 1999, Les Etats-Unis ont désigné 13 QIZs en Jordanie. Celles-ci doivent être situées pour partie en Israël et pour partie en Jordanie mais ne doivent pas être obligatoirement contiguës. Les Etats-Unis ont négocié en 2000 un accord commercial complet avec la Jordanie approuvé par le Congres en 2001 ayant permis une augmentation des exportations jordaniennes, l'afflux d'investissements étrangers et la création d'emplois. Les exportations de la Jordanie vers les Etats-Unis sont passées de 31 millions de $ en 1999 à 1,1 billion de $ en 2004. Les QIZs sont un élément important de la croissance économique de la Jordanie. (Source : Haaretz daily décembre 2005)

Coopération militaire Israel Us et certains pays arabes

Samedi 07 Octobre 2006

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