Colonialisme Sioniste

60 ans de Régime Sioniste : l'Holocauste, Atout Politique, Moyen de Promouvoir l'Unité Nationale Sioniste - La Dernière Chance d'Israël (Extrait)

60 ans de régime sioniste en Palestine. Comment l'Holocauste est utilisé à des fins politiques pour lutter violemment contre les revendications nationales palestiniennes. Le Sionisme, un label vide de sens, pour un pays s'appuyant ad nauséum sur une soldatesque barbare qui se délite (défaite du Liban 2006), à la fois profondément divisé, se composant pour partie d' Hédonistes autistes qui hantent les cafés/clubs de Tel Aviv, et de colons fanatiques religieux messianiques, et rassemblé autour d'un racisme anti arabe, anti musulman qu'il exporte. Un pays avec une direction politique corrompue, dont l'intelligence politique vaut celle de son protecteur (ou proxi) US.



Ils essaieront de vous faire taire, ils essaieront de vous discréditer parce que vous n'êtes pas autorisés à critiquer Israel
Ils essaieront de vous faire taire, ils essaieront de vous discréditer parce que vous n'êtes pas autorisés à critiquer Israel

L'Holocauste comme Atout Politique – Amira Hass

Le cynisme inhérent à l'attitude des institutions de l'état juif vis-à-vis des survivants de l'Holocauste n'est pas une révélation pour ceux qui sont nés et vivent parmi eux. Nous avons grandi avec le décalage entre la présentation de l'Etat d'Israël comme l'endroit de renaissance du peuple juif et le manque prégnant pour chaque survivant de l'Holocauste et sa famille. La « réhabilitation » personnelle était tributaire des circonstances de chaque personne : les plus forts versus les autres, qui n'ont pas obtenu le soutien des institutions de l'Etat. Pendant les années 50 et 60, nous avons subi l'opinion humiliante comme quoi nos parents étaient allés « comme des moutons à l'abattoir », la honte des nouveaux juifs, les Sabras, pour leurs proches malchanceux de la Diaspora.

On peut argumenter que pendant les deux premières décennies, une grande partie de cette attitude était due au manque d'information et à l'incapacité humaine de saisir le sens réel du génocide industriel perpétré par l'Allemagne. Mais, la conscience des aspects matériels de l'Holocauste a commencé très tôt, les institutions juives et sionistes commençant au début des années 40 à discuter de la possibilité de demander des réparations. En 1952, un accord de réparations a été signé avec l'Allemagne, par lequel ce pays s'engageait à payer des centaines de millions de dollars à Israël pour couvrir les coûts d'absorption des survivants et payer pour leur réhabilitation. L'accord obligeait l'Allemagne à compenser également les survivants individuellement, mais la loi allemande faisait la différence entre ceux qui appartenait au « cercle de la culture allemande » et les autres. Ceux qui purent prouver un lien avec le cercle supérieur ont reçu des sommes plus élevées, même s'ils avaient émigré à temps d'Allemagne. Les survivants des camps de concentration à l'extérieur du « cercle » ont reçu la somme ridicule de 5 marks par jour. Les représentants israéliens ont avalé cette distorsion.

Cela fait partie de la racine du cynisme financier que les medias ont exposé aujourd'hui, à cause de plusieurs raisons : l'âge avancé et le déclin de la santé des survivants, l'affaiblissement intentionnel de la sécurité sociale, la présence de survivants de l'ex Union Soviétique qui ne sont pas inclus dans l'accord de réparations, l'activisme auprès des médias d'ONG d'aide et le ralliement bienvenu de journalistes des questions sociales.

Ils sont choqués par le fossé entre l'appropriation officielle de l'Holocauste, perçu en Israël comme compris et justifié, et l'abandon des survivants.

Faire de l'Holocauste un atout politique sert d'abord Israël dans son combat contre les palestiniens. Quand l'Holocauste est d'un côté de la balance, avec la conscience coupable (et c'est justifié) de l'Occident, de l'autre, la dépossession du peuple palestinien de leur patrie en 1948 est minimisée et rendue floue.

