|
Samedi 19 Juillet 2008
10:07
L’Appât du Gain et le Dogmatisme Fertilisent la Crise Alimentaire
Sur les Origines de la Guerre Froide et de la Dissuasion Nucléaire
Comment Approfondir la Coopération US-Israel sur le Défi Nucléaire Iranien
En Défense du Hezbollah - « Israel Doit Pâtir d’Une Défaite » - Norman Finkelstein
Le Mythe d’Osirak : Le Bombardement Israélien du Réacteur Irakien n’a pas Stoppé mais Déclanché le Programme Nucléaire Militaire de l’Irak.
Bush, Colombie et Narco Politique
Nouvel Ordre Nucléaire Mondial
Un Tsunami d'Héroïne Pourrait Bientôt Frapper les Pays Occidentaux.
Filiation Sioniste de Sarkozy
En Sarkozie, Dialogue Social = Casse Sociale
Petrole : + 46% En Six Mois - Merci Aux Croisés Américano Sionistes |
|
|
économie
« Reconstruction en Irak » : Gaspillage de l'Argent des Contribuables US, Corruption, Remplissage des Coffres du Parti RépublicainOuverture des Marchés aux Profiteurs US à Coup de Missiles, de MassacresDes audits et de nombreux rapports font état d'un vaste gaspillage de l'argent des contribuables US dans la « reconstruction » de l'Irak suite à l'invasion occupation US en 2003. Les fonds irakiens ne sont pas épargnés, la corruption au sein des ministères irakiens étendue. Certains sous traitants US qui bénéficient de contrats octroyés par l'USAID, la branche développement du Pentagon, remplissent en période électorale les coffres du parti républicain et les poches des sénateurs.
Hallibaba et les 40 voleurs
Irak : L'Argent des Contribuables US Jeté par les Fenêtres
Des dizaines de millions de dollars attribués à l'origine à la reconstruction et la sécurité en Irak ont été gaspillés dans l'acquisition de biens de luxe tels une piscine olympique, des caravanes, la constructions d'infrastructures rarement utilisées.
8 nouvelles audits ont été menées par l'Inspecteur Général de la Reconstruction en Irak, Stuart Bowen, (faisant partie d'un organisme de contrôle du gouvernement US :SIGIR) dans lesquels celui-ci stipule que « la corruption continue à contaminer l'Irak » et que «l'environnement sécuritaire continuait de se dégrader. » Ces audits soumis au Congres mercredi dernier, passent en revue les efforts des US pour soutenir la capacité de développement des ministères irakiens, de même que le financement par le département d'état de la formation de la police irakienne, l'étude de l'achat du matériel de soins de base pour les centres de santé, et une synthèse des coûts de sécurité pour les principales entreprises US actives en Irak. Parmi les exemples de gaspillage cité dans ce rapport de 579 pages : entre juillet 2004 et juin 2006, le département d'état a payé 43,8 millions de dollars dans le cadre d'un contrat accordé à Dyncorp International pour la construction d'un camp résidentiel et de stockage temporaire qui n'a jamais été utilisé. Cette somme comprend 4,2 millions de dollars pour des travaux non autorisés comprenant le déplacement du camp résidentiel en dehors des terrains de l'Adnan Palace, la construction de 20 caravanes pour « des personnes très importantes » et la construction d'une piscine olympique sur les terrains du palace. Le département semble avoir dépensé 36,4 millions en plus pour des armes et des équipements, dont des véhicules blindés, des gilets de protection, des équipements de communication dont on ne trouve pas trace car « les factures sont vagues, et il n'y a pas de documentation pour les justifier. » Selon un des audits, un projet pour le Collège de Police de Bagdad a subi des déboires dont dépassement de budget, travaux de construction de mauvaise qualité, et la fourniture d'équipements non finis. Les enquêtes menées pointent du doigt la « mauvaise coordination « entre les nombreuses agences US qui participent