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1er nov 1954 début de la Guerre d'Algérie - 1830 - 1er novembre 1954 l’histoire d’une colonisation

Constatant que toutes les possibilités de lutte pacifique étaient épuisées, particulièrement après les massacres du 8 mai 1945 qui ont fait plusieurs dizaines de milliers de morts dans l’est algérien à Sétif, Guelma et Kherrata, le 1er novembre 1954 un groupe de nationalistes composé d’hommes jeunes et résolus prenait l’initiative de déclencher la Guerre de libération nationale contre une puissance coloniale que fut la France.



 1er nov 1954 début de la Guerre d'Algérie - 1830 - 1er novembre 1954  l’histoire d’une colonisation

Le 1er novembre 1954

 1er nov 1954 début de la Guerre d'Algérie - 1830 - 1er novembre 1954  l’histoire d’une colonisation
Une guerre qui dura huit ans. Le déclenchement se fît par plusieurs attentats la nuit du 1er novembre 1954 en différents points du territoire. C’est la première action d’un mouvement, le FLN qui diffuse depuis le Caire une émission radio invitant le peuple d’Algérie à s’associer dans une lutte nationale pour "la restauration de l’Etat algérien, souverain, démocratique et social, dans le cadre des principes de l’Islam."

La plate forme de revendications avancées aux autorités françaises trouve sa réponse chez le ministre français de l’intérieur, François Mitterrand : "la seule négociation possible est la guerre". C’est également la réaction du président du Conseil, Pierre Mendès France qui déclare à l’Assemblée nationale : "A la volonté criminelle de quelques hommes doit répondre une répression sans faiblesse. Qu’on n’attende de nous aucun ménagement à l’égard de la sédition, aucun compromis avec elle. On ne transige pas lorsqu’il s’agit de défendre la paix intérieure de la Nation et l’intégrité de la République. Les départements d’Algérie font partie de la République, ils sont français depuis longtemps. Jamais la France, jamais aucun parlement, jamais aucun gouvernement ne cédera sur ce principe fondamental. L’Algérie c’est la France et non un pays étranger que nous protégeons."

Alors que la France accorde leur indépendance à la Tunisie et au Maroc, elle la refuse à l’Algérie. Le pétrole du Sahara n’incite pas non plus à se séparer des "joyaux de la couronne."


L’armée française boucle les frontières et la guerre commence. Une guerre où l’armée coloniale a généralisé sa barbarie à tout le territoire algérien alors qu’avant 1954 les actes étaient localisés à une région tels les massacres du 8 mai 1945, ou une tribu ou encore un village. Une véritable guerre avec ses héros et ses criminels, ses victimes innocentes, ses résistants torturés à mort ou guillotinés ou exécutés froidement les mains liées dans le dos ou aidés à "se suicider", ou jetés d’un hélicoptère, avec ses tortionnaires diplômés de la Gestapo, avec ses "porteurs de valise" qui se sont battus pour une Algérie libre. Une guerre avec ses villages brûlés, ses filles violées et ses enfants morts de faim ou de froid ou d’une balle lors de fusillades sur des manifestants. Une guerre où un enfant de treize ans rêve de mourir en martyr. Une guerre où les enfants payent encore de leur vie en jouant avec les mines antipersonnel disséminées le long des frontières avec les pays voisins. Une guerre sans merci où l’armée française usa de tous les moyens pour allonger le nombre de victimes portant à plus d’un million et demi le nombre de martyrs algériens depuis son arrivée un certain 14 juin 1830. Une guerre aux blessures indélébiles.

Les Aurès furent le premier territoire conquis suivi par le Djurdjura et l’état d’urgence y est proclamé. En 1955 les effectifs de l’armée passent de 100 000 hommes à 400 000 hommes en 1956.

Le 20 août 1956 le Congrès historique de la Soummam adopte la plate-forme du FLN qui définit les buts de la guerre, fixe les conditions du cessez-le-feu, des négociations de paix avec comme seul et unique représentant du peuple, le FLN.