La phrase « sécurité pour les juifs » a été consacrée comme étant un synonyme exclusif pour « les leçons de l'Holocauste ». C'est ce qui autorise Israël à systématiquement discriminer contre ses citoyens arabes. Pendant 40 ans, la « sécurité » a justifié le contrôle de la Cisjordanie et de Gaza et des sujets qui ont été dépossédés de leurs droits vivant aux côtés des résidents juifs, les citoyens israéliens dotés de privilèges.

La sécurité sert à la création d'un régime de séparation et de discrimination sur des bases ethniques, à l'israélienne, sous les auspices de « discussions de paix » sans fin. Faire de l'Holocauste un atout permet à Israël de présenter tous les moyens de lutte palestiniens (même celles non armées) comme un autre lien de la chaîne de l'anti sémitisme ayant culminé avec Auschwitz. Israël s'autorise à construire toutes sortes de clôtures, murs, et tours militaires de garde autour des enclaves palestiniennes.

En séparant le génocide du peuple juif du contexte historique du nazisme, et de ses buts d'assassinat et de subjugation, et en le séparant de toute une série de génocides perpétrés par l'homme blanc en dehors de l'Europe, cela a crée une hiérarchie de victimes, à la tête desquelles nous nous tenons. Les chercheurs sur l'Holocauste et l'anti sémitisme hésitent sur les mots quand à Hébron l'Etat mène un nettoyage ethnique via ses émissaires les colons, et ignorent les enclaves et le régime de séparation qu'il établit. Quiconque critique les politiques d'Israël à l'encontre des palestiniens est dénoncé comme un anti-sémite, voire comme niant l'Holocauste. C'est absurde mais, la dé légitimation de toute critique d'Israël rend encore plus ardue la réfution de l'équation futile entre la machine à assassiner nazie et le régime israélien de discrimination et d'occupation.

L'abandon institutionnel des survivants est dénoncé avec raison par tous. La transformation de l'Holocauste en un atout politique pour l'utiliser dans le combat contre les palestiniens nourrit les mêmes boutiques du cynisme officiel, mais fait partie du consensus.

Amira Hass (journaliste à Haaretz, fille de survivants de l'Holocauste, seule journaliste israélienne avec Gideon Levy, également du quotidien Haaretz, à travailler dans les territoires occupés palestiniens ) 18/04/07
http://www.haaretz.com/hasen/spages/849669.html


Commémoration de l'Holocauste comme moyen de promouvoir l'unité nationale sioniste.

Nier l'Holocauste à cause de la façon dont il a été exploité c'est comme nier que les attaques sur le World Trade Center aient eu lieu parce qu'on n'aime pas le Patriot Act (ensemble de lois restreignant les libertés civiles aux US ndlt) ou la façon dont le 11 septembre a été utilisé pour obliger une nation apeurée à soutenir l'invasion de l'Irak. La grande majorité des juifs dans le monde avait rejeté le Sionisme et son idée de coloniser la Palestine avant la deuxième guerre mondiale pour construire un état nation juif comme étant un mouvement marginal d'extrémistes. En terme d'affiliation politique, le Sionisme représentait moins de 20%. La vaste majorité des juifs d'Europe qui s'identifiaient avec les partis de gauche (et également le mouvement séculier libéral en ce qui concerne des éléments des communautés d'Europe de l'Ouest plus prospères) - Ils étaient socialistes, et socio démocrates, Bolcheviks et Bundistes (le Bund des travailleurs juifs était une organisation juive parlant yiddish pour les travailleurs juifs mais s'alignant elle-même sur le mouvement socialiste plus large, comparativement à la totalité des courants Bolcheviks auxquels ont participé beaucoup de juifs mais plutôt à titre individuel qu'en tant que bloc).

Et, bien sûr, parmi l'importante population juive des principales villes arabes de l'époque, telles que le Caire, et Bagdad (et aussi Téhéran, bien sûr, qui n'est pas arabe mais perse), il n'y avait statistiquement aucune présence significative d'un mouvement sioniste. Et c'est important de se souvenir ici que c'est dans le monde musulman que les juifs avaient historiquement cherché refuge de la persécution chrétienne d'Europe, entre les mains de laquelle juifs et musulmans partageaient le même sort.

