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A l’Origine du Génocide amérindien : colonialisme et industrialisation

L’extermination des Indiens d’Amérique du Nord s’est faite méthodiquement sur une longue période, rencontrant une résistance désespérée des Indiens des Plaines, les Sioux. Quelle est la part de l’industrialisation, de la démographie, de l’expansionnisme des colons américains sur la défaite des Indiens des Plaines ? Un exemple historique tragique des «bienfaits de la civilisation».



A l’Origine du Génocide amérindien : colonialisme et  industrialisation

A l’Origine du Génocide amérindien : colonialisme et industrialisation

L’extermination des Indiens d’Amérique du Nord s’est faite méthodiquement sur une longue période, rencontrant une résistance désespérée des Indiens des Plaines, les Sioux, dont les révoltes contre les colons dans le Minnesota en 1862 conduites par les chefs Sioux Petit Corbeau, Shakopee, et Voix Rouge du Milieu, et appelés « Massacres du Minesota » se termineront en 1890 avec la défaite finale des Sioux à « Wounded Knee » dans le sud Dakota.

La bataille de Wounded Knee a été le dernier chapitre d’un long combat des amérindiens contre le gouvernement colon Us pour préserver une partie de leurs terres ancestrales et leurs modes de vie tribale.

Quelle est la part de l’industrialisation et de la supériorité en nombre des colons américains sur la défaite des Indiens des Plaines ?

En 1865, le chef Shakopee, l’un des chefs des soulèvements de Minnesota a été pendu à Fort Snelling. Les Indiens des Plaines avaient depuis le début adopté une attitude défensive contrairement à ce que voudrait nous faire croire toute cette propagande savamment orchestrée par l’industrie cinématographique hollywoodienne. Ils étaient constamment menacés par l’installation de nouvelles colonies et leur expansion. Le chemin de fer construit représentait alors le symbole de cet expansionnisme à l’ouest, de l’industrialisation galopante et de leurs conséquences économiques, ce que le monde « civilisé » a appelé le « progrès » et la « civilisation ».

L’une des villes clé dans la révolte indienne de 1862 dans le Minnesota, a été New Ulm, une communauté fondée et habitée principalement par des allemands. La population y était en croissante et rapide augmentation. En 1862, New Ulm comptait 900 habitants. Les Indiens des Plaines ne faisaient pas le poids contre l’immigration et la colonisation. Des immigrants européens arrivaient quotidiennement et les Indiens des Plaines, eux, étaient entrain de perdre la bataille démographique. Ainsi, on estime à environ 2,5 millions le nombre des indiens dans le Nord de l’Amérique au début du 19è siècle. En 1860, il n’était plus que 350 000, et en 1890 la population indienne avait été réduite à 250 000 personnes.

Cette baisse énorme de la démographie indienne s’explique par l’interaction néfaste des colons blancs. Ces colons ont amené différentes maladies avec eux comme le choléra, la grippe, la variole, et d’autres maladies contre lesquelles les Indiens des Plaines n’avaient aucune immunité. Les épidémies ont ravagé ces populations indiennes pendant tout le 19ème siècle particulièrement dans les années 1850 et 1860. Les combats avec les troupes Us et les colons ont également contribué à décimer ces populations, ainsi que des guerres intertribales notamment quand les tribus de l’est ont été enfermées dans des réserves sur des terres déjà occupées par d’autres tribus.

L’introduction de la « civilisation » occidentale, et de l’économie de marché ont-elles aussi contribué à détruire la culture et les modes de vie des Indiens des Plaines. Cette économie a détruit le mode traditionnel de subsistance guerrier/chasseur. D’immenses troupeaux de buffles ont été détruits par des « chasseurs clandestins» encouragés par l’armée américaine car cela privait les indiens de nourriture et par conséquent affaiblissait l’ennemi. On estime à environ 15 millions le nombre de buffles tués dont la disparition était presque achevée dans les années 1880. La destruction du cheptel indien de buffles a été primordiale dans la destruction d’une des principales sources de nourriture des Indiens des Plaines et dans la dégradation de leurs modes de vie.