La guerre dure jusqu’à ce que les dirigeants de l’Etat français ouvrent des négociations avec le Gouvernement provisoire de la République algérienne et reconnaissent le droit du peuple algérien à l’autodétermination et à l’indépendance, le 5 juillet 1962, 132 ans jour pour jour après la prise d’Alger en 1830.

C’est si loin 1830, et malgré soi, on remonte les 132 ans et on suit le parcours rouge des troupes françaises débarquées à Sidi Fredj le 14 juin 1830, avec ce sentiment douloureux d’avoir perdu une partie de son histoire, de ses racines. C’est le récit d’une identité niée, fracassée par la "mission civilisatrice" de la France, "le but était noble", "conduire sur la voie du progrès les peuples les moins évolués, diffuser les valeurs démocratiques…". C’est le récit de blessures toujours ouvertes dans cette terre algérienne, un récit qui fait toujours battre nos cœurs plus vite et couler nos larmes plus chaudes.





Le coup d’éventail - Le débarquement et la conquête

 1er nov 1954 début de la Guerre d'Algérie - 1830 - 1er novembre 1954  l’histoire d’une colonisation
En avril 1827, lors d’une audience diplomatique, le Dey Hussein, excédé par l’insolence du consul Deval, le chasse et devant le refus de ce dernier à sortir, il le frappe de son éventail. Grave offense qui va être le prétexte futile du roi Charles X pour déclarer la guerre à l’Algérie. Les véritables motifs : rehausser le prestige du régime impopulaire de Charles X, éviter le remboursement du prêt que l'Algérie avait consenti à la France lors du blocus Anglais de 1794, rivaliser avec les puissances européennes et en particulier avec l' Angleterre, pour la création d' un nouvel empire.

Le débarquement et la conquête

Le corps expéditionnaire, commandé par le maréchal de Bourmont, comptait 37000 hommes dont 31000 fantassins embarqués à Toulon sur 675 bâtiments avec des provisions pour quatre mois. Le 14 juin 1830, les opérations de débarquement commencèrent à Sidi Fredj.
Après des combats acharnés et de lourdes pertes subies de part et d'autre, le gouvernement Algérien capitula le 5 Juillet 1830.

Le chef de l'état algérien, le Dey Hussein et le maréchal de Bourmont signèrent la convention d'Alger. L'article 5 de cet accord garantissait le libre exercice de la religion musulmane, la liberté de toutes les classes d'habitants, leur religion, leurs propriétés, leur commerce, leur industrie, et enfin le respect absolu des femmes algériennes. L'article 2 spécifiait que les coutumes algériennes seraient respectées, et interdisait en particulier aux soldats français d'entrer dans les mosquées.

Mais deux mois plus tard le général est rappelé et le général Clauzel lui succéda inaugurant la politique de privation de la religion musulmane de ses moyens d’existence. Commença alors la conquête du pays avec des hommes tels Lamoricière, Bugeaud menant une guerre ou la fin justifie les moyens.

Lamoricière résume la position des militaires par rapport à la colonisation en disant :

" En vue d'atteindre cet objectif, il est nécessaire de faire appel aux colons européens et ce parce que nous ne pouvons en aucun cas faire totalement confiance aux indigènes. Ces derniers profiteront de la première occasion pour se soulever contre nous. La soumission des Arabes à notre autorité ne constitue qu'une phase transitoire nécessaire entre la guerre d'occupation et la véritable conquête. La seule chose qui nous permette d’espérer pouvoir un jour affermir nos pas en Algérie, c'est de peupler ce pays par des colons chrétiens s'adonnant à l’agriculture…Pour cela, nous nous devons de tout mettre en œuvre pour attirer le plus grand nombre de colons immédiatement en Algérie et les encourager à s'y établir en leur attribuant des terres dès leur arrivée". Il se basait sur l’idée que "les terres non européennes sont considérées comme des terres où la civilisation est absente et sont donc colonisables ".


L'Algérie a connu ainsi un vaste mouvement d'implantation de l'élément européen aux dépens de l'élément algérien.

