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AIEA : Pourquoi La Russie Et La Chine Ont Soutenu La Décision Politique Anti Iran

L’AIEA vient d’adopter une résolution entièrement politique contre le programme nucléaire iranien qui n’a aucune base légale, une « erreur historique » qui sape sa crédibilité et ouvre une nouvelle aire dangereuse de confrontation entre les puissances occidentales et l’ Iran. Le changement d’attitude de la Russie et de la Chine s’explique par des promesses et pressions faites par la bande des 3+1 pour satisfaire aux pressions et dictat sioniste. Les Russes et les Chinois baisseront-ils pantalon en acceptant de voter de nouvelles sanctions contre l’Iran au Conseil de Sécurité ?



AIEA : Pourquoi La Russie Et La Chine Ont Soutenu  La Décision Politique Anti Iran

Une résolution de l’AIEA totalement politique ne reposant sur aucune base légale

L’AIEA vient d’adopter une résolution entièrement politique contre l’Iran sur proposition du P5+1 (Cinq membres permanents du Conseil de Sécurité + l’Allemagne) condamnant le programme nucléaire iranien, exigeant que l’Iran cesse la construction de son nouveau centre d’enrichissement de Fardoo prés de Qom, garantisse qu’aucun autre centre n’est en construction, et applique les résolutions antérieures du CSONU lui demandant de suspendre son programme d’enrichissement d’uranium à la centrale de Natanz.

Cette résolution n’a aucune base légale : signataire du TNP, l’Iran est autorisée à développer une activité d’enrichissement d’uranium sous le contrôle de l’AIEA, ce qu’il fait. La centrale de Natanz, qui produit du LEU (UE à 3.5%) est entièrement son contrôle des inspecteurs de l’AIEA, et les exigences du CSONU de suspension du programme d’enrichissement n’ont aucun fondement légal mais un caractère 100% politique.

L’Iran a prévenu l’AIEA de la construction de Fardoo en Septembre, soit 6 mois au moins avant la fin de la construction de celle-ci, répondant ainsi aux exigences de l’AIEA. De plus les inspecteurs de l’AIEA ont eu récemment et par deux fois accès à cette centrale et selon les dires du directeur général sortant de l’AIEA Mohamed El Baradei – qui fait une sortie des plus pitoyables en cédant aux pressions politiques ce qui décrédibilise un peu plus l’agence – déclarant à propos de Fordoo «c’est un trou dans la montagne… pas de quoi s’inquiéter ».

Les Iraniens ont fourni une explication raisonnable sur les motifs de construction de ce nouveau centre d’enrichissement d’uranium : les menaces répétées depuis plusieurs années – et non condamnées comme elles auraient dû l’être par l’ONU - des US et d’Israël d’attaquer les installations nucléaires de l’Iran les ont amené à planifier tout un système de construction d’installations souterraines d'urgence pour éviter toute interruption de leur production d’uranium enrichi pour alimenter à des fins pacifiques leur centrale nucléaire de production d’électricité, et protéger leur matériel sensible. Il n’y a rien d’illégal pour un pays signataire du TNP à prendre des dispositions afin de protéger son programme nucléaire de toute attaque extérieure et ce d’autant plus que l’AIEA a eu accès à la centrale de Fordoo .

Il n’y a donc pas eu dissimulation et mauvaise volonté de la part de l’Iran comme le trompettent les médias occidentaux propagandistes qui ont commencé à battre le rappel médiatique des troupes pour justifier une attaque militaire contre l’Iran.

Une analyse indépendante d’imagerie satellite pour l’Institute for Science and International Security du centre nucléaire iranien de Fordoo par Paul Brannan, un expert américain de réputation mondiale dans ce domaine, avait conclu à la construction d’un tunnel intégré à un système de «centres d’urgence » existant à travers le pays contre des attaques aériennes américaine et ou israéliennes comme l’ont déclaré les autorités iraniennes dans un courrier adressé le 28 Octobre dernier à l’AIEA.