L'Holocauste a balayé la direction européenne pré guerre (principalement anti-sioniste) et les sionistes ont été prêts à tirer avantage de l'opportunité se présentant face à l'horreur universelle de ce qui avait transpiré concernant les camps afin de l'utiliser pour créer l'état juif en Palestine – une cause pour laquelle ils s'étaient battus bien avant l'Holocauste, mais pour laquelle ils n'avaient pas gagné le soutien de la majorité des juifs européens. Ben Gourion avait fait la remarque célèbre suivante en 1938 :

« si je savais que tous les enfants Juifs Allemands pouvaient être sauvés en les transférant en Angleterre, et seulement la moitié en les transférant en Palestine, j'opterai pour la deuxième solution, parce que notre préoccupation ce n'est pas seulement l'intérêt personnel de ces enfants mais l'intérêt historique du peuple juif ».

En effet, Ben Gourion avait prévenu que suite à l'outrage universel manifesté après le Pogrom de la Nuit de Cristal, d'autres nations pourraient par acquis de conscience ouvrir leurs portes aux réfugiés juifs – « le Sionisme est en danger ! « avait prévenu Ben Gourion.

Effectivement, après la guerre, le mouvement sioniste s'est agité activement pour s'assurer que les survivants de l'Holocauste soient transférés en Palestine, et nulle part ailleurs. Morris Ernst, un conseiller juif auprès du président Roosevelt a écrit plus tard sur un plan qu'il avait conçu et fait pression sur le président US pour l'accepter ce qui aurait ouvert les portes des US à au moins 150 000 survivants. « Cela nous libérerai de l'hypocrisie de fermer nos portes tout en faisant des demandes supérieures aux Arabes « écrivait Ernst, en référence au fait qu'on disait aux Arabes en Palestine de faire de la place pour les survivants, tandis que les principales puissances occidentales maintenaient une sévère restriction sur l'immigration Juive après Auschwitz. Quand il a proposé le plan à des activistes sionistes dans les organisations juives, il a été choqué par la réaction : « j'étais étonné et même je me suis sentis insulté quand des dirigeants actifs juifs, ont critiqué, raillé et puis m'ont attaqué comme si j'étais un traître… Je pense que je connais la raison de tant d'opposition. Il y a un intérêt émotionnel profond, sincère, souvent fanatique de mettre en avant le mouvement de Palestine ( i.e, le mouvement pour établir des juifs là bas). »

Dans son excellent livre « The Seventh Million Israël Jews and the Holocauste » l'historien Israélien Tom Segev révèle que pendant les 15 premières années qui ont suivi la libération des camps, les israéliens n'étaient pas très intéressés d'entendre les témoignages des survivants de l'Holocauste ou de discuter d'un épisode qu'ils percevaient simplement comme l'expression d'une faiblesse juive. Ce n'est qu'après le procès d'Eichman * à Jérusalem qu'Israël a commencé à revendiquer activement la propriété de l'Holocauste comme faisant partie de son discours national, et la raison en était politique : la première génération de juifs occidentaux qui s'étaient installés dans le nouvel état commençaient à perdre la foi et à émigrer, et un sentiment de morosité avait recouvert le projet sioniste – ranimer la mémoire de l'Holocauste est devenu une façon de promouvoir l'unité nationale derrière les objectifs sionistes.

Tony Karon, juif de Cape Town Afrique du Sud, il y a participé à la lutte contre l'Apartheid, a fait partie de l'ANC. Actuellement il réside à New York depuis 1993. Journaliste depuis des décennies, il est éditeur principal à TIME.com, écrit également des articles d'opinion dans Haaretz …

Sources Rootless Cosmopolitan Blog (opinions et commentaires) de Tony Karon: http://tonykaron.com/


La Dernière Chance d'Israël - Extraits : Le Nouvel Israël – Une Nation Normale

Par le passé, les guerres ont produit des victoires et plus de territoire pour les juifs, maintenant elles produiront seulement des catastrophes pour tous. La guerre du Liban l'a prouvé.