Certains facteurs parmi lesquels l'émigration et le déplacement des populations ainsi que les massacres collectifs ont failli détruire de façon quasi définitive la structure sociale de la société algérienne. Clauzel était l'un des premiers chantres de la colonisation. A cet effet, il publia le 21 septembre 1830 un décret autorisant la saisie des biens religieux waqf et des biens du beylik (publics) en vue de les distribuer aux immigrants européens. Il est suivi et soutenu par Valée, Bugeaud et Randon. Le Maréchal Clauzel avait ouvert l'ère de la colonisation massive en s'adressant en ces termes aux colons à l'occasion de sa nomination en tant qu'administrateur général le 10 août 1835 :

" Vous pouvez créer autant de fermes que vous le souhaitez et vous pouvez même les accaparer dans les zones que nous occupons. Soyez assurés que nous vous protégerons avec toute la force que nous possédons. Par la patience et la persévérance, un peuple nouveau vivra ici ; il grandira et croîtra plus que ne l'a fait le peuple qui a traversé l'Océan Atlantique pour s'installer il y a quelques siècles en Amérique."

La politique française va s'orienter ainsi vers la création de transformations radicales et profondes dans la structure sociale, politique et économique de la société algérienne, susceptibles de détruire toute velléité de résistance ancrée dans la société algérienne. Ceci ne pouvait avoir lieu, selon ces autorités, sans la destruction de tout ce qui avait un rapport direct avec les croyances des autochtones et leurs systèmes civilisationnels hérités. Ainsi, sera parachevée l'entreprise de démolition et destruction de toutes les valeurs de la société algérienne qui se soumettra au fait accompli imposé par les autorités françaises d'occupation, ce qui facilitera son assimilation et sa domestication.





Résistance et exterminations

 1er nov 1954 début de la Guerre d'Algérie - 1830 - 1er novembre 1954  l’histoire d’une colonisation
Cependant, malgré toutes les lois, la spoliation des terres, l’exode, les violents massacres, la résistance farouche des Algériens n’a pas cessé dès l’arrivée des Français sur la terre algérienne, qu’il s’agisse des révoltes de tribus ou des soulèvements armés sous la bannière d’hommes tels l’Emir Abdelkader à l’Ouest qui est arrêté en 1847 après 17 ans de lutte et exilé en Syrie. En 1857 le soulèvement de Kabylie est réprimé dans le sang suivi en 1859 par celui des Beni S’nassen, et en 1864 par les Ouled Sidi Youssef.

En 1871 la grande insurrection de Cheikh El Mokrani Ahmed (les Bibans) rassemblant près de 150 000 hommes fit peur et on appela des renforts pour écraser les insurgés. El Mokrani fut tué aux environs d’Alger et son frère Bou Mezrag arrêté en 1872 et déporté en Nouvelle Calédonie. En 1881 ce fut le soulèvement des Ouled Sidi Cheikh qui dura plusieurs mois.

Malheureusement tout soulèvement entraîne une répression terrible et aveugle avec tellement de haine et de cruauté. La liste est longue et nous ne citerons que les actes barbares que les Français narraient avec art et précision. Les grands massacres touchèrent plus particulièrement les habitants des zones rurales qui connurent des massacres d’une violence inouïe.

L’auteur du livre "L’Afrique française" en parlant du massacre de la tribu des Ouffia en avril 1832 sous la direction du Duc de Rovigo écrit:

"Ainsi fut éliminé tout ce qui vivait sans distinction d’âge ni de sexe. Cependant, l’humanité d’un petit nombre d’officiers sauva quelques femmes et enfants. En revenant de cette funeste expédition plusieurs de nos cavaliers portaient des têtes au bout de leurs lances... On dénombra cent morts et un butin de deux milles moutons, sept cents bœufs et une trentaine de chameaux."
La tribu fut accusée à tort, sans enquête ni preuve, d’un vol dont avait été victime un cheikh rallié à la France.

Pour réprimer l’insurrection menée par un jeune chef maraboutique surnommé Boumaza, le colonel Pélissier poursuit les membres de la tribu des Ouled Riah qui s’étaient retranchés dans des grottes. Le 11 juin 1845 il ordonne aux fuyards de se rendre dans les 10 heures qui suivent. Sachant que se rendre signifiait leur mort la tribu demande aux troupes de se retirer pour sortir. Pélissier n’attend pas ; il allume le feu devant les ouvertures des grottes et l’alimente toute la nuit asphyxiant ceux qui s’y cachaient, hommes, femmes, enfants et bêtes.