L’AIEA, et son directeur général sortant, Mohammed El Baradei, viennent de montrer à quel point les pressions politiques occidentales ont eu raison de l’impartialité et neutralité politique de l’AIEA, discréditant l’Agence encore un peu plus et la transformant, comme le CSONU, en instrument des grandes puissances pour décider des guerres à venir.

De plus, l’AIEA en interne est de plus en plus manipulée par le directeur du Département de Sauvegarde, Olli Heinonen, qui avait déjà monté en épingle l’histoire du prétendu programme militaire nucléaire iranien basée sur des documents douteux fournis par des services secrets, dont ceux des US de la France et d’Israël et que l’Iran a accusé d’être des faux.

Pour les puissances occidentales, traiter le site de Fordoo comme faisant partie d’un programme nucléaire clandestin iranien leur permet d’accroitre la pression sur l’Iran et vise à imposer illégalement à l’Iran de cesser son activité d’enrichissement d’uranium, une exigence des Sionistes qui depuis le début font pression par tous les moyens y compris le chantage au bombardement des installations nucléaires iraniennes, via leur puissant réseau de lobbying mondial.

Israël entend bien rester la seule puissance nucléaire au Moyen Orient, la seule force de dissuasion du régime sioniste pour s’y maintenir - alors même que son armée, vaincue au Liban en 2006, fortement décrédibilisée par l’Opération Plomb Durci l’hiver dernier contre la population de Gaza et accusée de crimes de guerre par le rapport Goldstone – restant la bombe atomique ( 200 et + à sa disposition et les capacités terrestres aériennes et maritimes pour le Big Bang moyen oriental qui verrait son complexe de Massada se concrétiser).

La Russie achetée par Sarkozy pour dire oui à la résolution

Jusqu’à cette décision entièrement politique, la Russie avait, aidée par la Chine, contenu toute tentative d’accroître les sanctions contre l’Iran. Le président russe, Dimitri Medvedev, vient de déclarer à une puissante délégation du Congrés Juif Européen pro sioniste en visite à Moscou que les Russes ne considèrent pas l’Iran comme la plus grande menace nucléaire mais la Corée du Nord et le Pakistan (ces deux pays ayant la bombe nucléaire). Le Lobby sioniste du CJE a également tenté de faire pression pour que les Russes ne livrent pas les systèmes de défense missiles anti missiles S300 commandés par les Iraniens en 2005 et payés et qui mettraient les installations nucléaires iraniennes à l’abri de toute attaque aérienne américanosioniste.

Le Lobby sioniste européen du CJE est sorti satisfait de ses rencontres cette semaine avec plusieurs responsables politiques russes et son président, Moshe Kantor, a déclaré : « je pense que nous devons encourager les doutes de la Russie (sur le programme nucléaire iranien) et soutenir les délais dans la livraison (des S300) ». S’exprimant sur la politique américaine et européenne envers l’Iran, Kantor a dit qu’il était urgent que la communauté internationale «respecte les intérêts russes dans d’autres endroitspour faire en sorte que la Russie soit à l’aise pour prendre les décisions correctes et appréciées ».

Coïncidence ?

François Fillon - premier larbin de Sarkozy- a salué vendredi 27 novembre, lors d’un séminaire bilatéral franco russe portant sur l’énergie, la proximité de vision entre la France et la Russie sur les questions économiques et climatiques et rappelé en présence de son homologue russe, Vladimir Poutine, la volonté française de développer à terme un espace économique commun entre l'Union européenne et la Russie. Pour se faire, Moscou et Paris ont signé un accord sur les migrations professionnelles, pour faciliter les échanges humains et économiques.

Pour que la Russie, dont la flotte de navires de guerre est en mauvais état, continue de jouer les bons élèves en soutenant de nouvelles sanctions contre l’Iran, la France étudie la possibilité de fabriquer et vendre un puissant navire de guerre de type Mistral à la Russie selon ce qu’a déclaré François Fillon "Je confirme que nous examinons une demande officielle du gouvernement russe « tout en précisant que cela se ferait en "respectant parfaitement la Géorgie" qui voit d’un mauvais œil un tel navire ancré au large de ses côtes.