Le Sionisme a été une concoction produite dans les cafés de Vienne, une idéalisation à la Tolstoï du travail, un sentiment précoce écologique sous la forme du « wanderfogel » qui a influencé le Sionisme mais également différents mouvements Fascistes, le militarisme, et en partie des variétés de Socialisme, dont le Bolchevisme. Les juifs pensaient aller en Palestine non seulement à cause de l'Holocauste, mais aussi à cause du changement dans les lois sur l'immigration aux US dans la première moitié des années 20. Sans les vastes sommes d'argents fournies par la Diaspora, le Sionisme ne se serait jamais concrétiser. Chaque nation à sa personnalité distinctive reflétant ses traditions, prétentions, et ses caprices historiques, et sur cet aspect Israël n'est pas différent. Israël existe mais il devient de plus en plus dangereux pour la paix mondiale – et pour lui-même.

Le Sionisme a toujours eu une mentalité militaire, imposé pour une part par l'hostilité arabe, et depuis le début de l'histoire du Sionisme, ses dirigeants politiques et militaires ont été les mêmes. Les généraux étaient des héros et ils ont réussi en politique. La logique de la force a fusionné avec une approche biaisée essentiellement occidentale et colonialiste. Ses fondateurs étaient Européens, et c'était un avant poste de la culture européenne jusqu'à ce que la mondialisation des valeurs et produits rendent ses distinctions de plus en plus dépassées. Cela a toujours été une société militariste, fière de ses combattants. Et en dépit de la guerre froide, et le flot croissant des armes venant des US, qui, combiné à son élan, ont permis qu'il gagne toutes ses guerres post 1947 sauf celle de l'été dernier, il contient toujours un élément fort d'hystérie sur le monde auquel il a à faire face. Et c'est souvent messianique – spécialement ses politiciens – parce que le messianisme est un facteur qui influence beaucoup une partie croissante d e la population religieuse et traditionnelle.

Israël a cessé d'être « sioniste » dans le sens originel de cette idéologie. Pour sauver le cérémonial il garde le Sionisme comme label, comme beaucoup de nations actuelles ou aspirantes ont des mythes variés qui justifient leurs exigences d'une identité nationale. Mais on est loin des promesses originelles, à cause en grande partie des guerres avec ses voisins – spécialement les arabes qui vivent en son sein ou à proximité – faisant que sa mentalité militaire domine sur le reste.

Aujourd'hui, Israël est bien avancé sur le chemin pour devenir un état en échec. Si ce n'était le fait que cet avant poste d'un peu moins de 5 millions de juifs soit un facteur essentiel de guerre ou de paix dans une région beaucoup plus étendue et vitale, ce ne serait pas important ou tout à fait inhabituel. Mais il est terriblement confus et a une identité très mixte ; les US l'ont protégé depuis la fin des années 60. La paix mondiale dépend actuellement de cet endroit, ses particularités, sa personnalité, et ses contradictions grandissantes.

Israël est une société profondément divisée et ses politiciens sont des cyniques vénaux. Beaucoup de nations – et certainement les dirigeants palestiniens jusqu'à ce que le Hamas prennent le pouvoir, par défaut – ne sont pas différentes. Comme Shlomo Ben Ami, l'ancien ministre des affaires étrangères l'a décrit, d'un côté il y a des juifs d'origine orientale économiquement désavantagés, des russes nationalistes dont les motivations étaient avant tout de quitter l'Union Soviétique (une minorité importante n'est pas juive) et des juifs orthodoxes de toutes sortes unis seulement par leur aversion intense des « assimilationnistes » ; de l'autre côté nous avons des juifs séculiers, certains gauchistes et modernisateurs, plus doués et d'origine d'Europe de l'est qui ont été autrefois cruciaux dans la formation du Sionisme. Il y a un nombre croissant de « juifs de Jérusalem » comme Ben Ami les appelle, qui viennent principalement motivés par les subsides économiques, et ils mettent de plus en plus souvent la droite au pouvoir. Ils ont peur des arabes qui vivent en Israël. Les juifs de « Tel Aviv » s'assimilent à une culture mondiale moderne, ressemblant plus en cela à l'existence « normale » que prêchaient les premiers sionistes, et ils constituent aussi les émigrants parce qu'ils sont très qualifiés. Israël a actuellement autant de personnes qui partent que de personnes qui immigrent, et l'Amérique du Nord à elle seule compte un million d'entre eux.