"Au matin, alors que nous libérions l’entrée des grottes, nous fûmes surpris par l’horreur du spectacle. Nous dénombrâmes 760 cadavres (Montignac, Lettres d’un soldat).

Une année plus tôt le général Cavaignac avait usé du même procédé pour obtenir la reddition de la tribu des Sbéahs. Faute de pouvoir enfumer, Cavaignac, comme St Arnaud comme Canrobert emmurent. Canrobert justifie son acte :

"Comme il n’y a pas de bois, je bouche l’entrée de la caverne avec des pierres. Si j’avais fais autrement un grand ombre de nos soldats seraient tombés inutilement sous les balles arabes."

Une lettre de St Arnaud décrivant le massacre d’une tribu :

"La région des Beni Menasser et réellement belle et c’est l’une des régions les plus riches que j’ai pu voir en Afrique. Les villages et les habitations sont très rapprochés mais nous avons tout brûlé, tout détruit. Ô ! La guerre ! La guerre ! Combien de femmes et d’enfants fuyant vers les neiges de l’Atlas sont morts de froid".

Parmi les lettres du colonel de Montignac adressées au général Lamoricière on lit:

"Vous m’avez demandé quel était le sort réservé aux femmes prisonnières, certaines sont retenues comme otages, d’autres sont échangées contre des chevaux puis nous vendons les femmes restantes aux enchères publiques considérant que tout comme les bêtes elles pouvaient transporter des charges."

Près de deux milles "indigènes" furent tués pour réprimer la grande insurrection menée de 1871-1872 par Cheikh El Mokrani et Cheikh El Haddad. Les chefs furent ou tués ou internés dans des bagnes et tous leurs biens confisqués.

Dans des lettres datées de 1892 Bizet mentionne encore les boucles d’oreilles sanglantes et les paris sur le sexe des fœtus des femmes enceintes que prenaient certains soldats de l’armée d’Afrique qui utilisaient leurs baïonnettes pour désigner le gagnant !

Une autre méthode pour exterminer les populations, la politique de "cantonnement" et la désagrégation du système économique traditionnel qui provoquèrent les grandes famines des années 1860 dont furent victimes près de 600 000 Musulmans d’après le recensement de 1872. On croyait alors à une diminution inéluctable des populations indigènes frappées par le choc d’une civilisation supérieure. Ainsi en avait-il été en Amérique lors de l’arrivée des Européens et d’aucuns en Algérie surtout prophétisaient la "disparition fatale de la race indigène".

C’est sans doute de cette époque que date l’élaboration d’un scénario "d’ extermination des indigènes" décrit dans des archives inédites. En 1892 cette "solution finale" était encore évoquée mais pour mieux la réfuter Charles Mismer parlait des Musulmans d’Algérie en ces termes : "Les convertir est impossible : jamais leur Dieu ne capitulera devant la trinité chrétienne !...Les détruire comme des Peaux-Rouges est également impossible : à défaut du monde civilisé, leur nombre et leur vaillance les protégeraient. Reste la justice."

En 1915 le dernier soulèvement des Ouled Soltane dans les Aurès s’étend jusqu’au cœur du Sahara.

Le réveil du nationalisme algérien

Après la révolte des Aurès (1916) la lutte armée s’essouffla et s’arrêta par manque d’organisation et de moyens surtout, les forces étaient inégales. La lutte politique fut le recours avec l’apparition d’intellectuels qui se lancèrent dès 1912 dans la constitution de partis pour défendre les droits des citoyens algériens réclamant l’égalité entre Musulmans et Français. Refus et manifestations populaires et exil de 800 jeunes de Tlemcen vers la Syrie


En 1927, l’Etoile de L’Afrique du Nord est un parti nationaliste qui défend les intérêts matériels et spirituels et sociaux des Musulmans d’Afrique du Nord.