Le processus de « mise en réserves » a finalement complété le processus de destruction de la société indienne et de sa population au cours d’un lent processus, une mort lente génocidaire. Le système de réserves a isolé les Indiens, détruit leur culture, leurs modes de vie et de subsistance. Bien que certains aspects des réserves prétendaient « préserver » les moyens de subsistance des indiens tels que la distribution de lopins de terres, ces méthodes se sont avérées complètement inefficaces en matière d’exploitation agricole. Le système des réserves constituait en fait une ghettoïsation à grande échelle dans le sens premier du mot ghetto telle que conçu par les italiens pour enfermer et isoler les juifs à Venise à l’époque : une zone où vit un groupe ethnique séparé de la communauté nationale, un groupe exclu de la vie courante de la nation.

Ce système de réserves a crée un lent processus d’extermination ethnique.

Pour combattre les colons et le gouvernement Us et son armée, les Indiens des Plaines avaient besoin de ressources et de personnes. Bien que la population fut lentement décimée, les ressources ne manquaient pas notamment après les découvertes en 1861 de filons d’or provoquant ce qui est devenu la célèbre « ruée vers l’or ». Ces filons étaient situés sur le territoire d’une réserve Cheyenne, la réserve de Sand Creek. Au début, les relations entre les colons chercheurs et les Indiens étaient amicales. Mais, comme de plus en plus de colons chercheurs d’or arrivaient, ils ont commencé à s’emparer des terres réservées par le Traité de Fort Laramie aux Cheyennes et aux Arapahos. Ce Traité donnait aussi le droit aux colons Us de traverser ces terres. Les colons profitèrent de ce droit pour s’emparer des terres tout simplement. Ils mirent la main sur des terres prévues pour l’agriculture, pour l’établissement de fermes et d’habitations pour la population indienne. Des villages et villes de colons blancs chercheurs d’or sont vite apparues sur ces terres devenues très prisées, des confrontations s’en suivirent. La première eut lieu le 11 avril 1864. Un propriétaire de ranch colon blanc Ripley a accusé les Indiens d’avoir volé ses troupeaux ce qui conduisit à un affrontement entre Indiens et colons. Ce sont les premiers accrochages de ce qui allait devenir la guerre de « Sand Creek ». Cette guerre est connue à travers le massacre par le colonel John Chivington de plusieurs centaines de civils indiens, des hommes des femmes et des enfants. Leurs corps furent mutilés et scalpés.

La « bataille de « Sand Creek » fut en fait un véritable massacre fait d’atrocités. En novembre 1864, 800 soldats du Colorado ont attaqué un village indien à Sand Creek. Les hommes du village étaient partis chasser, seuls les femmes les enfants et les personnes âgées restaient. Le chef Cheyenne Black Kettle a levé le drapeau blanc au sommet de son tipi pour montrer qu’ils se rendaient, ainsi que le drapeau américain. Les soldats du colonel Chivington ont encerclé le village armés jusqu’aux dents avec des tonnes de munitions à leur disposition. Ils ont commencé à bombarder le village sans défense, puis ont attaqué les femmes, les enfants et les vieillards au sabre et au couteau.

Le vice président de la tribu nord des Cheyennes à Lame Deer, Montana, Steve Brady rappelle ces terribles évènements :

« Des morceaux de corps et des scalps coupés par les soldats ont été promenés au milieu d’une foule en liesse dans les rues de Denver. Des officiers du Fort Lyon avaient dit à Chivington que le village de Sand Creek était pacifique, mais rien ni fit. Mes arrières grands parents se sont réveillés au son des tirs de fusils et des chevaux galopant dans le camp. Mon arrière grand père maternel s’est emparé d’un cheval bien que blessé à l’épaule et prenant sa femme s’est enfui en chantant un chant de mort « seuls les pierres vivront éternellement… » Un chant que nous chantons toujours jusqu’à ce jour. »

Son arrière grand père paternel, Black Kettle est allé à la recherche de sa femmes enceinte qui portait leur premier enfant. Il l’a retrouvée pleine de sang mais elle a survécu au massacre. Le village entier a été détruit. Il y avait des piles de corps brûlés. Des chiens ont été vus mangeant des cadavres.