Certains indicateurs de ces courants vont du banal au tragique. Il y a toute une variété de punks, de gays, tout. En ce qui concerne les ultra orthodoxes, certains ont jeté des « sorts » sur ceux qui préconisent le retrait de la plupart des colonies en Cisjordanie et Gaza, ils seront punis par le ciel. Chez les ultra orthodoxes, 1 sur 4 croit que c'est précisément à cause de cela que Sharon a sombré dans le coma. Martin van Creveld, un professeur d'histoire militaire à l'université hébraïque et un ami de beaucoup de dirigeants militaires, rendu célèbre par l'étude du rôle du moral dans les armées, pense que le moral a « presque disparu ; dans certains cas ce sont des bébés pleurnicheurs qui ont remplacé les soldats. » Le « féminisme » dans les forces armées a intensifié la décrépitude mais « les développements sociaux » ont détruit une grande partie de l'armée – de même que les officiers « qui sont restés derrière leurs ordinateurs » l'été dernier.

Jamais encore Israël n'a été secoué par tant de scandales démoralisants. Le président d'Israël vient juste de démissionner poursuivie pour viol. Une enquête par la Cour des Comptes est ouverte concernant le premier ministre Olmert portant sur 4 accusations de corruption, le nouveau chef de la police a été accusé auparavant d'accepter des pots de vin, et sa nomination frauduleuse a provoqué un tollé, et bien d ‘autres cas sordides trop nombreux pour être cités. Israël » macère dans sa propre décomposition » a conclu un journaliste du Haaretz ; la police, le juge Vardi Zeiler a commenté après avoir dirigé un comité pour enquêter sur les opérations de l'Etat, que c'était comme en Sicile et l'Etat était en voie de devenir un régime style mafieux.

Dans cette anarchie, les guerres sont motivées pour des raisons politiques mais maintenant elles sont perdues car la société se désintègre et – de nouveau pour citer le journaliste du Haaretz – le « gouvernement manque à la fois de direction et de conscience ». Pire encore, ses dirigeants sont incroyablement stupides et Olmert peut être comparé à Bush en matière d'intelligence politique. Il existe un consensus parmi les stratégistes israéliens que la guerre d'Irak a été un désastre pour Israël, un cadeau géopolitique pour l'Iran qui laissera Israël face à un danger encore plus grand lorsque les américains rentreront à la maison. « Israël n'a rien à gagner d'une présence continuelle américaine en Irak » a déclaré le directeur de l'Institut d'Etudes Nationales sur la Sécurité à l'Université de Tel Aviv le mois de janvier dernier. Les US ont chassé les Talibans d'Afghanistan et Saddam Hussein d'Irak et créé une puissante domination stratégique iranienne. Sa campagne pour la démocratie a amené le Hamas au pouvoir en Palestine. « C'est une mauvaise lecture totale de la réalité», selon un expert israélien cité quand on discute du rôle américain dans la région. Les politiques américaines ont échoué et Israël a donné carte blanche à une stratégie qui le laisse encore plus isolé que jamais.

En dépit de ce consensus, le 12 mars, Olmert a dit lors d'une vidéo conférence d'AIPAC (puissant lobby pro sioniste à Washington ndlt) « ceux qui sont préoccupés par la sécurité d'Israël … devraient reconnaître le besoin d'un succès américain en Irak et d'un retrait responsable » « Tout résultat qui n'aidera pas la force de l'Amérique… saperait sa capacité de s'occuper efficacement de la menace posée par le régime iranien… » Sa ministre des affaires étrangères s'est exprimée encore plus durement. Un journaliste du Haaretz concluait : « diable, restez en dehors de tout cela ». Il n'y a pas de groupe plus anti guerre que les juifs américains, (80% d'après plusieurs sondages ndlt) le Congrès – à sa façon inepte – essaie de mettre fin à la guerre, ses propres stratégistes pensent que la guerre d'Irak est un désastre – et Olmert approuve la folie de Bush.