Création de partis dont le PPA en 1937 avec un programme officiel plus évolué et plus clair et, dans ses objectifs, l’indépendance totale.

La deuxième guerre mondiale arrive et 12000 Algériens meurent pour la France. Les combattants reviennent et demandent que la promesse faite de "faire évoluer le sort des indigènes" soit tenue à savoir la concrétisation de toutes les revendications. La surprise fut le génocide du 8 mai 1945 où des manifestations pacifiques furent réprimées sauvagement conjointement par l’armée, la police et les milices des colons. Plusieurs milliers de morts.

La mort partout, dans les champs, sur les entiers, des villages entièrement rasés "éléments d’une humanité primitive fuyant sous les balles meurtrières des civilisés". Exécution sur les places publiques, des jeunes sont jetés dans des fours brûlants les corps en sortaient calcinés. Les villages et hameaux ont payé le plus lourd tribut. Les habitants étaient enfermés dans leur maison en tourbe puis les chars s’amusaient à écraser les maisons pleines réduites à un mélange de tourbe et de sang. 40 villages et hameaux furent effacés de la carte.

Le rejet des revendications du peuple et la persistance du gouvernement français à poursuivre sa politique raciste et violente contre le peuple algérien pousse le PPA à revenir à la lutte armée devant l’échec de tous les moyens de lutte politique.

Dans la clandestinité est conçu un programme nommé "l’honneur militaire". Ainsi commencent les entraînements utilisant toutes les armes automatiques et les explosifs. Le nombre d’adhérents augmente et le secret fut éventé en 1950, 28 militants arrêtés, torturés. Encore la répression qui fait des victimes sans défense. Des actes horribles tels l’offensive des soldats de la légion étrangère sur un quartier populaire de Mascara.

L’opération eut lieu la nuit, les habitants tués dans leur sommeil. Des bracelets et boucles ensanglantés, enfants coupés en deux, des seins tranchés, des viols. C’était le terrorisme colonial. La révolte, la colère grondent et le peuple cherche à s’unir, s’organiser pour mieux lutter.

Trois ans après éclate la guerre.

Mes frères, n’oubliez pas vos martyrs
Qui se sont sacrifiés pour que vive la patrie



Lire l'article sur les massacres de Setif 8 mai 1945

Visualiser une vidéo sur le colonialisme français en Algerie :"Les 3 couleurs de l'Empire" documentaire sur l’empire colonial de la France de Jean-Claude Guidicelli et Virginie Adoutte (2001), coproduit par Arte France et Riff International Productions. 1h10 min

Présentation:

Colonisée au nom de valeurs humanistes, l’Algérie symbolisa pendant presque un siècle et demi l’utopie coloniale française. Examinant la manière dont la France a géré son « image », ce documentaire retrace les étapes de « l’idée coloniale », dont les principes n’ont pas totalement disparu. Sûre de sa mission civilisatrice et désireuse de construire un empire puissant pouvant rivaliser avec celui du Royaume-Uni, la France entreprend, dès 1830, de conquérir l’Algérie. Les soldats, les ingénieurs puis les colons agriculteurs venus de toute la France, et même de toute l’Europe, s’emparent du territoire. Massacre des opposants, expropriation des indigènes, entreprise de « désislamisation », installation d’industries et construction de voies de communication... Tout est légitimé par une certaine idée du progrès et la nécessité d’une Algérie « française ».

La colonisation est aussi une affaire d’images et de propagande. L’Agence générale des colonies, créée en 1919, contrôle plus de 80 % des images venant des colonies françaises. Malgré les voix discordantes – notamment celles de saint-simoniens, de voyageurs, d’écrivains et d’indigènes –, la politique coloniale de la France continue d’afficher ses valeurs républicaines et humanistes. Elle atteint son apogée lors de l’exposition coloniale de 1931. Développant l’idée d’une hiérarchie entre les communautés et la notion de « races », les tenants de l’empire vont bientôt devoir affronter les soulèvements de ceux qu’ils ont « éduqués » pendant un peu plus d’un siècle...


Pour visualiser le documentaire cliquez sur VI ci dessous

VI

Alger
Alger

Lundi 31 Octobre 2005
Abida.Z

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