à la « reconstruction » de l'Irak. Le rapport conclut également que les infrastructures sécuritaires restent vulnérables. Les lignes d'électricité sont régulièrement attaquées, et les pipelines pétroliers du nord sont pour la plupart hors d'état de fonctionner à cause des sabotages et les équipes de réparation ne peuvent travailler car elles sont souvent attaquées. Ce rapport tombe au mauvais moment pour Bush qui demande au Congrès américain une rallonge de 1,2 billions de dollars pour la « reconstruction » de l'Irak. Il devrait aussi tirer le signal d'alarme pour les autres donateurs que sont l'ONU, la Banque Mondiale, et les voisins régionaux de l'Irak. L'Administration Bush essaie de les convaincre de la nécessité d'une « nouvelle phase d'investissement », mais la corruption et le gaspillage ont sapé les tentatives de reconstruction menées depuis le début de l'invasion occupation US de l'Irak, documentés par de nombreux rapports. En décembre, le Government Accountability Office (organisation de surveillance appartenant au Congres US) a publié un rapport dénonçant de multiples failles concernant la surveillance par l'armée US des sous traitants travaillant en Irak, dont « une visibilité limitée sur les sous traitants » le manque de « sous traitant avec du personnel de surveillance qualifié » et « peu ou pas de formation dans l'utilisation de la sous-traitance ». L'Autorité Provisoire de la Coalition ( CPA) aujourd'hui disparue, a distribué plus de 8,8 billions de dollars en espèces aux ministères irakiens mais plusieurs audits menés par la suite ont révélé qu'il n'y avait pratiquement aucune trace de ces distributions dont la grande majorité a servie à payer des « salariés fantômes ». Le Congres américain a essayé d'obtenir des informations concernant plusieurs billions de dollars de contrats accordés à une succursale du groupe Halliburton Corp, dont certaines malversations ont été mises à jour notamment celles d'une surcharge des tarifs payés sur le gasoil importé du Koweït en Irak, Halliburton avouant avoir payer de l'argent en sous main à des responsables de la compagnie. Depuis l'invasion de 2003, l'Administration Bush a dépensé plus de 30 billions de dollars d'argent provenant des impôts des contribuables US auxquels s'ajoutent 20 billions provenant de fonds irakiens qu'elle contrôle dans le cadre des efforts de reconstruction. Selon les estimations actuelles, la guerre elle –même aurait coûté jusqu'à présent plus de 450 billions de dollars. Source de certaines informations : Inter Press Service 2/02/07 publiées sur http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/IB02Ak05.html Traduction et synthèse bénévoles Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org Un cas typique du Lien Guerre Bizeness et Capitol Hill : la Cie BearingPoint, Conseil en Economie de Marché
La compagnie américaine Bearing Point nommée pour conseiller le gouvernement US sur la reconstruction économique de l'Irak a versé des centaines de milliers de dollars dans les coffres du parti républicain et a admis que ses propres finances étaient chaotiques à cause d'erreur de comptabilité et de mauvaise gestion. Après un retard de plus d'un an dans la publication de ses propres résultats financiers, des actions judiciaires de ses créditeurs et actionnaires sont en cours. Les actions de cette compagnie se sont effondrées, maintenant à 1/3 de leur valeur à l'époque de leur entrée en bourse en 2001. Elle est menacée d'exclusion de la Bourse de New York. Malgré des revenus annuels de 3,4 billions de dollars, la compagnie a perdu 722 millions de dollars en 2005. Ces chiffres ont été publiés le mois dernier, avec neuf mois de retard, et la compagnie doit encore publier ses comptes pour 2006.