Le colonel américain John Chivington en véritable « adorateur » de ce massacre, a monté une pièce de théâtre à Denver au cours de laquelle il racontait les événements de ce massacre et a publiquement monté 100 scalps d’indiens, comprenant ceux des parties intimes de femmes indiennes. Certains de ces restes macabres peuvent encore être trouvés dans certains musées dont celui de Denver.

La bataille de Sand Greek montre le caractère réel de ces « batailles » célébrées par les colons Us et leur armada cinématographique hollywoodienne. La plupart étaient de véritables massacres de populations sans défense, mais tout ceci a été dissimulé et ne fait pas partie du cursus scolaire américain alors que la Shoah elle est enseignée.

Les batailles menées par les Indiens des Plaines étaient principalement des combats défensifs, une simple question de survie. Ce n’était pas des « guerres » ou des « combats militaires » selon le sens courant de ces termes, et comme voudrait le faire croire l’historiographie coloniale Us. La révolte du Minnesota a commencé parce que le gouvernement Us avait violé ses propres engagements commerciaux, en ne versant pas les fonds annuels dus et en n’approvisionnant pas en nourriture les Indiens. La révolte de 1862 a commencé quand les Indiens ont pénétré dans un bâtiment de stockage et se sont emparés des sacs de farine entreposés. En bref cette révolte a été causée par la faim. Les « batailles » menées par le gouvernement Us visaient principalement la destruction des réserves de nourriture des Indiens, des campagnes menées l’hiver contre les villages ciblant les civils. Ces « batailles » ne visaient pas la défaite des Indiens des Plaines mais l’éradication des populations civiles sur des bases ethniques. Les Indiens vivant dans des réserves économiquement pauvres, où ils étaient à la merci du gouvernement Us, qui pouvait agir avec eux comme bon lui semblait notamment grâce à sa supériorité démographique écrasante, l’immigration fournissant un réservoir sans fin de nouveaux colons.

Les Indiens des Plaines ont mené un combat désespéré contre la colonisation d’européens venus s’installer sur leurs terres. Ce n’était pas une guerre mais tout simplement un génocide qui avait démarré en 1850. L’industrialisation a donné aux colons l’avantage technologique pour dominer militairement, mais aussi a contribué à la colonisation elle –même, les expropriations, les déplacements de populations indiennes pour l’exploitation des richesses naturelles et l’expansionnisme yankee. Le chemin de fer a permis la colonisation d’un vaste territoire au détriment des populations indiennes autochtones dont c’était le terrain de chasse, la source de nourriture. La seule véritable richesse des Indiens des Plaines c’était leurs terres que le gouvernement Us et ses colons convoitaient et dont ils se sont emparées au prix de massacres et d’un génocide systématique visant une population entière. L’histoire tragique des amérindiens est un exemple des « bienfaits de la civilisation » malheureusement entrain de se répéter ailleurs, en Palestine, et qu’il faut à tout pris combattre et stopper.

N’oubliez pas : Les Etats-Unis se sont construits sur un génocide, celui des Amérindiens.

Sources des informations : un livre américain de Ralph K. Andrist « the Long Death : The Last Days of the Plains Indians « première publication en 1964 réédité en 2001 Presse Universitaire d’Oklahoma


Génocide à Gaza, Ilan Pappe

Dimanche 10 Septembre 2006
Mireille Delamarre

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