Gabriel Kolko 17 Mars 2007 – Extrait d'un article d'analyse intitulé « Israel's Last Chance » publié sur

http://www.antiwar.com/orig/kolko.php?articleid=10689

Gabriel Kolko est l'auteur de Century of War: Politics, Conflicts and Society Since 1914, Another Century of War?, et de Anatomy of a War: Vietnam, the United States, and the Modern Historical Experience.

Trraduction bénévole Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

Complément d'information sur le procés d'Eichman et la revitalisation du Sionisme

Il y a quelques semaines les archives nationales israéliennes ont rendu accessible les comptes rendus concernant les activités du IXème gouvernement dirigé à l'époque par Ben Gourion de décembre 1959 à novembre 1961. L'un des sujets de préoccupation de ce gouvernement c'était le procés Eichman. Ce dernier avait été enlevé en mai 1960 par des agents du Mossad en Argentine puis transporté à la prison de Ramle en Israel. Son procés a commencé en avril 1961. Alors que cela aurait du être une affaire exclusivement judiciaire on sait maintenant grâce à l'ouverture de ces archives qu'en fait il s'agissait avant tout d'une affaire politique. Le gouvernement israélien, une institution politique, a été impliqué du début jusqu'à la fin (Eichman a été condamné à mort et pendu le 31 mai 1962). Le gouvernement s'est occupé de la nomination de l'avocat de la défense pour Eichman, de la légalité du procés et de faire venir les témoins au procés. L'une des questions soulevée concernait la demande de l'avocat allemand Robert Servatus défendant Eichman, de voir son client en privé. Ce problème a été soulevé par le ministre de la défense de l'époque Pinhas Rosen et c'est le chef des services de sécurité, trés puissant, qui s'y est opposé.

Ce procés a été organisé comme leçon pour les jeunes sionistes, pour leur prouver la force spirituelle des juifs d'Europe. Toujours d'après ces comptes rendus, Ben Gourion considérait le verdict moins important que le procès lui-même. Lors d'une réunion du cabinet le 29 mai 1960, Ben Gourion a dit : « la chose principale ce n'est pas la punition, parce que je ne vois pas de punition adéquate pour cet acte. Alors quoi s'ils pendent un home qui a assassiné des millions d'enfants, femmes et vieillards ? Je considére le procés en lui-même comme important. »

L'autre but c'était de renforcer le point de vue sion qui l'a suggéré iste. Ce n'est pas Ben Gourion lui-même mais l'avocat général et procureur Gideon Hausner . Lors d'une réunion du cabinet celui-ci a dit : « je veut mettre l'accent sur l'existence de l'état d'Israel, l'existence de la colonisation de la terre. Le pays est le dernier refuge essentiel, c'est la leçon qui doit sortir de ce procès. »

Ben Gourion ne voulait pas impliquer l'Allemagne dans ce procès. Eichman a été capturé deux mois après un entretien de Ben Gourion avec le Chancelier allemand Konrad Adenauer, au cours duquel l'Allemagne de l'Ouest a promis à Israël une assistance économique en plus du paiement des réparations. Pour ne pas saper ces accords, Ben Gourion a décidé que ce procès serait celui d'un homme, Adolf Eichman, plutôt que celui de l'Allemagne et du peuple allemand. Le discours d'ouverture d'Hausner faisait mention de « l'Allemagne Nazie », à la demande de Ben Gourion qui voulait faire la différence avec « l'autre Allemagne » (celle qui verse les réparations et fournit constamment une aide économique, militaire, diplomatique) et faire mettre l'accent sur la culpabilité d'Hitler et non du peuple allemand. « A mon avis nous devrions dire Allemagne Nazie » a-t-il fait remarqué au procureur général.

(Source Haaretz 16/04/07 traduction synthèse Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence;org)

Article publié pour la première fois en avril 2007 feu rubrique opinion analyse

Le sionisme en question : analyse critique et psychanalyse d'une idéologie nationale








Lundi 25 Février 2008

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