Selon le Centre pour une Politique Dynamique, des employés de BearingPoint ont donné 117 000 dollars pour les campagnes électorales de Bush de 2000 et 2004, plus que tout autre fournisseur de l'armée en Irak. Parmi les autres receveurs de contributions, 3 importants membres du Congres qui siègent à la commission de la défense, qui contrôle les contrats du département de la défense. L'un des plus gros donateurs du fond politique de BearingPoint James Horner, dirigeant le département des marches émergeants de la Cie qui travaille en Afghanistan et en Irak, a donné 5 000 dollars en août 2005. BearingPoint est payé 240 millions de dollars pour son travail en Irak ayant gagné un contrat initial d'USAID (Agence Internationale pour le Développement dépendant du Pentagon) quelques semaines après la chute de Saddam Hussein en 2003. Elle avait été chargée de soutenir l'Autorité Provisoire de la Coalition, autorité de l'époque, pour introduire une politique économique « dont le but est de créer un secteur privé compétitif ». Son rôle est d'examiner les lois, les directives, les institutions qui contrôlent les affaires, le commerce, les investissements, et de conseiller les ministres et la Banque Centrale. Courant janvier, le quotidien britannique The Indepedent a révélé qu'un employé de BearingPoint stationné en Irak avait pour mission de conseiller le ministère du pétrole irakien pour concevoir une nouvelle loi sur les hydrocarbures. La loi, qui devrait être présentée prochainement au parlement irakien donnerait aux compagnies pétrolières occidentales d'énormes parts de profits sur l'exploitation des champs pétrolifères en échange d'investissements sur les infrastructures pétrolières. La première tâche de BearingPoint en Irak en 2003 était d'aider à planifier l'introduction d'une nouvelle monnaie et éventuellement d'organiser des petits prêts aux entrepreneurs irakiens pour stimuler l'économie domestique. BearingPoint, outil de la mondialisation US, est une entreprise qui, grâce aux financements de l'USAID, fait partie de la stratégie du gouvernement US de développer au sein de pays en voie de développement et de pays alliés des US, des réformes pour ouvrir le marche intérieur à la concurrence. Ailleurs au Moyen Orient, cette compagnie, toujours dans le cadre de la libéralisation, conseille le gouvernement de Jordanie sur comment minimiser le contrôle sur les entreprises, et sur les réformes des impôts à faire afin d'attirer les investissements étrangers. En Egypte elle conseille sur les reformes à mener sur les droits de douane et le respect des brevets des multinationales. En Afghanistan, elle a remporté un contrat de plus de 100 millions de dollars après l'invasion de ce pays par les troupes américaines en 2002, avec pour mission d'aider à la construction d'un système bancaire, la formation de fonctionnaires au ministère des finances, et le conseil sur les politiques économiques. Le développement de BearingPoint remonte au démantelement de l'ex Yougoslavie suite à l'intervention militaire US (à l'époque elle s'appelait KPMG) et depuis elle a fructifié grâce aux contrats passés avec le gouvernement US (30% de ses activités). C'est donc un exemple type de société prédatrice, qui se développe dans le sillage des attaques armées US à l'étranger, vendant ses conseils en économie de marché via des contrats d'USAID aux gouvernements inféodés à Washington. Tout ceci en parallèle avec une campagne intense de lobbying qu'elle mène à Capitol Hill. En 2005, (dernière année de publication de sa comptabilité) BearingPoint a payé 1 million à des lobbyistes, soit 5 fois le montant de ce qu'elle avait payé dans la période précédant la guerre en Irak. Elle a aussi augmenté massivement ses contributions politiques lors des dernières élections législatives, distribuant 120 000 millions de dollars aux candidats et groupes de campagne puissant dans le fond politique de ses employés. En 2004, elle avait dépensé 61 000 de dollars lors de la campagne présidentielle. Source de certaines informations un article de Stephen Foley correspondent à New York New York Publié le 14 Janvier 2007 « Shock and oil: Iraq's billions & the White House connection « sur http://news.independent.co.uk/world/americas/article2152438.ece Traduction et synthèse bénévoles Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org Bush et le complexe de Napoléon Dimanche 04 Février 2007
Accueil | Envoyer à un ami | Version imprimable | Augmenter la taille du texte | Diminuer la taille du texte Dans la même rubrique :
|
Rubriques
Derniers Articles
inscription à la newletter
|
|
Pour toute copie, reproduction d'articles, traductions, illustrations nous contacter - 2004-2008- ISSN 1953-8057
|
|