De plus, dans le domaine de l’énergie des entreprises françaises et russes devaient signer plusieurs accords et contrats. Vladimir Poutine a ainsi salué l'engagement de plus en plus fort des poids lourds français du secteur. "Nous assistons à un changement qualitatif. Non seulement les sociétés françaises étendent leur champ d'action dans la production, mais aussi dans les infrastructures", a dit Vladimir Poutine, citant notamment la signature d'un accord entre EDF et Gazprom sur le projet de gazoduc South Stream.

SarkoSioniste s'est d’ailleurs félicité hier à Port-of-Spain de la condamnation de l'Iran par l'AIEA notant satisfait que la Chine et la Russie avaient voté pour. "Ce qui est très important, c'est que le conseil d'administration de l'AIEA ait voté une résolution" qu'elle va "transmettre au Conseil de sécurité, ce qui prépare les sanctions" a-t-il dit.

L’Iran a par conséquent tout à fait raison de se méfier des Russes dans le cadre du transfert de son LEU à 3.5% aux Russes pour qu’ils l'enrichissent à 20% puis le passent aux Français chargés de le transformer en barres de combustible pour alimenter sa centrale de recherche prés de Téhéran pour la production d’isotopes utilisés en médecine par plus de 200 hôpitaux iraniens pour traiter les cancers et autres pathologies. Les Russes agissent semble-t-il d’abord et avant tout selon leurs intérêts du moment.


Les US font pression sur la Chine en faisant du chantage à une attaque israélienne contre l’Iran

Comme la Russie, la Chine- un important partenaire économique de l’Iran où des entreprises chinoises ont investi notamment dans la construction d’installations de raffineries de pétrole ce qui rendrait inopérant tout embargo sur les produits raffinés pétroliers à destination de l’Iran – s’était jusqu’à présent abstenue de toute décision pouvant ouvrir la porte à de nouvelles sanctions du CSONU contre l’Iran. Le premier ministre chinois, Wen Jiaba, a déclaré cette année que son gouvernement chercherait «une coordination rapprochée avec l’Iran en matière d’affaires internationales » et que la « coopération dans le commerce et l’énergie s’étendra et s’approfondira ».

Alors pourquoi la Chine a-t-elle décidé de soutenir cette résolution illégale et totalement politique de l’AIEA contre l’Iran ?

Deux semaines avant la visite d’Obama en Chine, deux hauts responsables de l’Administration Obama se sont rendus en « mission spéciale » à Beijing et prévenu qu’Israël pourrait bombarder l’Iran ce qui conduirait à une crise majeure dans la région du Golfe Persique et provoquerait presque inévitablement des problèmes d’approvisionnement en pétrole pour la Chine qui en a besoin pour répondre à son développement économique principalement tourné vers l'exportation.

Ces deux visiteurs, le premier Denis Ross, un sioniste juif américain notoirement connu pour appuyer une attaque militaire américaine contrez l’Iran, et Jeffrey Bader, tous deux occupant de hautes fonctions au sein du Conseil National de Sécurité US, ont informé les Chinois qu’une telle attaque aurait des conséquences graves. C’est donc en utilisant le chantage au bombardement par Israël de l’Iran sous prétexte qu’Israël considérait ce pays comme « un problème existentiel et que les pays qui ont un problème existentiel n’écoutent pas les autres pays » qu’ils ont fait pression sur la Chine.

Au cours de cette visite, décrite comme un effort par la Maison Blanche pour isoler l’Iran, les Chinois ont été prévenus que le programme nucléaire iranien augmentait les risques d’un conflit régional, ferait flamber les cours du pétrole et pourrait même interrompre l’approvisionnement en pétrole et déclencher une course à l’armement nucléaire. Ross et Bader ont averti les Chinois que l’Arabie Saoudite, l’Egypte et la Turquie pourraient démarré leur propre programme nucléaire et « une fois que l’Arabie Saoudite, l’Egypte et la Turquie le feront que se passerait-il » ? Ils ont ajouté que le Japon - qui a les capacités de construire la bombe atomique mais jusqu’à présent s’est abstenu de le faire- pourrait aussi mettre en place ce type de programme. Le Japon est la principale puissance en compétition avec la Chine pour l'hégémonie régionale.

Ross et Bader sont même allés jusqu’à dire que « cela pourrait fragiliser toutes les fondations du régime de non prolifération ». En fait, c’est la résolution politique illégale de l’AIEA qui vient d’être votée contre l’Iran avec l’aide de la Chine qui aura comme désastreuse conséquence de développer la méfiance des pays non alignés vis-à-vis de l’agence et éventuellement de les pousser à développer des programmes nucléaires clandestins.

Obama lors de sa visite en Chine la semaine dernière a insisté, comme l’avait fait auparavant Ross, auprès du président Hu Jintao, des conséquences que pourraient avoir le fait que l’Iran développe sa propre capacité d’enrichissement d’uranium.

Suite à cette visite de Ross en forme de chantage/menace et dont le contenu a donc eu l’aval d’Obama les Chinois ont prévenu Washington en début de semaine qu’ils soutiendraient une résolution critiquant l’Iran.

Obama veut éloigner les Chinois de l’Iran pour l’isoler économiquement allant même jusqu’à faire pression sur les Emirats Arabes Unis et l’Arabie Saoudite pour qu’ils développent leurs exportations pétrolières vers la Chine pour diminuer l’importance des exportations iraniennes de pétrole vers celle-ci, l’Iran étant le deuxième fournisseur de pétrole de la Chine.

Les Sionistes jubilent, les Russes et Chinois baisseront-ils pantalon au Conseil de Sécurité ?

Les Israéliens qui ont fait profil bas assurés d’être soutenus par les gouvernements occidentaux du P3+1 et s’appuyant sur leur puissant réseau de lobbying mondial comme on vient encore de le constater avec la visite opportuniste du CJE à Moscou, et celle faite auparavant par leur agent d’influence au sein de l’Administration Obama, Dennis Ross, se réjouissent du vote de la résolution de l’AIEA contre l’Iran. Le ministère des affaires étrangères a fait l’éloge de l’AIEA vendredi, disant de cette résolution qu’elle était «extrêmement importante». Maintenant les Israéliens veulent qu’un agenda précis soit établi pour son application et appellent à des sanctions si l’Iran se dérobe à celui-ci.

Le régime sioniste ayant obtenu ce qu’il voulait des P5+1 concernant le nucléaire iranien, a annoncé cette semaine – mercredi juste avant la décision de l’AIEA, la aussi simple coïncidence ? – un semblant de gel provisoire des colonies (moratoire de 10 mois) pour remercier la communauté internationale de son empressement à servir la cause sioniste et aussi pour diminuer le semblant de pression américaine sur Tel Aviv et afin de cesser d’être accusé de bloquer les « pourparlers de paix » selon le jargon hypocrite des pays occidentaux.

La résolution illégale et entièrement politique votée par l’AIEA sera transmise au CSONU qui a l’autorité de décider de sanctions contre l’Iran. Sous l’administration Bush, la Russie et la Chine ont œuvré ensemble pour amoindrir les sanctions contre l’Iran. Alors même que l’une retrouve une stature internationale et l’autre accède au rang de puissance mondiale dite émergente de premier plan, ces deux nations vont-elles céder aux sirènes des Sionistes par l’entremise de leurs agents d’influence dans les différents lobbys activés de par le monde pour les soutenir inconditionnellement?

En termes crus, la Russie et la Chine vont-elles baisser pantalon, capituler et voter de nouvelles sanctions contre l’Iran au Conseil de Sécurité, l’une pour satisfaire des intérêts à cours terme, l’autre en se laissant manipuler par le chantage américano sioniste alors que toutes deux ont amplement les moyens politiques et économiques de répondre non ?

L’Iran en condamnant cette résolution de l’AIEA a dit d’elle que c’était une «erreur historique».

En votant la résolution de l’AIEA, La Russie et la Chine ont-elles donné leur feu vert à une attaque militaire américano sioniste contre l’Iran ?




Samedi 28 Novembre 2009
Mireille Delamarre

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